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L’expérience BEEZ&CO, un coup de pouce pour débuter ?

Dans le cadre de notre dernière année d’étude à l’Iteem, nous, Baptiste, Hugo, Louise, Cesar, participons au cercle de réflexion BEEZ&CO, La Quadrature du Cercle. Pour mieux comprendre la démarche d’apprentissage innovante qu’on nous propose, nous avons voulu recueillir le témoignage une jeune diplômée de notre école, Souad-Marie Assaad. Comme nous, lors de sa 5ème et dernière année d’école, elle a contribué à faire bouger les lignes autour des questions du développement des entreprises. Ce qui nous a intéressé était de comprendre sa lecture de son expérience et ce qu’elle lui a apporté, sachant que c’était la première année d’une telle expérimentation pédagogique entre BEEZ&CO et l’Iteem .

Pour commencer, Souad, peux-tu nous partager avec nous ta définition actuelle du business ? Le premier but d’un business, évidemment, c’est de ramener de l’argent et donc d’être rentable. C’est la première chose à avoir en ligne de mire. La seconde priorité est le management humain. En effet, même si la priorité première reste d’être rentable, je pense que la première difficulté est bien le management humain. Pour moi le business c’est donc aussi de l’organisation, interne et externe. On doit parler d’environnement et d’écosystème, parce qu’il est impossible selon moi de faire vivre un business en autarcie. Il faut donc prendre en compte les différentes variables telles que les salariés, les clients, les partenaires, les fournisseurs, les concurrents, etc…  Et pour finir, je pense qu’une grosse partie du business se fait évidemment en marketing.

Te considères-tu comme une business-woman ?

Selon moi, une « business woman » est une personne qui a une grosse part de responsabilité dans l’entreprise, et qui a un véritable impact décisionnel au sein de celle-ci. De plus, une business woman est quelqu’un qui est en contact avec le client, et qui ramène concrètement du chiffre directement ou indirectement. Pour répondre à la question, je pense que dire de moi que je suis une “business-woman” est pour l’instant un peu prématuré et de fait certainement prétentieux. Pour l’instant je n’ai pas fait mes preuves. Et, je considère que je suis un peu jeune pour prétendre à ce qualificatif. Pour le devenir, j’oriente mes choix vers des structures petites et moyennes pour apprendre et développer mes capacités de décideur. Le problème est que dans des grands groupes , tel que celui dans lequel je travaille actuellement , il existe  de “petits” postes qui ne font pas avancer les choses de façon significative, mais dont le travail est plus “complémentaire” et polyvalent.

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Tu as participé à la toute première expérience BEEZ&CO-Iteem dans l’objectif de construire ce qui devenu Les Ateliers de Controverses…Peux-tu nous expliquer sur ce quoi tu as travaillé? Le programme était en deux temps. Pour commencer nous avons travaillé sur la conception d’une offre innovante. Caroline Valent qui nous accompagnait dans ce programme a démarré sur une approche méthodologique marketing. Dans cette première partie elle intervenait en tant qu’experte en développement des entreprises, le métier qu’elle exerce en tant que conseil. Nous étions moins dans le contexte BEEZ&CO et plus dans une approche pédagogique apprenante sur un cas pratique, ce qui nous a permis de nous connaitre. Concrètement, nous sommes partis d’une entreprise existante et nous avons travaillé sur la conception d’une offre qui lui permettrait de grandir plus rapidement, d’innover. Par exemple, avec mon groupe de travail, nous étions partis de l’entreprise pimkie, et nous avons remis au goût du jour un concept produit de base qui  a lancé Pimkie à ses débuts: les chaussettes, les collants, les bas, etc… pour les filles, un peu à la manière “Calzedonia”. On s’était effectivement rendu compte que ce genre de produits était assez difficile à trouver, et faire un magasin spécialisé dans ces produits là était une bonne opportunité.

Nous avons dû remplir plein d’outils, issus des méthodes employées par le cabinet de conseil de Caroline, très utiles (dont je me sers d’ailleurs encore actuellement). Cette offre a été présentée à la fin d’une manière un peu plus originale qu’un simple business plan que l’on avait souvent l’habitude de faire : nous devions axer cette présentation sur le marketing et “faire rêver”, bref défendre notre « Killing idea »

table rondeDans une deuxième partie, nous avons organisé des rencontres avec des décideurs de tous types, dirigeants de grandes entreprises, chefs d’entreprise, créateurs. Nous les avons invité pour créer une discussion entre eux et nous sur le sujet 2013 choisi par le cercle de réflexion, l’écosystème. Egalement cela devait nous permettre de valider avec eux l’intérêt de proposer des Ateliers de Controverses sur ce thème. L’important dans cet exercice hors norme de ce qu’on peut vivre pendant 5 ans d’étude était de préparer un travail documentaire sur des thèmes de business modèle autour de la notion d’écosystème. Cet exercice nous a permis d’aborder des problématiques managériales avec des décideurs en direct.

