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Quelle performance mettre en perspective aujourd’hui?

espace collaboratif du mouvement BEEZ&CO

espace collaboratif du mouvement BEEZ&CO

Le thème 2015 est lancé autour de la notion de « performance ».Depuis le 8 septembre, nous échangeons et partageons autour de ce thème. Nous étions une vingtaine à pousser la réflexion pour ouvrir le débat. Depuis les étudiants de 5ème année de l’Iteem se sont également appropriés la notion de Performance selon leurs regards. Et notre espace collaboratif  « Le Dojo » s’enrichit tous les jours de contenus qui nourrissent le sujet. Pour ceux qui ont déjà reçu leur invitation, connectez vous si ce n’est pas encore fait. Pour continuer, nous donnons RDV le 6 octobre 18H-20H à l’espace La Fusée de SKema Business School

Pour avancer , nous accueillerons Thomas Gadenne d’Opentojob qui nous expliquera ce qu’il défend dans ce concept innovant RH. Quelle forme de performance? quelle création de valeur? Donner la parole aux salariés c’est porter un autre regard sur la performance de l’entreprise. Et , Camille, Flora, Charlotte, Thibault, et Taoufik, nous rejoignent pour participer à La Quadrature du Cercle.

o2J crée par Thomas Gadenne

o2J crée par Thomas Gadenne

Aperçu des échanges… de nombreuses questions ont été soulevées, des pistes de réflexion nous invitent à aller plus loin. Comme le talent , la notion de performance est relative et invite chacun à la re-challenger.
Quelle est la définition de la performance? Est-ce lié forcément à un indicateur?  parle-t-on de performance individuelle ou collective? ou sont-elles liées?
Performance PER-FORMANCE …PER =AVANCER …est ce l’objectif qu’on cible ou au delà (ex tir à l’arc japonais)… J’ai PERFORMÉ…J’ai PERFORE…J’ai EXCELLE = aller au delà de l’efficacité. Performance entre efficacité  (objectif) et efficience (moyens)?
A quoi sert la performance? Qu’est-ce que la performance? un dépassement? une dynamique? …UNE INVITATION A ÊTRE AVENTURIER…La performance aurait un caractère exceptionnel. Est-ce que la performance est le choix de l’inconfort ? paradoxe français où performance pourrait être associée à la recherche d’un cadre de travail, d’action!
La performance serait la création de valeur ? l’innovation?
La performance , pas une mais plusieurs. Quelles sont les différences elles, entre les pays?
A quel moment on arrête de mesurer la performance pour la trouver???
Est-ce que les performances s’annulent entre elles ? ( ex économique et écologique)
A quoi sert l’entreprise qui n’a pas de performance?!?!
La performance n’est-elle que le résultat? Elle est au bénéfice de qui?
il y a l’Objectif et en Chemin , qu’est-ce qui est le plus important?
Pourquoi s’attache t-on tant à la question de la performance? Est-ce une logique de contrôle dans laquelle nous sommes enfermés? Comment lâche-t-on prise? La Non Performance existe-t-elle?
Au fait, quelle est la vision de l’Homme et la Société derrière la performance? Quelle performance mettre en perspective aujourd’hui?
quelques expressions:
 » on doit être handicapé pour être performant »
« le plaisir de réussir dans la performance »
Quelques liens 
Le thème 2015  doit pouvoir faire avancer toutes ces questions en croisant des regards aussi divers que possible: chercheurs en économie, philosophie, scientifiques, associations, organisations collectives, chefs d’entreprise, dirigeants,étudiants,… voire des citoyens…vous êtes intéressés? Rejoignez nous pour chahuter ce mot, cette notion, cet sorte d’absolu. Que vous soyez à Lille ou ailleurs nous pouvons échanger, partager et nous nourri des uns et des autres sur ce thème. Nos outils numériques rendent accessibles et actifs en temps réel.

Revue de presse #40

Cette semaine, on vous parle de co-révolution entre makers et hackers, de transformation digitale, de la salle de classe de demain et des ateliers créatifs en innovation-recherche…

En prime, et si vous l’avez raté, on vous refait découvrir la première rencontre entre dirigeants et étudiants de l’Iteem.

L’&CO de BEEZ&CO, c’est par ici !

BEEZ&CO

Capture d’écran 2014-06-22 à 13.29.09

 

une start-up lilloise au goût de chocolat

Et si l’année 2014 était l’année du chocolat ? …C’est ce qu’espèrent les deux co-fondateurs de Scrap & Chocolates ! La jeune entreprise solidaire participait à la première édition du Salon du Chocolat de Bruxelles en février 2014. L’occasion rêvée d’exposer à côté des grands noms de la chocolaterie et de se faire connaître par les nombreux visiteurs : Belges, Français, mais aussi Russes, Italiens, Espagnols …un premier signe fort de leur succès.

Offrir le chocolat autrement, voici la mission portée par les deux entrepreneurs, étudiants à l’Iteem. Scrap & Chocolates propose d’associer un chocolat grand cru avec un packaging créatif, entièrement fait main au Pérou. L’association d’un chocolat de qualité avec un des nombreux packagings donne naissance à un cadeau gourmet et solidaire spécifique pour chaque évènement (anniversaire, Noël, naissances, félicitations…).

Scrapandchocolates lamaLes exclamations admiratives étaient nombreuses à Bruxelles : « Comme c’est beau», « Oh ! Regarde le lama, il est si mignon». Il est vrai que leur gamme de packaging est particulièrement variée et travaillée. Les internautes pourront retrouver tous leurs modèles sur scrapandchocolates.com, commander en ligne et satisfaire leur désir de faire plaisir.

Parce que cela fait partie intégrante de leur état d’esprit, Corentin Desplanques et Vianney Dhalluin ont choisi de travailler dans une démarche eco-responsable : le chocolatier qui les fournit en tablettes de chocolats est Lillois, les boites sont assemblées dans un ESAT à Lys-Lez-Lannoy (l’APF : Association des Paralysés de France, une entreprise adaptée qui emploie des personnes handicapées).

« C’est important de voir les choses différemment afin d’entreprendre autrement. La crise montre bien que le système actuel bascule. Nous misons sur des partenariats de confiance. Nous payons les emballages 50% plus cher que le prix sur le marché local et c’est notamment grâce à cette activité que l’artiste Péruvienne peut se développer», précise Corentin.

Leur participation au Salon de Bruxelles n’était pas anodine, les deux créateurs voient grands pour leur start-up : « Près de 30.000 personnes étaient présentes. Nous espérons donc une accélération des ventes sur notre site E-commerce et l’exportation de nos produits à l’international suite à notre passage sur TV Dubaï et la télévision espagnole. »

Et donc, quel avenir pour Scrap & Chocolates ?  « Nous allons travailler sur 2 axes principaux. Les POS (Points of Sales) et le Web. Nous avons pu testé notre concept en grandeur réelle et nous savons maintenant sur quels produits nous concentrer ».packaging scrap and chocolate

photo à droite : Les ateliers chocolat chaud maya proposés par Scraps & Chocolates au salon ont été un vrai succès.

Les deux étudiants sont déterminés et audacieux. Ils concluent en nous donnant leur vision de la vie :« All you need in life is a friend who has chocolate » !

Alors, à vous de jouer ! scrapandchocolates.com

Claire LeprevostClaire Leprevost

Diplômée Iteem 2014, Ingénieur mécanique ou Industrielle

Participante au programme pédagogique innovant Iteem-BEEZ&CO

 

Rencontre débat à l’ITEEM #4

Innovation, why, how and who ?

A voir sur SlideShare : les grands axes présentés lors de la rencontre, ainsi que le compte-rendu détaillé de celle-ci.

