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Café Numérique diffuse sa passion pour les nouvelles technologies dans les villes

jeremy corman et caroline valent echangent sur linkendIn1276045_588988474481118_149180146_oOn s’est rencontré par les réseaux sociaux. Jeremy Corman m’invite à se connecter et m’interpelle sur son projet. il est un des fondateurs et organisateurs des Cafés Numériques en Belgique. Depuis leur création le mouvement s’étend dans les villes belges et au delà des frontières.
Après notre échange c’est tout naturellement qu’il me semblait important de pouvoir promouvoir cette action et aider à détecter des potentiels organisateurs en France en particulier à Lille. Il a accepté de se prêter au jeu de l’interview. Merci Jeremy pour ton témoignage.
885805_595532577160041_1770569860_oPourquoi lancer la communauté Café numérique ? 
La communauté Café Numérique est déjà en marche depuis 2009. En effet, la communauté a rencontré une croissance organique jusque 2012. Depuis 2 ans la communauté Café Numérique se structure afin de pouvoir continuer à délivrer de la valeur à ses organisateurs et participants. Cette « structuration » à deux objectifs qui sont intimement liés : le soutien à la croissance et l’apport en valeur.
Le premier consiste à l’accueil de nouveaux organisateurs motivés dans de nouvelles villes et tout ce qui en découle : briefing, suivi, setup technique, réponses aux questions, etc.
Le deuxième, « l’apport en valeur » a pour objectif d’assurer une cohérence de marque entre les divers chapters existants afin de conserver un esprit qui rayonne pour l’ensemble des Café Numérique présents dans les différentes villes. De plus, cette structure permettra de concrétiser des partenariats qui permettront de continuer à soutenir les différentes équipes d’organisation via une variété de ressources et outils.
Pourquoi l’étendre dans d’autres villes ? 
Depuis 2009, la mission du Café Numérique est de promouvoir la technologie et l’innovation au plus grand nombre. Dans cette optique, l’accueil de nouvelles villes permettra de conclure de nouveaux partenariats qui nourriront à leur tour le développement des communautés Café Numérique locales, d’où le lien intime entre « croissance » et « valeur », mentionné plus tôt.
 
10155982_677267328986565_281043254_nLille est une ville déjà active sur le numérique : que peut apporter Café Numérique de plus ?
La proposition de valeur d’un Café Numérique est de pouvoir susciter le partage de connaissance autour de la technologie et de l’innovation dans une atmosphère décontractée : Learn, Network, Enjoy. Café Numérique évolue d’une part grâce à ce positionnement unique (« entre le bar et la conférence ») au sein de la sphère tech, et d’autre part grâce aux différents outils mis en place (logo dédié à la ville, site Internet dédié, adresses e-mail pour les organisateurs, un compte premium Tweetwall Pro…). La licence et l’usage de ces outils sont entièrement gratuits pour l’ensemble des organisateurs Café Numérique. De plus, l’organisation centrale Café Numérique se tient à la disposition de ses organisateurs pour répondre à toutes les questions.
De cette manière, Café Numérique arrive à construire une communauté tech « from scratch » ou encore à soutenir l’émulation de la communauté tech déjà présente dans une ville.CafeN-01
Qu’est-ce que tu aimerais qu’on dise du mouvement Café Numérique ?
Qu’en venant au Café Numérique, les participants bénéficient gratuitement d’un accès à un contenu intéressant, que l’interaction entre participants, orateurs et internautes y est permanente et puis qu’on s’y amuse bien !

Consultante-entrepreneuse & Fondatrice-membre de la communauté  BEEZ&CO

Revue de presse #17

Pour cet entre deux fêtes (Noël et Jour de l’An) , BEEZ&CO vous propose un florilège d’articles et vidéos autour de sujets tels que: l’innovation pour nos entreprises, une innovation « électrique »qui s’appliquera dans de nombreux lieux au service de l’usager, une agence de voyage dédiée aux handicapés inspirée du Japon, Google est-il Big brother?, génération Y et son rapport au travail et quelques réflexions sur notre compétitivité en France…

Bonne lecture …cliquez Ici

La communauté BEEZ&CO

Revue de presse #16

Pour entamer cet avant dernier week-end de 2013 ou démarrer ses vacances de Noël (pour ceux qui font un break)  ou encore pour alimenter vos discussions lors des repas de fêtes, L’&CO de BEEZ&CO vous propose de découvrir l’écoconstruction, d’écouter Danny Hillis sur sa vision d’internet et la nécessité de prévoir un plan B, de découvrir des innovations qui font appel au bon sens  et donnent vie à des sources premières ou redonnent vis à des produits, de comprendre pourquoi s’intéresser à investir sur le continent africain…et bien d’autres sujets qui vous donnent l’occasion de porter un autre regard sur le business.

