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Vous avez dit Performance?

Atelier de controverses sur le talent

Atelier de controverses sur le talent

Malgré un été maussade, alterné entre pluie et soleil, nous espérons chers lecteurs que vous avez bénéficié d’un espace-temps agréable et relaxant. C’est la rentrée…L’édition BEEZ&CO 2015 démarre…cette année sera encore différente.

Le mouvement avance selon vos idées, attentes et envies de réflexion, et d’actions, pour faire bouger les lignes …les siennes propres et celle de notre environnement…en quête d’une harmonie de développement de nos entreprises ou organisations…harmonie entre l’Individu que nous sommes et les mondes économiques,sociaux, culturels et scientifiques dans lesquels nous évoluons.
Nous donnons RDV le 8 septembre 18H-20H à l’espace La Fusée de Skema Business School (merci Déborah pour ton accueil). A cette occasion, nous lancerons le thème et les projets d’ateliers 2015. Chacun exprimera la manière dont nous pourrions pousser la réflexion: angle de réflexion ,technique d’animation ou encore association à une action. Certains ont déjà exprimé leurs envies cet été, d’autres pourront le faire ce lundi. Enfin, nous verrons ensemble l’organisation de nos prochaines rencontres et l’usage d’un outil collaboratif (grâce à Xavier de Bewe) que nous appelons Le DOJO, notre nouvel espace de partage à distance, dont cher lecteur tu peux aussi accéder si tu souhaites être actif dans notre mouvement et pousser la réflexion avec nous. Fais le nous savoir en nous contactant: contact@beezandco.com
Le thème 2015 est autour de la notion de  » performance »
En perspective de cette première rencontre de la rentrée, nous vous proposons l’introduction suivante …une simple inspiration pour lancer les idées, le débat…la controverse.
Cher lecteur n’hésite pas à nous faire par de tes commentaires voire référence de réflexion en commentaire de cet article
 
Nous sommes dans une phase de transition entre recherche de performance selon la logique de l’économie productive dont nous sommes héritiers (individu, organisation, environnement) et la recherche de contribution avec l’émergence de l’économie collaborative (pair à pair) dont nous sommes tous les « jeunes créateurs » grâce à internet (potentiellement ou déjà actif). Fourmis ou abeilles, la création de valeurs ne se situe plus au même endroit. Pour la première, elle est immédiate et directe, pour l’autre elle est diffuse et indirecte.
L’économie issue de la contribution soulève de nombreuses questions. Elle remet en cause les modèles actuels. Elle a autant de modèles émergents que de champs d’actions. Elle est macro et micro. Elle repose sur l’évolution des organisations: du vertical au transversal. Et quel avenir reposera sur quelles économies demain?

Réfléchir à la notion de Performancec’est aborder la question de  la création de valeurs  en sens large , sous d’autres formes telle que la Contribution (merci Chekib G de ton effet miroir) , et soulever la question de la  Prospérité (telle que Isam S me l’a exprimée en juillet, celle de l’Homme dans la société). 
Ce thème peut être le lien interactif entre « force de la relation génératrice de valeurs », « organisations en E-CO-SYSTEME, créatrices de valeur? » et « Talent, facteur X! ».
Le thème 2015  doit pouvoir faire avancer toutes ces questions en croisant des regards aussi divers que possible: chercheurs en économie, philosophie, scientifiques, associations, organisations collectives, chefs d’entreprise, dirigeants,étudiants,… voire des citoyens
 
Alors, cher lecteur rejoint-nous dans la conversation, même à distance tu peux participer comme nous à réussir notre transformation, la sienne propre et celle de ton environnement afin de continuer à nous développer en harmonie
Quelques sources pour nourrir sa réflexion:

Réfléchir au mot Talent

A quoi sert le Talent? C’est certainement le résumé de nos échanges suite aux deux rencontres de notre cercle de réflexion de février et mars. La Quadrature du Cercle* a ouvert le débat et tirer différentes ficelles de pensées. Chercher seul à définir le Talent ne semble pas la piste à suivre si nous voulons réfléchir vraiment à cette notion,…à ce MOT utilisé, détourné, galvaudé.
Provoquer la question de son intérêt semblerait plus passionnant en élargissant le champs de réflexion.
Et, Inviter le décideur à partir avec une autre définition du talent pourrait être notre pari de La Journée BEEZ&CO 2014, le 30 juin.
Pour la rencontre#3 du 5 mai 18H, à La Fusée de Skema Business School, nous allons faire évoluer notre approche comme cela avait été évoqué à notre dernière rencontre. 4 bulles de réflexion ont été retenues pour nourrir le débat et avancer sur la question  » A quoi sert le talent? »:
  • La Dimension du Beau/ Passion
  • La question de la Mesure/Méthode
  • L’impact du Contexte/temps
  • La Différence culturelle
D’autres bulles peuvent émerger…avançons déjà sur ces 4 là.
Chaque participant présent ou à distance va contribuer à prouver en quoi le Talent est une question de beauté ou de mesure ou encore de contexte ou enfin d’inter-culturelle. Et cela invitera à la Controverse dans le débat.
RDV le 5 mai…
Ce serait la première fois que tu participes, pas d’hésitation tu es « Bienvenue »
ou
RDV sur La Globosphère BEEZ&CO  pour suivre les échanges voire pourquoi pas y contribuer…à vos commentaires chers lecteurs
Et
*Le nom donné à notre cercle de réflexion BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard: Parce que nous souhaitons avoir une vision globale du monde qui nous environne et chercher la solution d’un problème que nous ne pourrons pas résoudre. La Quadrature du Cercle est une invitation à lâcher ses convictions et partager pour réfléchir ensemble et agir pour le changement.
La Quadrature du Cercle BEEZ&CO

Je vous souhaite bonne année

A tous,
A chacun,

Ce 1er janvier 2014 , c’est un message personnel que je souhaite écrire à tous ceux qui suivent de prés et de loin notre action communautaire depuis deux ans.

On s’est rencontré par le fruit du hasard ou par chance (incarnée par des personnes bienveillantes convaincues de l’importance de construire une intelligence collective indépendante). Puis, on se connecte,  on échange.  On vous invite à réfléchir voire à pousser à la controverse.

Etudiants ITEEM2013

Et,la réflexion nous entraine à produire une action concrète comme celle initiée avec l’iteem en 2013.

Nous sommes dans la même mouvance de croyance intellectuelle quelques soient nos différences. Nous avons envie de faire évoluer les choses, pas forcément pour les mêmes motifs. Nous partageons la conviction qu’il faut agir…différemment et inspirer , entrainer d’autres qui pensent comme nous, quelque soit l’âge et le parcours professionnel. Il s’agit de motiver d’autres décideurs à porter un autre regard sur le business.

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Pour toutes ces raisons et parce qu’il est important de porter attention aux uns et aux autres dans un monde où l’individu devrait avoir une place majeure dans ses choix et actions, où réflexion devrait rimer avec richesse, je vous souhaite une excellente fin d’année et vous remercie pour votre envie, votre motivation, votre implication à faire bouger les lignes… Bref à être entrepreneur de soi avec les autres… Même si le chemin est parfois sinueux.

