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Je vous souhaite bonne année

A tous,
A chacun,

Ce 1er janvier 2014 , c’est un message personnel que je souhaite écrire à tous ceux qui suivent de prés et de loin notre action communautaire depuis deux ans.

On s’est rencontré par le fruit du hasard ou par chance (incarnée par des personnes bienveillantes convaincues de l’importance de construire une intelligence collective indépendante). Puis, on se connecte,  on échange.  On vous invite à réfléchir voire à pousser à la controverse.

Etudiants ITEEM2013

Et,la réflexion nous entraine à produire une action concrète comme celle initiée avec l’iteem en 2013.

Nous sommes dans la même mouvance de croyance intellectuelle quelques soient nos différences. Nous avons envie de faire évoluer les choses, pas forcément pour les mêmes motifs. Nous partageons la conviction qu’il faut agir…différemment et inspirer , entrainer d’autres qui pensent comme nous, quelque soit l’âge et le parcours professionnel. Il s’agit de motiver d’autres décideurs à porter un autre regard sur le business.

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Pour toutes ces raisons et parce qu’il est important de porter attention aux uns et aux autres dans un monde où l’individu devrait avoir une place majeure dans ses choix et actions, où réflexion devrait rimer avec richesse, je vous souhaite une excellente fin d’année et vous remercie pour votre envie, votre motivation, votre implication à faire bouger les lignes… Bref à être entrepreneur de soi avec les autres… Même si le chemin est parfois sinueux.

Parce que plus rien ne sera jamais pareil… je suis encore plus convaincue avec ces deux premières années d’existence de notre mouvement communautaire que l’avenir se construira en invitant à réfléchir, en privilégiant l’enrichissement par la diversité et en produisant l’effort d’agir pour la communauté au delà de nos activités business. Et, cela n’est pas sans efforts et difficultés tellement notre environnement nous incite à nous renfermer sur nos préoccupations quotidiennes, dans notre unique intérêt personnel. C’est un autre angle de vue sur le monde qui nous environne qui nous fera tous avancer en portant un regard tel un observateur, un chercheur, un innovateur. Soyons optimistes, constructifs et agissons pour au moins essayer de faire bouger les lignes.

Alors donnons nous RDV en 2014 pour ceux qui veulent continuer l’aventure humaine BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard…Et, bienvenue à ceux que vous souhaitez inviter à rejoindre notre communauté d’intérêt.

Merci pour votre énergie,

Merci pour vos conseils,

Merci pour vos chahutements,

Merci pour votre sincérité,

Merci pour votre générosité,

Merci pour votre implication …

Sans ces ingrédients précieux nous n’aurions jamais pu faire naître ce projet engagé et engageant, indépendant et parti sans ressource financière. Il est aujourd’hui le fruit du travail de chacun.

Enfin, je remercie…

Les initiatrices BEEZ&CO

…particulièrement Anne LucieAurélieKarine qui ont cru comme moi qu’il fallait faire quelque chose et qui avec  Marie Anne G font que BEEZ&CO est ce qu’il est aujourd’hui.La Journée BEEZ&CO 2 juillet 2013 Caroline Valent Aurelie Duquennoy Marie Anne Giroult Karine Lafontaine

Marie Anne B venue de Nice, Loren et Matthieu ont donné un coup de boost à notre Journée du 2 Juillet pour sa réussite. Jean Louis,  Sophie & LaurentArnaud Calvet, Mourad OuralJean Michel Lobry vous nous avez soutenus depuis le début en nous faisant bénéficier de vos talents pour donner forme aux contenus BEEZ&CO.

Des partenaires contributeurs ont su nous donner le coup de pouce nécessaire pour une telle aventure: Euratechnologies en les personnes de Raouti Chehih et Jerome Fauquembergue , Cooking&Cie en les personnes des CookettesBBG market, Grant Thorton en la personne de Florence D’Haussy, La Poste en les personnes de Franck Cislini et Patrick Romagni , l’imprimeur innovant Sobook et le couple Mayeux photographes au regard innovant.

SophieJulieMarionRémyCharlotteVirginieClara ont participé à l’organisation de nos manifestations 2012 et 2013 dans le cadre de leur formation à chacun.

