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Performance qui es-tu?

BEEZ&CO LaQuadrature du CercleLe 30 juin 2015 lors de la 4ème Journée BEEZ&CO, un grand nombre de personnes nous rejoindrons pour partager le fruit de notre réflexion collective autour de la notion de Performance. Dans cette perspective, nous avons commencé à « lâcher  » le mot entre nous et partagé différentes directions de pensées depuis septembre.

Notre 3ème rencontre a lieu le 17 Novembre à 18h à La Fusée de Skema Business School (merci Déborah et Carine). Ce sera le moment de cibler le/les axes de travail qui nous intéressent dans ce panaché de sujets échangés lors des RDV précédents et sur Le Dojo, notre espace collaboratif. Nous sommes plus de 45 personnes a avoir partagé depuis la rentrée.

En résumé de nos échanges , quelques thèmes émergent

– Performance qui es-tu? objective, émotionnelle, individuelle , collective, mesurable , « perforable »?
– Esprit d’innovation es-tu là?
– La Performance temporelle
– Performance selon les cultures
– Performance & nouveaux modèles économiques web 2.0
– Entre Performance administrative et performance économique, inspirée d’une question soulevée lors du World Forum
– la Performance des Femmes !
– La Performance de BEEZ&CO?!?World Forum

La diversité des participants continue à nourrir la richesse en points de vue et connaissances sur cette notion apparemment « insoluble » ! Tous les nouveaux participants sont autant de regards pour approfondir notre réflexion. Toi qui veux produire un travail de réflexion en croisant ton regard avec d’autres  et défier la notion Performance, rejoins-nous.

BEEZ&CO

Revue de presse #40

Cette semaine, on vous parle de co-révolution entre makers et hackers, de transformation digitale, de la salle de classe de demain et des ateliers créatifs en innovation-recherche…

En prime, et si vous l’avez raté, on vous refait découvrir la première rencontre entre dirigeants et étudiants de l’Iteem.

L’&CO de BEEZ&CO, c’est par ici !

BEEZ&CO

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Revue de presse #39

Une crise de l’eau en France ? Une quête de nos données personnelles à l’infini ? Une première « compétition » de crowdfunding ?.. Autant de sujets qu’on a eu plaisir à découvrir cette semaine et qu’on souhaitait partager avec vous.

Cliquez ici pour lire l’&CO de BEEZ&CO dans son intégralité.  Bonne lecture à tous.

BEEZ&CO 

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Entreprendre pour apprendre

Festival de l'initiative EPAAujourd’hui, 21 mai 2014, à Lille, EPA vient de lancer son premier festival de L’Initiative. C’est la suite d’une belle aventure démarrée maintenant depuis plus de 7 ans… âge de la raison. Fruit d’une volonté politique et de l’académie de Lille, Entreprendre pour Apprendre du Nord-Pas-de-Calais est une association qui insuffle au travers de son action une nouvelle culture au sein des écoles, celle de l’entrepreneuriat.  Cette association qui fait du bruit existe grâce à  la conviction et l’investissement de femmes et d’hommes engagés: Stéphane Caplier, Amaury Flotat et Dominique Dalle

Comment sensibiliser les jeunes sur la création d’entreprise ?

C’est la question clé que veut résoudre l’association en faisant travailler ensemble  professeurs, étudiants et chefs d’entreprise. Le projet EPA était  ambitieux  à l’époque: croiser le monde de l’éducation et le monde de l’entreprise en permettant à des collégiens et lycéens d’être créateurs de leurs mini-entreprises. La première période ,il a été nécessaire de définir précisément le métier de EPA : les enseignants ont une faible connaissance de l’entreprise et de son fonctionnement, il existait déjà de nombreux dispositifs de découverte de l’entreprise. EPA a dû créer sa marque, et un produit différencié de ce qui existait déjà. Une réflexion a également été menée pour distinguer la sensibilisation à l’entrepreneuriat (qui consiste à développer des conséquences entrepreneuriales) de la découverte de l’entreprise (qui consiste à découvrir principalement des savoirs faire).