Parce que plus rien ne sera jamais pareil… je suis encore plus convaincue avec ces deux premières années d’existence de notre mouvement communautaire que l’avenir se construira en invitant à réfléchir, en privilégiant l’enrichissement par la diversité et en produisant l’effort d’agir pour la communauté au delà de nos activités business. Et, cela n’est pas sans efforts et difficultés tellement notre environnement nous incite à nous renfermer sur nos préoccupations quotidiennes, dans notre unique intérêt personnel. C’est un autre angle de vue sur le monde qui nous environne qui nous fera tous avancer en portant un regard tel un observateur, un chercheur, un innovateur. Soyons optimistes, constructifs et agissons pour au moins essayer de faire bouger les lignes.

Alors donnons nous RDV en 2014 pour ceux qui veulent continuer l’aventure humaine BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard…Et, bienvenue à ceux que vous souhaitez inviter à rejoindre notre communauté d’intérêt.

Merci pour votre énergie,

Merci pour vos conseils,

Merci pour vos chahutements,

Merci pour votre sincérité,

Merci pour votre générosité,

Merci pour votre implication …

Sans ces ingrédients précieux nous n’aurions jamais pu faire naître ce projet engagé et engageant, indépendant et parti sans ressource financière. Il est aujourd’hui le fruit du travail de chacun.

Enfin, je remercie…

Les initiatrices BEEZ&CO

…particulièrement Anne LucieAurélieKarine qui ont cru comme moi qu’il fallait faire quelque chose et qui avec  Marie Anne G font que BEEZ&CO est ce qu’il est aujourd’hui.La Journée BEEZ&CO 2 juillet 2013 Caroline Valent Aurelie Duquennoy Marie Anne Giroult Karine Lafontaine

Marie Anne B venue de Nice, Loren et Matthieu ont donné un coup de boost à notre Journée du 2 Juillet pour sa réussite. Jean Louis,  Sophie & LaurentArnaud Calvet, Mourad OuralJean Michel Lobry vous nous avez soutenus depuis le début en nous faisant bénéficier de vos talents pour donner forme aux contenus BEEZ&CO.

Des partenaires contributeurs ont su nous donner le coup de pouce nécessaire pour une telle aventure: Euratechnologies en les personnes de Raouti Chehih et Jerome Fauquembergue , Cooking&Cie en les personnes des CookettesBBG market, Grant Thorton en la personne de Florence D’Haussy, La Poste en les personnes de Franck Cislini et Patrick Romagni , l’imprimeur innovant Sobook et le couple Mayeux photographes au regard innovant.

SophieJulieMarionRémyCharlotteVirginieClara ont participé à l’organisation de nos manifestations 2012 et 2013 dans le cadre de leur formation à chacun.

Pierre Giorgini 2 juillet 2013 La Journée BEEZ&COEt des intervenants de qualité ont bien voulu témoigner et partager leur autre regard sur le Business en 2012 : Clara Gaymard, Isabelle Decoopman, Stef Denayer, Karin Boras, Laurent Vergult, Elodie Bia,Eric Alexandre, Gregori Vincens, Alice Guilhon, Hervé Bébin, David Héry , Gilbert Brillant… en 2013, Pierre Giorgini, David Lacombled,Antoine Brachet, Dominique Chuffart, John Lewis, Jacques Hardoin,Patrick Romagni, Vianney Bourgois, Chekib Gharbi, Pierre Daniel,Isabelle Decoopman, Erwan Gringoire, Alexia Noyon, Marc Broucqsault, Rémi Lejeune

Caroline VALENT-@carolinevalent

BEEZ&CO 2012 …2013 … en quelques images

Journée2012

Débat tournant La Journée BEEZ&CO 2 juillet 2013Communauté BEEZ&CO

Staff BEEZ&CO

Source images: MAYEUX Photographes , un autre regard sur les hommes et son environnement

L’E-CO-SYSTEME créateur de valeurs pour nos organisations ?… Le 2 juillet

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Un pari fou… 

En juin 2012, nous avions fait le pari -un peu fou-  de vous proposer La Journée BEEZ&CO-1ère édition : 6 conférences sur le thème de « La force de la relation génératrice de valeurs dans l’entreprise » .

Vos réactions, suite à l’événement, nous ont encouragées à poursuivre ce que nous avions initié. Depuis, la communauté ne cesse de grandir. Notre cercle de réflexionLa Quadrature du Cercles’est réuni pendant 10 mois pour pousser la réflexion de ce qu’est « Le Business sous un autre regard » et plus particulièrement pour construire une démarche de controverse sur le thème 2013 : l’écosystème. Notre blog, La Globosphère atteint les 300 articleset augmente son nombre de lecteurs de jour en jour.  

C’est parti… 

Le 2 juillet prochain nous vous donnons à nouveau rendez-vous pour La Journée BEEZ&CO-2ème édition, afin de regarder ensemble le business autrement.

Les invitations sont lancées. Dans 7 semaines nous vivrons à nouveau un moment privilégié, nous partagerons nos expériences et croiserons nos regards pour faire évoluer nos organisations. Nous vous attendons nombreux et de tous horizons économiques, intellectuels, universitaires, institutionnels, entrepreneuriaux.

Parce que rien ne sera jamais plus pareil. Parce que vous  êtes plus en plus nombreux à vouloir accélérer ou vivre le changement. Parce que vous êtes convaincus que la création de valeurs par nos organisations peuvent être de différentes formes. Alors réservez dès maintenant votre place en cliquant ICI !

L’équipe BEEZ&CO

NB: Si vous souhaitez nous contacter pour nous communiquer vos coordonnées afin d’être informés par email, écrivez-nous sur contact@beezandco.com :) 

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Pour en savoir plus et s’inscrire 

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Vous pouvez dés maintenant réserver votre place en cliquant ICI !

La définition BEEZ&CO du Décideur : de l’indépendant au grand dirigeant de groupe international, un décideur est un homme/une femme, concerné par les prises de décision et impliqué dans la création de valeurs de notre pays, de notre monde.

Soyons heureux pour sortir de la crise

bonheur_au_travailBien-être au travail, bonheur, optimisme, confiance… sont des sujets particulièrement impliquants en cette période où nous cherchons à combattre la morosité ambiante. Mais pour aller plus loin, « le bien être individuel comme vecteur de performance collective » est une réflexion à laquelle j’invite tous les chefs d’entreprise. Car le bonheur est aujourd’hui un enjeu de société et un enjeu pour nos sociétés.

J’ai rencontré Florence Servan Schreiber, en septembre, dans le cadre d’un congrès sur le Bonheur National Brut. Je vous ai alors parlé de son livre « 3 Kifs par jour » et de son approche de la pensée positive (Quand la science du bonheur s’invite en entreprise). Il y a quelques semaines, j’ai assisté à une table ronde organisée par le CJD de Lille qui souhaite que l’optimisme devienne « un virus contagieux » car « il donne du sens et de la vision »…. Et je me suis alors aperçue, qu’en l’espace de 6 mois, j’ai assisté, participé et rencontré de nombreux intervenants, de tous les horizons, sur le bien-être au travail, le bonheur, l’optimisme, la confiance.

Cet article n’a pas pour vocation d’être exhaustif. Mon sujet est juste de partager avec vous les différentes rencontres et lectures qui m’ont nourrie. Qui sont-ils/elles ?

