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Le « Digital happiness », le numérique contributeur au bonheur ?

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Antonin Léonard fondateur du site Ouishare, l’évoquait récemment lors du TEDx Saint Sauveur Square, Internet peut transformer nos vies ! Oui mais comment ?

Tour à tour créateurs de liens, de valeur marchande, contributeur aux grands projets, de liens de solidarité en lisant l’article publié sur Paristechreview, « Digital happiness, le prochain Facebook ? », je réalise que nous sommes loin d’avoir imaginé tous les usages possibles via les technologies numériques. Signe des temps, « le bien-être » est l’un des nouveaux créneaux investis sur la toile. Pour preuve, lors du Consumer Electronic Show de Las Vegas en février, le plus grand salon des technologiques numériques au monde a réservé pour la première fois une section entière au « Bien-être numérique ». De la rencontre amoureuse à notre équilibre nutritionnel quotidien, les solutions proposées répondant en masse à des besoins individuels font émerger le « développement personnel de masse».

A l’heure où les questions de bien-être, de recherche d’équilibre, de sérénité questionnent notre quotidien,  le numérique serait-il une clé contributive au bonheur ? Aujourd’hui, je vous propose un petit tour d’horizon du « Digital happiness », nouvelle tendance forte sur la toile …, les nouvelles technologies peuvent-elles tenir une telle promesse ?

Effectivement si l’on s’appuie sur quelques études et en balayant les solutions numériques proposées, une multitude de services nous sont offerts pour améliorer notre « bien-être » et démontrent déjà leur intégration dans notre quotidien.

Trouver l’amour grâce au numérique est désormais naturel voir même banal. Une récente étude menée dans l’Union Européenne révèle que 30% des couples formés en 2011 se sont rencontrés en ligne. Et les applications et usages ne cessent encore de se transformer grâce à la géolocalisation, précision du profil etc …. pour optimiser vos chances de rencontres.

Depuis l’intégration des réseaux sociaux dans notre quotidien, le partage d’expériences, de conseils devient une tendance forte dans le domaine de l’éducation, du couple, de la vie de famille. Des outils mobiles proposent par exemple d’aider à développer l’intelligence émotionnelle au sein d’un couple. Qui n’a jamais été en manque d’inspiration pour formuler un compliment bien tourné ? Un sms bien rédigé peut venir à votre rescousse pour créer un moment de sérénité dans votre couple. Le e-parenting s’inscrit également dans cette tendance : partage de styles éducatifs, techniques de résolutions de conflits via CD-Rom, Smartphone ou groupes d’entraides, sont accessibles via les technologies numériques.

Simplifier l’organisation, entretenir des liens pour des familles éloignées géographiquement, partager des évènements heureux, le principe du journal des évènements heureux est repris dans les applications dites d’e-gratitude. Elles permettent de consigner les bons moments de l’existence.

joggueurDans le domaine de la santé, pour bien se sentir dans son corps, les smartphones peuvent se transformer en entraîneur de course indiquant la distance parcourue, le rythme cardiaque, les calories brûlées. Le National Health Service britannique a créé l’application« Couch to 5k », en moins de 18 mois l’application a été téléchargée par 10 millions de personnes, permettant une reprise progressive et sans risque du sport.

Envie de manger équilibré et modérément ? Le service LeDiet propose un accompagnement pour vous aider dans votre perte de poids. On vous envoie un sms pourrappeler les consignes aux heures des repas ou pour suggérer des recettes faciles et saines. Cet usage du smartphone est une émanation d’une nouvelle discipline que l’on appelle l’informatique d’influence ou la captology que l’on commence à enseigner à Stanford.

Que tendent à nous montrer ces nouvelles applications ?

Ces applications sont avant tout des médiateurs permettant de rendre plus accessibles et ouvertes des solutions, des services en développement personnel qui n’étaient jusqu’à récemment accessibles qu’à une petite minorité. Technologies numériques, sciences économiques et neurosciences s’allient pour donner aux individus les leviers de connaissance et de comportements pour mieux manger, mieux bouger etc …

Les technologies numériques font émerger des solutions qui sont au croisement de l’individu et du social. Elles franchissent une nouvelle étape de l’émergence du  développement personnel comme phénomène de masse.

Soit, elles nous sont désormais accessibles mais au final est-ce que cela nous rend plus heureux pour autant ?

Le terme « Digital happiness » soulève en toile de fond la question philosophique de la contribution des technologies à notre bonheur et comment elles affectent nos relations humaines. Anna Akabari, professeur de Media, Communication et Culture à l’Université de New York a soulevé la question lors d’une Tedx Conférence Silicon Valley.