Pierre Giorgini 2 juillet 2013 La Journée BEEZ&COEt des intervenants de qualité ont bien voulu témoigner et partager leur autre regard sur le Business en 2012 : Clara Gaymard, Isabelle Decoopman, Stef Denayer, Karin Boras, Laurent Vergult, Elodie Bia,Eric Alexandre, Gregori Vincens, Alice Guilhon, Hervé Bébin, David Héry , Gilbert Brillant… en 2013, Pierre Giorgini, David Lacombled,Antoine Brachet, Dominique Chuffart, John Lewis, Jacques Hardoin,Patrick Romagni, Vianney Bourgois, Chekib Gharbi, Pierre Daniel,Isabelle Decoopman, Erwan Gringoire, Alexia Noyon, Marc Broucqsault, Rémi Lejeune

Caroline VALENT-@carolinevalent

BEEZ&CO 2012 …2013 … en quelques images

Journée2012

Débat tournant La Journée BEEZ&CO 2 juillet 2013Communauté BEEZ&CO

Staff BEEZ&CO

Source images: MAYEUX Photographes , un autre regard sur les hommes et son environnement

Revue de presse #17

Pour cet entre deux fêtes (Noël et Jour de l’An) , BEEZ&CO vous propose un florilège d’articles et vidéos autour de sujets tels que: l’innovation pour nos entreprises, une innovation « électrique »qui s’appliquera dans de nombreux lieux au service de l’usager, une agence de voyage dédiée aux handicapés inspirée du Japon, Google est-il Big brother?, génération Y et son rapport au travail et quelques réflexions sur notre compétitivité en France…

Bonne lecture …cliquez Ici

La communauté BEEZ&CO

L’expérience BEEZ&CO, un coup de pouce pour débuter ?

Dans le cadre de notre dernière année d’étude à l’Iteem, nous, Baptiste, Hugo, Louise, Cesar, participons au cercle de réflexion BEEZ&CO, La Quadrature du Cercle. Pour mieux comprendre la démarche d’apprentissage innovante qu’on nous propose, nous avons voulu recueillir le témoignage une jeune diplômée de notre école, Souad-Marie Assaad. Comme nous, lors de sa 5ème et dernière année d’école, elle a contribué à faire bouger les lignes autour des questions du développement des entreprises. Ce qui nous a intéressé était de comprendre sa lecture de son expérience et ce qu’elle lui a apporté, sachant que c’était la première année d’une telle expérimentation pédagogique entre BEEZ&CO et l’Iteem .

Pour commencer, Souad, peux-tu nous partager avec nous ta définition actuelle du business ? Le premier but d’un business, évidemment, c’est de ramener de l’argent et donc d’être rentable. C’est la première chose à avoir en ligne de mire. La seconde priorité est le management humain. En effet, même si la priorité première reste d’être rentable, je pense que la première difficulté est bien le management humain. Pour moi le business c’est donc aussi de l’organisation, interne et externe. On doit parler d’environnement et d’écosystème, parce qu’il est impossible selon moi de faire vivre un business en autarcie. Il faut donc prendre en compte les différentes variables telles que les salariés, les clients, les partenaires, les fournisseurs, les concurrents, etc…  Et pour finir, je pense qu’une grosse partie du business se fait évidemment en marketing.

Te considères-tu comme une business-woman ?

Selon moi, une « business woman » est une personne qui a une grosse part de responsabilité dans l’entreprise, et qui a un véritable impact décisionnel au sein de celle-ci. De plus, une business woman est quelqu’un qui est en contact avec le client, et qui ramène concrètement du chiffre directement ou indirectement. Pour répondre à la question, je pense que dire de moi que je suis une “business-woman” est pour l’instant un peu prématuré et de fait certainement prétentieux. Pour l’instant je n’ai pas fait mes preuves. Et, je considère que je suis un peu jeune pour prétendre à ce qualificatif. Pour le devenir, j’oriente mes choix vers des structures petites et moyennes pour apprendre et développer mes capacités de décideur. Le problème est que dans des grands groupes , tel que celui dans lequel je travaille actuellement , il existe  de “petits” postes qui ne font pas avancer les choses de façon significative, mais dont le travail est plus “complémentaire” et polyvalent.