Vincent Cespedes, un philosophe-écrivain-conférencier des temps modernes. Je l’ai rencontré à trois reprises, chaque fois j’ai été séduite par sa « philosophie appliquée ». Philippe Gabilliet, professeur de leadership à ESCP Europe et auteur de « Eloge de l’optimisme. Quand les enthousiastes font bouger le monde ». Jean Gadrey, président de FAIR forum pour d’autres indicateurs de richesse et participant à la Commission Stiglitz. Alexandre Jost, fondateur-animateur du Think Tank La fabrique Spinoza (Think Tank dmaîtrise deu bien-être citoyen). Hervé Serieyx au parcours impressionnant et orateur incroyable sur le thème de la confiance. Jean-Paul Delevoy, président du CESE et auteur de « Reprenons-nous ». Et Daniel Cohen, remarquable économiste dont je vous conseille « Homo economicus, prophète (égaré) des temps nouveaux ».

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Le bonheur, objet de toutes les attentions de la part des dirigeants du monde

L’Organisation des Nations Unies vient de proclamer le 20 mars, Journée Internationale du Bonheur. Une résolution dans la lignée de celle du 19 juillet 2011, où elle invitait les Etats membres à faire du  « Bonheur, une approche globale du développement ».

Et en janvier, le Forum de Davos a fait de son thème central le « Dynamisme résilient » que certains ont traduit par « le bonheur dans l’économie ». Un thème révélateur de l’optimisme naissant.  Il exprime, de fait,  la capacité de s’adapter aux contextes changeants, résister aux chocs soudains et rebondir tout en continuant à poursuivre  des objectifs critiques.

Nous aurons l’occasion de revenir sur cette notion sur laquelle lAtelier de Co-réflexions a choisi de se pencher cette année. En attendant et pour aller plus loin, je vous invite à regarder Geopolitis : Économie : y a-t-il un dynamisme résilient ?.

L’économie du bonheur trace le chemin pour sortir de la crise

Pour certains, l’économie du bonheur (ou économie positive) est à contre-courant en période de crise. Je rejoins Alexandre Jost pour qui, a contrario, elle est le chemin pour sortir de la crise. Car le bien-être des collaborateurs est un vecteur de performance économique pour l’organisation.

Dans son rapport (téléchargeable ici) la Fabrique Spinoza encourage à se saisir du bien-être comme vecteur de transformation économique positive des organisations.

Le Think Tank, s’appuyant sur de très nombreuses études et recherches en psychologie positive, économie, sociologie, neurosciences… amène à réfléchir sur les leviers du bien-être et d’épanouissement d’un individu pour stimuler sa performance individuelle au sein de l’organisation et donc la performance collective de celle-ci.

Ces études établissent clairement le lien entre bien-être et performance. « La performance du collaborateur épanoui est augmentée grâce à une meilleure santé, un plus fort engagement, un comportement avéré de coopération, une faculté plus développée d’innovation mais aussi une plus grande efficacité. Ces facteurs combinés, on observe bien une meilleure performance globale de l’individu qui se sent bien (salaire plus élevé, responsabilités accrues, meilleures évaluations et récompenses ou promotions) ».

Il ressort également des études que les entreprises plus performantes socialement le sont aussi économiquement. Et également qu’il existe un lien neuroscientifique entre bien-être et performance. « Ainsi, Fredrickson, selon son principe « Broaden and build » (« Elargir et construire ») montre qu’un individu qui se sent bien voit son champ de conscience et ses facultés élargies. D’autres modèles de l’esprit humain suggèrent également une meilleure performance de l’individu lorsqu’il se sent bien, comme le modèle du «Flow» (expérience optimale) de Csikszetmihalyi ou celui du «Aimer et travailler » de Freud. »

Si l’on pousse quelque peu la réflexion, la fabrique Spinoza n’est pas seule à tenir ce discours. Joseph Stiglitz disait que nos dirigeants sont comme des capitaines de navire dont la boussole n’indique plus le bon cap.  Et que mettre en œuvre des indicateurs de bien-être, tant au niveau national que des organisations, permettrait de dessiner un chemin pour sortir de la crise.

En 2008, Joseph Stiglitz  présida la Commission Stiglitz, « Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social », créée à la demande de Nicolas Sarkozy afin de développer une « réflexion sur les moyens d’échapper à une approche trop quantitative, trop comptable de la mesure de nos performances collectives ».

« Homo economicus, prophète (égaré) des temps nouveaux »

Daniel Cohen a fortement animé la réflexion sur le bonheur ces derniers mois, avec son livre Homo Economicus.

A la question: « Comment construire une société épanouissante pour les individus ? », Daniel Cohen arrive à la conclusion que c’est dans le bonheur collectif que l’Homo Economicus s’épanouit. Il prend comme référent l’Amérique des années 60, où l’individualisme compétitif allait de pair avec un sens fort de la communauté. Cette conviction, quelques patrons la partagent aujourd’hui en appliquant des techniques de management différentes, où la compétitivité individuelle est moins valorisée que la capacité à enrichir le travail d’une équipe.

Dans son interview, en date du 3 septembre 2012, à la question  « Comment sortir de la crise et retrouver le goût du bonheur ? » il répond « Il semble clair qu’une société postmatérialiste, affranchie des contraintes de la nécessité, ne naîtra pas toute seule, quel que soit le niveau de prospérité que nous projetons d’atteindre. A nous de la fabriquer en ne nous laissant pas impressionner par le néolibéralisme, en revalorisant l’idée de coopération par rapport à celle de compétition. N’ayons pas peur de nos institutions publiques, écoles, hôpitaux ; réenchantons le travail en faisant confiance au syndicalisme ; faisons avancer l’idée européenne, en apprenant les langues, en augmentant les échanges scolaires… Si la source de nos malheurs vient de la très grande difficulté à se projeter soi-même dans le futur et à gérer les rapports interindividuels, alors nous avons plus que jamais besoin de corps intermédiaires, de règles communes et d’institutions qui nous aident à prendre les décisions les plus difficiles et à orienter nos destins. »

Regards croisés du philosophe et du politique

Jean-Paul Delevoye et Vincent Cespedes participaient au congrès du CJD. J’ai trouvé les propos de J.P. Delevoye d’une grande clairvoyance. Et Vincent Cespedes a apporté une prise de hauteur et un recul intéressants.

Jean-Paul Delevoye : Nous somme dans un monde en métamorphose. Et dans ce monde où les repères vacillent, l’entreprise hérite d’un rôle nouveau : celui d’apporter confiance, lien et sociabilisation à chacun. Pour cela, il est indispensable de construire une communauté d’intérêt. Les salariés veulent et doivent devenir des co-producteurs de l’entreprise, car c’est elle qui assure leur futur. Et c’est en devenant co-producteurs de l’entreprise, qu’ils deviendront acteurs du monde.

Il faut quitter la posture de la conflictualité pour adopter la posture de l’empathie du dialogue et de la co-construction. Nous devons quitter la société de la performance pour celle de l’épanouissement. Et dans cette période de transition, il est extrêmement important de retrouver le sens de l’aventure, de l’enthousiasme et de l’optimisme.

D’après Vincent Cespedes, l’optimisme est la confiance en la vie et la croyance que les choses sont toujours améliorables. « Je » peux améliorer l’état des choses pour tendre vers l’optimal. Pour cela, nous devons mettre les énergies en commun, créer des synergies actives. Alors ensemble, on pourra atteindre quelque chose de mieux, de meilleur.