Une initiative audacieuse

Depuis le départ, il s’agit de travailler avec les enseignants pour leur permettre de développer l’envie d’entreprendre de leurs élèves, grâce à un exercice pédagogique de création d’entreprise. Des enseignants chercheurs aident l’association à créer des outils pédagogiques adaptés pour cela. L’initiative est audacieuse et cela à plusieurs titres: faire se rencontrer le monde économique et monde de l’éducation, donner l’envie  à des professeurs de s’approprier cette nouvelle démarche pédagogique et d’avoir envie d’aller plus loin, faire enseigner autrement. Les étudiants ont le réel sentiment d’avoir appris quelque chose et 30% d’entre eux ont envie de créer une entreprise.

Etre entrepreneur de soi

Le pari semble gagné . Ce premier festival est la preuve d’une nouvelle étape , d’un nouveau mouvement vers le changement. Aujourd’hui c’est plus de 350 enseignants qui partagent cette pédagogie en comparaison des 15 pionniers du début. Ce programme initie pour moitié des jeunes collégiens, pour moitié des lycéens. Les résultats sont époustouflants : meilleur rapport au travail, à l’entreprise, à l’employeur, envie d’entreprendre des projets pour son territoire, capacité à travailler en groupe, développement de la connaissance de soi pour mieux s’orienter, envie de créer son entreprise ! L’action de EPA permet de donner du sens pour les jeunes et leur ouvre des perspectives qu’ils n’avaient pas envisagées.

Dominique Dalle m’a confiée lors de notre rencontre en début d’année que ce succès ne serait pas sans l’implication du rectorat et des enseignants mais aussi de l’intérêt porté par les entreprises. Désormais c’est un virage que prend l’association. Elle vit une crise de croissance. Elle doit trouver son nouveau modèle économique, accueillir un plus grand nombre de bénévoles, trouver des accompagnateurs formateurs des professeurs. Elle aime à dire que EPA est comme « une sorte d’agence matrimoniale » entre enseignants et les chefs d’entreprise et que ce « métier » d’intermédiation a un bel avenir devant lui.

 

Caroline ValentCaroline VALENT

Consultante-entrepreneuse & Fondatrice-membre de la communauté  BEEZ&CO

 

 

 

Révéler l’innovation au sein d’une entreprise

Mourad Oural Pangée DesignC’est le pari que s’est lancé Mourad Oural.  Mourad est un passionné du design et des hommes. Aujourd’hui, il met en application concrète ce qu’il défend depuis de nombreuses années : mettre le design au service de la créativité et de la performance des organisations. Mourad fait partie de ces personnes qui voient autrement et défit les modes de pensées. Ses concepts et ses réalisations défendent des principes simples: faire confiance au bon sens, améliorer pour rendre la solution opérationnelle et performante, faire contribuer activement les acteurs de l’innovation (amélioration , changement ou rupture); c’est à dire ceux qui contribuent au quotidien à l’écosystème auquel ils appartiennent, tels que les collaborateurs dans une entreprise.

En créant l’atelier Pang, Mourad Oural a défié les mentalités et le temps. Pang est l’aboutissement d’une vison harmonieuse entre l’innovation et l’humain. C’est une démarche itérative du design qui fait naître une solution en partant de l’idée du collaborateur. En adossant casque et en passant du temps sur le terrain , l’équipe Pangée Design  observe, écoute et cherche la solution. En faisant participer les équipes opérationnelles à des réunions de design-thinking, Mourad Oural et sa jeune équipe passionnée, dessine des projets d’innovation réfléchis en croisant plusieurs regards. Ce n’est ni conceptuel , ni visionnaire, ni uniquement opérationnel, c’est tout ça à la fois. Atelier Pang

Mais, Mourad ne voulait pas se contenter uniquement de mettre le design au service de l’entreprise. Il voulait aller au delà et mettre le design au service de l’individu. C’est pourquoi Pangée Design nurse en mode laboratoire des expériences à vocation sociétale. L’atelier Pang accueille des personnes sorties du circuit de l’employabilité. Ils ont l’opportunité de se réaliser autrement, par le design. Pang est moins une idée philosophique, c’est plus une invitation réaliste à produire des résultats. Les personnes qui rejoignent cette démarche s’engagent à produire un travail sous forme de projet qui contribue aux évolutions voire innovations nécessaires à des entreprises telle que Eaux du Nord qui est la première à suivre cette aventure.