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Si  l’on essaye de s’entendre sur une définition du bonheur ou sur les conditions pour atteindre cet objectif, le bonheur suppose un état d’esprit positif au présent et de porter un regard positif sur le futur (définition de Shawn Archor, auteur The Happiness advantages). En mouvement cet état est en perpétuelle évolution.

De nombreuses études ont démontré que depuis l’intégration du progrès, des technologies dans notre quotidien, les gens ne sont pas forcément plus heureux. En écho, la remarque d’Einstein qui se demandait pourquoi les technologies et sciences qui contribuent au travail et simplifient nos vies ne nous apportent-elles pas le bonheur ? Parce que nous n’avons pas encore appris à nous en servir de façon raisonnable. Et c’est plus la manière dont nous les utilisons qui est un acte contributif au bonheur et pas forcément le fait d’y avoir simplement accès.

Les 4 catégories de « Digital happiness »

Anna Akbari donne justement  un cadre pour nous aider à  optimiser nos relations avec les nouvelles technologies. Selon elle, il existe 4 catégories de « Digital happiness » , 4 manières de les utiliser qui peuvent nous rendre plus heureux.

1. Identifier : les technologies nous offrent la possibilité d’identifier les réseaux, les relations, souhaits et besoins. Ce n’est pas tant les technologies qui identifient et désignent par exemple le partenaire romantique qui est fait pour vous mais elles nous aident à identifier des opportunités de bonheur et d’épanouissement.

2. Etre relié : selon une étude intitulée « Des gens très heureux » la seule chose qui distingue les 10% de gens s’estimant comme les plus heureux des autres est la force de leur relation aux autres.  C’est l’intensité et le lien réel créé avec les gens qui construisent et font la force d’une relation. Vous aurez beau avoir plus de 400 « amis » sur Facebook, cela ne veut pas dire pour autant que vous entretenez avec tous ces gens une relation suivie et régulière. Les réseaux sociaux facilitent la mise en relation mais la manière  dont vous choisissez de développer telle ou telle relation déterminera aussi en conséquence la proximité que vous aurez avec cette personne et de contribuer ou pas à votre bonheur. Et de fait ces relations vous rendront plus heureux ou non en fonction de ce choix.

3.  Assurer un suivi : grâce aux informations que nous délivrons sur nous par exemple sur la toile, nous laissons une trace et nous nous créons une mémoire numérique. Cela permet de regarder de plus près nos habitudes de consommation, nos pratiques etc … certains sites peuvent nous y aider grâce aux données disséminées par nous sur la toile, pour recomposer notre style de vie et nous aider par exemple à mieux contribuer à l’environnement comme par exemple Recycle Bank.

4. Nous aider à classer, à mettre de l’ordre : grâce aux nombreux outils qui existent calendrier, répertoires des tâches, notes virtuelles sur lesquelles recueillir nos pensées etc … nous pouvons nous organiser plus efficacement en enregistrant en un seul lieu toutes ces informations.

Alors êtes-vous un « Digital praticer » heureux » ? Ce qui me rassure moi personnellement c’est qu’au final les nouvelles technologies ne peuvent pas décider à notre place et nous transformer en des clones « heureux ». Comme si le simple fait d’utiliser une application numérique pouvait d’un coup de baguette magique nous rendre heureux. Tout dépend à la base de notre état d’esprit, de la manière dont nous utiliserons ces applications en fonction de ce que nous souhaitons ou pas. Alors oui, elles peuvent changer nos vies et contribuer à nous rendre plus heureux mais ce à quoi les nouvelles technologies ne pourront pas se substituer, c’est notre volonté de bien les utiliser ou pas !

Delphine COFFART

Quand le « Game » aide à soigner

Hier, pour illustrer le fait que le mobile pouvait aussi sauver des vies, Caroline a partagé avec vous ce clip.

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Capture-d’écran-2012-11-26-à-21.36.31-156x300Ce clip, AVC VITE, a été réalisé par CCCP. J’ai eu la chance de rencontrer ces derniers mois Frédéric Forest et Didier Quentin, tous deux respectivement Co-fondateur/Directeur Commercial et Directeur de Création chez CCCP. En effet, c’est dans le cadre de la mission qui m’a été confié par le Pôle Images, pour préparer les 6 lauréats du Concours ProtoPitch à la présentation publique de leur projet (présentation qui a d’ailleurs lieu aujourd’hui : Journée « Innover dans des industries créatives« , dans le cadre de la semaine de l’innovation), que j’ai pu faire leur connaissance et découvrir LUDOMEDIC, la plateforme web médicale vidéoludique.