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Tu as participé à la toute première expérience BEEZ&CO-Iteem dans l’objectif de construire ce qui devenu Les Ateliers de Controverses…Peux-tu nous expliquer sur ce quoi tu as travaillé? Le programme était en deux temps. Pour commencer nous avons travaillé sur la conception d’une offre innovante. Caroline Valent qui nous accompagnait dans ce programme a démarré sur une approche méthodologique marketing. Dans cette première partie elle intervenait en tant qu’experte en développement des entreprises, le métier qu’elle exerce en tant que conseil. Nous étions moins dans le contexte BEEZ&CO et plus dans une approche pédagogique apprenante sur un cas pratique, ce qui nous a permis de nous connaitre. Concrètement, nous sommes partis d’une entreprise existante et nous avons travaillé sur la conception d’une offre qui lui permettrait de grandir plus rapidement, d’innover. Par exemple, avec mon groupe de travail, nous étions partis de l’entreprise pimkie, et nous avons remis au goût du jour un concept produit de base qui  a lancé Pimkie à ses débuts: les chaussettes, les collants, les bas, etc… pour les filles, un peu à la manière “Calzedonia”. On s’était effectivement rendu compte que ce genre de produits était assez difficile à trouver, et faire un magasin spécialisé dans ces produits là était une bonne opportunité.

Nous avons dû remplir plein d’outils, issus des méthodes employées par le cabinet de conseil de Caroline, très utiles (dont je me sers d’ailleurs encore actuellement). Cette offre a été présentée à la fin d’une manière un peu plus originale qu’un simple business plan que l’on avait souvent l’habitude de faire : nous devions axer cette présentation sur le marketing et “faire rêver”, bref défendre notre « Killing idea »

table rondeDans une deuxième partie, nous avons organisé des rencontres avec des décideurs de tous types, dirigeants de grandes entreprises, chefs d’entreprise, créateurs. Nous les avons invité pour créer une discussion entre eux et nous sur le sujet 2013 choisi par le cercle de réflexion, l’écosystème. Egalement cela devait nous permettre de valider avec eux l’intérêt de proposer des Ateliers de Controverses sur ce thème. L’important dans cet exercice hors norme de ce qu’on peut vivre pendant 5 ans d’étude était de préparer un travail documentaire sur des thèmes de business modèle autour de la notion d’écosystème. Cet exercice nous a permis d’aborder des problématiques managériales avec des décideurs en direct.

L’exercice n’était pas simple. Le temps donné pour réaliser ces rencontres était court. Nous n’étions pas des experts en stratégie et management tel que Pierre Daniel qui nous accompagnait sur la partie rechercher documentaire sur L’écosystème. La difficulté est le degré d’implication de la part des dirigeants participants sur le sujet. Ils sont plus ou moins réceptifs à ce genre de problématiques posées de façon intellectuel. Au premier abord cela peut sembler éloigné de leur préoccupations quotidiennes. Selon le type de décideurs, il est peut-être difficile de les faire réagir. L’exercice d’animation est de ce fait compliqué. Et, notre propre implication pouvait être assez limitée. Nous devions nous répartir entre l’animation, la prise de vue caméra, les photos, les interviews et le scribe. Parfois nous pouvions avoir le sentiment d’être plus spectateur qu’acteur.

Si tu pouvais modifier quelque chose à cette organisation de rencontres avec des décideurs, que changerais-tu ? Je pense qu’il faut que l’on soit beaucoup plus participant dans le débat. Cela permettrait d’avoir une vraie réflexion de la part des étudiants. Le temps nous a manqué certainement pour avoir plus de recul et être ne maîtrise.

Ta post-expérience: cette rencontre avec BEEZ&CO t’a-t-elle fait grandir humainement parlant ?  Humainement, je ne sais pas. Après, je peux dire qu’elle m’a encore plus donnée goût au marketing. À ce niveau-là, Caroline (@carolinevalent) a une vision vraiment intéressante, elle organise des conférences Marketing&Business (@MetBLille) à SKema Alumni qui sont vraiment pas mal. Je vous conseille d’y aller, les intervenants sont souvent captivants. J’avais beaucoup appris aussi car elle nous avait présenté une étude d’Apple avec la théorie marketing de Steve Jobs. J’ai trouvé ça vraiment très bien. Toujours sur le plan marketing, si Caroline sent que l’on est réceptif, elle nous pousse à la réflexion et c’est vraiment enrichissant.