C’est avec de telles initiatives  que nous pouvons faire évoluer la relation entre innovation et entreprise. Le trait d’union est l’individu acteur du changement de son environnement. Comme le précise Mourad, c’est n’est pas simple tous les jours ,mais  chaque jour qui passe le conforte sur la faisabilité et le bienfait de cette démarche concrète. 

Et vous qu’en pensez-vous?

Caroline Valent

Caroline Valent

Consultante-entrepreneuse & Fondatrice-membre de la communauté  BEEZ&CO

Rencontre débat à l’ITEEM #4

Innovation, why, how and who ?

A voir sur SlideShare : les grands axes présentés lors de la rencontre, ainsi que le compte-rendu détaillé de celle-ci.

On assiste à une rupture dans le business actuel. Les étudiants, décideurs de demain, sont les acteurs de ce changement. C’est dans cette optique qu’un partenariat entre l’Iteem et BEEZ&CO a été créé. A ce titre j’ai pu assister à un débat sur l’innovation organisé par des étudiants de 5ème année ; cette rencontre entre 8 étudiants et 6 décideurs a été très riche. Elle nous a amené à démystifier l’innovation et à trouver des leviers sur lesquels les employés peuvent s’appuyer pour la manager.

L’innovation est un terme assez vague, très à la mode.

Les invités ont précisé qu’elle peut s’exprimer de manière différente : produits, process, manageriale, services… Il est vrai qu’innover pour une start-up en création (comme ColisWeb avec Rémi Lengaigne) ou pour un groupe (Oxylane, Benoit Faure), ne se fait pas de la même manière. Il est primordial de définir à qui l’innovation va servir, sans oublier le relationnel c’est-à-dire le client final, ce que craignait Corinne Coppin (CCookie, efficacité commerciale).

Mais pourquoi innover ? Leonore Heemsterk, qui a travaillé sur le projet du Louvre Lens, répondrait que l’innovation était nécessaire pour changer l’expérience des visiteurs. Pour Oxylane, innover est une stratégie-produit qui permet de faire connaitre une marque et de lui donner du crédit. Innover permet aussi de créer des barrières à l’entrée pour les concurrents ou de se positionner sur un marché de niche…
On l’a bien compris : innover devient indispensable. Le challenge reste d’innover quand tout va bien et non quand on se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond. Cela dit, il ne faut pas forcer l’innovation : elle doit être spontanée et partir d’un constat.

L’innovation doit être spontanée mais elle ne tombe pas du ciel non plus ! Elle se fait grâce à un transfert de compétences, le plus souvent en utilisant et modifiant intelligemment quelque chose d’existant. L’innovation est dans ce cas une amélioration. Cependant, on a de plus en plus affaire à une innovation changement (on envisage la solution finale sans connaitre le chemin à parcourir) ou à une innovation rupture (on ne connait ni la solution ni le chemin). Lors du débat, les avis étaient partagés, certains étaient plus en faveur de l’amélioration que des changements importants et risqués. Ces différences de points de vue sont sûrement à mettre en relation avec une perception très différente par rapport à l’information (qui est maintenant immédiate et rapide).
Une constatation a été faite à l’unanimité : innover est avant tout une affaire sociale.

Quelle que soit l’innovation, et pas seulement pour « l’innovation à la Steeve Jobs » (comme l’a précisé Baptiste Vandenberghe), il est primordial que tous les collaborateurs se sentent impliqués. L’innovation est une co-création. Grâce aux nombreux témoignages, j’ai pu imaginer une liste de 10 bonnes pratiques de management de l’innovation :

– Communiquer sur la valeur ajoutée de l’innovation et sur la vision de l’entreprise

–  S’assurer que tous les employés ont compris et assimilé la VA = considérer les collaborateurs

– Se mettre à la place des gens (empathie)

– Faire participer toute l’échelle opérationnelle et s’appuyer sur les leaders (relai)

– Développer et mettre à profit la passion

– Commencer par un déploiement test (pilote)

– Toujours être respectueux de ce qui est fait

– Donner les moyens

– Rassurer et gérer les peurs (innover = changer pour mieux)

– Donner des perspectives d’évolution (responsabilités, carrières …)

Bien sûr, cette liste est non exhaustive et mériterait d’être adaptée à chaque projet d’innovation. On retiendra que l’innovation est portée par tous les employés d’une entreprise. La réussite d’un projet ne dépend, ni de sa pertinence ni de sa faisabilité, mais bien de l’adhésion de l’ensemble des collaborateurs.