Bonne lecture …cliquez ici

L’équipe BEEZ&CO

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Revue de presse #15

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Pour entamer votre week-end,  BEEZ&CO a concocté un cocktail d’articles aux sujets variés à lire sans modération: culture et changement dans nos organisations, notre mai 68 numérique est devenu un grille-pain fasciste, des jeux pour changer le monde, des gants clignotants pour éviter les accidents…

RDV vendredi prochain….Bonne Lecture CLIQUEZ ICI

L’équipe BEEZ&CO

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1000 étudiants à la découverte du développement durable

Passer d’une pédagogie passive à une pédagogie active, nous en rêvons tous. Mais comment la mettre en œuvre lorsque nous avons dans un cours plus de 1 000 étudiants répartis sur 3 campus différents ?

Et bien, on s’appuie sur les outils collaboratifs et la montée en connaissances et en compétences par l’expérience directe. Concrètement, nous allons demander à nos étudiants de réaliser un mini-documentaire audiovisuel sur une mise en tension d’une pratique managériale/d’une situation d’entreprise par un ou plusieurs enjeux du développement durable. Première étape : définir son projet. Pour ce faire, il faut s’interroger sur ce qu’est le développement durable et quels sont ses enjeux. Afin de familiariser les étudiants avec ce concept complexe, nous avons encapsulé des ressources pédagogiques dans un wiki dédié au cours : articles, vidéos, module e-learning home-made, ressources de partenaires comme Movilab  et la Fondation Ellen MacArthur , … Nous enclenchons ensuite des échanges à travers le wiki d’une part, dans lequel les étudiants deviennent contributeurs, mais aussi via la mise en place d’une bourse de questions/problèmes et d’une bourse de compétences. Afin d’encourager les échanges et le partage d’expériences, un système de monnaie collaborative d’apprentissage est mise en place. Chaque interaction collaborative dans les bourses ou le wiki fait donc l’objet d’un échange de monnaie SKEM (pour Service and Knowledge Exchange Money).

skema-1024x293L’équipe pédagogique de Skema Business School ne se retranche pas uniquement derrière des outils web et audiovisuels. Nous organisons en effet des temps en présentiel où les étudiants de tous les campus sont invités à participer et interagir les uns avec les autres, mais aussi avec les professeurs accompagnateurs et des professionnels. Chaque campus est connecté aux autres avec des outils propres : un plateau TV situé à Sophia émet en duplex à Lille et retransmet également à Paris. A Lille, nous accueillons une professionnelle du réseau BEEZ&CO (merci Caroline !) pour interagir avec nos étudiants. Les questions viendront ensuite de Sophia, Lille et Paris via Facebook et les moyens audiovisuels disponibles. Les bourses tourneront à plein et la banque SKEM risque de chauffer.

Une fois la problématique calée, les étudiants se transforment en journaliste d’investigation et vont à la rencontre de dirigeants pour questionner leur problématique. Là aussi, pas question d’improviser. De telles rencontres se préparent et génèrent donc… une montée en connaissance. Mais celle-ci s’incarne dans une expérience de dialogue, d’échange et de visites que font les étudiants sur le terrain.

A l’issue d’un dispositif qui durera deux mois, les étudiants vont produire une page wiki qui intégrera leur problématique, leur dossier de production, leur reportage et un article de fond détaillant les apprentissages et éclairages apportés à leur problématique initiale.

Le cours est lancé, les étudiants sont enthousiastes, l’équipe pédagogique est motivée… bref tous les ingrédients sont réunis pour vivre une expérience collective enrichissante.

Evidemment, nous partagerons avec vous les résultats du projet, mais aussi sa genèse. Car tout est parti de l’incubateur de modes de vie durable Movilab.

Christophe SEMPELS

Le responsable du cours et à ses côtés, une équipe de profs motivés (Mélanie Ciussi, Laurence Berlie, Sophie Charles, Marc Augier, Dominique Vian) et une formidable équipe technique et audiovisuelle (Jean-Philippe Gros, Remi Vayssière, Vincent Deffaux, Nicolas Mucka, O2Zone, Antoine Dufour et sa bande).