Capture-d’écran-2012-11-25-à-19.44.19-300x174CCCP a été créée il y a plus 7 ans, avec pour vocation de développer des jeux vidéos, notamment des social games (où l’on joue – en groupe – avec les amis de son réseau social – type Facebook) et des serious games (où l’on utilise le jeu pour apprendre, se former, faire passer un message). Et c’est grâce à l’obtention d’un appel d’offre, il y a 4 ans, qu’ils élargissent leur activité au domaine de la santé. Aujourd’hui, aider les patients et les professionnels de santé est une grande partie de leur « mission ». Oui, j’utilise sciemment le mot : mission, car en écoutant Frédéric et Didier me raconter leur envie de développer LUDOMEDIC, j’ai ressenti à quel point pour eux CCCP, via cette plateforme web unique, doit permettre de facilité la vie des personnes concernées par la maladie.

CCCP souhaite faire de LUDOMEDIC une plateforme dédiée à « rassembler » des serious games ou d’autres éléments interactifs, mais aussi d’autres divertissements comme le clip vidéo AVC VITE, pouvant améliorer les quotidiens des patients, et former les personnels de santé.
Au-delà de ses propres créations, l’équipe de CCCP souhaite ouvrir la plateforme LUDOMEDIC à d’autres créateurs (leurs concurrents en quelque sorte) de serious games sur la thématique médicale. Belle idée que de proposer de faire « ensemble » pour améliorer les services pouvant être rendus aux personnes concernées par le domaine de la  santé, soit tout le monde en fait.

Capture-d’écran-2012-11-25-à-19.46.52-300x189Aujourd’hui sur LUDOMEDIC, vous pouvez déjà découvrir 3 parcours de santé, sous forme de jeu vidéo, à l’attention des familles, pour expliquer, aux enfants et aux parents, ce qu’est un IRM, découvrir un service de chirurgie pédiatrique ou appréhender une cure de chimiothérapie. Bientôt seront également en ligne des serious game dédiés aux adultes, aux séniors, avec par exemple le jeu « Deuxième souffle » pour encourager les personnes atteintes de maladies respiratoires à faire des exercices quotidiens pouvant améliorer leur condition physique, aux professionnels de santé (en accès privé) avec « Diagnostic en Urgences » pour entraîner les futurs médecins, étudiants en médecine, à diagnostiquer selon la méthode ARC (Apprentissage du Raisonnement Clinique).

Capture-d’écran-2012-11-26-à-01.26.16Grâce à son expérience, CCCP a développé des « outils » qui permettent de créer des parcours de santé sous forme de jeux vidéos à moindre coût et d’avoir des prototypes très rapidement lors de la production d’un jeu pour mieux échanger avec les professionnels de santé. Et, justement, le temps précieux qu’il leur faut passer avec tous les professionnels de santé pour assurer la qualité du contenu de leurs créations est un temps incompressible qui a un coût. Et c’est uniquement grâce à des partenaires que  l’aventure LUDOMEDIC est possible. Par exemple, c’est Bayer Healthcare qui a financé le clip AVC VITE et de nombreux hôpitaux accueillent déjà, au sein de certains services, des bornes de jeux interactifs permettant aux enfants (et aux parents) de mieux comprendre ce qu’ils vont vivre.

J’espère, très sincèrement, que grâce à la présentation de leur projet aujourd’hui, de nombreuses portes s’ouvriront pour CCCP afin de faire de LUDOMEDIC une vraie opportunité pour nous tous, patients potentiels de diverses pathologies, de mieux appréhender, connaître les actes médicaux et les maladies qui croisent parfois notre route et/ou celle de nos proches. Cependant, quelles que soient les retombées éventuelles de cet événement, ayant pu voir et apprécier la détermination de Frédéric et Didier, je suis persuadée que LUDOMEDIC et ses créateurs sauront convaincre qu’il faut que cette plateforme web rassemble et diffuse les informations dont nous avons tous besoin.

C’est une chose que l’on dit souvent et qui peut paraître banale, mais quand on est confronté à sa « dégradation », on le sait : le plus important finalement, c’est la santé.

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Illustrations : CCCP 

Quand le mobile sauve des vies

Je vous laisse découvrir cette animation vidéo de  » AVC, vite le 15  » pour aider chacun à agir face à une situation d’AVC. C’est un exemple intelligent d’usage du numérique par la vidéo et le mobile. Il prouve que si nous savons nous pencher sur les potentialités des NTIC en tant qu’acteur, nous pouvons les utiliser à bon escient …

Alors n’hésitez plus, téléchargez l’appli AVC AGIR VITE.

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Je remercie Aurélien Deschodt @dskot, de l’agence TesterTOUT.com

Caroline VALENT