 

Claire Leprévost, Etudiante en 5ème année à l’Iteem

Je vous souhaite bonne année

A tous,
A chacun,

Ce 1er janvier 2014 , c’est un message personnel que je souhaite écrire à tous ceux qui suivent de prés et de loin notre action communautaire depuis deux ans.

On s’est rencontré par le fruit du hasard ou par chance (incarnée par des personnes bienveillantes convaincues de l’importance de construire une intelligence collective indépendante). Puis, on se connecte,  on échange.  On vous invite à réfléchir voire à pousser à la controverse.

Etudiants ITEEM2013

Et,la réflexion nous entraine à produire une action concrète comme celle initiée avec l’iteem en 2013.

Nous sommes dans la même mouvance de croyance intellectuelle quelques soient nos différences. Nous avons envie de faire évoluer les choses, pas forcément pour les mêmes motifs. Nous partageons la conviction qu’il faut agir…différemment et inspirer , entrainer d’autres qui pensent comme nous, quelque soit l’âge et le parcours professionnel. Il s’agit de motiver d’autres décideurs à porter un autre regard sur le business.

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Pour toutes ces raisons et parce qu’il est important de porter attention aux uns et aux autres dans un monde où l’individu devrait avoir une place majeure dans ses choix et actions, où réflexion devrait rimer avec richesse, je vous souhaite une excellente fin d’année et vous remercie pour votre envie, votre motivation, votre implication à faire bouger les lignes… Bref à être entrepreneur de soi avec les autres… Même si le chemin est parfois sinueux.

Parce que plus rien ne sera jamais pareil… je suis encore plus convaincue avec ces deux premières années d’existence de notre mouvement communautaire que l’avenir se construira en invitant à réfléchir, en privilégiant l’enrichissement par la diversité et en produisant l’effort d’agir pour la communauté au delà de nos activités business. Et, cela n’est pas sans efforts et difficultés tellement notre environnement nous incite à nous renfermer sur nos préoccupations quotidiennes, dans notre unique intérêt personnel. C’est un autre angle de vue sur le monde qui nous environne qui nous fera tous avancer en portant un regard tel un observateur, un chercheur, un innovateur. Soyons optimistes, constructifs et agissons pour au moins essayer de faire bouger les lignes.

Alors donnons nous RDV en 2014 pour ceux qui veulent continuer l’aventure humaine BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard…Et, bienvenue à ceux que vous souhaitez inviter à rejoindre notre communauté d’intérêt.

Merci pour votre énergie,

Merci pour vos conseils,

Merci pour vos chahutements,

Merci pour votre sincérité,

Merci pour votre générosité,

Merci pour votre implication …

Sans ces ingrédients précieux nous n’aurions jamais pu faire naître ce projet engagé et engageant, indépendant et parti sans ressource financière. Il est aujourd’hui le fruit du travail de chacun.

Enfin, je remercie…

Les initiatrices BEEZ&CO

…particulièrement Anne LucieAurélieKarine qui ont cru comme moi qu’il fallait faire quelque chose et qui avec  Marie Anne G font que BEEZ&CO est ce qu’il est aujourd’hui.La Journée BEEZ&CO 2 juillet 2013 Caroline Valent Aurelie Duquennoy Marie Anne Giroult Karine Lafontaine

Marie Anne B venue de Nice, Loren et Matthieu ont donné un coup de boost à notre Journée du 2 Juillet pour sa réussite. Jean Louis,  Sophie & LaurentArnaud Calvet, Mourad OuralJean Michel Lobry vous nous avez soutenus depuis le début en nous faisant bénéficier de vos talents pour donner forme aux contenus BEEZ&CO.

Des partenaires contributeurs ont su nous donner le coup de pouce nécessaire pour une telle aventure: Euratechnologies en les personnes de Raouti Chehih et Jerome Fauquembergue , Cooking&Cie en les personnes des CookettesBBG market, Grant Thorton en la personne de Florence D’Haussy, La Poste en les personnes de Franck Cislini et Patrick Romagni , l’imprimeur innovant Sobook et le couple Mayeux photographes au regard innovant.

SophieJulieMarionRémyCharlotteVirginieClara ont participé à l’organisation de nos manifestations 2012 et 2013 dans le cadre de leur formation à chacun.