Karim Toumi : Utiliser les nouvelles technologies pour fédérer les acteurs du changement

Diplômé d’économie, Karim Toumi a débuté sa carrière dans la finance. Dans le cadre de ses missions, il s’attache à valoriser les compétences de ses équipes et à mettre en commun leurs savoir-faire pour gagner en efficacité et trouver des solutions innovantes.

“Je trouvais dommage de perdre du temps et de ne pas mettre en commun tout ce savoir- faire pour trouver ensemble des solutions à nos problèmes. Cela permettait en plus de mieux nous connaître et de prendre du plaisir à travailler ensemble.”

Pour optimiser au maximum l’interaction entre collaborateurs, il fait, dans un premier temps, avec les moyens du bord en utilisant les outils à sa disposition. Mais très vite il imagine : « Une plateforme qui permette aussi de découvrir les talents cachés et les passions de ses voisins de bureau !”

Comme souvent… Une rencontre permet à Karim de prendre conscience du veritable potentiel de son projet, s’il était accessible à  tous. En 2010, il decide de quitter le monde de la finance pour créer Spotwork : un réseau social qui a pour ambition de connecter les talents et les idées…

 “Je suis convaincu qu’en libérant nos énergies nous pouvons créer un monde meilleur, qui donne sa chance à chacun. Le plus souvent, c’est la complexité et la solitude qui nous font renoncer à nos projets. Avec Spotwork, nous pouvons dépasser ces obstacles en partageant nos compétences et en travaillant ensemble. A travers ce réseau, chacun peut s’épanouir dans ce qu’il aime et ce qu’il fait de mieux. C’est dans un esprit que j’ai créé Spotwork”.

Les nouvelles technologies au service d’un monde meilleur, pour co-créer ensemble, un rêve ? Une utopie ? Pas si sûr… En ligne depuis fin 2012, cette plateforme de coworking, nouvelle génération, ne cesse de voir progresser le nombre de ses membres.

Sur Spotwork, loin de raconter sa vie privée, chacun y partage ses compétences, ses envies, ses projets et se connecte avec d’autres qui se reconnaissent dans les valeurs et aspirations partagées… Un bel outil qui nous a forcément interpellé.

Karim participe à notre débat tournant, lors de La Journée BEEZ&CO du 2 juillet ! Il partagera avec nous son expérience, ses motivations et sa connaissance du «  faire ensemble ».

Convaincu que :
– nous avons tous, quel qu’il soit, un talent… des talents qui peuvent venir enrichir les projets d’autrui
– si nous utilisons au mieux nos compétences et notre savoir-faire, nous nous épanouissons au travail, mais plus largement encore, dans la vie
– les nouvelles technologies doivent être des accélérateurs d’innovation et source de progrès pour nos sociétés

Karim fait partie de ceux qui veulent #ChangerLeMonde et il le revendique !

Pour vous inscrire et partager avec nous la journée du 2 juillet, c’est ici !

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

BEEZ&CO

La notion d’amitié sur les réseaux sociaux

Nos amis Facebook sont-ils nos amis dans la vie ? C’est la question que semble s’être posée Nescafé…

L’histoire, nous dit-on, a démarré quand la marque a proposé à Arnaud de partir à la rencontre de ses amis Facebook pour leur ouvrir un café. Son défi : « Really friends » consiste à aller sonner chez ses « amis Facebook » sans prévenir afin de saisir leur réaction spontanée… seront-ils content de le voir ou pas ?

Bien sûr c’est une opération marketing humoristique et dynamique, une occasion de mettre cette marque de café en avant, de façon efficace et ludique… Mais cette campagne de publicité m’a interpellée car elle pose la question de ce qu’est devenue la notion de l’amitié, depuis que Facebook nous propose d’appeler « amis » tous nos contacts sur ce réseau social. Alors que les autres réseaux sociaux nous proposent d’avoir des « contacts » ou des « followers »… Facebook, le réseau « affectif », a utilisé des termes forts : Amis, Aimer (Liker)…

Nous avons tous des comportements différents par rapport à cette notion d’amitié sur Facebook, certains n’ont que leur « vrais amis de la vraie vie » dans leurs contacts, d’autres acceptent tous ceux qui se présentent quand l’essentiel est d’avoir le plus d’amis possible… Ou encore réagissent au feeling, en ouvrant parfois la porte de l’accès à leur « mur » et à leurs photos quand ils considèrent que les réseaux sur la toile sont aussi l’occasion de faire des rencontres qui n’auraient pas été possible dans le réel.