L’exercice n’était pas simple. Le temps donné pour réaliser ces rencontres était court. Nous n’étions pas des experts en stratégie et management tel que Pierre Daniel qui nous accompagnait sur la partie rechercher documentaire sur L’écosystème. La difficulté est le degré d’implication de la part des dirigeants participants sur le sujet. Ils sont plus ou moins réceptifs à ce genre de problématiques posées de façon intellectuel. Au premier abord cela peut sembler éloigné de leur préoccupations quotidiennes. Selon le type de décideurs, il est peut-être difficile de les faire réagir. L’exercice d’animation est de ce fait compliqué. Et, notre propre implication pouvait être assez limitée. Nous devions nous répartir entre l’animation, la prise de vue caméra, les photos, les interviews et le scribe. Parfois nous pouvions avoir le sentiment d’être plus spectateur qu’acteur.

Si tu pouvais modifier quelque chose à cette organisation de rencontres avec des décideurs, que changerais-tu ? Je pense qu’il faut que l’on soit beaucoup plus participant dans le débat. Cela permettrait d’avoir une vraie réflexion de la part des étudiants. Le temps nous a manqué certainement pour avoir plus de recul et être ne maîtrise.

Ta post-expérience: cette rencontre avec BEEZ&CO t’a-t-elle fait grandir humainement parlant ?  Humainement, je ne sais pas. Après, je peux dire qu’elle m’a encore plus donnée goût au marketing. À ce niveau-là, Caroline (@carolinevalent) a une vision vraiment intéressante, elle organise des conférences Marketing&Business (@MetBLille) à SKema Alumni qui sont vraiment pas mal. Je vous conseille d’y aller, les intervenants sont souvent captivants. J’avais beaucoup appris aussi car elle nous avait présenté une étude d’Apple avec la théorie marketing de Steve Jobs. J’ai trouvé ça vraiment très bien. Toujours sur le plan marketing, si Caroline sent que l’on est réceptif, elle nous pousse à la réflexion et c’est vraiment enrichissant.

Maintenant, est-ce que l’expérience BEEZ&CO m’a fait grandir humainement, je ne pense pas! J’ai quand même terminé en stage en management des SI! (rires.)

L’expérience BEEZ&CO a-t-elle modifié ta vision du business ? Je trouve qu’en sortant de l’Iteem, on est déjà au courant de tout ça. C’est principalement en raison de la formation Ingénieur-Manager qui nous pousse déjà à remettre en question notre vision, à la “casser” en quelque sorte. C’est d’ailleurs ça qu’il ne faut absolument pas perdre au niveau de la formation Iteem.

Pour préciser ma pensée, je pense que l’expérience BEEZ&CO va dans le même sens que l’Iteem et se présente dans la continuité de notre formation. Mais, je ne dirais pas qu’elle a bouleversé ma vision du business.

BEEZ&CO t’a-t-elle aidé dans ton début de vie professionnelle ? Je reviens sur le marketing, dont je parlais plus tôt. L’expérience m’a vraiment poussée à aller plus loin dans ma réflexion. De ce fait, je me suis intéressée, j’ai creusé et ça m’a été bénéfique.

marketingJ’aime beaucoup la façon de penser  de Caroline et de voir les choses. Je me suis inspirée de ce qu’elle m’a dit pour trouver un boulot. Dans le sens où j’en avais marre de chercher un job en répondant à des offres sur des sites comme Monster, etc. Ça ne sert à rien, et ce n’est pas du tout le meilleur moyen de se faire embaucher. Il y a des domaines dans lequel ça marche encore, mais c’est surtout le cas dans le web et le marketing. Si le candidat répond à des offres comme ça, c’est qu’il n’a pas compris ce qui se passe en ce moment dans ces domaines. BEEZ&CO, et plus particulièrement Caroline m’ont poussée à travailler mon image web, sur LinkedIn par exemple, en m’efforçant à me montrer convaincante et intéressante aux yeux d’un recruteur.

Selon toi, qu’est-ce que les étudiants de l’Iteem peuvent apporter à BEEZ&CO ?  Je pense que les étudiants de l’Iteem peuvent réellement dynamiser BEEZ&CO, en “rajeunissant” en quelque sorte la communauté.