On assiste à une rupture dans le business actuel. Les étudiants, décideurs de demain, sont les acteurs de ce changement. C’est dans cette optique qu’un partenariat entre l’Iteem et BEEZ&CO a été créé. A ce titre j’ai pu assister à un débat sur l’innovation organisé par des étudiants de 5ème année ; cette rencontre entre 8 étudiants et 6 décideurs a été très riche. Elle nous a amené à démystifier l’innovation et à trouver des leviers sur lesquels les employés peuvent s’appuyer pour la manager.

L’innovation est un terme assez vague, très à la mode.

Les invités ont précisé qu’elle peut s’exprimer de manière différente : produits, process, manageriale, services… Il est vrai qu’innover pour une start-up en création (comme ColisWeb avec Rémi Lengaigne) ou pour un groupe (Oxylane, Benoit Faure), ne se fait pas de la même manière. Il est primordial de définir à qui l’innovation va servir, sans oublier le relationnel c’est-à-dire le client final, ce que craignait Corinne Coppin (CCookie, efficacité commerciale).

Mais pourquoi innover ? Leonore Heemsterk, qui a travaillé sur le projet du Louvre Lens, répondrait que l’innovation était nécessaire pour changer l’expérience des visiteurs. Pour Oxylane, innover est une stratégie-produit qui permet de faire connaitre une marque et de lui donner du crédit. Innover permet aussi de créer des barrières à l’entrée pour les concurrents ou de se positionner sur un marché de niche…
On l’a bien compris : innover devient indispensable. Le challenge reste d’innover quand tout va bien et non quand on se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond. Cela dit, il ne faut pas forcer l’innovation : elle doit être spontanée et partir d’un constat.

L’innovation doit être spontanée mais elle ne tombe pas du ciel non plus ! Elle se fait grâce à un transfert de compétences, le plus souvent en utilisant et modifiant intelligemment quelque chose d’existant. L’innovation est dans ce cas une amélioration. Cependant, on a de plus en plus affaire à une innovation changement (on envisage la solution finale sans connaitre le chemin à parcourir) ou à une innovation rupture (on ne connait ni la solution ni le chemin). Lors du débat, les avis étaient partagés, certains étaient plus en faveur de l’amélioration que des changements importants et risqués. Ces différences de points de vue sont sûrement à mettre en relation avec une perception très différente par rapport à l’information (qui est maintenant immédiate et rapide).
Une constatation a été faite à l’unanimité : innover est avant tout une affaire sociale.

Quelle que soit l’innovation, et pas seulement pour « l’innovation à la Steeve Jobs » (comme l’a précisé Baptiste Vandenberghe), il est primordial que tous les collaborateurs se sentent impliqués. L’innovation est une co-création. Grâce aux nombreux témoignages, j’ai pu imaginer une liste de 10 bonnes pratiques de management de l’innovation :

– Communiquer sur la valeur ajoutée de l’innovation et sur la vision de l’entreprise

–  S’assurer que tous les employés ont compris et assimilé la VA = considérer les collaborateurs

– Se mettre à la place des gens (empathie)

– Faire participer toute l’échelle opérationnelle et s’appuyer sur les leaders (relai)

– Développer et mettre à profit la passion

– Commencer par un déploiement test (pilote)

– Toujours être respectueux de ce qui est fait

– Donner les moyens

– Rassurer et gérer les peurs (innover = changer pour mieux)

– Donner des perspectives d’évolution (responsabilités, carrières …)

Bien sûr, cette liste est non exhaustive et mériterait d’être adaptée à chaque projet d’innovation. On retiendra que l’innovation est portée par tous les employés d’une entreprise. La réussite d’un projet ne dépend, ni de sa pertinence ni de sa faisabilité, mais bien de l’adhésion de l’ensemble des collaborateurs.

 

Claire Leprévost, Etudiante en 5ème année à l’Iteem

Le Business sous un autre regard, vision d’étudiant

Dans le cadre de l’expérience pédagogique Iteem-BEEZ&CO 2014, plusieurs étudiants ont organisé des rencontres débats avec des décideurs de tous horizons sur des thèmes de business modèles. Ce fût une invitation en mars à débattre et inviter à croiser les regards sur les thèmes choisis. Mais selon eux qu’est ce que « le business sous un autre regard » ?

amineAmine F. … « De mon point de vue, le business sous un autre regard implique une façon d’aborder le business en rupture avec les normes usuelles. C’est aussi une manière de faire bouger les lignes dans la pratique du business en partageant avec tous plusieurs angles de pensée différents, impliquer tous ceux qui veulent changer les choses ou faire les choses autrement dans une organisation.

Un autre regard, c’est aussi, intégrer une dimension éthique dans le développement du business et non pas la recherche de l’avantage pécuniaire. « 

12571_10151213851161868_1936864271_nBaptiste F. … « Le monde actuel est en crise, et connaît des problèmes de développement. Les entreprises françaises d’aujourd’hui ont beaucoup de mal à se développer, à innover, et à être compétitif face à une concurrence de plus en plus accrue. Le monde évolue, mais les entreprises ne suivent pas toujours cette évolution et restent dans une vision du business qui ne correspond plus au modèle qui se développe actuellement. D’où l’apparition d’un business sous un autre regard, qui s’adapte et anticipe les besoins actuels. Il faut revoir sa vision du business pour rester « dans la course », et mettre en place des actions concrètes qui répondent au monde économique d’aujourd’hui. »

CAMILLE, EGLISECamille F. … « Le business sous un autre regard est une question intéressante pour des étudiants qui, comme nous, suivent le management, la communication, le business depuis maintenant 5 ans. Pour moi,  afin de pouvoir s’ouvrir à un business sous un autre regard il faut aussi et simplement s’ouvrir, ne pas rester sur une idée fixe, un concept figé. Se laisser porter par d’autres opinions sans en voir forcement un résultat concret, direct avec un objectif : Changer de filtre, changer le regard que nous portons. Dans notre société actuelle, notre environnement change nous sommes confrontés à de nouveaux challenge et de nouvelles problématiques : 3ème révolution industrielle, nouvelles technologies, changements des échanges multi-culturels, évolution des frontières… Autant de nouvelles problématiques auxquelles les méthodes et concepts acquis ne répondent plus totalement. D’où l’importance d’une nouvelle réflexion et d’un nouveau regard …. »

CésarCesar G. … « Le business sous un autre regard permet d’avoir une vision plus complète, qui donne accès à un savoir autre que celui que l’on acquière lors des études par exemple. C’est une approche assez différentes de l’approche habituelle du business qui nous permet de réfléchir sur différents sujets en essayant d’avoir une vision plus large, différente qui nous amène à un temps de réflexion avec les personnes présentent afin d’avoir un débat constructif. Cela permet aussi d’essayer de trouver les tendances futures pour tout ce qui concerne le business en général afin d’anticiper les différents mouvement à venir. »

claire

Claire L. … « Le business sous un autre regard serait en fait, pour moi, le business sous d’autres regards. L’idée principale de notre expérience Iteem-BEEZ&CO est de partager, d’échanger et d’apprendre de managers et de dirigeants. En croisant nos regards, on peut ainsi élargir son horizon. C’est de la discussion que jaillit la lumière. Pour l’instant, nous n’avons pas assez recul et l’expérience pour comprendre le business et toutes ses composantes. En nous aidant du regard des autres nous pourrons nous créer notre propre définition du business.

Hugo-Closier

Hugo C. … « Voir le business sous un autre regard, c’est selon moi prendre en considération et même utiliser les nouvelles données sociales, sociétales et environnementales. Le monde change et notre façon d’entreprendre, de manager, de communiquer et de faire des affaires doit suivre ce changement. Cela peut passer par la mise en place d’un commerce équitable, l’application de modes de fonctionnement écologiques, de la minimisation de l’empreinte carbone, l’emploi de personnes handicapées, la création d’entreprises dans des zones économiquement «délaissées», etc… Le business autrement, c’est peut-être le business en pensant aux autres. »

beezandco_HibaHiba M. … « Le business sous un autre regard m’inspire une démarche d’observation et d’analyse des entreprises et de la façon dont leurs dirigeants font du « business » aujourd’hui et comment ils pourraient créer de la valeur autrement, intelligemment, durablement en suivant des chemins auxquels ils n’auraient pas pensé auparavant mais qui se révèlent tout aussi riches. Tout ceci en stimulant l’échange entre plusieurs personnes qui font du « business » ou qui sont concernées par le « business » pour faire émerger des idées et des problématiques. »

JordanJordan L. … « La fin de la phrase « sous un autre regard » implique un point de vue qui change de l’ordinaire. Et pour avoir ce point de vue, soit vous sortez de l’ordinaire par votre personnalité, soit vous entrez dans un brainstorming délirant avec d’autres interlocuteurs. Le business sous un autre regard doit donc naître de discussions et d’interactions avec toute sorte d’intervenants, plus ou moins expérimentés professionnellement, de tous horizons et partageant des idées différentes. Le business sous un autre regard pourra naître des confrontations de ces idées et de ce qui en ressortira. C’est la raison pour laquelle il est important d’entretenir un réseau riche et varié, et de se remettre en question régulièrement. »


Martin Beez and coMartin S.
…  « Pour moi, l’expression « le business sous un autre regard » me fait penser à travailler, échanger d’une manière qui est différente de ce qu’on peut trouver aujourd’hui. Cela rejoindrait selon moi, le slogan d’Apple de 1997 à 2002 : « Think different » (pensez autrement). En terme de stratégie, on pourrait associer cette expression à l’océan bleu : essayer d’innover, de se différencier de ses concurrents afin de trouver un marché où nous sommes seuls (différent de l’océan rouge ou la concurrence est omniprésente).Pour résumer, le business sous un autre regard nécessite sans cesse d’être au courant de ce qui se passe autour de nous et d’avoir une grande réactivité. »

Lepoutre NicolasNicolas L. … « Le business sous un autre regard est pour moi la réaction des individus face à un environnement professionnel ne correspondant plus aux nouveaux acteurs du marché. Pour faire face à cette situation, des communautés se proposent de mettre en place des groupes de réflexions afin de pouvoir repenser notre façon de voir et d’agir dans le domaine professionnel. Le business sous un autre regard n’est pas pour moi une rupture rejetant l’ensemble des règles et postulats définissant le monde professionnel de ces dix dernières années. Son but est au contraire de remettre en question notre vision du business afin de mettre en place un ensemble de réflexions autour de ce sujet et ainsi reconstruire ces principes pour qu’ils puissent correspondre à l’environnement actuel. Par leurs initiatives, les groupes de réflexions espèrent pouvoir influencer les décideurs sur leur façon d’interagir avec les acteurs de leur domaine et ainsi pouvoir modifier notre façon de faire du business. »

lequebin_photoBenoît L. … « Le business est un domaine qui évolue au fil des années et qui est primordial pour la cohérence et le développement social. Après des années florissantes où les entreprises avaient pour seul but de produire en masse, plusieurs crises d’envergures ont permis d’émettre des signaux sur l’importance du respect de l’environnement et l’être humain afin de permettre aux générations futures de connaître les mêmes conditions que nous à notre époque. Cette prise de conscience assortie au développement de nouvelles technologies comme l’informatique et le web permettent au jour d’aujourd’hui de poser toute une réflexion autour d’un business sous un autre regard. Selon moi, ce « nouveau regard » prendra forme sous l’interconnexion omniprésente entre les individus, leur bien-être ou encore le développement de technologies vertes, éléments qui définiront avec succès les businesses de demain. »

steinbach_louiseLouise S. … « Selon moi, le business sous un autre regard est un business qui ne cherche pas uniquement à tirer du profit, c’est-à-dire qu’il a d’autres objectifs que le fait de faire du chiffre. Certes, une entreprise est vivable uniquement si elle gagne de l’argent, mais une entreprise « sous un autre regard » a d’autres objectifs tels que : le développement social, le développement environnemental. Elle cherche à équilibrer le gain financier et ses autres objectifs : elle veut être juste ! Le business sous un autre regard est aussi un business créé autrement. L’innovation est, selon moi, une façon de voir le business autrement : ne pas se contenter de ce qui existe, chercher sans cesse à proposer autre choseSelon moi, un bon exemple d’un business sous un autre regard est le micro-crédit. En effet, il permet de concrétiser des projets et favorise l’activité et la création de richesses dans des pays en développement. Il permet d’apporter une solution financière, aux personnes dans le besoin, pour les aider à concrétiser leur projet. D’ailleurs, la mise en place à grande échelle de ce système a été récompensée par le Prix Nobel de la paix (attribué à Muhammad Yunus). »

MatthieuFougeredeComarmond 2Matthieu F. … « Pour moi BEEZ&CO c’est tout simplement un ensemble de personnes souhaitant entreprendre, manager, créer, et innover différemment. La mise en commun de leurs connaissances et expériences leur permet de sortir des sentiers battus et de trouver ainsi des solutions nouvelles, des idées nouvelles. C’est aussi un mouvement citoyen qui pousse les entrepreneurs d’aujourd’hui et de demain à prendre conscience de leur environnement, et de l’impact que leurs actions peuvent avoir dessus. C’est réussir à comprendre que l’on peut réellement changer le monde dans lequel on vit à travers une prise de conscience. « 

Faucon_PaulinePauline F. … « Le business sous un autre regard est selon moi une façon nouvelle de voir les choses. C’est une manière originale d’aborder le business, sous des angles différents de ceux habituellement employés. Cependant ces notions restent pour moi générales et il m’est donc difficile de me faire une idée précise et concrète de l’association de ces deux termes. J’espère donc que les interviews des décideurs à venir vont m’aider à mieux comprendre et à me faire une idée plus personnelle sur ce que peut être le business sous un autre regard. »

Portrait-gros planPhilippe R. … « La nécessité d’aborder le business sous un autre regard vient du désir pour les organisations de se réinventer. En effet, les pressions liées à la mondialisation, les attentes de la nouvelle génération, le débat autour de la qualité dans une concurrence mondiale accrue bouleversent l’organisation classique du travail et remettent en question les modèles de ceux qui sont aujourd’hui aux postes de dirigeants ! Tous sont lucides sur les menaces auxquelles leur entreprise sera confrontée. Ils sont conscients qu’il faudra répondre à ces enjeux de manière innovante. Le point commun des grands décideurs qui ont fait le pari du business sous un autre regard, c’est qu’ils choisissent de co-construire cette innovation managériale. »

DSC_1085 - CopiePierre D. … « Envisager le Business autrement, pour moi aujourd’hui, c’est se dire que l’économie, les échanges de biens et d’argent, les actions et mouvements producteurs de richesses peuvent être responsables sur le plan social, solidaire même, humain, et environnemental. Je suis convaincu que l’entrepreneuriat d’aujourd’hui doit tenir compte des réalités humaines autant qu’économiques et qu’insérer un facteur responsable et « utile » dans la réflexion de production de richesse peut être tout à fait profitable et apporter une dimension durable qui ne peut être que bénéfique pour l’entreprise qui se donne la peine d’adopter cette démarche. Mais ceci n’en est peut-être qu’une dimension. Le business sous un autre regard, c’est tenir compte des mutations sociétales et alors faire l’effort de remettre en cause la vision traditionnelle de l’entreprise et de l’économie pour imaginer de nouvelles manières de consommer et de faire consommer. »

sarahcaruelSarah C. … « Pour moi, le business sous un autre regard reste une façon nouvelle d’aborder les problématiques que nous rencontrons dans le monde du travail. Ce qui est intéressant pour nous, c’est que nous avons encore une vision peu définie du monde du business, avec peu d’expérience, et nous allons pouvoir confronter nos opinions face à des décideurs, qui eux ont une grande expérience. Le business sous un autre regard entre dans les tendances actuelles, avec la volonté de changer les choses, de se poser des questions, de résoudre les problèmes et d’avancer dans la meilleure direction possible. Malgré tout, j’ai encore du mal à voir concrètement où cela va nous mener, mais je suis curieuse de le découvrir. »

Valentin LECERF Photo de profilValentin L. … « Le business sous un autre regard est une notion assez vague. La première chose qui me vient en tête est le développement d’un business durable. Penser autrement en intégrant les notions d’environnement, d’économie et surtout sociales. Quand je pense business autrement, je pense à des entreprises qui regardent plus loin que le simple profit, en mettant par exemple, l’Humain au centre de ses processus. Ainsi, motiver l’Homme reviendra à augmenter les profits de la société. Je me pose des questions: Est-ce que les décideurs cherchent à changer leur façon de penser et d’agir ? Est-ce que moi j’arriverais à changer ma façon de penser, plutôt que de suivre ce qu’on nous a appris au long de notre scolarité? Je suis impatient de continuer cette aventure afin d’avoir des réponses à mes questions. »

BEEZ&CO et Iteem

Rencontre débat à l’ITEEM #3

Pour pouvoir innover, a-t-on droit à l’erreur ? Le multiculturalisme en entreprise, est-il une richesse ?

A voir sur SlideShare : les grands axes présentés lors de la rencontre, ainsi que le compte-rendu détaillé de celle-ci.

Lors du débat qui a eu lieu à l’ITEEM, différents professionnels de divers horizons venant aussi bien du monde de l’entreprise que de l’université ont pu échanger sur différents sujets, entre autres la capacité du manager à motiver ses équipes et leur donner droit à l’erreur, faire des différences culturelles une richesse et un avantage concurrentiel.

Le rôle du manager est de s’appuyer sur les forces de ses collaborateurs, de déceler ce qui les motive. En plus d’avoir une vision,  il doit être en parfaite connaissance de son environnement.

Au delà d’être visionnaire, le manager se doit d’expliciter à ses collaborateurs qu’ils peuvent être source d’innovation et qu’ils disposent d’une marge d’erreur sans avoir à les blâmer car avant d’être manager, on est un humain tout d’abord. L’innovation doit donc être une démarche collective impliquant l’ensemble des acteurs.

Généralement, quand on est l’auteur de l’erreur, nous avons tendance à la dissimuler  ou à la minimiser, alors que lorsqu’on est du côté opposé, celui du manager,  on cherchera à  la sanctionner. Ainsi, donner droit à l’erreur c’est rassurer son auteur qu’il n’y aura pas de sanction tout en faisant preuve de discernement.

Il ne s’agit pas de nier l’erreur ou d’en minimiser les conséquences mais d’en tirer des leçons et que cela ne remette pas en cause les qualités du collaborateur puisque lui mettre la pression ne l’aidera pas à considérer son erreur.

L’un des moments forts du débat était la discussion autour des différences culturelles. Faire de ces différences une richesse plutôt qu’un frein est un avantage considérable surtout pour une entreprise à dimension internationale. Le manager devrait donc faire preuve de souplesse et d’ouverture d’esprit, d’appréhender ces différences et de faire en sorte de fédérer l’ensemble de ses équipes et de les faire avancer vers le même but.

Si comprendre ces différences reste important pour le manger, nommer un médiateur qui fera l’intermédiaire entre lui et ses collaborateurs n’en demeure pas moins quand il s’agit d’un environnement culturel difficile à maitriser pour un manager, c’est le cas par exemple d’un expatrié européen en Chine.

Le manager devrait donc dégager une valeur ajoutée et faire en sorte que les différences ne soient pas oubliées ou ignorées. Il devrait anticiper les freins des deux partis : de lui-même et du managé.

Il devrait par ailleurs s’intéresser à la culture à laquelle il est confronté, parler quelques mots de base et comprendre les us et les coutumes.

Enfin, le manager n’a pas à intégrer cette culture pour pouvoir mener à bien sa mission, mais de manifester son intérêt, accepter et reconnaitre cette culture pour pouvoir rassembler tout le monde autour de lui.

 

Amine

A l’aube d’une révolution controversée…

Pour la deuxième année consécutive, l’Iteem et BEEZ&CO poursuivent leur partenariat et continuent l’expérience avec 18 étudiants de 5e année dont nous faisons partie. Le projet initié l’année dernière faisait émerger une expérience pédagogique innovante en entraînant des étudiants d’école d’ingénieur dans un mouvement d’intelligence collective autour des questions du business sous un autre regard. Cette année l’expérience évolue, fort de la première édition, et nous invite à contribuer à lancer les cartouches de la connaissance, un nouveau contenu de réflexion à destination des décideurs sur les business modèles.

Pour mieux comprendre notre action dans cette démarche, nous posons nos questions à Caroline Valent, une des protagonistes de cette collaboration entre enseignement supérieur et mouvement d’intérêt commun

Quels sont la finalité et l’objectif principal de ce partenariat ?

L’idée de départ reste la même : croiser l’action de la communauté BEEZ&CO et l’enseignement instruit à l’Iteem.

Pierre Daniel, avec qui j’ai forgé cette idée, et moi  défendons la conviction que notre époque nous invite à réfléchir autrement à nos modèles de business et à nos organisations. Les défis actuels et à venir nous incitent à créer des opportunités d’évolution voire d’innovation. Pierre Daniel fait partie de La Quadrature du Cercle, que nous choisissons de traiter. Intellectuels, chercheurs, experts et dirigeants, chefs d’entreprise, créateurs croisent leurs connaissances avec leurs expériences. C’est ce que nous appelons la Connaissance par la réalité.

C’est tout naturellement qu’impliquer des futurs managers nous a semblé évident. Votre regard de futurs décideurs (quelle que soit la forme de votre projet et le choix de votre parcours professionnel à venir) est important. Votre participation à une communauté de décideurs qui pousse à la réflexion sur nos actions dans nos entreprises et leur environnement est une nécessité. C’est vous, entre autres, qui allez contribuer au monde dans lequel nous vivrons, et surtout celui de vos enfants (même si ce n’est pas votre préoccupation du moment).

Pierre Daniel et moi, avec nos quarantaines d’années passées, faisons partie de ce que j’appelle une « génération pont ». Nous avons appris à nous adapter aux enseignements et aux systèmes forgés par nos anciens. Nous sommes les enfants de la génération 68’. Nous avons intégré dans notre vie le digital alors que nous avons été éduqués par l’écriture au stylo à plume. Comme vous, nous ne sommes plus des hommes traditionnels mais des hommes cyborg du point de vue anthropologique.

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Le monde dans lequel nous vivons change notre modèle de civilisation, notre modèle de pensée, de fonctionnement. Nous devons continuer à avancer et progresser, et accompagner le changement profond de comportement. C’est en vous impliquant que nous pouvons réussir à développer les 20 ans à venir avec vous. C’est comme une sorte de Nouvelle Renaissance, pour reprendre le thème du TEDxLille qui aura lieu le 8 mars.

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Nous sommes convaincus que vous avez tout à gagner à être acteurs de vos choix, à être entrepreneurs de vous-mêmes… avec tous.

Pour cela nous avons choisi un mode d’apprentissage différent ; celui de mettre à profit votre côté sachant développé depuis que vous allez à l’école avec votre esprit critique et votre capacité à partager avec d’autres sans être pollué de règles instruites dans l’entreprise après quelques années.

C’est votre liberté de conceptualisation, de réflexion et d’expression qui nous intéresse ici.

La promesse de l’Iteem est de créer des profils différenciant de futurs décideurs par leur croisement de sensibilités : ingénieur, manager, entrepreneur. Les profils Iteem sont réputés pour avoir une ouverture d’esprit et un autre regard sur leur apport à la société.

La promesse de BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard, est de mettre la réflexion au service de l’action en prônant l’enrichissement par la diversité, l’importance de l’indépendance de pensée afin de nourrir le débat, et d’inciter chacun à être entrepreneur de soi pour son bien individuel et le bien commun.

La finalité est donc d’élargir la réflexion collective de la communauté BEEZ&CO avec des futures générations de décideurs.

L’objectif est de vivre une expérience pédagogique innovante avec des étudiants d’enseignement supérieur qui se préparent à rejoindre le monde du travail.

Est-ce que ces points ont évolué et sont-ils voués à évoluer ?

Your Way Road Arrow Direction Moving ForwardLe projet a vu le jour en partant d’une idée convergente de deux personnes. La première expérience nous a permis de créer le sens de ce que nous recherchions (voir première question). L’enjeu d’un tel projet n’est pas d’être dans le WHAT ou le HOW (ce qui nous est enseigné à tous dans les écoles/universités et entreprises pour développer un projet), mais dans le WHY. Et pour respecter le WHY, le mode itératif est naturellement la manière dont nous construisons cette expérience avec les étudiants : pas à pas, en mode test et dans le temps par vague de cycle. Avec vous nous vivons l’expérience du second cycle.

Le projet n’est d’ailleurs pas né d’une démarche institutionnelle (qui passe par une validation conceptuelle du projet par une instance mandatée qui juge stratégiquement si cela est conforme ou non au schéma directeur) mais d’une réelle envie de développer une expérience qui fera sens par son simple résultat et évoluera naturellement poussé par d’autres expériences d’autres étudiants.

Le projet dépend donc de la manière dont les étudiants prennent possession de sa réalisation, pour cela il doit faire sens… et ce n’est pas le terrain de connexion le plus évident au contraire.

Pourquoi avoir fait évoluer le partenariat et le module proposé aux élèves ?

De l’idée de départ (intégrer des futurs managers dans la Quadrature du Cercle et tester une expérience pédagogique différente dans ce cadre), nous l’avons enrichie pour lui donner une forme « produit » au sens marketing. Nous sommes passés de l’idée au concept (une démarche logique de création).

Le défi de cette année est de créer un concept de contenus qui sera le fruit de la contribution des étudiants de 5ème année de l’Iteem.

Dans une logique de créer la connaissance par la réalité (croisement de la connaissance avec l’expérience terrain), Pierre Daniel vous propose de choisir chacun un sujet de business modèle qui vous inspire et de travailler son/ses concepts ; ce qu’il appelle la conceptualisation. Il vous invite à pousser votre réflexion  dans une démarche de recherche initiatique.

7En parallèle, je vous aide à préparer les rencontres avec des décideurs (5 à 8 par rencontre par groupe) afin de croiser votre réflexion sur vos propositions de sujets de business modèles avec leur expérience concrète du terrain de l’entreprise et du marché. Entre septembre et décembre 2013, vous préparez. Entre  janvier et mars 2014, vous vous confrontez à la réalité. A l’issue des rencontres, vous aurez construit un contenu pensé, enrichi de témoignages. Ce sera la première base des cartouches de la connaissance que nous voudrions lancer à terme avec Pierre Daniel.

Sous un format 5Mn ou 15Mn à lire, nous aimerions proposer aux décideurs d’accéder à une connaissance enrichie, filtrée intelligemment et accessible simplement et rapidement. C’est une occasion de prendre de la hauteur en bénéficiant de l’apport d’une intelligence collective réputée Iteem-BEEZ&CO. C’est ce que nous appelons Les Cartouches de la Connaissance.

Pour la deuxième année d’expérience, vous allez nous aider à créer les fondements de ce concept.

Quels sont les atouts qui ressortent de l’expérience précédente ?

Ils sont de différentes natures:

▪         Cette première expérience faisait sens. Les étudiants ont joué le jeu et permis de préparer Les Ateliers de Controverses lancés lors de notre Journée du 2 juillet 2013. Ils ont contribué à donner naissance à un contenu BEEZ&CO.

▪         Certains ont réfléchi à leur projet professionnel. Bien sûr, c’est la globalité des expériences qui les ont aidés à avancer dans leur réflexion ; mais je crois volontiers que certains ont intégré de nouveaux angles de pensée suite à cette expérience hors norme (conscient et inconscient).

▪         Un débriefing important a fait apparaître les axes de travail et confirmé l’intérêt de réitérer l’expérience mais en la faisant évoluer (mode itératif).Business Discussion

▪         Capitaliser sur une telle expérience pour donner l’occasion à un étudiant de présenter son implication dans un projet sociétal qui vient enrichir son cursus de projets managériaux ou entrepreneuriaux.

▪         Aller plus loin dans l’expérience et lui donner son périmètre propre dédié au partenariat avec l’Iteem au travers de la démarche pédagogique de Pierre Daniel et de l’ambition de l’Iteem de faire de ses étudiants des « entrepreneurs de soi »

Etant à l’initiative de ce partenariat, quels sont pour vous les points forts de cette collaboration entre les élèves Iteem et la communauté BEEZ&CO ?

Nous ne sommes qu’au début. Le temps nous fera découvrir d’autres opportunités et questionnements. Mais cette première expérience a forgé certaines convictions :9

▪         Pour créer une intelligence collective active et utile à la communauté, il est nécessaire d’enrichir les sources et les points de vue. Celui des étudiants du haut de leurs vingtaines d’années est aussi important que celui d’une personne déjà très expérimentée voire qu’on qualifierait de sage de par son grand âge. La mixité de pensées est obligatoire pour faire évoluer notre société très suiveuse actuellement.

▪         Aider à développer l’esprit critique des jeunes face au monde qui les environne ; voire peut-être leur faire découvrir ce monde. Je suis étonnée parfois du manque de curiosité ou plutôt de clés de lecture sur le monde actuel. Nous sommes très enfermés dans une vision unique de notre société. Notre plus grand danger est de croire que nous savons tout et que nous maîtrisons tout. C’est ce que ce plait à rappeler Clara Gaymard, dirigeante de GE France et intervenant pour BEEZ&CO. Comme le rappelle Luc Simonet, l’optimisme n’est pas un combat contre le pessimisme mais plutôt contre le cynisme.11

▪         Donner envie à des futurs décideurs de s’impliquer en étant moins égoïstes et plus enclins à être acteurs du monde qu’ils façonneront tout en partageant avec les autres leurs connaissances, expériences, et en sachant prendre des décisions justes qui maintiennent un équilibre entre l’économique, le social et l’environnement ; mais surtout avec l’homme.

Je ne peux qu’être ravie de savoir que certains d’entre vous êtes investis et engagés.

▪         Créer une expérience unique qui démontre de l’intérêt de distinguer l’enseignement d’une école comme l’Iteem.

Qu’est-ce que les élèves de l’Iteem peuvent apporter à BEEZ&CO, et inversement ?

La force de l’interaction entre les étudiants de l’Iteem et BEEZ&CO est dans la rencontre avec les décideurs. Ces derniers sont choisis de façon aléatoire puisque c’est le fruit de votre travail de constitution du fichier d’invités.

Ceux qui participeront et échangeront avec vous sur le fruit de votre réflexion donneront sens à vos idées et à votre travail conceptuel. C’est ce croisement qui donnera naissance à un contenu BEEZ&CO fiable et viable ; pas celui que vous imaginez être exact, pas celui qu’on lit dans les livres, celui que vous aurez CO-construit avec ces décideurs.

1C’est le fruit du travail de réflexion, de partage et de collaboration qui donnera naissance à une intelligence collective d’une qualité propre aux personnes qui y contribuent.

Vous,  étudiants de l’Iteem, apportez votre énergie, vos doutes, votre regard neuf.

BEEZ&CO est un moyen de vous donner la parole auprès de décideurs et de réfléchir ensemble à ce qui pourrait aider l’autre dans son rôle de dirigeant, chef d’entreprise, créateur ou encore administrateur.

Pensez-vous que le partenariat perdura ? Quelles sont les actions à mettre en place pour cela ?

Nous sommes seulement à la seconde expérience. On a envie que cela dure, car chaque année, une nouvelle équipe d’étudiants vient challenger la démarche initiée. Tous les ans, cela produit une nouvelle dynamique, puisque les acteurs changent. Comme j’aime à l’appeler, c’est une spirale dynamique de mouvement. Et elle s’arrêtera quand elle ne pourra plus se nourrir des interactions entre individus et organisations motrices.

Il faut accepter que l’éphémère soit dans la durée. Il faut souhaiter que cela dure tant que cela fait sens. Le risque est dans l’institutionnalisation (décrocher de la réalité et des hommes). C’est pourquoi  je suis sûre que cela durera tant que ce sera porté par une communauté de personnes convaincues. Pierre Daniel et moi-même sommes à la genèse, mais demain ce seront peut-être d’autres qui rejoindront cette expérience pour l’enrichir et la faire évoluer : qui sait ? Des étudiants de la première expérience, des enseignants, des décideurs, d’autres ?

L’avenir nous le dira …à suivre.

Souhaitez-vous étendre ce partenariat avec d’autres écoles et/ou d’autres promotions de l’Iteem ?

Nous avons d’autres partenariats en cours avec d’autres écoles (SKEMA sur la performance du Développement Durable) et universités, avec d’autres démarches pédagogiques complémentaires.

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Comme je l’ai précisé, ce projet est issu de la réflexion de deux personnes dont Pierre Daniel. L’Iteem est entre autres son terrain d’expérimentation pédagogique. Les cartouches de la connaissance forgent leur ADN dans l’Iteem sous la ligne directrice de notre mouvement… en tout cas c’est ce que je crois aujourd’hui. Toutefois le but n’est pas de cloisonner mais bien de co-produire. En somme, rien n’est acquis, tout est à découvrir.

Conclusion

La démarche de BEEZ&CO s’inscrit dans le cadre d’une réflexion sur les modèles business actuels, afin de faire émerger de nouvelles idées et opportunités d’innovation. De par la nature de cette démarche, il est naturel que des élèves de l’Iteem, futurs décideurs, souhaitent s’impliquer dans ce projet. Ce travail de réflexion nous permettra de mieux comprendre la complexité de l’environnement dans lequel nous seront amenés plus tard à travailler et entreprendre, nous aidant ainsi à nous poser les bonnes questions lorsque nous aurons des décisions importantes à prendre.

A travers la création des cartouches de connaissances, nous sommes amenés à rechercher intelligemment du savoir nouveau. La mise en abîme de ces connaissances face à l’expérience des décideurs d’aujourd’hui nous permettra de mieux appréhender la relation à la réalité des concepts choisis.

Les discussions qui en découleront serviront de point de départ à un processus de réflexion commun qui évoluera au travers des rencontres avec d’autres décideurs.

Cette interview a été réalisée par :

Matthieu FOUGERE DE COMARMOND

Camille FOURNIER

Valentin LECERF

Nicolas LEPOUTRE

Benoit LEQUEBIN

Sources des images :

http://business.lesechos.fr/images/2013/10/07/9432_1381161528_management-autrement.jpg

http://dantotsupm.files.wordpress.com/2010/11/discussion-2.jpg

http://a402.idata.over-blog.com/400×265/4/34/14/20/2013-2/multi-channel-consumer-300×199.jpg

http://tech.co/wp-content/uploads/2013/09/TED_SimonSinek.jpg

http://www.janssens-coaching.com/wp-content/uploads/2013/08/Fotolia_49501707_XS.jpg

http://www.blablachronique.com/wp-content/uploads/2011/06/Intelligence_collective_et_betise_individuelle_t.800.jpg

http://www.expert-comptable-architectes.fr/wp-content/uploads/2013/01/architecte-autoentrepreneur.jpg

http://cache.media.education.gouv.fr/image/Innovation_et_experimentation/59/5/innovation-experimentation_248595.jpg

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L’expérience BEEZ&CO, un coup de pouce pour débuter ?

Dans le cadre de notre dernière année d’étude à l’Iteem, nous, Baptiste, Hugo, Louise, Cesar, participons au cercle de réflexion BEEZ&CO, La Quadrature du Cercle. Pour mieux comprendre la démarche d’apprentissage innovante qu’on nous propose, nous avons voulu recueillir le témoignage une jeune diplômée de notre école, Souad-Marie Assaad. Comme nous, lors de sa 5ème et dernière année d’école, elle a contribué à faire bouger les lignes autour des questions du développement des entreprises. Ce qui nous a intéressé était de comprendre sa lecture de son expérience et ce qu’elle lui a apporté, sachant que c’était la première année d’une telle expérimentation pédagogique entre BEEZ&CO et l’Iteem .

Pour commencer, Souad, peux-tu nous partager avec nous ta définition actuelle du business ? Le premier but d’un business, évidemment, c’est de ramener de l’argent et donc d’être rentable. C’est la première chose à avoir en ligne de mire. La seconde priorité est le management humain. En effet, même si la priorité première reste d’être rentable, je pense que la première difficulté est bien le management humain. Pour moi le business c’est donc aussi de l’organisation, interne et externe. On doit parler d’environnement et d’écosystème, parce qu’il est impossible selon moi de faire vivre un business en autarcie. Il faut donc prendre en compte les différentes variables telles que les salariés, les clients, les partenaires, les fournisseurs, les concurrents, etc…  Et pour finir, je pense qu’une grosse partie du business se fait évidemment en marketing.

Te considères-tu comme une business-woman ?

Selon moi, une « business woman » est une personne qui a une grosse part de responsabilité dans l’entreprise, et qui a un véritable impact décisionnel au sein de celle-ci. De plus, une business woman est quelqu’un qui est en contact avec le client, et qui ramène concrètement du chiffre directement ou indirectement. Pour répondre à la question, je pense que dire de moi que je suis une “business-woman” est pour l’instant un peu prématuré et de fait certainement prétentieux. Pour l’instant je n’ai pas fait mes preuves. Et, je considère que je suis un peu jeune pour prétendre à ce qualificatif. Pour le devenir, j’oriente mes choix vers des structures petites et moyennes pour apprendre et développer mes capacités de décideur. Le problème est que dans des grands groupes , tel que celui dans lequel je travaille actuellement , il existe  de “petits” postes qui ne font pas avancer les choses de façon significative, mais dont le travail est plus “complémentaire” et polyvalent.

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Tu as participé à la toute première expérience BEEZ&CO-Iteem dans l’objectif de construire ce qui devenu Les Ateliers de Controverses…Peux-tu nous expliquer sur ce quoi tu as travaillé? Le programme était en deux temps. Pour commencer nous avons travaillé sur la conception d’une offre innovante. Caroline Valent qui nous accompagnait dans ce programme a démarré sur une approche méthodologique marketing. Dans cette première partie elle intervenait en tant qu’experte en développement des entreprises, le métier qu’elle exerce en tant que conseil. Nous étions moins dans le contexte BEEZ&CO et plus dans une approche pédagogique apprenante sur un cas pratique, ce qui nous a permis de nous connaitre. Concrètement, nous sommes partis d’une entreprise existante et nous avons travaillé sur la conception d’une offre qui lui permettrait de grandir plus rapidement, d’innover. Par exemple, avec mon groupe de travail, nous étions partis de l’entreprise pimkie, et nous avons remis au goût du jour un concept produit de base qui  a lancé Pimkie à ses débuts: les chaussettes, les collants, les bas, etc… pour les filles, un peu à la manière “Calzedonia”. On s’était effectivement rendu compte que ce genre de produits était assez difficile à trouver, et faire un magasin spécialisé dans ces produits là était une bonne opportunité.

Nous avons dû remplir plein d’outils, issus des méthodes employées par le cabinet de conseil de Caroline, très utiles (dont je me sers d’ailleurs encore actuellement). Cette offre a été présentée à la fin d’une manière un peu plus originale qu’un simple business plan que l’on avait souvent l’habitude de faire : nous devions axer cette présentation sur le marketing et “faire rêver”, bref défendre notre « Killing idea »

table rondeDans une deuxième partie, nous avons organisé des rencontres avec des décideurs de tous types, dirigeants de grandes entreprises, chefs d’entreprise, créateurs. Nous les avons invité pour créer une discussion entre eux et nous sur le sujet 2013 choisi par le cercle de réflexion, l’écosystème. Egalement cela devait nous permettre de valider avec eux l’intérêt de proposer des Ateliers de Controverses sur ce thème. L’important dans cet exercice hors norme de ce qu’on peut vivre pendant 5 ans d’étude était de préparer un travail documentaire sur des thèmes de business modèle autour de la notion d’écosystème. Cet exercice nous a permis d’aborder des problématiques managériales avec des décideurs en direct.

L’exercice n’était pas simple. Le temps donné pour réaliser ces rencontres était court. Nous n’étions pas des experts en stratégie et management tel que Pierre Daniel qui nous accompagnait sur la partie rechercher documentaire sur L’écosystème. La difficulté est le degré d’implication de la part des dirigeants participants sur le sujet. Ils sont plus ou moins réceptifs à ce genre de problématiques posées de façon intellectuel. Au premier abord cela peut sembler éloigné de leur préoccupations quotidiennes. Selon le type de décideurs, il est peut-être difficile de les faire réagir. L’exercice d’animation est de ce fait compliqué. Et, notre propre implication pouvait être assez limitée. Nous devions nous répartir entre l’animation, la prise de vue caméra, les photos, les interviews et le scribe. Parfois nous pouvions avoir le sentiment d’être plus spectateur qu’acteur.

Si tu pouvais modifier quelque chose à cette organisation de rencontres avec des décideurs, que changerais-tu ? Je pense qu’il faut que l’on soit beaucoup plus participant dans le débat. Cela permettrait d’avoir une vraie réflexion de la part des étudiants. Le temps nous a manqué certainement pour avoir plus de recul et être ne maîtrise.

Ta post-expérience: cette rencontre avec BEEZ&CO t’a-t-elle fait grandir humainement parlant ?  Humainement, je ne sais pas. Après, je peux dire qu’elle m’a encore plus donnée goût au marketing. À ce niveau-là, Caroline (@carolinevalent) a une vision vraiment intéressante, elle organise des conférences Marketing&Business (@MetBLille) à SKema Alumni qui sont vraiment pas mal. Je vous conseille d’y aller, les intervenants sont souvent captivants. J’avais beaucoup appris aussi car elle nous avait présenté une étude d’Apple avec la théorie marketing de Steve Jobs. J’ai trouvé ça vraiment très bien. Toujours sur le plan marketing, si Caroline sent que l’on est réceptif, elle nous pousse à la réflexion et c’est vraiment enrichissant.

Maintenant, est-ce que l’expérience BEEZ&CO m’a fait grandir humainement, je ne pense pas! J’ai quand même terminé en stage en management des SI! (rires.)

L’expérience BEEZ&CO a-t-elle modifié ta vision du business ? Je trouve qu’en sortant de l’Iteem, on est déjà au courant de tout ça. C’est principalement en raison de la formation Ingénieur-Manager qui nous pousse déjà à remettre en question notre vision, à la “casser” en quelque sorte. C’est d’ailleurs ça qu’il ne faut absolument pas perdre au niveau de la formation Iteem.

Pour préciser ma pensée, je pense que l’expérience BEEZ&CO va dans le même sens que l’Iteem et se présente dans la continuité de notre formation. Mais, je ne dirais pas qu’elle a bouleversé ma vision du business.

BEEZ&CO t’a-t-elle aidé dans ton début de vie professionnelle ? Je reviens sur le marketing, dont je parlais plus tôt. L’expérience m’a vraiment poussée à aller plus loin dans ma réflexion. De ce fait, je me suis intéressée, j’ai creusé et ça m’a été bénéfique.

marketingJ’aime beaucoup la façon de penser  de Caroline et de voir les choses. Je me suis inspirée de ce qu’elle m’a dit pour trouver un boulot. Dans le sens où j’en avais marre de chercher un job en répondant à des offres sur des sites comme Monster, etc. Ça ne sert à rien, et ce n’est pas du tout le meilleur moyen de se faire embaucher. Il y a des domaines dans lequel ça marche encore, mais c’est surtout le cas dans le web et le marketing. Si le candidat répond à des offres comme ça, c’est qu’il n’a pas compris ce qui se passe en ce moment dans ces domaines. BEEZ&CO, et plus particulièrement Caroline m’ont poussée à travailler mon image web, sur LinkedIn par exemple, en m’efforçant à me montrer convaincante et intéressante aux yeux d’un recruteur.

Selon toi, qu’est-ce que les étudiants de l’Iteem peuvent apporter à BEEZ&CO ?  Je pense que les étudiants de l’Iteem peuvent réellement dynamiser BEEZ&CO, en “rajeunissant” en quelque sorte la communauté.

Quelque chose à ajouter Souad ? Je vais lancer une entreprise dans quelques mois, et afin de m’aider, j’ai pris contact avec Caroline. C’est une personne qui a les pieds sur terre, qui connaît toutes les démarches à suivre. En marketing, en web, en création d’entreprise, je pense que Caroline est clairement une personne à garder dans son réseau. Elle peut être très bénéfique et elle sait surtout de quoi elle parle.

En conclusion, Souad-Marie ASSAD semble satisfaite de son expérience BEEZ&CO, etSouad Marie Assaad en sort enrichie en connaissances et en expériences humaines ou plutôt personnelles. BEEZ&CO s’inscrit, selon elle, très bien dans la continuité de notre formation, et peut nous permettre d’approfondir notre vision du business et tout ce que cela implique. Nous comptons donc sur projet en affaires (le nom donné au sien de l’Iteem) pour nous aider à éclaircir notre idée du business et notre façon de voir les choses, mais aussi à construire une nouvelle pensée autour des thèmes comme le marketing, l’entrepreunariat, et le management en entreprise.

Merci à Souad pour sa franchise et le temps qu’elle nous a accordée dans son emploi du temps surchargé d’entrepreneuse en plein lancement.

Cette interview a été réalisée par : Louise SteinbachClaire LeprevostCésar GalliotBaptiste Fantino et Hugo Closier.

source: www.lesimparfaites.com, www.123rf.com, www.crcgm.fr

Pourquoi s’investir dans un projet communautaire?

Marie-Anne Giroult, est une des 5 animatrices du projet communautaire  BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard. Elle est également un des membres de « La Quadrature du Cercle », le cercle de réflexion de BEEZ&CO qui travaille en 2013 sur le thème de L’écosystème. Dans le cadre du partenariat entre L’Iteem et BEEZ&CO, nous avons eu l’opportunité de faire sa connaissance lors d’un des focus groupe de décideurs. Ce dernier a pour but de recueillir leurs avis sur l’intérêt de réfléchir sur le thème Ecosystème et sur l’approche de Controverse. Marie Anne a accepté de se plier au jeu des questions qui nous permettent de mieux comprendre l’implication et l’engagement des membres de la communauté BEEZ&CO et de recueillir son avis sur cette rencontre.

Membre de BEEZ&CO

Marie-Anne, vous avez rejoint BEEZ&CO il y a quelque temps, quelles ont été vos motivations lors de ce choix ? … J’ai commencé par côtoyer BEEZ&CO avant de les rejoindre et j’ai été réellement emballée par ce groupe, son dynamisme et l’esprit qui y régnait. Ce qui m’a aussi poussée à rejoindre ce groupe c’est de pouvoir être acteur du changement ou des changements. Ce qui m’intéresse est ce que l’on vit, de décider, de ne pas subir notre développement.  Et participer activement à ce projet me permet d’y apporter ma patte.

Marie-Anne, vous faites aussi partie de La Quadrature du Cercle. Pouvez-vous nous en dire un peu plus et nous expliquer quel est l’objectif de ce groupe ?   La Quadrature du Cercle est un groupe de personnes qui s’intéressent à la réflexion et à aux moyens d’agir pour démocratiser les thèmes à grands enjeux pour le business de demain. Nous travaillons particulièrement à l’organisation des Ateliers de Controverses qui auront lieu lors de La Journée du 2 juillet 2013. Nous sommes en train de travailler sur une démarche intellectuelle innovante  et un mode d’animation qui permettront de créer la controverse entre les décideurs participants et inviter chaque décideur à pousser ses questions sur sa stratégie, son organisation, son modèle économique. Ce qui est important pour nous, c’est que les participants décideurs repartent de notre Journée connectés avec d’autres, nourris de connaissances et d’expériences, chahutés par les questions soulevées et les échanges…bref qu’ils repartent avec des notions et des idées pouvant apporter à leurs entreprises.

La thématique de « La Journée BEEZ&CO» de 2 juillet sera l’Ecosystème. Pourquoi avoir choisi ce thème ? … L’année dernière, nous avions travaillé sur le thème de la force de la relation génératrice de valeur. Dans la continuité, le thème des écosystèmes d’entreprise a été proposé spontanément afin d’élargir le débat et de le continuer sur la notion du « CO » comme modèles de fonctionnement créateurs de valeurs ; sachant qu’il peut y en avoir plusieurs. Ou dit autrement il peut y avoir plusieurs formes de business à notre époque. Nous ne pouvons plus avoir une vision unique, un modèle unique. Le champs des potentialités s’offre à nous dans cette période d’R-évolution.

Qu’avez-vous pensé de la rencontre qui vient d’avoir lieu ? Votre réflexion sur le thème écosystème a-t-elle évolué suite aux échanges ? Qu’en avez-vous retiré ? … Non, je n’ai pas changé d’avis, mais il est clair que le sujet suscite de l’intérêt. Nous sommes très rapidement rentrés dans le débat et la conversation entre les participants s’est instaurée. Concernant l’organisation d’un Atelier pour générer la controverse, les participants partagent l’idée qu’il serait pertinent de reposer sur des exemples concrets d’écosystèmes afin d’inspirer et d’inviter au débat entre décideurs de tous horizons. La mixité des profils de décideurs a tout son intérêt également. Nous devons avoir à l’esprit ces réactions brutes , pour « La Journée » du 2 Juillet, que nous souhaitons provoquer par l’organisation de ces panels que vous animez, vous les étudiants de 5ème année de L’Iteem.

Aurélien, Jules, Romain, Sylvain

Ecosystème ? Le point de vue de deux jeunes créateurs d’entreprise

Durant ce mois de mars, nous (les 12 étudiants de l’Iteem associés au projet BEEZ&CO dans le cadre de notre programme pédagogique de 5ème année) donnons rendez-vous à des décideurs de tous horizons choisis de façon aléatoire afin de réagir sur les Ateliers de Controverses prévus le 2 juillet 2013 dans le cadre de la Journée BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard.


Meriem Boudokhane
 et Tom Gauthier ont participé à une des 3 rencontres programmées ce mois-ci. Nous  (Clémence, Raphaël, Sophie et Souad), le groupe reporter, avons choisi de les interviewer parmi les 4 participants. Ils partagent leur retour d’expérience  après avoir interagi aux questions posées par le groupe d’animateurs (Arthur, Come, Clément, et Gaël) lors du premier focus groupe du 7 mars. Nous tenons à remercier Meriem et Tom d’avoir joué le jeu et donné de leur temps pour répondre à nos questions.

Meriem 27 ans, jeune entrepreneuse active, dirige une société de soutien scolaire et est actuellement en incubation sur un autre projet de création d’un logiciel de gestion. Elle est également bloggeuse pour «startup story».

Tom,  30 ans, a lancé son entreprise V-Cult il y a 3 ans. Avec son équipe, il développe une plateforme web social 3D sous le nom et marque Beloola. Ils terminent la phase de développement  R&D et préparent le lancement commercial. Beloola est un écosystème virtuel, un monde social pour les contenus culturels.

Vous avez partagé vos points de vue sur l’intérêt de traiter le sujet écosystème pour vous en tant que décideurs, quels sont vos ressentis après cet échange ?

Tom : Il est vrai que cet échange était très constructif. On ne pense pas forcément à la notion d’écosystème quand on est dedans tous les jours. Il est par contre intéressant de noter que Meriem et moi-même travaillons sur des modèles d’entreprises plutôt similaires ce qui n’a pas favorisé la confrontation. Je pense qu’il serait plus intéressant à l’avenir de diversifier le panel de personnes. Ces différences créeront des oppositions et cela renforcera la valeur ajoutée d’un débat comme celui-ci. Cependant nous avions deux autres personnes d’une génération différente de la nôtre (plus âgée), nous voyons bien que le raisonnement n’est pas le même sur la même notion.

Meriem : Je suis d’accord avec Tom, il est important de renforcer la diversification dans un débat comme celui-ci pour créer la controverse. Nous avons la même vision de l’entreprise avec Tom ce qui renforce nos liens sur ce sujet et ne nous oppose pas. Comme l’a dit Tom, il serait pertinent de varier les âges au delà des métiers et tailles d’entreprise.

Nous avons beaucoup échangé sur les notions d’écosystèmes en externe mais qu’en est-il pour vous en interne ?

Tom : Dans notre société, nous sommes plus agiles en interne. Nous sommes une quinzaine désormais. Nous avons des pôles ingénieurs, des pôles docteurs, et des pôles développeurs. Ils travaillent  en écosystème par département /cercle d’expertise, que l’on pourrait qualifier de « sous-écosystèmes ». On a besoin les uns des autres pour avancer, une entraide est nécessaire pour que chaque département avance à son rythme tout en aidant les départements qui l’entourent. Ils sont interdépendants.

Meriem : On a une stratégie plus transverse, on attache beaucoup de valeurs à ce que les acteurs de notre écosystème se dépassent et repoussent leurs limites. On attache de l’importance à la liberté de l’individu dans le sens où il va pouvoir changer de pôle pour exploiter d’autres connaissances dans un autre. On laisse évoluer l’individu dans son sens car plus il sera épanoui et meilleur sera la rentabilité professionnelle et sociale au sein de son écosystème.

Tom : c’est une manière de penser et de fonctionner intéressante mais c’est vrai que pour une société comme la mienne il est beaucoup plus difficile de fonctionner comme cela car les départements reposent sur des connaissances requises précises. L’écart est important c’est ce qui crée leur complémentarité.

Nos deux jeunes entrepreneurs ont bien conscience du monde qui les entoure et de l’écosystème dans lequel ils vivent et interagissent. Leurs deux  témoignages prouvent que leur génération fonde le développement  de leur organisation sur la création de valeurs en utilisant son écosystème naturel , voire même en créant son propre écosystème. La notion d’Ecosystème n’est pas dans leur pensée au quotidien, mais à y réfléchir ils savent pertinemment qu’ils en ont besoin, ne serait que pour une question de survie.  C’est une question de réflexe… naturel.

Ce premier panel composé de 4 personnes a mis en avant deux idées : la nécessité de diversifier les générations de décideurs dans une démarche de controverse, l’intérêt d’interpeller les décideurs sur la question du développement de nos entreprises en écosystème, ne serait ce que pour inciter à réfléchir à ce paramètre naturel de nos organisations…. Il reste à savoir l’identifier et l’utiliser sans doute… ce qui ne semble pas être une difficulté pour nos deux jeunes entrepreneurs.

Clémence, Raphaël, Sophie, Souad.