Fake ou pas ? Cette campagne est une bonne occasion de s’interroger sur l’usage que nous faisons de nos profils sur le web… Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadéo, Spotwork, Newmanity, Google+, Instagram… La liste est longue… Qui sommes-nous derrière chacun de ces profils ? Où est-on sincère ? Où est-on en stratégie ? Aurions-nous envie de prendre un café avec chacun ?

Une campagne qui nous dit de boire du café, enfin du Nescafé… Mais qui nous dit aussi, peut-être, que « malgré » ce nouveau monde, virtuel et connecté, dans lequel une grande partie de la planète vit aujourd’hui… Les relations entre les Hommes (avec un grand H, ce qui inclut aussi les femmes) se sont toujours « tissées » dans un monde bien réel… et que, même si une rencontre est au départ « virtuelle », c’est lorsque nous l’a concrétisons dans le réel (en se rencontrant ou via la réalisation d’actions concrètes), qu’elle prend tout son sens et toute son envergure.

« Really friends » est forcément une aventure à suivre sur la toile, où Arnaud partage les vidéos de ses rencontres. Un pari réussi, et un sujet qui interpelle sans doute beaucoup de monde, car au moment où j’écris cet article le nombre de vues, sur la page dédiée, approche des 7 millions… Un beau buzz.

Et quand Arnaud revoit Colombe…

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

A la découverte du Ouishare Fest

Marie Anne, nous  avons fait ta connaissance par la communauté BEEZ&CO. A distance Valérie B.C. nous a connectées. Entre Nice et Lille, sur la toile, la distance n’existe plus. Nous portons chacune un autre regard sur les organisations et leur création de valeur. Nous portons un autre regard sur la manière de développer nos business. C’est ce qui t’a notamment motivée à assister et participer aux trois jours du Ouishare Fest, manifestation européenne, qui a eu lieu en mai à Paris.

Aujourd’hui sur la Globosphère BEEZ&CO, tu nous racontes ton expérience au Ouishare Fest et ce que tu en retires comme idées, projets, actions. Pour toi c’est quoi le Business sous un autre regard ?

Pour commencer, peux-tu te présenter à nos lecteurs ? … Je suis issue d’une triple formation : linguistique, management et développement durable. J’ai commencé mon parcours professionnel en Chine par du développement commercial (cafés et stands de salon), puis, de retour en France, je me suis occupée de la stratégie commerciale et marketing d’une start-up innovante en concertation avec les clients-cibles.

EstreLab est née en janvier 2013 de la volonté de contribuer, à mon échelle, à l’évolution vers un monde positif et circulaire. C’est une agence d’accompagnement des décideurs et des entrepreneurs dont l’objectif est de faire émerger des solutions nouvelles face aux problèmes concrets auxquels ils font face en cette période de crise(s).

Peux tu nous expliquer pourquoi participer à Ouishare Fest ? Quels sont les sujets qui t’intéressent ? … Participer à un festival sur l’économie collaborative était essentiel pour s’imprégner des tendances actuelles en matière de business models basés sur l’économie du partage, du don et de la fonctionnalité. Je pense que c’est dans ce type d’événements que se dessine l’entreprise de demain, qui sera perméable, adaptable et co-construite avec ses parties prenantes (crowdsourcing, crowdfundingcocréation).

Quelles sont les interventions qui t’ont le plus marquées ? pourquoi ? … De la production collaborative (FabLab) à la consommation collaborative, cette nouvelle économie est en train de réinventer l’emploi, les modes de vie et les relations entre les humains. Les intervenants ont illustré leurs propos avec des exemples du monde entier où des citoyens inventent, créent et rendent accessibles des services ou des produits : Maker FairCaronetasKozaza etc…

D’autres intervenants ont organisé des ateliers autour de l’upcycling ou de la prise de décision collective, où les participants prenaient une part active dans la découverte et la mise en pratique de techniques participatives.

Enfin un «Barcamp» a permis à ceux qui le souhaitaient d’organiser des ateliers sur les sujets qui les intéressaient et de partager les résultats en public.