Quelque chose à ajouter Souad ? Je vais lancer une entreprise dans quelques mois, et afin de m’aider, j’ai pris contact avec Caroline. C’est une personne qui a les pieds sur terre, qui connaît toutes les démarches à suivre. En marketing, en web, en création d’entreprise, je pense que Caroline est clairement une personne à garder dans son réseau. Elle peut être très bénéfique et elle sait surtout de quoi elle parle.

En conclusion, Souad-Marie ASSAD semble satisfaite de son expérience BEEZ&CO, etSouad Marie Assaad en sort enrichie en connaissances et en expériences humaines ou plutôt personnelles. BEEZ&CO s’inscrit, selon elle, très bien dans la continuité de notre formation, et peut nous permettre d’approfondir notre vision du business et tout ce que cela implique. Nous comptons donc sur projet en affaires (le nom donné au sien de l’Iteem) pour nous aider à éclaircir notre idée du business et notre façon de voir les choses, mais aussi à construire une nouvelle pensée autour des thèmes comme le marketing, l’entrepreunariat, et le management en entreprise.

Merci à Souad pour sa franchise et le temps qu’elle nous a accordée dans son emploi du temps surchargé d’entrepreneuse en plein lancement.

Cette interview a été réalisée par : Louise SteinbachClaire LeprevostCésar GalliotBaptiste Fantino et Hugo Closier.

source: www.lesimparfaites.com, www.123rf.com, www.crcgm.fr

Auchan et Arnaud Mulliez misent sur l’innovation

Commerce collaboratif…

Nous partageons avec vous, depuis l’ouverture de notre blog en février 2012, l’idée que nous sommes dans une ère nouvelle qui nous incite à regarder « Le business sous un autre regard ». Nous sommes notamment convaincus que le commerce prend de nouvelles formes en réponse à des contraintes réelles et durables (l’augmentation des ressources naturelles dont le pétrole, la crise de nos modèles économiques et financiers) et des changements de comportements des consommateurs (passage de la valeur de possession à la valeur d’usage). Nous clôturions l’année 2012 en présentant le concept Luckyloc lancé par deux jeunes entrepreneurs.

Une grande enseigne de distribution telle qu’Auchan annonce le renouveau pour l’année 2013 en s’associant en exclusivité* avec la plateforme sociale Quirky. Depuis décembre 2012, les clients des magasins Auchan peuvent acheter des produits Quirky. Ces produits sont innovants, conçus en mode collaboratif par une communauté d’ingénieurs et de clients-inventeurs contributeurs.  Ce mode de co-développement produit des objets originaux et inattendus.

Commerce dans 15 ans … Cette innovation fait écho aux propos d’Arnaud Mulliez lors de son intervention le 21 novembre 2012 à l’Université Lille 1  qui présente sa vision du commerce à 15 ans.

Caroline VALENT

*Quelques articles pour en savoir plus

L’Entreprise.com

http://lentreprise.lexpress.fr/marketing-et-vente/quirky-la-future-boite-a-idees-d-auchan_37270.html

Les Echos

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/service-distribution/actu/0202434948968-auchan-associe-ses-clients-a-la-conception-de-produits-518172.php

Passer du CLIENT au CLIENT DIGITAL

Pour faire écho à l’importance de réussir le passage du CLIENT au CLIENT DIGITAL, replongeons-nous dans cet article qui rappelle des notions fondamentales :

« L’étude réalisée conjointement par l’AFRC et Verint rappelle encore une fois que les entreprises pensent servir leurs clients.  Pourtant,  elles continuent à  les gérer comme une statistique et un ratio de productivité. Un fossé existe, tel entre les entreprises (les marques) et les clients. L’enjeu de la relation client n’est plus de la gérer mais bien de l’animer. Les entreprises doivent intégrer, comme le décrit ce schéma du cabinet The Persuaders, dans leur organisation une chaîne complète d’actions relationnelles autour et avec le client. C’est un effort nécessaire mais payant dans le temps. Car avec les jeunes générations de consommateurs, peu réceptifs aux techniques marketing des années 90 encore utilisées par de nombreuses entreprises, il sera essentiel de développer cette intelligence relationnelle. »

C’est cette importance du client que nous allons encore une fois tenter de remettre au coeur des priorités lors de la conférence Marketing & Business le 22 novembre prochain à Skema Business School.

Le simple client n’est plus, le client est désormais digital. Connecté, dans la conversation, c’est à lui que doivent s’adresser aujourd’hui toutes les stratégies marketing en intégrant les nouveaux usages digitaux, créant ainsi de nouveaux enjeux pour les directeurs marketing.