L’optimisme est pour cela corrélé à l’ambition d’améliorer l’état du monde. Une ambition que chaque créateur d’entreprise porte en lui.  Le créateur d’entreprise doit donc chercher à améliorer les choses de telle sorte que cela soit plus humain, plus rentable, plus performant, plus beau, plus enthousiasmant !

L’optimisme c’est  aussi la capacité de se dire que l’impossible peut devenir possible. Et c’est un sport collectif, car le plus grand moteur de l’optimiste ce sont les autres. Il ne peut y avoir d’optimisme sans partage.

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Toute crise, et a fortiori la rupture que nous vivons, est un moment d’interrogation profonde. Je pense que le doute nous motive et nous aide à avancer. Et de nos réflexions découleront des actions, une co-construction qui créera un monde meilleur.

Cette conviction que nous allons vers quelque chose de mieux est l’expression de mon optimisme à moi. Elle a présidé la co-construction, il y a un an, de BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard. Votre présence aujourd’hui, votre implication, vos retours… nous confirment que nous voyons juste et que la communauté BEEZ&CO est sur le bon chemin.

Pour aller plus loin :

  1. C’est quoi le bonheur ?
    Je vous invite à découvrir les différentes visions du bonheur répertoriées par la Fabrique Spinoza.
  2. André Comte-Sponville : travail, bonheur et motivation.
    Dans cette interview, ici, il aborde la question du management et de la génération Y. Un sujet qui fait écho à divers articles de notre blog : Génération Y, réussir sa vie avant de réussir dans la vie – Pouce en l’air pour Michel Serres – La Petite Poucette ou encore Génération Y, question d’âge ou de comportement ?
  3.  La Charte des valeurs Google : ici
  4. Les 5 facteurs qui favorisent le bonheur dans les entreprises. FastCompany a publié récemment un article sur les Secrets des compagnies les plus heureuses aux États-Unis. Ces 5 facteurs sont la raison d’être, la reconnaissance, l’intégration travail/famille, l’amélioration continue et l’être humain avant le travailleur.
    Retrouvez l’article ici.
  5. Et enfin, L’éloge de l’optimisme de Philippe Gabilliet, pour donner envie d’en être.
    J’ai quitté la présentation de Philippe Gabilliet dopée comme généralement après une conférence TED.  Ayant retrouvé son intervention sur le net, je la partage avec vous ici. Vous pouvez également revoir la vidéo que Caroline a posté en début d’année La chance, facteur de réussite ?

Karine LAFONTAINE

Sources et images : http://neosconsulting.unblog.fr/2011/12/27/le-bonheur-en-entreprise/, http://pumi.blog.free.fr/index.php?post/2011/05/10/Au-Luxembourg%2C-des-brochures-pour-aller-mieux-au-travail, http://www.abcdetc.com/bcomme/?p=3322, http://www.coach-travail.com/aimer-son-travail-pour-etre-heureux/ http://www.eurac.edu/en/newsevents/events/newsdetails.html?entryid=113601

Pourquoi s’investir dans un projet communautaire?

Marie-Anne Giroult, est une des 5 animatrices du projet communautaire  BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard. Elle est également un des membres de « La Quadrature du Cercle », le cercle de réflexion de BEEZ&CO qui travaille en 2013 sur le thème de L’écosystème. Dans le cadre du partenariat entre L’Iteem et BEEZ&CO, nous avons eu l’opportunité de faire sa connaissance lors d’un des focus groupe de décideurs. Ce dernier a pour but de recueillir leurs avis sur l’intérêt de réfléchir sur le thème Ecosystème et sur l’approche de Controverse. Marie Anne a accepté de se plier au jeu des questions qui nous permettent de mieux comprendre l’implication et l’engagement des membres de la communauté BEEZ&CO et de recueillir son avis sur cette rencontre.

Membre de BEEZ&CO

Marie-Anne, vous avez rejoint BEEZ&CO il y a quelque temps, quelles ont été vos motivations lors de ce choix ? … J’ai commencé par côtoyer BEEZ&CO avant de les rejoindre et j’ai été réellement emballée par ce groupe, son dynamisme et l’esprit qui y régnait. Ce qui m’a aussi poussée à rejoindre ce groupe c’est de pouvoir être acteur du changement ou des changements. Ce qui m’intéresse est ce que l’on vit, de décider, de ne pas subir notre développement.  Et participer activement à ce projet me permet d’y apporter ma patte.

Marie-Anne, vous faites aussi partie de La Quadrature du Cercle. Pouvez-vous nous en dire un peu plus et nous expliquer quel est l’objectif de ce groupe ?   La Quadrature du Cercle est un groupe de personnes qui s’intéressent à la réflexion et à aux moyens d’agir pour démocratiser les thèmes à grands enjeux pour le business de demain. Nous travaillons particulièrement à l’organisation des Ateliers de Controverses qui auront lieu lors de La Journée du 2 juillet 2013. Nous sommes en train de travailler sur une démarche intellectuelle innovante  et un mode d’animation qui permettront de créer la controverse entre les décideurs participants et inviter chaque décideur à pousser ses questions sur sa stratégie, son organisation, son modèle économique. Ce qui est important pour nous, c’est que les participants décideurs repartent de notre Journée connectés avec d’autres, nourris de connaissances et d’expériences, chahutés par les questions soulevées et les échanges…bref qu’ils repartent avec des notions et des idées pouvant apporter à leurs entreprises.

La thématique de « La Journée BEEZ&CO» de 2 juillet sera l’Ecosystème. Pourquoi avoir choisi ce thème ? … L’année dernière, nous avions travaillé sur le thème de la force de la relation génératrice de valeur. Dans la continuité, le thème des écosystèmes d’entreprise a été proposé spontanément afin d’élargir le débat et de le continuer sur la notion du « CO » comme modèles de fonctionnement créateurs de valeurs ; sachant qu’il peut y en avoir plusieurs. Ou dit autrement il peut y avoir plusieurs formes de business à notre époque. Nous ne pouvons plus avoir une vision unique, un modèle unique. Le champs des potentialités s’offre à nous dans cette période d’R-évolution.

Qu’avez-vous pensé de la rencontre qui vient d’avoir lieu ? Votre réflexion sur le thème écosystème a-t-elle évolué suite aux échanges ? Qu’en avez-vous retiré ? … Non, je n’ai pas changé d’avis, mais il est clair que le sujet suscite de l’intérêt. Nous sommes très rapidement rentrés dans le débat et la conversation entre les participants s’est instaurée. Concernant l’organisation d’un Atelier pour générer la controverse, les participants partagent l’idée qu’il serait pertinent de reposer sur des exemples concrets d’écosystèmes afin d’inspirer et d’inviter au débat entre décideurs de tous horizons. La mixité des profils de décideurs a tout son intérêt également. Nous devons avoir à l’esprit ces réactions brutes , pour « La Journée » du 2 Juillet, que nous souhaitons provoquer par l’organisation de ces panels que vous animez, vous les étudiants de 5ème année de L’Iteem.

Aurélien, Jules, Romain, Sylvain

Pourquoi le partenariat BEEZ&CO et Iteem – 2 ème regard

Nous avons partagé l’interview de Caroline Valent, une des initiatrices du projet communautaire BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard, sur le partenariat entre ce dernier et l’ITEEM. En résumé c’est un projet innovant qui ose impliquer de futurs managers en fin d’études. Pour Caroline Valent leur implication dans le cercle de réflexion de BEEZ&CO, La Quadrature du Cercle, offre un nouveau regard, celui de douze individus d’une vingtaine d’années bientôt diplômés manager ingénieur entrepreneur. Aujourd’hui nous vous proposons de partager le regard de Pierre Daniel, Directeur adjoint de l’Iteem.