Maintenant, est-ce que l’expérience BEEZ&CO m’a fait grandir humainement, je ne pense pas! J’ai quand même terminé en stage en management des SI! (rires.)

L’expérience BEEZ&CO a-t-elle modifié ta vision du business ? Je trouve qu’en sortant de l’Iteem, on est déjà au courant de tout ça. C’est principalement en raison de la formation Ingénieur-Manager qui nous pousse déjà à remettre en question notre vision, à la “casser” en quelque sorte. C’est d’ailleurs ça qu’il ne faut absolument pas perdre au niveau de la formation Iteem.

Pour préciser ma pensée, je pense que l’expérience BEEZ&CO va dans le même sens que l’Iteem et se présente dans la continuité de notre formation. Mais, je ne dirais pas qu’elle a bouleversé ma vision du business.

BEEZ&CO t’a-t-elle aidé dans ton début de vie professionnelle ? Je reviens sur le marketing, dont je parlais plus tôt. L’expérience m’a vraiment poussée à aller plus loin dans ma réflexion. De ce fait, je me suis intéressée, j’ai creusé et ça m’a été bénéfique.

marketingJ’aime beaucoup la façon de penser  de Caroline et de voir les choses. Je me suis inspirée de ce qu’elle m’a dit pour trouver un boulot. Dans le sens où j’en avais marre de chercher un job en répondant à des offres sur des sites comme Monster, etc. Ça ne sert à rien, et ce n’est pas du tout le meilleur moyen de se faire embaucher. Il y a des domaines dans lequel ça marche encore, mais c’est surtout le cas dans le web et le marketing. Si le candidat répond à des offres comme ça, c’est qu’il n’a pas compris ce qui se passe en ce moment dans ces domaines. BEEZ&CO, et plus particulièrement Caroline m’ont poussée à travailler mon image web, sur LinkedIn par exemple, en m’efforçant à me montrer convaincante et intéressante aux yeux d’un recruteur.

Selon toi, qu’est-ce que les étudiants de l’Iteem peuvent apporter à BEEZ&CO ?  Je pense que les étudiants de l’Iteem peuvent réellement dynamiser BEEZ&CO, en “rajeunissant” en quelque sorte la communauté.

Quelque chose à ajouter Souad ? Je vais lancer une entreprise dans quelques mois, et afin de m’aider, j’ai pris contact avec Caroline. C’est une personne qui a les pieds sur terre, qui connaît toutes les démarches à suivre. En marketing, en web, en création d’entreprise, je pense que Caroline est clairement une personne à garder dans son réseau. Elle peut être très bénéfique et elle sait surtout de quoi elle parle.

En conclusion, Souad-Marie ASSAD semble satisfaite de son expérience BEEZ&CO, etSouad Marie Assaad en sort enrichie en connaissances et en expériences humaines ou plutôt personnelles. BEEZ&CO s’inscrit, selon elle, très bien dans la continuité de notre formation, et peut nous permettre d’approfondir notre vision du business et tout ce que cela implique. Nous comptons donc sur projet en affaires (le nom donné au sien de l’Iteem) pour nous aider à éclaircir notre idée du business et notre façon de voir les choses, mais aussi à construire une nouvelle pensée autour des thèmes comme le marketing, l’entrepreunariat, et le management en entreprise.

Merci à Souad pour sa franchise et le temps qu’elle nous a accordée dans son emploi du temps surchargé d’entrepreneuse en plein lancement.

Cette interview a été réalisée par : Louise SteinbachClaire LeprevostCésar GalliotBaptiste Fantino et Hugo Closier.

source: www.lesimparfaites.com, www.123rf.com, www.crcgm.fr

Renouveler le développement de nos entreprises

Parce qu’il faut faire d’une contrainte une opportunité …

Notre époque nous confronte à de nombreuses questions pour nos entreprises, face à plusieurs formes de crises ; les plus évidentes : économique, sociale ! … les plus compliquées : écologiques.