Pierre Giorgini 2 juillet 2013 La Journée BEEZ&COEt des intervenants de qualité ont bien voulu témoigner et partager leur autre regard sur le Business en 2012 : Clara Gaymard, Isabelle Decoopman, Stef Denayer, Karin Boras, Laurent Vergult, Elodie Bia,Eric Alexandre, Gregori Vincens, Alice Guilhon, Hervé Bébin, David Héry , Gilbert Brillant… en 2013, Pierre Giorgini, David Lacombled,Antoine Brachet, Dominique Chuffart, John Lewis, Jacques Hardoin,Patrick Romagni, Vianney Bourgois, Chekib Gharbi, Pierre Daniel,Isabelle Decoopman, Erwan Gringoire, Alexia Noyon, Marc Broucqsault, Rémi Lejeune

Caroline VALENT-@carolinevalent

BEEZ&CO 2012 …2013 … en quelques images

Journée2012

Débat tournant La Journée BEEZ&CO 2 juillet 2013Communauté BEEZ&CO

Staff BEEZ&CO

Source images: MAYEUX Photographes , un autre regard sur les hommes et son environnement

L’expérience BEEZ&CO, un coup de pouce pour débuter ?

Dans le cadre de notre dernière année d’étude à l’Iteem, nous, Baptiste, Hugo, Louise, Cesar, participons au cercle de réflexion BEEZ&CO, La Quadrature du Cercle. Pour mieux comprendre la démarche d’apprentissage innovante qu’on nous propose, nous avons voulu recueillir le témoignage une jeune diplômée de notre école, Souad-Marie Assaad. Comme nous, lors de sa 5ème et dernière année d’école, elle a contribué à faire bouger les lignes autour des questions du développement des entreprises. Ce qui nous a intéressé était de comprendre sa lecture de son expérience et ce qu’elle lui a apporté, sachant que c’était la première année d’une telle expérimentation pédagogique entre BEEZ&CO et l’Iteem .

Pour commencer, Souad, peux-tu nous partager avec nous ta définition actuelle du business ? Le premier but d’un business, évidemment, c’est de ramener de l’argent et donc d’être rentable. C’est la première chose à avoir en ligne de mire. La seconde priorité est le management humain. En effet, même si la priorité première reste d’être rentable, je pense que la première difficulté est bien le management humain. Pour moi le business c’est donc aussi de l’organisation, interne et externe. On doit parler d’environnement et d’écosystème, parce qu’il est impossible selon moi de faire vivre un business en autarcie. Il faut donc prendre en compte les différentes variables telles que les salariés, les clients, les partenaires, les fournisseurs, les concurrents, etc…  Et pour finir, je pense qu’une grosse partie du business se fait évidemment en marketing.

Te considères-tu comme une business-woman ?

Selon moi, une « business woman » est une personne qui a une grosse part de responsabilité dans l’entreprise, et qui a un véritable impact décisionnel au sein de celle-ci. De plus, une business woman est quelqu’un qui est en contact avec le client, et qui ramène concrètement du chiffre directement ou indirectement. Pour répondre à la question, je pense que dire de moi que je suis une “business-woman” est pour l’instant un peu prématuré et de fait certainement prétentieux. Pour l’instant je n’ai pas fait mes preuves. Et, je considère que je suis un peu jeune pour prétendre à ce qualificatif. Pour le devenir, j’oriente mes choix vers des structures petites et moyennes pour apprendre et développer mes capacités de décideur. Le problème est que dans des grands groupes , tel que celui dans lequel je travaille actuellement , il existe  de “petits” postes qui ne font pas avancer les choses de façon significative, mais dont le travail est plus “complémentaire” et polyvalent.