Qui a fait la démarche du partenariat entre l’ITEEM et BEEZ&CO?… Au départ Caroline Valent s’était rapprochée de moi pour voir ce que je pouvais apporter à la réflexion qu’elle menait dans le cadre de BEEZ&CO et en quoi je pourrais être un des contributeurs  en tant que chercheur, professeur autour de certaines problématiques: une nouvelle manière de regarder le business; un business sous un autre regard. Caroline me sait très sensible aux thématiques originales, innovantes: aspect de complexité, vision du monde comme un système. Ce sont des approches qui sont en compatibilité avec ce qu’elle fait, avec les réflexions qu’elle mène. Ensuite on a travaillé ensemble plusieurs semaines, plusieurs mois. On a appris à se découvrir, à échanger et on s’est rendu compte qu’on avait une très grande compatibilité de point de vue et qu’on pouvait se rendre service, l’un et l’autre dans cette réflexion.

A un moment donné, au bout de quelques mois je me suis rendu compte que ce que je pouvais apporter méritait de l’être en intégrant les étudiants avec lesquels je travaille. Je pouvais apporter des réflexions autour de champs théoriques, des nouveaux outils, de nouvelles manières de percevoir la gestion d’entreprise dans des approches un petit peu iconoclastes. J’aime faire cela avec des étudiants, je trouve que c’est un public qui est capable d’être créatif, décalé, dérangeant tout en étant structuré et tout en apportant une connaissance de fond. C’est à partir de là que j’ai exprimé le fait que ce serait peut être une bonne idée de faire intervenir les étudiants de l’Iteem, de les faire travailler dans la durée, car c’est le seul engagement que je pense pertinent, et d’aller un cran plus loin, de réfléchir à cet engagement comme un partenariat. Caroline a tout de suite dit oui à l’idée de lancer ce partenariat.

Est-ce que l’objectif initial du partenariat a évolué ?… Comme toute idée un peu innovante et qui se construit en marchant, forcément elle évolue, mais pas dans l’idée. Au départ, l’idée était d’amener l’expertise (en cours de développement) d’étudiants avec leur approche, comme je disais, iconoclaste, un peu décalé, un peu poils à gratter. Le but était aussi d’amener ce côté académique qu’ont les étudiants, c’est une partie de votre enseignement d’acquérir ce coté académique. Avant que vous sortiez de votre école, il est important de le confronter à des réflexions, des problématiques et des enjeux d’assez haut niveau en entreprise. Non pas par l’intermédiaire d’un stage mais par l’intermédiaire d’un travail différent et donc vous mettre en situation de côtoyer des dirigeants et de vous mettre en situation de devoir leur apporter quelque chose. Cet apport est notamment une maitrise théorique de problématiques qu’ils ne peuvent plus avoir parce qu’ils n’en ont plus le temps. Tout cela n’a pas changé, la seule chose qui va certainement évoluer, c’est la façon dont on va tout organiser. Nous ne savions pas exactement si nous intégrerions uniquement les cinquièmes années ou d’autres années de l’Iteem. Moi j’aimerais y intégrer d’autres personnes mais il vaut mieux commencer par des petits groupes et par des gens qui ont déjà une maitrise assez avancée. Nous allons aussi faire évoluer le partenariat en fonction des réussites et des échecs. Si on voit que la formule ne fonctionne pas, on la corrigera. L’idée c’est vraiment de vous mettre au cœur de cette réflexion entre le monde académique qui se doit d’avoir une expertise pour l’entreprise et le monde professionnel qui évidemment a la pratique mais qui se doit aussi de faire un pas vers les nouvelles tendances qui sont souvent des nouvelles tendances théoriques.

Pourriez-vous préciser l’apport que peut avoir BEEZ&CO sur les élèves de l’Iteem, et inversement ?

Je crois profondément dans le fait que le contact est nécessaire entre des étudiants et des entreprises, entre des jeunes et des moins jeunes, entre une nouvelle génération avec des idées qui n’ont pas de contraintes et une génération en place qui a du pouvoir et des idées et qui sont forcément contraints par la réalité. Je pense donc que confronter ces deux mondes est primordial. Ces deux mondes se confrontent finalement dans une situation bien particulière: les stages, et assez exclusivement à travers eux. Je pense que ces stages sont des choses absolument nécessaires et extrêmement efficaces mais ça ne répond pas à une problématique qui est de permettre, aux deux mondes, de réfléchir ensemble autour de thèmes stratégiques. Je crois que c’est assez rare que dans le cadre d’un stage on réfléchisse et agisse ensemble dans le cadre d’une réflexion plus stratégique. On est plutôt dans une mission plus opérationnelle. Là, l’idée est de pouvoir vous confronter dans une réflexion plus stratégique, par exemple autour d’une nouvelle manière de s’organiser, d’une nouvelle manière de penser la stratégie, d’une nouvelle manière d’agir ensemble ou pas dans l’entreprise. Ça ne veut pas dire que parce que c’est stratégique, ça n’est pas pratique, bien au contraire, c’est plus stratégique, à un plus haut niveau. Ça ne peut pas être fait dans le cadre d’un stage et je pense que ça doit être fait dans un autre cadre.

En disant cela, je réponds, d’une certaine manière, à la première question: qu’est-ce que peut apporter BEEZ&CO? Elle peut justement apporter cette condition de confrontation. BEEZ&CO est  capable par son expérience, par ses contacts, par sa capacité à mettre les gens du monde de l’entreprise en contact mais aussi par sa capacité à être à l’écoute de mondes qui ne sont pas les mondes de l’entreprise ; le monde des chercheurs, des étudiants. BEEZ&CO est capable de faire ce lien en amenant le monde de l’entreprise avec les vrais problèmes de l’entreprise formulés de façon intelligente, intelligible, originale pour que vous puissiez y répondre.

Qu’attendez-vous de ce partenariat ?… Trois choses mais à des niveaux extrêmement différents. Je vais aller de l’élément le moins engageant mais très pragmatique à l’élément le plus engageant, à plus long terme. Tout d’abord  j’aimerais que cela puisse faire connaître l’Iteem et l’excellence de votre profil sous un angle différent. Pas parce que vous êtes des diplômés qui se placent bien, qui avaient des bons salaires et des bons jobs, ni parce que vous êtes des titulaires du baccalauréat que l’on recrute à un haut niveau. Non, pour une autre raison, parce que vous êtes des contributeurs d’une réflexion importante aujourd’hui dans le monde économique. J’aimerais que l’Iteem soit contributeur de cela. C’est un premier point, que ça amène de l’image, de la reconnaissance sur quelque chose de factuel, d’original et de haut niveau.