Le rapport de Brundtland ne date pas d’aujourd’hui. Depuis presque 30 ans, les Etats réfléchissent  à la manière de préserver notre planète mère et continuer à nous développer.

En 2013, personne ne souhaite arrêter ; au contraire tout comme le consommateur français, nous cherchons à développer plus ;  mais pour moins ! Moins de ressources naturelles, moins de produits manufacturés à des prix « habituels », moins de temps dans un monde changeant où révolution digitale et de la data changent radicalement la donne en terme de relation et d’interactions entre individus et organisations ; et cela dans le monde entier.


3 ème révolution industriellePar choix ou obligation, la 3ème révolution industrielle est en marche.

Elle  incite expressément nos entreprises et nos institutions à repenser ses propres modèles de développement, non pas comme un suiveur (suivre une tendance) mais bien comme acteur de son propre renouveau, de son innovation. De nombreuses initiatives sont en cours afin d’inciter chaque entreprise. Cette entreprise qui doit réfléchir à ses nouveaux défis, trouver ses propres réponses à ses questions de performance, de compétitivité, de développement face à un marché plus concurrentiel, à un client/ consommateur aux comportements modifiés et une marge dégradée liée à l’augmentation des coûts des énergies.

Depuis 10 ans le Salon JADDE  sur Lille défend cette vision et invite décideurs de tous secteurs à s’inspirer. Au travers de conférences et témoignages d’entreprises, c’est l’opportunité de découvrir la performance des modèles de développement durable. Comme se plaît à le préciser Christophe Sempels, l’enjeu aujourd’hui des stratégies de développement durable est « la conciliation d’une performance, d’un progrès économique et un progrès environnemental et social ». Et, ré-aborder sa stratégie de développement implique de revoir son organisation pour atteindre la qualité et la performance exigée par ces nouveaux modèles.

Aujourd’hui le développement durable est plus qu’un sujet politique pour l’avenir de nos pays, c’est un sujet de stratégie et de management essentiel pour nos entreprises. Un mouvement national tel que l’AFQP (anciennement MFQ) l’a bien compris. Les enjeux sont plus complexes. Notre époque nous invite à se réinventer, à innover jusqu’à créer la rupture. Bref, à se réorganiser différemment.afqp

Pour pousser votre réflexion vous pouvez assister à Lille à la conférence “Réjuvénation” ou Diversification du 12 décembre sur « Quels choix stratégiques pour relancer votre développement ? » ou suivre à distance les travaux des experts et entreprises qui interviendront.

En résumé

Qualité&Performance+ Développement durable

= Business*

*création de valeurs

Une équation à résoudre en portant un autre regard sur le Business : -)

Caroline VALENT

Enseigner autrement le développement durable #épisode 2

Le 29 novembre 170 groupes d’étudiants Skema business School ont livré le fruit de leur réflexion sur une problématique Développement durable. Chaque groupe a choisi un angle de réflexion autour des modèles de Développement Durable. Chaque équipe a travaillé en se documentant et en allant à la rencontre de professionnels et experts pour recueillir leurs témoignages. Le fruit de ce travail est un documentaire de 2mn30 et un enrichissement d’une base de connaissance et d’analyse et d’échanges sur wiki. Dans l’épisode #1,  Christophe Sempels  a présenté son projet d’enseignement qu’il a lancé cette fin d’année en pariant sur une éducation apprenante. Il parle notamment de transformation. Pour continuer à partager avec lui sa vision du Développement durable dans nos entreprises, je vous invite à poursuivre l’échange.

Cette démarche éducative peut – elle inspirer voire aider les entreprises et organisations dans la réflexion de leur Business Modèle ? Je ne sais pas si nous pouvons avoir une ambition aussi grande, mais les interactions des dirigeants avec nos étudiants sont l’occasion de bénéficier d’un miroir et de questions parfois un peu naïves… mais ce sont souvent celles-là qui vont progresser une réflexion.question-reponse

Par ailleurs, le matériel collecté (reportage, page wiki) sera évidemment trié, mais les meilleurs reportages seront rendus largement disponibles et pourraient susciter des premières ressources intellectuelles pour amorcer une  réflexion de fond.