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Tu as participé à la toute première expérience BEEZ&CO-Iteem dans l’objectif de construire ce qui devenu Les Ateliers de Controverses…Peux-tu nous expliquer sur ce quoi tu as travaillé? Le programme était en deux temps. Pour commencer nous avons travaillé sur la conception d’une offre innovante. Caroline Valent qui nous accompagnait dans ce programme a démarré sur une approche méthodologique marketing. Dans cette première partie elle intervenait en tant qu’experte en développement des entreprises, le métier qu’elle exerce en tant que conseil. Nous étions moins dans le contexte BEEZ&CO et plus dans une approche pédagogique apprenante sur un cas pratique, ce qui nous a permis de nous connaitre. Concrètement, nous sommes partis d’une entreprise existante et nous avons travaillé sur la conception d’une offre qui lui permettrait de grandir plus rapidement, d’innover. Par exemple, avec mon groupe de travail, nous étions partis de l’entreprise pimkie, et nous avons remis au goût du jour un concept produit de base qui  a lancé Pimkie à ses débuts: les chaussettes, les collants, les bas, etc… pour les filles, un peu à la manière “Calzedonia”. On s’était effectivement rendu compte que ce genre de produits était assez difficile à trouver, et faire un magasin spécialisé dans ces produits là était une bonne opportunité.

Nous avons dû remplir plein d’outils, issus des méthodes employées par le cabinet de conseil de Caroline, très utiles (dont je me sers d’ailleurs encore actuellement). Cette offre a été présentée à la fin d’une manière un peu plus originale qu’un simple business plan que l’on avait souvent l’habitude de faire : nous devions axer cette présentation sur le marketing et “faire rêver”, bref défendre notre « Killing idea »

table rondeDans une deuxième partie, nous avons organisé des rencontres avec des décideurs de tous types, dirigeants de grandes entreprises, chefs d’entreprise, créateurs. Nous les avons invité pour créer une discussion entre eux et nous sur le sujet 2013 choisi par le cercle de réflexion, l’écosystème. Egalement cela devait nous permettre de valider avec eux l’intérêt de proposer des Ateliers de Controverses sur ce thème. L’important dans cet exercice hors norme de ce qu’on peut vivre pendant 5 ans d’étude était de préparer un travail documentaire sur des thèmes de business modèle autour de la notion d’écosystème. Cet exercice nous a permis d’aborder des problématiques managériales avec des décideurs en direct.

L’exercice n’était pas simple. Le temps donné pour réaliser ces rencontres était court. Nous n’étions pas des experts en stratégie et management tel que Pierre Daniel qui nous accompagnait sur la partie rechercher documentaire sur L’écosystème. La difficulté est le degré d’implication de la part des dirigeants participants sur le sujet. Ils sont plus ou moins réceptifs à ce genre de problématiques posées de façon intellectuel. Au premier abord cela peut sembler éloigné de leur préoccupations quotidiennes. Selon le type de décideurs, il est peut-être difficile de les faire réagir. L’exercice d’animation est de ce fait compliqué. Et, notre propre implication pouvait être assez limitée. Nous devions nous répartir entre l’animation, la prise de vue caméra, les photos, les interviews et le scribe. Parfois nous pouvions avoir le sentiment d’être plus spectateur qu’acteur.

Si tu pouvais modifier quelque chose à cette organisation de rencontres avec des décideurs, que changerais-tu ? Je pense qu’il faut que l’on soit beaucoup plus participant dans le débat. Cela permettrait d’avoir une vraie réflexion de la part des étudiants. Le temps nous a manqué certainement pour avoir plus de recul et être ne maîtrise.

Ta post-expérience: cette rencontre avec BEEZ&CO t’a-t-elle fait grandir humainement parlant ?  Humainement, je ne sais pas. Après, je peux dire qu’elle m’a encore plus donnée goût au marketing. À ce niveau-là, Caroline (@carolinevalent) a une vision vraiment intéressante, elle organise des conférences Marketing&Business (@MetBLille) à SKema Alumni qui sont vraiment pas mal. Je vous conseille d’y aller, les intervenants sont souvent captivants. J’avais beaucoup appris aussi car elle nous avait présenté une étude d’Apple avec la théorie marketing de Steve Jobs. J’ai trouvé ça vraiment très bien. Toujours sur le plan marketing, si Caroline sent que l’on est réceptif, elle nous pousse à la réflexion et c’est vraiment enrichissant.

Maintenant, est-ce que l’expérience BEEZ&CO m’a fait grandir humainement, je ne pense pas! J’ai quand même terminé en stage en management des SI! (rires.)

L’expérience BEEZ&CO a-t-elle modifié ta vision du business ? Je trouve qu’en sortant de l’Iteem, on est déjà au courant de tout ça. C’est principalement en raison de la formation Ingénieur-Manager qui nous pousse déjà à remettre en question notre vision, à la “casser” en quelque sorte. C’est d’ailleurs ça qu’il ne faut absolument pas perdre au niveau de la formation Iteem.