Est ce qu’il y a de nouveaux sujets que tu as découverts ? … Le concept de «liquid organization» présenté par cocoon projets , une «organisation ouverte et concentrique», où les décisions sont prises collectivement et où la participation aux projets se fait par affinité et selon les compétences de chacun. La rémunération se fait également en concertation et selon le niveau d’implication perçu par soi et par le groupe. Je pense que cette forme d’organisation correspond à la fois à une structure capable de s’adapter aux environnements changeants, et à la fois à une organisation du travail souhaitée par les jeunes générations, soucieuces d’être en cohérence avec leurs visions et leurs passions.

Comment qualifierais-tu cet événement ? Quelle est son importance pour toi ? Les initiatives d’économie collaborative sont de plus en plus utilisées et connues du grand public avec le covoiturage (BlaBlaCar) et l’hébergement partagé (Couchsurfing, AirBnB). Mais les concepts et modèles de pensées qui en découlent font leur chemin très lentement : organisation horizontale, co-construction avec les parties prenantes, partage des ressources, etc… Je pense donc que cet événement inscrit dans l’histoire la transition en profondeur qui est en train de s’opérer vers une société basée davantage sur les valeurs humaines que sur les valeurs financières.

Qu’as-tu envie de partager avec nos lecteurs sur ta vision de l’économie collaborative ? … C’est par l’ouverture à ce type d’économie que nous allons résoudre les problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui : problèmes de sens, d’accélération des modes de vie, de changements d’habitudes de consommations rendus nécessaires par les limites des ressources naturelles. Je pense que l’économie collaborative apporte des réponses à ces enjeux, en recréant le lien perdu entre les humains, et en réinventant la solidarité tout en allégeant notre empreinte sur la planète.

Merci Marie Anne pour ton témoignage.

… à suivre

Caroline VALENT

 

Géocaching une chasse au trésor mondiale participative

A l’occasion d’un séjour passé chez des amis dans la région d’Avignon,  j’ai découvert le géocaching. Sans doute savez-vous ce que c’est. Personnellement j’ai découvert un concept ludique participatif. Vous aimez voyager.Vous êtes curieux de votre environnement. Vous recherchez un séjour insolite qui sort des sentiers battus alors vous êtes prêt pour tester le géocaching. Une chasse au trésor d’une ampleur inégalable. Plus de 2 millions de caches par minute  dans le monde depuis plus de 10 ans. C’est plus qu’une chasse au trésor, c’est une communauté de géocacheurs comme aime s’appeler la communauté française qui associe leur passion pour la randonnée.

Vous choisissez votre destination. Muni d’un Smartphone et d’un GPS , vous repérez l’endroit où devrait se trouver la boite où se cachent des objets laissés par vos prédécesseurs. La boite transportable peut avoir différentes tailles: de la taille d’un doigt à  celle d’une boite de chaussure. Les boîtes sont destinées à rester longtemps dans la nature dans leur cachette.
Tel Robinson Crusoé, vous laissez un message au crayon.
Comme si vous lanciez un message laissé dans une bouteille jetée à la mer, vous contribuez à la communauté et l’animez. Certains sont tellement adeptes qu’ils consacrent leur séjour uniquement à cette chasse au trésor. Ils cherchent ces endroits insolites, ils trouvent et laissent à leur tour un objet, leur message.  Et ils partagent leur aventure avec leurs amis, ceux de la communauté sur le blog, forum ou en vidéo. Les géocacheurs se prêtent au jeu et pour beaucoup deviennent mordus. Certaines caches sont de réelles énigmes et peuvent nécessiter plusieurs années pour être trouvées par la communauté.

Cette invitation à la découverte de notre environnement sous un autre regard est moderne. Elle concilie le plaisir du jeu, l’usage des nouvelles technologies et l’attachement à son écosystème. Le géocacheur  quand il accepte d’être membre s’engage à respecter la nature qui environne la cache. Il a le souci de nettoyer le lieu si celui-ci a été pollué. C’est un jeu ludique, communautaire et responsable.

Et c’est une nouvelle forme de business basé sur un jeu participatif. Il remet au goût du jour un jeu traditionnel et connu de tous. En l’amplifiant par l’usage des nouvelles technologies, Géocaching crée un nouveau modèle économique … pour créer une cache, n’oubliez pas d’acheter votre kit de jeu et votre gps sur le site geocaching.com.

Geocaching est un autre exemple de ces nouvelles formes de business qui reposent sur de  nouveaux usages (numériques) et de nouveaux comportements (communautaire).

Merci à Britt et Gilbert et vos amis géocacheurs pour cette découverte.