Néanmoins, cela n’est pas l’objectif premier et il existe des moyens bien plus efficaces pour les entreprises d’évaluer la robustesse, ou devrais-je dire la fragilité à concilier une performance économique avec une performance environnementale et sociale. Etudier les limites et les impasses d’un modèle économique pour un dirigeant, voilà ce qui pour moi est de nature à le/la mettre en mouvement.

A plus long terme néanmoins, j’ai l’espoir que certains étudiants entrant sur le marché de l’emploi deviennent des « agents de changement » d’un système économique malade qu’ils ont appris à diagnostiquer, à comprendre et à faire évoluer.


movilabAu delà de ton métier d’enseignant, as tu d’autres engagements dans l’accompagnement du développement durable dans les entreprises ? 
J’ai effectivement la chance d’être impliqué sur de nombreux projets qui complètent et s’interfacent à merveille avec mon métier de professeur. Je suis d’abord le co-fondateur de Movilab et à ce titre, j’ai la chance d’interagir et de porter un nombre important de projets d’innovation sociétale originaux. Je collabore aussi bien avec des entreprises qu’avec des collectivités ou des membres de la société civile, pour faire naître de nouvelles formes de coopération au service du développement intelligent de projets à forte valeur sociale, environnementale mais aussi économique.

J’ai également la chance d’accompagner beaucoup de dirigeants dans des trajectoires d’évolution vers de nouveaux modèles économiques durables. Je participe ainsi à titre d’expert, au côté de mon collègue et ami Christian du Tertre, à une opération collective portée par le Réseau Alliances et le Centre des Jeunes Dirigeants sur les trajectoires d’évolution d’entreprise vers des modèles relevant de l’économie de la fonctionnalité. Ce dispositif, financé par la Région Nord-Pas de Calais, permet à 22 dirigeants de bénéficier d’un accompagnement de 14 mois pour faire évoluer leur modèle économique dans une logique relevant de l’économie de la fonctionnalité.

economie-circulaireJe lance, toujours avec Christian, une initiative comparable dans les Alpes Maritimes, avec le Club des Entrepreneurs du Pays de Grasse. Nous allons cette fois accompagner 12 dirigeants dans les mêmes objectifs. J’ai finalement la chance de travailler en collaboration étroite avec partenaires stimulants : la Fondation Ellen MacArthurl’Institut de l’économie circulaire, le réseau Alliances, le CJD, le Club des Entrepreneurs , les nombreux partenaires de Movilab (O2Zone, Openscop, Arsenic, Fondaterra, la ville de Mouans-Sartoux, …). Tout cela nous permet de tester quantité de nouveaux modèles économiques dans des conditions réelles et de faire ainsi progresser des connaissances utiles à l’action, ensuite partagées avec mes étudiants.

Quelle est ta définition du développement durable ? selon toi quel est son enjeu pour tous et chacun ? Il y a certes la définition officielle de Brundtland, mais de manière plus pragmatique, le développement durable renvoie pour moi aux conditions deconciliation d’une performance et un progrès économique avec une performance et un progrès environnemental et social. Comme je le disais précédemment, cela passe par deux portes d’entrée : faire moins pour la même chose (comme p.ex. l’éco-conception) ou faire radicalement différemment (comme p.ex. l’économie de la fonctionnalité). Je suis personnellement un farouche partisan de la seconde approche tant les besoins et l’urgence du changement sont criants.

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Qu’est-ce que chacun d’entre nous peut faire sur un plan individuel ? Je ne veux pas apparaître comme un donneur de leçon, aussi je serai très général. J’ai simplement envie d’inviter les personnes qui nous lisent à s’interroger sur le monde dans lequel ils/elles aspirent vivre, aux types de relations humaines que nous cherchons à promouvoir, aux types de progrès que nous cherchons à encourager. A chacun(e) ensuite de trouver en fonction de ses ressources propres le chemin qui lui parait le plus adéquat par rapport aux réponses qu’il/elle aura apportées à ces questions.

A Suivre…

Caroline VALENT

Avec le témoignage de Christophe Sempels

1000 étudiants à la découverte du développement durable

Passer d’une pédagogie passive à une pédagogie active, nous en rêvons tous. Mais comment la mettre en œuvre lorsque nous avons dans un cours plus de 1 000 étudiants répartis sur 3 campus différents ?