Pour préciser ma pensée, je pense que l’expérience BEEZ&CO va dans le même sens que l’Iteem et se présente dans la continuité de notre formation. Mais, je ne dirais pas qu’elle a bouleversé ma vision du business.

BEEZ&CO t’a-t-elle aidé dans ton début de vie professionnelle ? Je reviens sur le marketing, dont je parlais plus tôt. L’expérience m’a vraiment poussée à aller plus loin dans ma réflexion. De ce fait, je me suis intéressée, j’ai creusé et ça m’a été bénéfique.

marketingJ’aime beaucoup la façon de penser  de Caroline et de voir les choses. Je me suis inspirée de ce qu’elle m’a dit pour trouver un boulot. Dans le sens où j’en avais marre de chercher un job en répondant à des offres sur des sites comme Monster, etc. Ça ne sert à rien, et ce n’est pas du tout le meilleur moyen de se faire embaucher. Il y a des domaines dans lequel ça marche encore, mais c’est surtout le cas dans le web et le marketing. Si le candidat répond à des offres comme ça, c’est qu’il n’a pas compris ce qui se passe en ce moment dans ces domaines. BEEZ&CO, et plus particulièrement Caroline m’ont poussée à travailler mon image web, sur LinkedIn par exemple, en m’efforçant à me montrer convaincante et intéressante aux yeux d’un recruteur.

Selon toi, qu’est-ce que les étudiants de l’Iteem peuvent apporter à BEEZ&CO ?  Je pense que les étudiants de l’Iteem peuvent réellement dynamiser BEEZ&CO, en “rajeunissant” en quelque sorte la communauté.

Quelque chose à ajouter Souad ? Je vais lancer une entreprise dans quelques mois, et afin de m’aider, j’ai pris contact avec Caroline. C’est une personne qui a les pieds sur terre, qui connaît toutes les démarches à suivre. En marketing, en web, en création d’entreprise, je pense que Caroline est clairement une personne à garder dans son réseau. Elle peut être très bénéfique et elle sait surtout de quoi elle parle.

En conclusion, Souad-Marie ASSAD semble satisfaite de son expérience BEEZ&CO, etSouad Marie Assaad en sort enrichie en connaissances et en expériences humaines ou plutôt personnelles. BEEZ&CO s’inscrit, selon elle, très bien dans la continuité de notre formation, et peut nous permettre d’approfondir notre vision du business et tout ce que cela implique. Nous comptons donc sur projet en affaires (le nom donné au sien de l’Iteem) pour nous aider à éclaircir notre idée du business et notre façon de voir les choses, mais aussi à construire une nouvelle pensée autour des thèmes comme le marketing, l’entrepreunariat, et le management en entreprise.

Merci à Souad pour sa franchise et le temps qu’elle nous a accordée dans son emploi du temps surchargé d’entrepreneuse en plein lancement.

Cette interview a été réalisée par : Louise SteinbachClaire LeprevostCésar GalliotBaptiste Fantino et Hugo Closier.

source: www.lesimparfaites.com, www.123rf.com, www.crcgm.fr

Revue de presse #16

Pour entamer cet avant dernier week-end de 2013 ou démarrer ses vacances de Noël (pour ceux qui font un break)  ou encore pour alimenter vos discussions lors des repas de fêtes, L’&CO de BEEZ&CO vous propose de découvrir l’écoconstruction, d’écouter Danny Hillis sur sa vision d’internet et la nécessité de prévoir un plan B, de découvrir des innovations qui font appel au bon sens  et donnent vie à des sources premières ou redonnent vis à des produits, de comprendre pourquoi s’intéresser à investir sur le continent africain…et bien d’autres sujets qui vous donnent l’occasion de porter un autre regard sur le business.

Bonne lecture …cliquez ici

L’équipe BEEZ&CO

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Revue de presse #15

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Pour entamer votre week-end,  BEEZ&CO a concocté un cocktail d’articles aux sujets variés à lire sans modération: culture et changement dans nos organisations, notre mai 68 numérique est devenu un grille-pain fasciste, des jeux pour changer le monde, des gants clignotants pour éviter les accidents…

RDV vendredi prochain….Bonne Lecture CLIQUEZ ICI

L’équipe BEEZ&CO

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