Dans un deuxième temps, je souhaite que cela apporte pour vous, mais aussi pour moi, une maitrise plus grande encore des problématiques pratiques de l’entreprise. Des problématiques d’avenir et donc éminemment stratégiques. Quand je parle de problématiques pratiques je parle de problématiques du quotidien, en contact avec la performance de demain, avec le mode d’organisation d’aujourd’hui et celui de demain. Il ne faut pas être déconnecté des problématiques pragmatiques mais être en revanche au sein de réflexions plus stratégiques. Voilà, je pense que cela peut apporter énormément pour votre développement, votre connaissance et votre capacité de demain à être de bien meilleurs managers. A moi aussi ça m’apporte, être capable d’être un expert académique, un chercheur qui n’est pas déconnecté dans sa tour d’ivoire, mais qui est au contact direct de la formulation des problématiques stratégiques de l’entreprise.

Dans un troisième et dernier temps, bien qu’il faille rester humble, c’est un enjeu que l’on se donne et une forme de promesse à laquelle on espère répondre. C’est contribuer à une nouvelle manière de faire dans les entreprises et contribuer au fait que quelques entreprises, quelques grandes organisations changent leurs manières de faire parce qu’on aura pu être à leurs cotés et qu’on aura été un élément de ce changement.

Souhaitez-vous élargir ce partenariat ?… A priori la réponse est bien évidemment oui. Moi en tout cas j’ai le désir que ça puisse prendre une forme plus large, n’oublions pas les trois promesses que l’on a données : faire connaitre l’Iteem, vous permettre de vous développer et développer votre profil et enfin contribuer au développement des entreprises. Donc on va d’abord commencer de façon pragmatique par ce qui est faisable et il faudra saisir les opportunités si cela fonctionne bien. Il faudra élargir le travail à condition que l’élargissement lui permette d’être plus efficace.

Une fois cela dit, j’aimerais revenir sur un point qui a été formulé. Je fais ce partenariat dans le cadre de l’Iteem en tant que cursus de Skema Business School, c’est-à-dire que vous êtes des étudiants de l’Iteem et que moi je représente Skema. Parmi tous les étudiants qui sont en contact avec moi, par exemple des étudiants de Master spécialisés, de Master of Science en Project and Program Management, de première et deuxième année de Skema, j’ai fait le choix de travailler avec vous, étudiants de l’Iteem cursus classique, pour différentes raisons. La première c’est que vous êtes un plus petit groupe auquel je pouvais accorder et passer plus de temps pour vous accompagner et vous amener à réfléchir. Comme je l’ai déjà dit, je pense que ce travail va devoir s’élargir. Dès cette année avec les quatrièmes années, je vais tenter quelque chose, pas dans le cadre du partenariat mais en tout cas je vais tenter quelque chose qui pourrait être inclus dans ce partenariat. De toute évidence et très probablement dès l’année prochaine avec les étudiant qui sont en MSC, cet élargissement aura lieu. Il est vrai que je suis assez sensible aux capacités que vous avez, vous étudiants de l’Iteem, cette maitrise de l’ingénierie et du management que vous connaissez bien. Cette maitrise m’est utile parce que les thématiques que l’on traite autour de l’innovation, des écosystèmes, des nouvelles manières de penser le business, nécessitent d’avoir une compréhension de ce qu’est la technologie actuelle et de ce que sont les problématiques d’ingénierie. Je pense donc que vous êtes un public qui est parfaitement adapté.

Vous voyez, je pense que ça va se développer à l’Iteem mais d’abord faisons cela correctement.

Selon vous, qu’est-ce qui pourrait faire office de performance concernant ce partenariat ?… Tout d’abord, l’objectif de ce partenariat est de démontrer que des étudiants de l’Iteem pilotés par moi, professeur, chercheur de Skema, forment un groupe de réflexion capable d’apporter quelque chose lorsqu’il s’engage dans un projet tel que celui de BEEZ&CO. Donc, le premier élément de satisfaction sera de voir dans quelles mesures les retours des entreprises, des dirigeants que vous aurez côtoyés, auxquels nous aurons apporté notre contribution par l’intermédiaire d’interviews, de synthèses de réflexion, diront que ça aura été bénéfique, utile et qu’ils aimeraient continuer cette approche. Deuxième chose, vous allez aussi apporter des livrables, des résultats tangibles à une autre communauté et pas uniquement celle des entreprises concernées mais aussi la communauté des chercheurs et experts qui travaillent dans «La Quadrature du Cercle» (c’est à dire aux côtés de Caroline Valent, j’en suis un membre). Nous allons leur apporter des éléments de synthèse, des pistes de réflexions, des angles d’analyses qui je pense leur seront très utiles. J’aimerais voir aussi dans quelle mesure ils nous diront que ça leur à été utile ou pas. Le dernier objectif, c’est de voir dans quelles mesures vous estimerez que cette expérience vous a apporté quelque chose dans votre apprentissage personnel.

Vous l’avez dit, vous êtes un membre de La quadrature du Cercle, est-ce que ce partenariat renforce votre engagement ?… Oui et plus que d’une certaine manière bien évidemment. Aujourd’hui j’ai, comme beaucoup de personnes qui sont un peu passionnées par ce qu’elles font, assez peu de temps pour faire tout ce que je voudrais faire. Je suis donc obligé de faire des choix. Et lorsque je fais un choix, je suis obligé de me dire que c’est celui qui m’intéresse et qui m’apporte quelque chose et que si je fais ça et pas autre chose, il faut que ça puisse avoir une contribution importante.

Donc du coup pouvoir s’engager personnellement en tant que chercheur dans une réflexion avec BEEZ&CO, pouvoir m’engager avec vous à travers des cours et vous donner du temps, me dire que cet engagement avec vous m’est utile et pouvoir vous demander de vous engager en vous accompagnant auprès d’une démarche plus large qu’est ce partenariat a du sens. Tout le temps que je vais passer: pour moi, même dans mon activité de chercheur, avec vous dans mon cadre d’enseignement et avec BEEZ&CO dans le cadre du partenariat me permet de contribuer à un objectif commun en dépensant plus d’énergie et en me donnant plus de chances que cet objectif aboutisse. Oui cette implication a du sens.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ou revenir sur un point abordé ?

Oui. Je l’ai déjà peut être un petit peu dit mais je pense que cette initiative qui débute de façon très limitée (12 étudiants) avec un engagement pas encore trop voyant a beaucoup de sens pour moi, dans ma fonction de directeur adjoint de l’Iteem. Je représente Skema Business School qui a une expertise assez forte autour des grands projets complexes mais aussi sur ce qu’on appelle le management entrepreneurial, c’est-à-dire gérer de façon plus entrepreneuriale, plus innovante. Cette expertise doit être visible et doit être reconnue et je trouve que c’est symbolique, intéressant d’utiliser la plateforme de l’Iteem qui est un programme de Skema mais un programme décentré. C’est intéressant d’aller chercher ces étudiants qui ont eux-mêmes un profil innovant, décalé, parfaitement en cohérence avec la logique de la complexité des nouveaux défis, la complexité d’innovation, du management entrepreneurial. Aller vous rechercher c’est quelque chose de symbolique et qui a du sens.

Ce partenariat est construit sur l’expertise de Skema, notamment la mienne autour du management, autour de la complexité du développement d’affaires, du management entrepreneurial. Il est construit sur un profil innovant d’ingénieur qui a une dizaine d’années. Il est temps que cette excellence commence à être reconnue sous un angle différent que sous un angle enseignement et diplôme. C’est un angle et une contribution différents et je crois profondément dans le fait que les écoles ne sont pas uniquement des pourvoyeuses de diplômés, elles sont des pourvoyeuses de valeurs ajoutées, de têtes pensantes, de jeunes professionnels qui sont déjà capables d’apporter à l’économie avant de sortir. Certains vont apporter en créant des entreprises avant d’être sortis, quel magnifique exemple ! D’autres doivent pouvoir apporter en contribuant à la réflexion et à la mise en œuvre de nouvelles pratiques dans les entreprises avant de sortir.

Finalement il est quasiment impossible de le faire si on ne le fait pas sur un mode qui ressemble à celui-là. Donc on va tester ce mode-là. Le stage c’est un autre mode. Ce mode-là est nouveau, original. C’est une nouvelle manière de promouvoir ce que Skema a envie de faire, innover dans la manière de développer les étudiants, de penser à ce qu’ils font, de construire leurs avenirs, leurs expertises. Puis s’appuyer sur un profil comme le vôtre c’est quelque chose qui a du sens et qui doit être médiatisé sous cet angle-là. Sous l’angle de ce partenariat et de cette excellence.

Arthur, Côme, Clément, Gaël

 

Inviter à la Controverse sur le thème écosystème


Journée BEEZ&CO 2012C’est l’invitation que nous donnerons le 2 Juillet 2013 lors de la seconde Journée BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard.

La Quadrature du Cercle pousse la réflexion pour enclencher le mouvement 

Depuis fin 2012La Quadrature du Cercle, notre cercle de réflexion composé de «penseurs réalistes » aux sensibilités différentes s’élargit. Chefs d’entreprise, dirigeants, scientifiques, intellectuels, chercheurs, consultants, experts… nous sommes  désormais plus de 45 personnes à croiser nos pensées, nos connaissances, nos expériences sur le thème choisi de l’année. Le cercle de réflexion travaille sur un principe d’échanges et de coproduction en déclinant les sujets autour du thème choisi. Le fruit de ce croisement de regards est ce qu’on aime appeler « la Connaissance par la réalité »La Quadrature du Cercle crée l’émulation intellectuelle afin d’enclencher le mouvement au travers de ses Ateliers : les Ateliers de Co-Réflexions et les Ateliers de Controverses.les  penseurs réalistes 2013


Les Ateliers de 
Co-Réflexions : une invitation à la conversation

C’est un rendez-vous mensuel donné tout au long de l’année. Dans une démarche d’ouverture, d’échanges et de partage, les penseurs réalistes poussent leur(s) réflexion(s) et se nourrissent de celles des autres. Des questions sont soulevées autour du thème choisi de l’année. Chaque penseur expose ses points de vue, ses expériences et ses analyses. Chacun  croise son regard et enrichit celui de l’autre. En créant la conversation, le but est de progresser ensemble et de faire grandir ses propres réflexions sur son organisation et la création de valeurs. Chaque atelier est restitué sous la forme d’un compte-rendu dans le respect de la teneur des propos échangés et des recommandations  de contenus, tels que des études, des livres, des articles… Et le groupe de penseurs participant détermine les objectifs de l’atelier suivant. C’est un groupe en mouvement. Il peut être composé de différentes personnes à chaque rendez-vous. Chaque penseur peut suivre l’évolution de pensée en accédant aux partages de documents à distance (vive les outils collaboratifs !).

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Les Ateliers Controverses invitent à la confrontation des idées. 
Ils se préparent plusieurs mois avant la Journée annuelle de BEEZ&CO. Ils invitent à une démarche intellectuelle particulière sous forme de controverse par des techniques de questionnement et de visualisation en s’appuyant sur des travaux de recherches et documentation importants. Les décideurs qui s’inscrivent à ces ateliers poussent la réflexion de la création de valeurs et de l’évolution de leur organisation autour des sujets de recherche déclinés et choisis autour du thème de l’année. Sous l’éclairage avisé du groupe de penseurs investis dans la préparation des Ateliers Controverses, les décideurs participants viennent bousculer leurs convictions et idées sous l’impulsion de l’émulation intellectuelle générée. La Quadrature du Cercle joue le rôle de poil à gratter. Il n’y a aucun modèle ou solution pré-conçu en amont de ces ateliers. C’est le fruit de la controverse qui donnera quelque chose…ou pas.


Un sujet ambitieux : l’Ecosystème … 
Après «la force de la relation génératrice de valeurs pour nos entreprises», nous avons décider de traiter pour 2013 la notion d’écosystème. C’est un sujet vieux comme le monde, complexe et riche à la fois. Les angles de vision sont multiples,  les modèles d’organisations associés sont internes et externes, et la création de valeurs peut avoir différents indicateurs de performance. Dans notre rôle d’agitateur, nous souhaitons interpeller et aller jusqu’à créer la controverse en se ré-appropriant le mot et en le transgressant par un découpage sous la visualisation suivante: E-CO-SYSTEME

Le regard précieux de 12 étudiants de 5ème année d’une école mixant profil ingénieur et manageur… Après un premier travail en décembre, La Quadrature du Cercle a poursuivi en janvier afin de déterminer l’approche intellectuelle que nous souhaitions proposer dans le cadre des Ateliers de Co-Réflexions et de Controverses. Dans le cadre de ces derniers,  12 étudiants  de 5ème année de l’ITEEM rejoignent le cercle de penseurs réalistes. Ils contribuent aux travaux de recherches nécessaires à la construction de contenus éclairants. Ils enrichissent la réflexion en amont d’exemples concrets captés dans le monde : différents modèles de business d’écosystème, et de modèles en opposition à une stratégie ou une organisation d’écosystème. Et, ils animent les 3 « focus groupe » de décideurs organisés en mars, pour challenger la démarche des Ateliers Controverses prévus le 2 juillet, ainsi que les sujets déclinés cibles autour des modèles de développement  par l’écosystème.

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De haut en bas de gauche à droite, Jules, Aurélien, Clément, Arthur, Clémence, Gaël, Côme, Sophie, Romain, Souad, Sylvain, et Raphaël découvrent et s’approprient le thème écosystème du haut de leurs vingtaines d’années.  Avec leur regard de futurs managers qui se préparent progressivement à rentrer dans la vie active, ils s’approprient le sujet qui pour certain étaient loin de leur raisonnement naturel. Hormis l’écosystème naturel, ils avaient peu d’idées au départ. La plupart se sont posés la question de l’intérêt du thème. En commençant un travail de recherches sur celui-ci, chacun a trouvé son sujet en faisant simplement et spontanément appel à sa sensibilité intellectuelle… Quelques sujets : stratégie océan bleue et son impact organisationnel, monnaie alternative, le comportement en interaction, le crowfunding, le management collaboratif, les clés de réussite d’une stratégie en écosystème, la RSE bien sûr….

En partenariat avec l’ITEEM (bientôt un article), BEEZ&CO sert d’outil pédagogique pour inciter des étudiants en fin d’études supérieures à réfléchir sur des modèles stratégiques innovants. Il s’agit de les inciter à porter un autre regard sur le Business et d’oser sortir du côté sachant et de procéder à une réflexion permanente de ce qui les environnent . Ils sont désormais intégrés dans la communauté et le projet. Ils sont moins étudiants, ils sont plus des penseurs réalistes.

Nous sommes heureux de les accueillir. Leur contribution est précieuse pour la préparation de la Journée du 2 Juillet.

Et, cette aventure humaine dans un contexte pédagogique est une manière de concrétiser « Le Business sous un autre regard »

A suivre…

Caroline VALENT

E-CO-SYSTEME – épisode 2

Innover en alliant réflexion intellectuelle et expérience terrain. Hier, nous expliquions que le thème de réflexion que propose BEEZ&CO en 2013 sera l’Ecosystème. Nous partagions la complexité d’un tel sujet. Et nous évoquions le défi que nous avons décidé de commencer à relever la semaine dernière avec une vingtaine de personnes aux sensibilités et expertises différentes,  théoriciens et praticiens. Le groupe dont je vous parle, nous l’appelons « La Quadrature du Cercle ». Il est constitué d’une « bio diversité » d’experts. Ce cercle de reflexion est plus qu’un Think Tank aujourd’hui. « La Quadrature du Cercle » s’en inspire dans sa démarche d’ouverture et d’indépendance ainsi que sa volonté de publier le contenu réfléchi. Elle recherche surtout à développer la « connaissance par la réalité » pour la mettre au service des décideurs.
Le challenge est de faire œuvrer théoriciens (intellectuels de différents domaines d’expertise) et praticiens (décideurs de différentes typologies, experts de la réalité du terrain) ensemble afin de produire un projet de  réflexion cible par la technique du questionnement (posture intellectuelle). Et on se laisse imaginer que La Quadrature du Cercle puisse aller jusqu’à accompagner sa mise en application… mais ce sera l’histoire qui nous le racontera. BEEZ&CO veut valoriser la connaissance en la rendant la plus applicative possible. BEEZ&CO veut inspirer, nourrir, et être un outil au service des décideurs afin qu’ils vivent leur propre changement. La rencontre entre la Quadrature du Cercle et les décideurs  se fait au travers de séances de co-réflexion en amont des ateliers de « Controverses ». Les ateliers permettent de co-produire des raisonnements nouveaux au point de changer de paire de lunettes et de revoir ses propres paradigmes. Ils ont pour objectif de livrer un ou plusieurs projets cibles pour les décideurs. Pas de solutions, ni de théories uniques, mais un principe de co-réflexion et de co-production d’un projet ou plusieurs cibles afin de ne pas perdre le sens du concret, celui du terrain. La première édition de ces ateliers de Controverses est prévu en 2013 lors de notre prochaine journée BEEZ&CO en juillet.

Le fruit des premières co-réflexions : L’écosystème est un beau sujet, une belle déclinaison et une richesse de questionnements qui nous amènera certainement à pousser le sujet au delà de 2013. Alain M. et Maxence M. ont témoigné de leur expérience et de leur analyse faisant part de l’importance de l’altruisme comme moteur du mouvement, de la dynamique. Pierre D. et Isabelle D., en confrontant leurs travaux d’expertise se rendent compte du point de convergence entre les systèmes d’organisation et le système de leadership. A les voir aux tableaux challenger leurs propres schémas, on ose imaginer l’émulation intellectuelle que peuvent provoquer nos expériences de la « connaissance par la réalité » dans le cadre de nos ateliers de « Controverses ». A chaud, nous retenons quelques mots : vision, situation, leadership, altruisme, individu, collectif.

Réfléchir sur le sujet écosystème demande d’abord de définir cette notion ;  pas aussi simple notamment en comparaison des notions de réseau et de communauté. Nous avons partagé que nous sommes naturellement tous dans un écosystème. Nous avons parlé en amont sous l’expression de « Le Business sous un autre regard » de modèles d’organisation et de création de valeurs  pour traduire la notion de Business. Chekib G. a même résumé sa propre définition du projet BEEZ&CO « comment arriver à trouver le bonheur dans le business », faisant rebondir Isabelle D. sur la question de la capacité d’adaptation des entreprises/modèles d’organisation à créer de la valeur autrement, qui fut une des conclusions dIsam S.  L’enjeu serait de savoir l’identifier et de savoir l’utiliser afin de créer une chaîne de valeurs. Le sujet doit être justement positionné et apporter un intérêt certain pour des décideurs.

Nous retenons  qu’il sera important d’utiliser la partie conférence afin d’exposer le sujet et de guider sa compréhension (donner une grille de lecture) et d’orienter le sujet afin d’être réellement agitateur. La prise de conscience de l’écosystème, comment être un acteur actif (ne pas être là pour subir)  semblent être des pistes pertinentes. La rente relationnelle (notion  utilisée par les chercheurs en stratégie et management des organisations) sera certainement un des enjeux de réflexion et de questionnement afin d’aborder comment un écosystème (une valeur de partage) peut ou pas être un générateur de valeurs ?

Parler d’écosystème implique de confronter écosystème naturel (comme Aurélie D. le précisait « ce qui perpétue la vie ») à écosystème artificiel (pour reprendre les mots de Patrick B.) celui qu’on modélise afin de développer notre « business » d’affaires, créer de la valeur. Nous avons poussé la réflexion jusqu’à parler de « coopétition » notion citée par Marie Anne G. en écho d’un exemple de modèle inspiré de l’écosystème des fourmis dans le cadre de l’entreprise française Air Liquide évoqué par Florence R.. Est-ce que l’écosystème est une stratégie ? ou est un état de fait ? Doit-on savoir dans quel écosystème nous évoluons ? Est-ce cela l’enjeu ? Comment un écosystème va diffuser, rayonner ? Et l’écosystème est-il un super réseau ?

Aborder le  sujet écosystème n’est pas tâche facile, il provoque la controverse et pousse au questionnement. Ce que nous avons vécu cette semaine est sans doute la situation que nous avons envie de provoquer auprès de décideurs dans nos ateliers  »Controverses » en juillet 2013. A l’issue des 3 commissions de co-réflexion de décembre, la Quadrature du Cercle va se réunir à nouveau en janvier afin de choisir l’angle d’approche qui sera retenu lors de la première édition.

Vous l’avez compris, BEEZ&CO veut prendre sa place dans les acteurs du changement. Il veut défendre l’idée que le business  (la création de valeurs) peut être développé autrement et que chacun d’entre nous est acteur du mouvement, de la dynamique de développement s’il prend conscience de l’écosystème dans lequel il évolue et fait appel à sa capacité d’adaptation et d’interactions, qui en fin de compte est naturel. Il suffit de réveiller nos sens. BEEZ&CO se veut être un projet fédérateur, indépendant et actif. Sa raison d’être est le travail en réseau (par la connexion) , la création d’interactions (par la co-réflexion) , la création d’une communauté réelle et virtuelle d’individus convaincus et prêts à vivre le changement,  à porter d’autres paires de lunettes, afin de voir le monde qui nous entoure de façon globale. BEEZ&CO défend une forme de leadership reposant sur l’action de l’individu sur le collectif et inversement… le « CO ».

Merci à Isabelle Deprez, Pierre Daniel, Maxence Brachet, Alain Mahieu, Isabelle Decoopman, Isam Sharhour, Chekib Gharbi, Sandrine Dovergne, Florence Roussel, Nathalie Menet, Patrick Blancke, de vos éclairages de fin d’année. Ils seront la lumière qui guidera nos propositions concrètes en 2013 et au delà …

Et vous chers lecteurs, si le sujet vous interpelle, attise votre curiosité, déclenche une envie de participer car vous avez des réflexions à partager, nous sommes en attente de votre connaissance, de votre expertise, et serons heureux de vous compter parmi La Quadrature du Cercle… virtuelle ou réelle.

A suivre…

Caroline VALENT