Des intervenants exceptionnels comme Yan Claessen, Pascal de Baere, Laurent Evain ou Erwan Gringoire démontreront comment ces nouveaux usages permettent, quand ils sont intelligemment intégrés dans les stratégies marketing, de valoriser le pouvoir conversationnel du client par le travail du Brand Content et d’enrichir la relation client dans une nouvelle approche plus globale.

Aurélie DUQUENNOY

Passer du client au client digital : l’enjeu des dirigeants marketing d’aujourd’hui.

L’avènement des NTIC et des outils digitaux transforme nos métiers en profondeur. La révolution digitale a donné du pouvoir au consommateur pour communiquer sur les entreprises qui le servent.

Mais elle a aussi apporté des difficultés aux dirigeants marketing pour leur répondre. Les entreprises sont maintenant confrontées à l’explosion de la data, à l’impact des médias sociaux et à la démultiplication des canaux de communication et de vente. Ces nouvelles tendances remettent le client au cœur de la stratégie marketing.

Pour vous permettre de comprendre les clefs de succès dans ce nouveau contexte, et échanger avec des experts du sujet, l’équipe de Marketing & Business  vous propose une conférence le 22 novembre prochain dans les locaux de Skema Business School avec des intervenants particulièrement pointus sur ce sujet.

Sébastien DELPORTE : Associate Partner et responsable des offres services pour la région Nord chez IBM, il viendra commenter l’étude IBM CMO C-suite Studies menée auprès de plus de 1700 directeurs marketing dans le monde et qui dresse le constat des enjeux rencontrés par ces directeurs marketing dans ce nouvel environnement numérique et digital.

Yan CLAEYSSEN  est co-Président de l’agence ETO. Vice-Président de la délégation Customer Marketing de l’AACC. Expert du marketing client, du marketing digital et du CRM, il accompagne depuis près de 20 ans de grandes marques dans leur marketing relationnel et digital. Intervenant à l’ESCP-Europe et à Paris Dauphine, il donne de nombreuses conférences sur les nouveaux enjeux du marketing client. Sa double formation (DESS en Stratégie des Systèmes d’Information et Maîtrise de Philosophie) lui permet d’avoir un regard original sur l’émergence de la société numérique et ses conséquences. Il viendra apporter les résultats d’analyse qu’il a abordé dans son livre récemment paru « La marque face à la révolution client #. Les nouveaux piliers du marketing ».

Erwan GRINGOIRE est le fondateur et dirigeant de l’agence de communication Playgrnd spécialisée dans le content marketing, le digital et la marque. Diplômé de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs à Brest et de l’ESC Toulouse, il est devenu expert des stratégies de marques et du brand content. Il accompagne aujourd’hui, depuis presque deux ans, de grandes marques comme Peugeot, Canal + ou encore Longchamp dans leurs stratégies de communication de marque. Il est également intervenant et enseignant à HEC Paris, Sciences Po et l’ESC Toulouse.

Pascal de BAERE , responsable e-commerce Sarbec Cosmetics , nous apportera son retour d’expériences sur la mise en place d’une stratégie e-commerce au sein de la stratégie marketing.

La conférence sera co-animée par Laurent EVAIN, Consultant Senior et fondateur de l’agence de e-commerce ILOVEWEB, diplômé SKEMA (Promo 2000) qui, en accompagnant de nombreux clients, pour la majorité retailers, est particulièrement au fait des enjeux et écueils à éviter pour les directions marketing et Aurélie DUQUENNOY, consultante associée BeeZ, experte en développement de la clientèle, en marketing d’usage et comportement du consommateur.

Alors n’hésitez pas, inscrivez-vous vite en cliquant ici !  

Aurélie DUQUENNOY

Assisterait-on à un rééquilibrage entre consommateur et distributeur ?

Le terme de « consomm’acteur » est maintenant utilisé depuis plusieurs années, en particulier sur Internet. Il qualifie la personne, le consommateur, qui à la fois reçoit et crée des informations, mais surtout la personne qui reprend la main sur sa consommation.

Le consomm’acteur est bel et bien vivant !

Le développement des hypermarchés dans les années 70 a vu la disparition de la relation directe entre le vendeur et l’acheteur, et donc la nécessité de développer la connaissance du client par les outils de CRM (Customer Relationship Management) qui permettent aujourd’hui aux industriels et distributeurs d’être en possession d’une multitude de données autour du consommateur. On parle même de BIG DATA tellement la quantité de données devient importante.

Cela a forcément un coût, qu’il faut pouvoir justifier dans son ROI (Return on Investment ou Retour sur Investissement), et surtout de nouveaux process à mettre en place pour intégrer ces données dans la définition des stratégies marketing des entreprises…. on est loin du temps du bon vieux panel Nielsen.

Puis le développement des canaux de commercialisation alternatifs (comme l’explique cet article des Echos du 19 juin) retraçant l’évolution de la grande distribution, conjointement à la multiplication des voies de communication avec en particulier l’émergence du web 2.0 et des téléphones mobiles, a redonné le choix au consommateur.

De passif, il est devenu actif, pouvant à nouveau s’exprimer comme il le faisait auparavant auprès de son commerçant de quartier. S’exprimer aussi bien positivement, et partager les « bons tuyaux » avec ses amis, que négativement, et plusieurs marques en ont subi les conséquences lors de commentaires défavorables.

Le client est plus que roi : il est lui-même vendeur de son acte d’achat

Ce mouvement de reprise en main de ses choix, de ses décisions, de ses effets sur les industriels par le consommateur pourrait encore s’accélérer.

En effet, il nous faut observer ce qui se passe actuellement en Grande Bretagne où le gouvernement lance un appel d’offres pour son projet midata, projet permettant au consommateur de s’approprier les données le concernant. Ce qui devrait pourtant sembler naturel…

Comme l’explique l’article du blog Marketing Client, cela permettra aux clients de ré-exploiter ces données et de les valoriser auprès d’autres marques pour qu’elles puissent faire une offre personnalisée au meilleur prix correspondant au profil de consommation.

Cela permettra automatiquement un rééquilibrage entre les marques, les services, et les clients, et donc un assainissement de la relation. La plate forme qui naîtra de ce projet permettra aussi aux consommateurs de choisir les informations qu’ils veulent partager, afin d’orienter les offres qui leur seront faites. C’est le passage du CRM (CUSTOMER Relationship Management) au VRM (VENDOR Relationship Management).

Passer de l’attention à l’intention

J’aime tout particulièrement l’appellation que le journaliste américain Doc Searls donne à ce nouveau mode de relation : nous allons passer de l’économie de « l’attention » à l’économie de « l’intention ». D’une économie où les marques cherchaient à capter l’attention de leur client, les consommateurs vont exprimer leurs intentions d’achat et de mises en contact par les marques. Son interview sur le blog de la Harvard Business Review explique clairement la nuance qui a toute son importance.

Si ce projet voit le jour, nul doute que d’autres pays suivront. Il est donc grand temps pour les entreprises de savoir comment développer son business avec un client digital, avant que ce dernier ne soit maître du jeu des échanges. La relation serait alors réellement déséquilibrée.

Ce que je retiens de ces évolutions est qu’une grande question se pose pour les dirigeants marketing : celle de savoir comment réussir sa stratégie marketing en passant du client au client digital pour continuer à développer son business,  thème qui sera abordé lors de la prochaine conférence Marketing&Business le 22 novembre prochain, à Lille .

Aurélie DUQUENNOY

Portrait de Caroline Valent

« Que l’intention devienne réalité  » est sa devise depuis longtemps.

CVA-150x150Créatrice et développeuse, commerciale et dirigeante, femme et chef d’entreprise…

Depuis vingt ans Caroline construit des projets fédérateurs et générateurs de sens.  Remarquée pour son esprit ouvert et pionnier, elle a participé à la seconde phase de développement d’une marque de crème glacée, grandi aux commandes d’une start-up des télécommunications, lance une activité de centre d’appels en Tunisie, puis en France, pour un grand acteur de la vente à distance. Caroline est de celles (et ceux) qui sont convaincus que le savoir-faire se forge avec l’expérience, que cette dernière donne du sens à la connaissance et nourrit le savoir-être. D’origine méditerranéenne, née à Paris et lilloise d’adoption, sa vie est faite de découvertes et de rencontres. « Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas rencontré des personnes qui osent, bougent, prennent des risques, assument leur différence et donnent avec générosité ».

La vie a voulu qu’elle rencontre Anne Lucie à un moment où rien ne présageait une telle rencontre, qu’un homme décide de la mettre en contact avec Aurélie, pressentant qu’elles avaient des choses à réaliser ensemble, et que Karine décide de parier sur ses idées, inspirée, non par unique intérêt mais en suivant son intuition. C’est avec un œil exercé que Caroline porte un regard sur le monde qui l’entoure.

En créant, BeeZ, une nouvelle génération de cabinet de conseil, elle défend ses convictions professionnelles. En concevant BEEZ&CO, elle contribue au changement en partageant une « intelligence dans le business ».

BEEZ&CO