Caroline VALENT

 

Faire le pari d’un média « neuf »…

C’était annoncé depuis quelque temps et, comme promis, à 18 heures, hier, le 14 mai 2013, naissait sur la toile un nouveau média : L’Opinion.

Un pari fou, comme l’annonce son directeur de rédaction Nicolas Beytout, celui de donner vie à un nouveau média, numérique certes, mais qui existera aussi sur papier, et ce de façon quotidienne ! Vous pouvez, en effet, dès aujourd’hui, vous procurer L’Opinion en kiosque, tout en ayant la possibilité de le suivre sur le web et via les applications dédiées.

Mais qu’est-ce qui motive l’équipe de l’Opinion à oser sortir un quotidien de plus, même si celui-ci est aussi  « en ligne », à l’heure où depuis des mois, voire des années, la presse traditionnelle se bat pour rester en vie, en intégrant justement les « nouvelles technologies » et l’usage de la vidéo au format papier traditionnel ?

editoLa crise de la presse, la crise tout court, est bien présente, et Nicolas Beytout ne la nie pas, au contraire. Dans son édito, il liste avec précision pourquoi tout s’est écroulé dans le secteur «  de la presse » : la baisse des recettes publicitaires, l’arrivée du digital, du « tout gratuit », de la « démocratisation de l’écrit », qui permet à tout un chacun de devenir « diffuseur d’informations et d’opinions ».

« Est-ce une raison pour se résoudre au déclin ? » nous demande t-il… Non, car, pour Nicolas Beytout, pour l’instant, tous ces changements de comportement, ces crises, n’ont pas encore débouché sur la création nouveau modèle qui soit durable.

abonnement-offres-introL’ambition de L’Opinion ? Devenir un îlot de prospérité dans l’océan d’informations. Comment ? En étant un média d’opinion, engagé et ouvert, qui sera libéral, pro-business, européen. Voilà des mots forts de sens, que Nicolas Beytout prend la peine de nous expliquer, afin qu’il n’y ait pas méprise sur leurs intentions : « C’est un positionnement qui ne va pas de soi : lorsqu’on dit «libéral», le Français qui entend mal comprend souvent «ultra-libéral». Non : on peut être libéral sans être ultra, faire confiance au marché et à l’individu sans rejeter en bloc l’Etat et la puissance publique, défendre la liberté de créer sans pour autant nier la nécessité de la régulation. Avoir une ligne «pro-business», c’est défendre l’idée que l’entreprise est le meilleur lieu pour produire la richesse et la faire partager, et qu’il revient à l’Etat de bâtir autour de l’entreprise un contexte favorable à son développement et à la création d’emplois. Etre «européen», c’est croire que l’avenir d’un pays comme le nôtre passe par un changement d’échelle, et que l’Europe nous offre la meilleure chance d’y parvenir. »

Un média qui défend « la liberté de créer », le fait que « l’entreprise » soit considérée comme nécessaire à la construction d’un avenir pérenne et européen… ne pouvaient que nous interpeller au moins sur la démarche « audacieuse » de revendiquer de faire les choses « autrement »… Même si la première réaction est de se demander, comme l’ont fait bon nombre des personnes que les créateurs du journal ont rencontrées pour construire ce projet, ce qu’il y a vraiment de différent ?

Le fait de revendiquer ses opinions, ses convictions, suffira-t-il au journal pour sortir du lot, alors d’autres le font déjà ? Le fait de proposer « une information sélectionnée, hiérarchisée, éditée, mise en forme et en perspective » veut-il dire que les autres médias, parfois centenaires, ne savent pas le faire ? « Allier l’audience et les coûts serrés d’Internet à la puissance du papier » sera-t-il suffisant ?

« Créer mon entreprise, mettre à profit mes expériences de journaliste et de manager, inventer sans cadre imposé un nouveau modèle… » tel est le défi que s’est lancé Nicolas Beytout, et c’est la raison pour laquelle j’ai trouvé la démarche « interpellante ».

Je découvrirai dans les jours prochains si les opinions de l’Opinion sont aussi les miennes, ou si ce n’est pas le cas, si elles apportent une dimension différente, susceptible de m’interpeller… Quoi qu’il en soit, je souhaite à toute cette équipe audacieuse une belle aventure pleine de succès et de qualité, comme elle s’y engage.

Et c’est en compagnie de Nicolas Beytout que je vous laisse… L’Opinion: le projet présenté par Nicolas Beytout par Lopinionfr

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI