Tag Archives: management

Réfléchir au mot Talent

A quoi sert le Talent? C’est certainement le résumé de nos échanges suite aux deux rencontres de notre cercle de réflexion de février et mars. La Quadrature du Cercle* a ouvert le débat et tirer différentes ficelles de pensées. Chercher seul à définir le Talent ne semble pas la piste à suivre si nous voulons réfléchir vraiment à cette notion,…à ce MOT utilisé, détourné, galvaudé.
Provoquer la question de son intérêt semblerait plus passionnant en élargissant le champs de réflexion.
Et, Inviter le décideur à partir avec une autre définition du talent pourrait être notre pari de La Journée BEEZ&CO 2014, le 30 juin.
Pour la rencontre#3 du 5 mai 18H, à La Fusée de Skema Business School, nous allons faire évoluer notre approche comme cela avait été évoqué à notre dernière rencontre. 4 bulles de réflexion ont été retenues pour nourrir le débat et avancer sur la question  » A quoi sert le talent? »:
  • La Dimension du Beau/ Passion
  • La question de la Mesure/Méthode
  • L’impact du Contexte/temps
  • La Différence culturelle
D’autres bulles peuvent émerger…avançons déjà sur ces 4 là.
Chaque participant présent ou à distance va contribuer à prouver en quoi le Talent est une question de beauté ou de mesure ou encore de contexte ou enfin d’inter-culturelle. Et cela invitera à la Controverse dans le débat.
RDV le 5 mai…
Ce serait la première fois que tu participes, pas d’hésitation tu es « Bienvenue »
ou
RDV sur La Globosphère BEEZ&CO  pour suivre les échanges voire pourquoi pas y contribuer…à vos commentaires chers lecteurs
Et
*Le nom donné à notre cercle de réflexion BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard: Parce que nous souhaitons avoir une vision globale du monde qui nous environne et chercher la solution d’un problème que nous ne pourrons pas résoudre. La Quadrature du Cercle est une invitation à lâcher ses convictions et partager pour réfléchir ensemble et agir pour le changement.
La Quadrature du Cercle BEEZ&CO

Revue de presse #17

Pour cet entre deux fêtes (Noël et Jour de l’An) , BEEZ&CO vous propose un florilège d’articles et vidéos autour de sujets tels que: l’innovation pour nos entreprises, une innovation « électrique »qui s’appliquera dans de nombreux lieux au service de l’usager, une agence de voyage dédiée aux handicapés inspirée du Japon, Google est-il Big brother?, génération Y et son rapport au travail et quelques réflexions sur notre compétitivité en France…

Bonne lecture …cliquez Ici

La communauté BEEZ&CO

Revue de presse #15

BZCO-LOGO-LCO

Pour entamer votre week-end,  BEEZ&CO a concocté un cocktail d’articles aux sujets variés à lire sans modération: culture et changement dans nos organisations, notre mai 68 numérique est devenu un grille-pain fasciste, des jeux pour changer le monde, des gants clignotants pour éviter les accidents…

RDV vendredi prochain….Bonne Lecture CLIQUEZ ICI

L’équipe BEEZ&CO

Capture-d’écran-2013-12-13-à-10.28.01

Soyons heureux pour sortir de la crise

bonheur_au_travailBien-être au travail, bonheur, optimisme, confiance… sont des sujets particulièrement impliquants en cette période où nous cherchons à combattre la morosité ambiante. Mais pour aller plus loin, « le bien être individuel comme vecteur de performance collective » est une réflexion à laquelle j’invite tous les chefs d’entreprise. Car le bonheur est aujourd’hui un enjeu de société et un enjeu pour nos sociétés.

J’ai rencontré Florence Servan Schreiber, en septembre, dans le cadre d’un congrès sur le Bonheur National Brut. Je vous ai alors parlé de son livre « 3 Kifs par jour » et de son approche de la pensée positive (Quand la science du bonheur s’invite en entreprise). Il y a quelques semaines, j’ai assisté à une table ronde organisée par le CJD de Lille qui souhaite que l’optimisme devienne « un virus contagieux » car « il donne du sens et de la vision »…. Et je me suis alors aperçue, qu’en l’espace de 6 mois, j’ai assisté, participé et rencontré de nombreux intervenants, de tous les horizons, sur le bien-être au travail, le bonheur, l’optimisme, la confiance.

Cet article n’a pas pour vocation d’être exhaustif. Mon sujet est juste de partager avec vous les différentes rencontres et lectures qui m’ont nourrie. Qui sont-ils/elles ?

Vincent Cespedes, un philosophe-écrivain-conférencier des temps modernes. Je l’ai rencontré à trois reprises, chaque fois j’ai été séduite par sa « philosophie appliquée ». Philippe Gabilliet, professeur de leadership à ESCP Europe et auteur de « Eloge de l’optimisme. Quand les enthousiastes font bouger le monde ». Jean Gadrey, président de FAIR forum pour d’autres indicateurs de richesse et participant à la Commission Stiglitz. Alexandre Jost, fondateur-animateur du Think Tank La fabrique Spinoza (Think Tank dmaîtrise deu bien-être citoyen). Hervé Serieyx au parcours impressionnant et orateur incroyable sur le thème de la confiance. Jean-Paul Delevoy, président du CESE et auteur de « Reprenons-nous ». Et Daniel Cohen, remarquable économiste dont je vous conseille « Homo economicus, prophète (égaré) des temps nouveaux ».

bonheur

Le bonheur, objet de toutes les attentions de la part des dirigeants du monde

L’Organisation des Nations Unies vient de proclamer le 20 mars, Journée Internationale du Bonheur. Une résolution dans la lignée de celle du 19 juillet 2011, où elle invitait les Etats membres à faire du  « Bonheur, une approche globale du développement ».

Et en janvier, le Forum de Davos a fait de son thème central le « Dynamisme résilient » que certains ont traduit par « le bonheur dans l’économie ». Un thème révélateur de l’optimisme naissant.  Il exprime, de fait,  la capacité de s’adapter aux contextes changeants, résister aux chocs soudains et rebondir tout en continuant à poursuivre  des objectifs critiques.

Nous aurons l’occasion de revenir sur cette notion sur laquelle lAtelier de Co-réflexions a choisi de se pencher cette année. En attendant et pour aller plus loin, je vous invite à regarder Geopolitis : Économie : y a-t-il un dynamisme résilient ?.

L’économie du bonheur trace le chemin pour sortir de la crise

Pour certains, l’économie du bonheur (ou économie positive) est à contre-courant en période de crise. Je rejoins Alexandre Jost pour qui, a contrario, elle est le chemin pour sortir de la crise. Car le bien-être des collaborateurs est un vecteur de performance économique pour l’organisation.

Dans son rapport (téléchargeable ici) la Fabrique Spinoza encourage à se saisir du bien-être comme vecteur de transformation économique positive des organisations.

Le Think Tank, s’appuyant sur de très nombreuses études et recherches en psychologie positive, économie, sociologie, neurosciences… amène à réfléchir sur les leviers du bien-être et d’épanouissement d’un individu pour stimuler sa performance individuelle au sein de l’organisation et donc la performance collective de celle-ci.

Ces études établissent clairement le lien entre bien-être et performance. « La performance du collaborateur épanoui est augmentée grâce à une meilleure santé, un plus fort engagement, un comportement avéré de coopération, une faculté plus développée d’innovation mais aussi une plus grande efficacité. Ces facteurs combinés, on observe bien une meilleure performance globale de l’individu qui se sent bien (salaire plus élevé, responsabilités accrues, meilleures évaluations et récompenses ou promotions) ».

Il ressort également des études que les entreprises plus performantes socialement le sont aussi économiquement. Et également qu’il existe un lien neuroscientifique entre bien-être et performance. « Ainsi, Fredrickson, selon son principe « Broaden and build » (« Elargir et construire ») montre qu’un individu qui se sent bien voit son champ de conscience et ses facultés élargies. D’autres modèles de l’esprit humain suggèrent également une meilleure performance de l’individu lorsqu’il se sent bien, comme le modèle du «Flow» (expérience optimale) de Csikszetmihalyi ou celui du «Aimer et travailler » de Freud. »

Si l’on pousse quelque peu la réflexion, la fabrique Spinoza n’est pas seule à tenir ce discours. Joseph Stiglitz disait que nos dirigeants sont comme des capitaines de navire dont la boussole n’indique plus le bon cap.  Et que mettre en œuvre des indicateurs de bien-être, tant au niveau national que des organisations, permettrait de dessiner un chemin pour sortir de la crise.

En 2008, Joseph Stiglitz  présida la Commission Stiglitz, « Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social », créée à la demande de Nicolas Sarkozy afin de développer une « réflexion sur les moyens d’échapper à une approche trop quantitative, trop comptable de la mesure de nos performances collectives ».

« Homo economicus, prophète (égaré) des temps nouveaux »

Daniel Cohen a fortement animé la réflexion sur le bonheur ces derniers mois, avec son livre Homo Economicus.

A la question: « Comment construire une société épanouissante pour les individus ? », Daniel Cohen arrive à la conclusion que c’est dans le bonheur collectif que l’Homo Economicus s’épanouit. Il prend comme référent l’Amérique des années 60, où l’individualisme compétitif allait de pair avec un sens fort de la communauté. Cette conviction, quelques patrons la partagent aujourd’hui en appliquant des techniques de management différentes, où la compétitivité individuelle est moins valorisée que la capacité à enrichir le travail d’une équipe.

Dans son interview, en date du 3 septembre 2012, à la question  « Comment sortir de la crise et retrouver le goût du bonheur ? » il répond « Il semble clair qu’une société postmatérialiste, affranchie des contraintes de la nécessité, ne naîtra pas toute seule, quel que soit le niveau de prospérité que nous projetons d’atteindre. A nous de la fabriquer en ne nous laissant pas impressionner par le néolibéralisme, en revalorisant l’idée de coopération par rapport à celle de compétition. N’ayons pas peur de nos institutions publiques, écoles, hôpitaux ; réenchantons le travail en faisant confiance au syndicalisme ; faisons avancer l’idée européenne, en apprenant les langues, en augmentant les échanges scolaires… Si la source de nos malheurs vient de la très grande difficulté à se projeter soi-même dans le futur et à gérer les rapports interindividuels, alors nous avons plus que jamais besoin de corps intermédiaires, de règles communes et d’institutions qui nous aident à prendre les décisions les plus difficiles et à orienter nos destins. »

Regards croisés du philosophe et du politique

Jean-Paul Delevoye et Vincent Cespedes participaient au congrès du CJD. J’ai trouvé les propos de J.P. Delevoye d’une grande clairvoyance. Et Vincent Cespedes a apporté une prise de hauteur et un recul intéressants.

Jean-Paul Delevoye : Nous somme dans un monde en métamorphose. Et dans ce monde où les repères vacillent, l’entreprise hérite d’un rôle nouveau : celui d’apporter confiance, lien et sociabilisation à chacun. Pour cela, il est indispensable de construire une communauté d’intérêt. Les salariés veulent et doivent devenir des co-producteurs de l’entreprise, car c’est elle qui assure leur futur. Et c’est en devenant co-producteurs de l’entreprise, qu’ils deviendront acteurs du monde.

Il faut quitter la posture de la conflictualité pour adopter la posture de l’empathie du dialogue et de la co-construction. Nous devons quitter la société de la performance pour celle de l’épanouissement. Et dans cette période de transition, il est extrêmement important de retrouver le sens de l’aventure, de l’enthousiasme et de l’optimisme.

D’après Vincent Cespedes, l’optimisme est la confiance en la vie et la croyance que les choses sont toujours améliorables. « Je » peux améliorer l’état des choses pour tendre vers l’optimal. Pour cela, nous devons mettre les énergies en commun, créer des synergies actives. Alors ensemble, on pourra atteindre quelque chose de mieux, de meilleur.

L’optimisme est pour cela corrélé à l’ambition d’améliorer l’état du monde. Une ambition que chaque créateur d’entreprise porte en lui.  Le créateur d’entreprise doit donc chercher à améliorer les choses de telle sorte que cela soit plus humain, plus rentable, plus performant, plus beau, plus enthousiasmant !

L’optimisme c’est  aussi la capacité de se dire que l’impossible peut devenir possible. Et c’est un sport collectif, car le plus grand moteur de l’optimiste ce sont les autres. Il ne peut y avoir d’optimisme sans partage.

EntryBlob

Toute crise, et a fortiori la rupture que nous vivons, est un moment d’interrogation profonde. Je pense que le doute nous motive et nous aide à avancer. Et de nos réflexions découleront des actions, une co-construction qui créera un monde meilleur.

Cette conviction que nous allons vers quelque chose de mieux est l’expression de mon optimisme à moi. Elle a présidé la co-construction, il y a un an, de BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard. Votre présence aujourd’hui, votre implication, vos retours… nous confirment que nous voyons juste et que la communauté BEEZ&CO est sur le bon chemin.

Pour aller plus loin :

  1. C’est quoi le bonheur ?
    Je vous invite à découvrir les différentes visions du bonheur répertoriées par la Fabrique Spinoza.
  2. André Comte-Sponville : travail, bonheur et motivation.
    Dans cette interview, ici, il aborde la question du management et de la génération Y. Un sujet qui fait écho à divers articles de notre blog : Génération Y, réussir sa vie avant de réussir dans la vie – Pouce en l’air pour Michel Serres – La Petite Poucette ou encore Génération Y, question d’âge ou de comportement ?
  3.  La Charte des valeurs Google : ici
  4. Les 5 facteurs qui favorisent le bonheur dans les entreprises. FastCompany a publié récemment un article sur les Secrets des compagnies les plus heureuses aux États-Unis. Ces 5 facteurs sont la raison d’être, la reconnaissance, l’intégration travail/famille, l’amélioration continue et l’être humain avant le travailleur.
    Retrouvez l’article ici.
  5. Et enfin, L’éloge de l’optimisme de Philippe Gabilliet, pour donner envie d’en être.
    J’ai quitté la présentation de Philippe Gabilliet dopée comme généralement après une conférence TED.  Ayant retrouvé son intervention sur le net, je la partage avec vous ici. Vous pouvez également revoir la vidéo que Caroline a posté en début d’année La chance, facteur de réussite ?

Karine LAFONTAINE

Sources et images : http://neosconsulting.unblog.fr/2011/12/27/le-bonheur-en-entreprise/, http://pumi.blog.free.fr/index.php?post/2011/05/10/Au-Luxembourg%2C-des-brochures-pour-aller-mieux-au-travail, http://www.abcdetc.com/bcomme/?p=3322, http://www.coach-travail.com/aimer-son-travail-pour-etre-heureux/ http://www.eurac.edu/en/newsevents/events/newsdetails.html?entryid=113601

Le temps… ami ou ennemi ?

Comme je partage avec vous, parfois, des vidéos qui m’interpellent… Aujourd’hui, j’espère vous donner envie de lire un article de Julien Lucas à propos de la gestion du temps… Vaste sujet, n’est-ce pas ?

Comment gérer au mieux notre temps ?  Arriver à faire tout ce que nous « devons » faire, en ayant parfois du mal à faire ce que vous « voulons » faire… Où trouver le point d’équilibre ? Comment ne pas devenir esclave du temps qui passe ? La gestion du temps peut-elle devenir un piège qui nous prive de liberté ?

Et si nous privilégions la qualité plutôt que la quantité ? Et si nous rendions le temps magique plutôt que logique ? Et si le temps était là pour nous servir ?

« La gestion du temps : comment peut-elle éroder notre vitalité? » m’a inspiré.

J’espère que cela vous donnera quelques clés si parfois, vous aussi, vous avez l’impression qu’une journée n’est pas assez longue !

Merci Julien Lucas :)

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

 

Pourquoi le partenariat BEEZ&CO et Iteem – 2 ème regard

Nous avons partagé l’interview de Caroline Valent, une des initiatrices du projet communautaire BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard, sur le partenariat entre ce dernier et l’ITEEM. En résumé c’est un projet innovant qui ose impliquer de futurs managers en fin d’études. Pour Caroline Valent leur implication dans le cercle de réflexion de BEEZ&CO, La Quadrature du Cercle, offre un nouveau regard, celui de douze individus d’une vingtaine d’années bientôt diplômés manager ingénieur entrepreneur. Aujourd’hui nous vous proposons de partager le regard de Pierre Daniel, Directeur adjoint de l’Iteem.

Qui a fait la démarche du partenariat entre l’ITEEM et BEEZ&CO?… Au départ Caroline Valent s’était rapprochée de moi pour voir ce que je pouvais apporter à la réflexion qu’elle menait dans le cadre de BEEZ&CO et en quoi je pourrais être un des contributeurs  en tant que chercheur, professeur autour de certaines problématiques: une nouvelle manière de regarder le business; un business sous un autre regard. Caroline me sait très sensible aux thématiques originales, innovantes: aspect de complexité, vision du monde comme un système. Ce sont des approches qui sont en compatibilité avec ce qu’elle fait, avec les réflexions qu’elle mène. Ensuite on a travaillé ensemble plusieurs semaines, plusieurs mois. On a appris à se découvrir, à échanger et on s’est rendu compte qu’on avait une très grande compatibilité de point de vue et qu’on pouvait se rendre service, l’un et l’autre dans cette réflexion.

A un moment donné, au bout de quelques mois je me suis rendu compte que ce que je pouvais apporter méritait de l’être en intégrant les étudiants avec lesquels je travaille. Je pouvais apporter des réflexions autour de champs théoriques, des nouveaux outils, de nouvelles manières de percevoir la gestion d’entreprise dans des approches un petit peu iconoclastes. J’aime faire cela avec des étudiants, je trouve que c’est un public qui est capable d’être créatif, décalé, dérangeant tout en étant structuré et tout en apportant une connaissance de fond. C’est à partir de là que j’ai exprimé le fait que ce serait peut être une bonne idée de faire intervenir les étudiants de l’Iteem, de les faire travailler dans la durée, car c’est le seul engagement que je pense pertinent, et d’aller un cran plus loin, de réfléchir à cet engagement comme un partenariat. Caroline a tout de suite dit oui à l’idée de lancer ce partenariat.

Est-ce que l’objectif initial du partenariat a évolué ?… Comme toute idée un peu innovante et qui se construit en marchant, forcément elle évolue, mais pas dans l’idée. Au départ, l’idée était d’amener l’expertise (en cours de développement) d’étudiants avec leur approche, comme je disais, iconoclaste, un peu décalé, un peu poils à gratter. Le but était aussi d’amener ce côté académique qu’ont les étudiants, c’est une partie de votre enseignement d’acquérir ce coté académique. Avant que vous sortiez de votre école, il est important de le confronter à des réflexions, des problématiques et des enjeux d’assez haut niveau en entreprise. Non pas par l’intermédiaire d’un stage mais par l’intermédiaire d’un travail différent et donc vous mettre en situation de côtoyer des dirigeants et de vous mettre en situation de devoir leur apporter quelque chose. Cet apport est notamment une maitrise théorique de problématiques qu’ils ne peuvent plus avoir parce qu’ils n’en ont plus le temps. Tout cela n’a pas changé, la seule chose qui va certainement évoluer, c’est la façon dont on va tout organiser. Nous ne savions pas exactement si nous intégrerions uniquement les cinquièmes années ou d’autres années de l’Iteem. Moi j’aimerais y intégrer d’autres personnes mais il vaut mieux commencer par des petits groupes et par des gens qui ont déjà une maitrise assez avancée. Nous allons aussi faire évoluer le partenariat en fonction des réussites et des échecs. Si on voit que la formule ne fonctionne pas, on la corrigera. L’idée c’est vraiment de vous mettre au cœur de cette réflexion entre le monde académique qui se doit d’avoir une expertise pour l’entreprise et le monde professionnel qui évidemment a la pratique mais qui se doit aussi de faire un pas vers les nouvelles tendances qui sont souvent des nouvelles tendances théoriques.

Pourriez-vous préciser l’apport que peut avoir BEEZ&CO sur les élèves de l’Iteem, et inversement ?

Je crois profondément dans le fait que le contact est nécessaire entre des étudiants et des entreprises, entre des jeunes et des moins jeunes, entre une nouvelle génération avec des idées qui n’ont pas de contraintes et une génération en place qui a du pouvoir et des idées et qui sont forcément contraints par la réalité. Je pense donc que confronter ces deux mondes est primordial. Ces deux mondes se confrontent finalement dans une situation bien particulière: les stages, et assez exclusivement à travers eux. Je pense que ces stages sont des choses absolument nécessaires et extrêmement efficaces mais ça ne répond pas à une problématique qui est de permettre, aux deux mondes, de réfléchir ensemble autour de thèmes stratégiques. Je crois que c’est assez rare que dans le cadre d’un stage on réfléchisse et agisse ensemble dans le cadre d’une réflexion plus stratégique. On est plutôt dans une mission plus opérationnelle. Là, l’idée est de pouvoir vous confronter dans une réflexion plus stratégique, par exemple autour d’une nouvelle manière de s’organiser, d’une nouvelle manière de penser la stratégie, d’une nouvelle manière d’agir ensemble ou pas dans l’entreprise. Ça ne veut pas dire que parce que c’est stratégique, ça n’est pas pratique, bien au contraire, c’est plus stratégique, à un plus haut niveau. Ça ne peut pas être fait dans le cadre d’un stage et je pense que ça doit être fait dans un autre cadre.

En disant cela, je réponds, d’une certaine manière, à la première question: qu’est-ce que peut apporter BEEZ&CO? Elle peut justement apporter cette condition de confrontation. BEEZ&CO est  capable par son expérience, par ses contacts, par sa capacité à mettre les gens du monde de l’entreprise en contact mais aussi par sa capacité à être à l’écoute de mondes qui ne sont pas les mondes de l’entreprise ; le monde des chercheurs, des étudiants. BEEZ&CO est capable de faire ce lien en amenant le monde de l’entreprise avec les vrais problèmes de l’entreprise formulés de façon intelligente, intelligible, originale pour que vous puissiez y répondre.

Qu’attendez-vous de ce partenariat ?… Trois choses mais à des niveaux extrêmement différents. Je vais aller de l’élément le moins engageant mais très pragmatique à l’élément le plus engageant, à plus long terme. Tout d’abord  j’aimerais que cela puisse faire connaître l’Iteem et l’excellence de votre profil sous un angle différent. Pas parce que vous êtes des diplômés qui se placent bien, qui avaient des bons salaires et des bons jobs, ni parce que vous êtes des titulaires du baccalauréat que l’on recrute à un haut niveau. Non, pour une autre raison, parce que vous êtes des contributeurs d’une réflexion importante aujourd’hui dans le monde économique. J’aimerais que l’Iteem soit contributeur de cela. C’est un premier point, que ça amène de l’image, de la reconnaissance sur quelque chose de factuel, d’original et de haut niveau.

Dans un deuxième temps, je souhaite que cela apporte pour vous, mais aussi pour moi, une maitrise plus grande encore des problématiques pratiques de l’entreprise. Des problématiques d’avenir et donc éminemment stratégiques. Quand je parle de problématiques pratiques je parle de problématiques du quotidien, en contact avec la performance de demain, avec le mode d’organisation d’aujourd’hui et celui de demain. Il ne faut pas être déconnecté des problématiques pragmatiques mais être en revanche au sein de réflexions plus stratégiques. Voilà, je pense que cela peut apporter énormément pour votre développement, votre connaissance et votre capacité de demain à être de bien meilleurs managers. A moi aussi ça m’apporte, être capable d’être un expert académique, un chercheur qui n’est pas déconnecté dans sa tour d’ivoire, mais qui est au contact direct de la formulation des problématiques stratégiques de l’entreprise.

Dans un troisième et dernier temps, bien qu’il faille rester humble, c’est un enjeu que l’on se donne et une forme de promesse à laquelle on espère répondre. C’est contribuer à une nouvelle manière de faire dans les entreprises et contribuer au fait que quelques entreprises, quelques grandes organisations changent leurs manières de faire parce qu’on aura pu être à leurs cotés et qu’on aura été un élément de ce changement.

Souhaitez-vous élargir ce partenariat ?… A priori la réponse est bien évidemment oui. Moi en tout cas j’ai le désir que ça puisse prendre une forme plus large, n’oublions pas les trois promesses que l’on a données : faire connaitre l’Iteem, vous permettre de vous développer et développer votre profil et enfin contribuer au développement des entreprises. Donc on va d’abord commencer de façon pragmatique par ce qui est faisable et il faudra saisir les opportunités si cela fonctionne bien. Il faudra élargir le travail à condition que l’élargissement lui permette d’être plus efficace.

Une fois cela dit, j’aimerais revenir sur un point qui a été formulé. Je fais ce partenariat dans le cadre de l’Iteem en tant que cursus de Skema Business School, c’est-à-dire que vous êtes des étudiants de l’Iteem et que moi je représente Skema. Parmi tous les étudiants qui sont en contact avec moi, par exemple des étudiants de Master spécialisés, de Master of Science en Project and Program Management, de première et deuxième année de Skema, j’ai fait le choix de travailler avec vous, étudiants de l’Iteem cursus classique, pour différentes raisons. La première c’est que vous êtes un plus petit groupe auquel je pouvais accorder et passer plus de temps pour vous accompagner et vous amener à réfléchir. Comme je l’ai déjà dit, je pense que ce travail va devoir s’élargir. Dès cette année avec les quatrièmes années, je vais tenter quelque chose, pas dans le cadre du partenariat mais en tout cas je vais tenter quelque chose qui pourrait être inclus dans ce partenariat. De toute évidence et très probablement dès l’année prochaine avec les étudiant qui sont en MSC, cet élargissement aura lieu. Il est vrai que je suis assez sensible aux capacités que vous avez, vous étudiants de l’Iteem, cette maitrise de l’ingénierie et du management que vous connaissez bien. Cette maitrise m’est utile parce que les thématiques que l’on traite autour de l’innovation, des écosystèmes, des nouvelles manières de penser le business, nécessitent d’avoir une compréhension de ce qu’est la technologie actuelle et de ce que sont les problématiques d’ingénierie. Je pense donc que vous êtes un public qui est parfaitement adapté.

Vous voyez, je pense que ça va se développer à l’Iteem mais d’abord faisons cela correctement.

Selon vous, qu’est-ce qui pourrait faire office de performance concernant ce partenariat ?… Tout d’abord, l’objectif de ce partenariat est de démontrer que des étudiants de l’Iteem pilotés par moi, professeur, chercheur de Skema, forment un groupe de réflexion capable d’apporter quelque chose lorsqu’il s’engage dans un projet tel que celui de BEEZ&CO. Donc, le premier élément de satisfaction sera de voir dans quelles mesures les retours des entreprises, des dirigeants que vous aurez côtoyés, auxquels nous aurons apporté notre contribution par l’intermédiaire d’interviews, de synthèses de réflexion, diront que ça aura été bénéfique, utile et qu’ils aimeraient continuer cette approche. Deuxième chose, vous allez aussi apporter des livrables, des résultats tangibles à une autre communauté et pas uniquement celle des entreprises concernées mais aussi la communauté des chercheurs et experts qui travaillent dans «La Quadrature du Cercle» (c’est à dire aux côtés de Caroline Valent, j’en suis un membre). Nous allons leur apporter des éléments de synthèse, des pistes de réflexions, des angles d’analyses qui je pense leur seront très utiles. J’aimerais voir aussi dans quelle mesure ils nous diront que ça leur à été utile ou pas. Le dernier objectif, c’est de voir dans quelles mesures vous estimerez que cette expérience vous a apporté quelque chose dans votre apprentissage personnel.

Vous l’avez dit, vous êtes un membre de La quadrature du Cercle, est-ce que ce partenariat renforce votre engagement ?… Oui et plus que d’une certaine manière bien évidemment. Aujourd’hui j’ai, comme beaucoup de personnes qui sont un peu passionnées par ce qu’elles font, assez peu de temps pour faire tout ce que je voudrais faire. Je suis donc obligé de faire des choix. Et lorsque je fais un choix, je suis obligé de me dire que c’est celui qui m’intéresse et qui m’apporte quelque chose et que si je fais ça et pas autre chose, il faut que ça puisse avoir une contribution importante.

Donc du coup pouvoir s’engager personnellement en tant que chercheur dans une réflexion avec BEEZ&CO, pouvoir m’engager avec vous à travers des cours et vous donner du temps, me dire que cet engagement avec vous m’est utile et pouvoir vous demander de vous engager en vous accompagnant auprès d’une démarche plus large qu’est ce partenariat a du sens. Tout le temps que je vais passer: pour moi, même dans mon activité de chercheur, avec vous dans mon cadre d’enseignement et avec BEEZ&CO dans le cadre du partenariat me permet de contribuer à un objectif commun en dépensant plus d’énergie et en me donnant plus de chances que cet objectif aboutisse. Oui cette implication a du sens.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ou revenir sur un point abordé ?

Oui. Je l’ai déjà peut être un petit peu dit mais je pense que cette initiative qui débute de façon très limitée (12 étudiants) avec un engagement pas encore trop voyant a beaucoup de sens pour moi, dans ma fonction de directeur adjoint de l’Iteem. Je représente Skema Business School qui a une expertise assez forte autour des grands projets complexes mais aussi sur ce qu’on appelle le management entrepreneurial, c’est-à-dire gérer de façon plus entrepreneuriale, plus innovante. Cette expertise doit être visible et doit être reconnue et je trouve que c’est symbolique, intéressant d’utiliser la plateforme de l’Iteem qui est un programme de Skema mais un programme décentré. C’est intéressant d’aller chercher ces étudiants qui ont eux-mêmes un profil innovant, décalé, parfaitement en cohérence avec la logique de la complexité des nouveaux défis, la complexité d’innovation, du management entrepreneurial. Aller vous rechercher c’est quelque chose de symbolique et qui a du sens.

Ce partenariat est construit sur l’expertise de Skema, notamment la mienne autour du management, autour de la complexité du développement d’affaires, du management entrepreneurial. Il est construit sur un profil innovant d’ingénieur qui a une dizaine d’années. Il est temps que cette excellence commence à être reconnue sous un angle différent que sous un angle enseignement et diplôme. C’est un angle et une contribution différents et je crois profondément dans le fait que les écoles ne sont pas uniquement des pourvoyeuses de diplômés, elles sont des pourvoyeuses de valeurs ajoutées, de têtes pensantes, de jeunes professionnels qui sont déjà capables d’apporter à l’économie avant de sortir. Certains vont apporter en créant des entreprises avant d’être sortis, quel magnifique exemple ! D’autres doivent pouvoir apporter en contribuant à la réflexion et à la mise en œuvre de nouvelles pratiques dans les entreprises avant de sortir.

Finalement il est quasiment impossible de le faire si on ne le fait pas sur un mode qui ressemble à celui-là. Donc on va tester ce mode-là. Le stage c’est un autre mode. Ce mode-là est nouveau, original. C’est une nouvelle manière de promouvoir ce que Skema a envie de faire, innover dans la manière de développer les étudiants, de penser à ce qu’ils font, de construire leurs avenirs, leurs expertises. Puis s’appuyer sur un profil comme le vôtre c’est quelque chose qui a du sens et qui doit être médiatisé sous cet angle-là. Sous l’angle de ce partenariat et de cette excellence.

Arthur, Côme, Clément, Gaël

 

Pourquoi le partenariat ITEEM et BEEZ&CO ? – 1er regard

Dans le cadre du partenariat entre l’ITEEM et BEEZ&CO, nous, Arthur, Clément, Côme et Gaël, quatre élèves de cinquième année de l’ITEEM, vous proposons l’interview des deux protagonistes principaux de cette collaboration, Pierre Daniel et Caroline Valent. Ils se sont prêtés au jeu en répondant à nos questions. Ce genre de partenariat, associer un projet communautaire sur des questions de réflexion stratégique sur nos organisations et leur création de valeur, est une nouveauté au sein de l’ITEEM. Il s’intègre dans les actions réalisées par La Quadrature du Cercle, que nous rejoignons par la même occasion en tant que futurs managers.
Pour commencer nous partageons avec vous les réponses de Caroline Valent à nos questions.

Qui a fait la démarche du partenariat entre l’ITEEM et BEEZ&CO ?

J’ai d’abord rencontré Pierre Daniel, car j’étais à la recherche de différentes personnes qui avaient des contenus de recherche assez poussés. J’ai connu Pierre par l’intermédiaire d’Isabelle Decoopman, tous les deux travaillant à Skema Business School. Avec Pierre, on a passé quelques moments à discuter sur le projet BEEZ&CO.  En échangeant, l’idée est venue naturellement. Pierre a trouvé intéressant de pouvoir utiliser l’ITEEM pour aider BEEZ&CO, mais surtout d’utiliser BEEZ&CO pour apporter un projet innovant dans le cadre de l’ITEEM. C’est donc plutôt Pierre qui a été à l’initiative, car il connaissait les enjeux pédagogiques qui l’intéressaient, mais c’est au final le fruit de plusieurs conversations à deux qui a donné naissance à ce projet concret.

Selon vous, qu’est-ce que les élèves de l’ITEEM peuvent apporter à BEEZ&CO?

Déjà vous pouvez apporter un œil neuf, car vous êtes une jeune génération, du haut de votre vingtaine d’années. Vous avez tout à découvrir du monde du business. Vous vous en faites une idée, un rêve, voire un fantasme. Vous avez des convictions parfois déjà bien arrêtées de jeunes adultes qui ont des croyances … donc vous avez cette capacité à challenger tous les sujets avec beaucoup de sincérité, et sans a priori. Il sera intéressant de voir comment vous allez vous approprier le projet, car vous êtes douze, donc douze sensibilités différentes. Vous allez nous challenger, créer de la controverse, interpeller, faire découvrir des choses que l’on n’avait pas vues … Parmi ceux auxquels BEEZ&CO souhaite s’adresser, il y a tous les futurs managers, donc le fait que vous participiez nous permettra de nous enrichir (mutuellement) sur « comment peuvent-ils réfléchir sur ces sujets de changement de paradigme ?»

Avec notre participation, des choses ont-elles changé depuis que nous sommes rentrés dans le projet ?

Actuellement nous sommes au début de votre participation. Il va se passer des choses dont on ne soupçonne pas toute la teneur. Vous nous avez déjà fait changer. Le fait de travailler avec douze étudiants, cela nous oblige à faire évoluer notre organisation et intégrer le groupe que vous êtes. On doit réfléchir à un plan d’action que l’on n’avait pas imaginé il y a six mois, au sein de BEEZ&CO. Il y a donc un projet dans le projet. Aussi, Pierre et moi sommes obligés de réfléchir à comment vous amener à ce que nous visualisons comme « résultat », tout en vous faisant rentrer dans le projet global.
La deuxième étape dépend de vous. Vous allez faire réagir un public de décideurs. En rentrant dans le projet, vous allez produire un autre effet. Lors de la restitution du 5 avril, tout ce que vous aurez réalisé nous sera présenté : votre recherche et documentation et les retours d’avis du panel de décideurs que vous aurez fait réagir lors des focus groupe que vous êtes en train d’organiser.  Vous aurez mûri et vous allez nous faire mûrir … Donc dans deux mois on aura encore changé, à mon avis !

Inversement, qu’est-ce que BEEZ&CO peut apporter aux élèves de l’ITEEM ?

BEEZ&CO c’est une organisation « nébuleuse », qui sort du cadre dans lequel vous vivez depuis des années, un cadre structurant, dans lequel on vous inculque une connaissance de modèles économiques et d’entreprises assez établis. Avec BEEZ&CO on vous « oblige » à travailler sur un projet qui n’est pas une entreprise, un centre de profit, une solution technique,… ça vous demande donc un effort comportemental qui fait appel à vos réflexes intellectuels et philosophiques. Je pense que l’intérêt vient de l’opportunité que chacun d’entre vous peut saisir pour pousser la réflexion, sur des sujets qui ne sont pas naturellement les vôtres. Quand, à chaud, on a échangé sur le thème Ecosystème, on s’est bien rendu compte avec Pierre que ce n’était pas forcément un élément de réflexion qui occupe vos pensées. On constate que ça vous oblige à puiser des idées qui sortent de votre quotidien et de vos préoccupations d’étudiants manager-ingénieur-entrepreneur. C’est cette ouverture qui nous intéresse, la manière de vous approprier le sujet avec audace. L’enjeu de BEEZ&CO est que chaque individu donne au thème 2013 un autre regard. Donc il n’y a pas qu’un seul angle de réflexion mais plusieurs. Cela vous oblige à travailler votre capacité de vision stratégique.

Quel est l’intérêt, la finalité de ce partenariat ?


logo bcDans l’esprit BEEZ&CO, ce qui est important est d’enclencher le mouvement. Chaque personne qui rentre dans le projet impulse quelque chose de nouveau. Même si vous n’avez pas choisi par vous-même de rejoindre le mouvement BEEZ&CO, au final vous allez contribuer à générer une réflexion et une action concrète. Ce qui nous intéresse est la façon dont vous allez vous approprier le projet BEEZ&CO et le résultat que vous nous proposerez pour l’action qui vous est demandée. Vous allez générer un processus dynamique, une nouvelle énergie, et donner un autre regard. L’intérêt du partenariat est d’associer deux visions innovantes, celles de l’ITEEM et celle de BEEZ&CO, au travers de votre implication. Avec Pierre, nous avons pensé qu’il était pertinent de concrétiser ce que BEEZ&CO veut défendre, dans un contexte étudiant, au travers d’un diplôme qui cherche à démontrer que les profils de futurs manager sont formés à l’innovation au sens complet du terme.

Ce que nous vous proposons, via l’ITEEM, c’est d’avoir des clés pour être de futurs créateurs d’entreprise, innovants, avec un regard nouveau du monde… Si vous décidiez de prendre cette voix. Nous imaginons que vous deveniez « provocateurs » de choses différentes. En associant BEEZ&CO à l’ITEEM, nous contribuons à votre ouverture dans ce sens-là, aller au delà des « carcans ». C’est un peu la même idée qu’avec vos stages à l’international … sauf que l’on n’a pas besoin de se déplacer pour développer ses idées !

Souhaitez-vous que ce partenariat perdure dans le temps ?

Oui. Chaque année on va choisir un thème. Par exemple l’écosystème, que nous traitons cette année est un thème tellement large qu’on peut tirer la réflexion pendant dix ans. Ce n’est qu’en fait un prétexte pour le décliner. Et à observer la manière dont vous appréhendez le sujet, on constate qu’à douze cerveaux on a douze approches complètement différentes. Cette diversité de pensées « réveillées-révélées » tous les ans est une belle perspective de capacité de renouveau.

Lors du bilan du 5 avril que nous partagerons ensemble, vous nous ferez part de vos recommandations pour l’année prochaine. Vous nous ferez sans doute part de vos idées, de vos conseils. Devons-nous construire le programme de la même manière ? Quelles nouvelles idées pouvons-vous retenir ? Avec Pierre nous souhaitons travailler dans la durée. On voudrait que cela « inspire », que cela donne envie à d’autres universités ou écoles. L’idée n’est pas de dupliquer un modèle unique, mais de provoquer des rencontres avec d’autres étudiants. Avec l’ITEEM, l’idée est de contribuer à mettre en avant cet enseignement innovant qui produit des profils différenciants.

Pensez-vous étendre ce partenariat avec d’autres écoles et/ou d’autres promotions de l’ITEEM ?

Pierre est plus avisé sur ce sujet.
Mon sentiment, cependant, est que la fin de votre parcours au sein de l’ITEEM semble le moment où l’on peut peut-être se permettre d’être sur ce genre de mécanique d’ouverture et de créativité, à la suite de votre stage à l’étranger en quatrième année. Mais il n’est pas idiot de réfléchir à la manière d’intégrer ce type d’opportunité de réflexions dès la première année du cursus.
Cela peut aussi donner des idées. Entreprendre ce n’est pas que créer une boîte, cela peut aussi être créer une association, un projet, car on a des convictions etc … J’ai le sentiment que pour le moment cela concernera les étudiants qui se préparent à la vie active.
Au-delà de l’ITEEM, je trouverais intéressant qu’il y ait d’autres universités/écoles qui utilisent le projet BEEZ&CO en l’adaptant à leurs objectifs pédagogiques. Le champ des possibles est ouvert !

Avec quelles finalités considéreriez-vous ce partenariat comme une réussite ?

Tout d’abord la manière dont vous allez prendre possession du projet. C’est intéressant de vous voir évoluer intellectuellement et sur le plan comportemental. Même si ce n’est qu’à la fin du programme qu’on pourra apprécier le travail réalisé. C’est avant tout l’appropriation que vous aurez individuellement et en groupe qui dessinera la réussite de cette initiative. Par exemple, la vidéo d’une minute trente que vous devez réaliser pour promouvoir ce qu’est BEEZ&CO fera apparaître ce qui vous aura marqué, touché, et intéressé pendant deux mois. Nous regarderons votre vision, votre vécu. 1 mn30 pour vous exprimer, imposer votre « patte» personnelle.

Du point de vue BEEZ&CO, ce sera réussi parce que vous nous aurez fait avancer sur le sujet de réflexion de l’année : l’écosystème.  Vous nous aurez apporté un éclairage. Vous nous aurez aidé à challenger l’approche intellectuelle que nous développons pour les Ateliers Controverses du 2 juillet.

Arthur, Clément, Côme et Gaël

Inviter à la Controverse sur le thème écosystème


Journée BEEZ&CO 2012C’est l’invitation que nous donnerons le 2 Juillet 2013 lors de la seconde Journée BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard.

La Quadrature du Cercle pousse la réflexion pour enclencher le mouvement 

Depuis fin 2012La Quadrature du Cercle, notre cercle de réflexion composé de «penseurs réalistes » aux sensibilités différentes s’élargit. Chefs d’entreprise, dirigeants, scientifiques, intellectuels, chercheurs, consultants, experts… nous sommes  désormais plus de 45 personnes à croiser nos pensées, nos connaissances, nos expériences sur le thème choisi de l’année. Le cercle de réflexion travaille sur un principe d’échanges et de coproduction en déclinant les sujets autour du thème choisi. Le fruit de ce croisement de regards est ce qu’on aime appeler « la Connaissance par la réalité »La Quadrature du Cercle crée l’émulation intellectuelle afin d’enclencher le mouvement au travers de ses Ateliers : les Ateliers de Co-Réflexions et les Ateliers de Controverses.les  penseurs réalistes 2013


Les Ateliers de 
Co-Réflexions : une invitation à la conversation

C’est un rendez-vous mensuel donné tout au long de l’année. Dans une démarche d’ouverture, d’échanges et de partage, les penseurs réalistes poussent leur(s) réflexion(s) et se nourrissent de celles des autres. Des questions sont soulevées autour du thème choisi de l’année. Chaque penseur expose ses points de vue, ses expériences et ses analyses. Chacun  croise son regard et enrichit celui de l’autre. En créant la conversation, le but est de progresser ensemble et de faire grandir ses propres réflexions sur son organisation et la création de valeurs. Chaque atelier est restitué sous la forme d’un compte-rendu dans le respect de la teneur des propos échangés et des recommandations  de contenus, tels que des études, des livres, des articles… Et le groupe de penseurs participant détermine les objectifs de l’atelier suivant. C’est un groupe en mouvement. Il peut être composé de différentes personnes à chaque rendez-vous. Chaque penseur peut suivre l’évolution de pensée en accédant aux partages de documents à distance (vive les outils collaboratifs !).

LQDC2


Les Ateliers Controverses invitent à la confrontation des idées. 
Ils se préparent plusieurs mois avant la Journée annuelle de BEEZ&CO. Ils invitent à une démarche intellectuelle particulière sous forme de controverse par des techniques de questionnement et de visualisation en s’appuyant sur des travaux de recherches et documentation importants. Les décideurs qui s’inscrivent à ces ateliers poussent la réflexion de la création de valeurs et de l’évolution de leur organisation autour des sujets de recherche déclinés et choisis autour du thème de l’année. Sous l’éclairage avisé du groupe de penseurs investis dans la préparation des Ateliers Controverses, les décideurs participants viennent bousculer leurs convictions et idées sous l’impulsion de l’émulation intellectuelle générée. La Quadrature du Cercle joue le rôle de poil à gratter. Il n’y a aucun modèle ou solution pré-conçu en amont de ces ateliers. C’est le fruit de la controverse qui donnera quelque chose…ou pas.


Un sujet ambitieux : l’Ecosystème … 
Après «la force de la relation génératrice de valeurs pour nos entreprises», nous avons décider de traiter pour 2013 la notion d’écosystème. C’est un sujet vieux comme le monde, complexe et riche à la fois. Les angles de vision sont multiples,  les modèles d’organisations associés sont internes et externes, et la création de valeurs peut avoir différents indicateurs de performance. Dans notre rôle d’agitateur, nous souhaitons interpeller et aller jusqu’à créer la controverse en se ré-appropriant le mot et en le transgressant par un découpage sous la visualisation suivante: E-CO-SYSTEME

Le regard précieux de 12 étudiants de 5ème année d’une école mixant profil ingénieur et manageur… Après un premier travail en décembre, La Quadrature du Cercle a poursuivi en janvier afin de déterminer l’approche intellectuelle que nous souhaitions proposer dans le cadre des Ateliers de Co-Réflexions et de Controverses. Dans le cadre de ces derniers,  12 étudiants  de 5ème année de l’ITEEM rejoignent le cercle de penseurs réalistes. Ils contribuent aux travaux de recherches nécessaires à la construction de contenus éclairants. Ils enrichissent la réflexion en amont d’exemples concrets captés dans le monde : différents modèles de business d’écosystème, et de modèles en opposition à une stratégie ou une organisation d’écosystème. Et, ils animent les 3 « focus groupe » de décideurs organisés en mars, pour challenger la démarche des Ateliers Controverses prévus le 2 juillet, ainsi que les sujets déclinés cibles autour des modèles de développement  par l’écosystème.

iteemfriseportrait

De haut en bas de gauche à droite, Jules, Aurélien, Clément, Arthur, Clémence, Gaël, Côme, Sophie, Romain, Souad, Sylvain, et Raphaël découvrent et s’approprient le thème écosystème du haut de leurs vingtaines d’années.  Avec leur regard de futurs managers qui se préparent progressivement à rentrer dans la vie active, ils s’approprient le sujet qui pour certain étaient loin de leur raisonnement naturel. Hormis l’écosystème naturel, ils avaient peu d’idées au départ. La plupart se sont posés la question de l’intérêt du thème. En commençant un travail de recherches sur celui-ci, chacun a trouvé son sujet en faisant simplement et spontanément appel à sa sensibilité intellectuelle… Quelques sujets : stratégie océan bleue et son impact organisationnel, monnaie alternative, le comportement en interaction, le crowfunding, le management collaboratif, les clés de réussite d’une stratégie en écosystème, la RSE bien sûr….

En partenariat avec l’ITEEM (bientôt un article), BEEZ&CO sert d’outil pédagogique pour inciter des étudiants en fin d’études supérieures à réfléchir sur des modèles stratégiques innovants. Il s’agit de les inciter à porter un autre regard sur le Business et d’oser sortir du côté sachant et de procéder à une réflexion permanente de ce qui les environnent . Ils sont désormais intégrés dans la communauté et le projet. Ils sont moins étudiants, ils sont plus des penseurs réalistes.

Nous sommes heureux de les accueillir. Leur contribution est précieuse pour la préparation de la Journée du 2 Juillet.

Et, cette aventure humaine dans un contexte pédagogique est une manière de concrétiser « Le Business sous un autre regard »

A suivre…

Caroline VALENT

Parties prenantes, partenaires clés, stakeholders, what’s else ?

« Le management des partenaires clés comme levier de création de valeur pour les entreprises innovantes » …
… était le thème d’un petit-déjeuner du cycle Innovation et connaissance SKEMA/ Euratechnologies animé par Valérie BLANCHOT-COURTOIS, professeur affiliée SKEMA, jeudi 24 janvier 2013.

Deux approches du sujet se sont CO-(m)plétées pour le plus grand plaisir des participants assoiffés de nouvelles solutions ou nouvelles pratiques en matière de CO-llaboration, celle du professeur et celle du dirigeant.

Le théoricien, pour commencer, Amine EZZEROUALI, professeur de comportement organisationnel et directeur du département Management des Ressources Humaines de SKEMA BS nous a précisé qu’il y avait deux modèles de création de valeur complètement opposés. La stratégie d’une organisation peut être de façon ouverte et affichée de ne créer de la valeur qu’à destination de ses actionnaires.

Une autre méthode peut être de considérer l’intérêt de l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise pour viser une Performance Globale. En d’autres termes, comment créer de la valeur pour (et avec ?) mes clients, mes collaborateurs, mes administrateurs, mes fournisseurs, mes concurrents, des associations, des médias, des communautés … bref mon éco-système ?
Est-ce que je prends un risque à mettre ma stratégie à nu … pour me développer ?
Est-ce que je ne gagne pas de la latitude managériale en développant et en bâtissant des liens de confiance ?

La théorie nous a été illustrée par Vianney BOURGOIS, dirigeant créateur enthousiaste de Be Seen, agence originale, spécialisée en identité de marque qui nous a expliqué comment il jongle quotidiennement avec ses partenaires clé, clients, collaborateurs, associés, fournisseurs, banquiers pour développer avec enthousiasme sa stratégie et ses concepts innovants à forte valeur ajoutée.
Un premier exemple, chaque client de Be Seen signe une charte d’accompagnement de l’entreprise et s’engage à être un relais commercial.
Un autre exemple, les fournisseurs sont invités à participer dès le début d’un contrat à l’aventure qui lie Be Seen à un nouveau client.
Le principe de Vianney BOURGOIS est que nous avons vis-à-vis de chacune de nos partenaires clé, un don et une dette. Comment les exploiter, en jouer et les cerner pour qu’ils soient sources de création de valeur.

La co-llaboration à laquelle nous avons assisté ce matin est un bel ECHO au fait que la CO-action au sein de son ECO-système contribue à créer de la valeur E CO nomique constructive. Les présentations d’Amine et de Vianney nous donnent envie de se creuser les méninges avec enthousiasme pour trouver en chaque contact une partie prenante à notre éco-système.

Merci Messieurs !

Sandrine LEMAN

La transparence sur les salaires, ça paye !


Livre de ConteSi je vous raconte une histoire qui commence par :
« Il était une fois une organisation, basée sur la transparence et la confiance qui, une fois par an, affiche les salaires de ses 250 collaborateurs…,
une organisation qui publie tous les mois en interne les résultats de ces filiales,
une organisation dans laquelle parler d’argent est simple et motivant et ne génère ni tension, ni résistance… »

De prime abord, ça ressemble à une fiction, tournée dans un pays fort fort lointain !

Loin d’être un conte pour endormir les enfants, c’est l’histoire vraie de l’entreprise THERMADOR, publiée dans la revue MANAGEMENT (novembre 2012) qui nous interpelle et bouscule les modèles d’organisation des managers et entrepreneurs que nous sommes.

C’est le pari qu’a fait en 1968 cette PME française, spécialisée dans la distribution de robinetterie, de matériel de plomberie et de chauffage.
Aujourd’hui, plus de quarante ans après, l’entreprise affiche une belle performance : les salariés-actionnaires sont satisfaits de leurs salaires supérieurs de 20% aux standards du marché, impliqués et responsabilisés dans la chasse au gaspi et aux dépenses inutiles, mobilisés individuellement et collectivement sur la performance de l’entreprise.

Innovation ? Révolution ? Exception ? Peu importe.

Une fois la surprise passée, il est intéressant de voir qu’un modèle de gestion d’entreprise née juste après Mai 68, à contre-courant des modèles existants, se révèle pérenne et efficace, sur beaucoup de domaines : économique, humain, développement durable…

Ils ont osé et ça a marché !

Marie-Anne GIROULT