Et bien, on s’appuie sur les outils collaboratifs et la montée en connaissances et en compétences par l’expérience directe. Concrètement, nous allons demander à nos étudiants de réaliser un mini-documentaire audiovisuel sur une mise en tension d’une pratique managériale/d’une situation d’entreprise par un ou plusieurs enjeux du développement durable. Première étape : définir son projet. Pour ce faire, il faut s’interroger sur ce qu’est le développement durable et quels sont ses enjeux. Afin de familiariser les étudiants avec ce concept complexe, nous avons encapsulé des ressources pédagogiques dans un wiki dédié au cours : articles, vidéos, module e-learning home-made, ressources de partenaires comme Movilab  et la Fondation Ellen MacArthur , … Nous enclenchons ensuite des échanges à travers le wiki d’une part, dans lequel les étudiants deviennent contributeurs, mais aussi via la mise en place d’une bourse de questions/problèmes et d’une bourse de compétences. Afin d’encourager les échanges et le partage d’expériences, un système de monnaie collaborative d’apprentissage est mise en place. Chaque interaction collaborative dans les bourses ou le wiki fait donc l’objet d’un échange de monnaie SKEM (pour Service and Knowledge Exchange Money).

skema-1024x293L’équipe pédagogique de Skema Business School ne se retranche pas uniquement derrière des outils web et audiovisuels. Nous organisons en effet des temps en présentiel où les étudiants de tous les campus sont invités à participer et interagir les uns avec les autres, mais aussi avec les professeurs accompagnateurs et des professionnels. Chaque campus est connecté aux autres avec des outils propres : un plateau TV situé à Sophia émet en duplex à Lille et retransmet également à Paris. A Lille, nous accueillons une professionnelle du réseau BEEZ&CO (merci Caroline !) pour interagir avec nos étudiants. Les questions viendront ensuite de Sophia, Lille et Paris via Facebook et les moyens audiovisuels disponibles. Les bourses tourneront à plein et la banque SKEM risque de chauffer.

Une fois la problématique calée, les étudiants se transforment en journaliste d’investigation et vont à la rencontre de dirigeants pour questionner leur problématique. Là aussi, pas question d’improviser. De telles rencontres se préparent et génèrent donc… une montée en connaissance. Mais celle-ci s’incarne dans une expérience de dialogue, d’échange et de visites que font les étudiants sur le terrain.

A l’issue d’un dispositif qui durera deux mois, les étudiants vont produire une page wiki qui intégrera leur problématique, leur dossier de production, leur reportage et un article de fond détaillant les apprentissages et éclairages apportés à leur problématique initiale.

Le cours est lancé, les étudiants sont enthousiastes, l’équipe pédagogique est motivée… bref tous les ingrédients sont réunis pour vivre une expérience collective enrichissante.

Evidemment, nous partagerons avec vous les résultats du projet, mais aussi sa genèse. Car tout est parti de l’incubateur de modes de vie durable Movilab.

Christophe SEMPELS

Le responsable du cours et à ses côtés, une équipe de profs motivés (Mélanie Ciussi, Laurence Berlie, Sophie Charles, Marc Augier, Dominique Vian) et une formidable équipe technique et audiovisuelle (Jean-Philippe Gros, Remi Vayssière, Vincent Deffaux, Nicolas Mucka, O2Zone, Antoine Dufour et sa bande).

Entreprendre pour apprendre, c’est apprendre à être entrepreneur de soi

Cette semaine nous avons envie de donner un coup de pouce à l’association Entreprendre  Pour Apprendre, en particulier sur le Nord-Pas de Calais.

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Sous la direction de Dominique Dalle et soutenu par des hommes convaincus dès la première heure, tel que Stéphane Caplier, c’est un pari fou qui devient un projet d’envergure.

Cette initiative associe l’éducation et l’entrepreneuriat. Elle crée l’inspiration et révèle l’envie de créer, développer, produire, communiquer, vendre… bref, beaucoup de réflexes nécessaires pour défendre ses idées, son projet.

Capture-d’écran-2013-10-09-à-23.35.51-245x300L’association donne l’occasion à des jeunes collégiens, lycéens et étudiants de se dévoiler, de sortir du coté sachant et d’apprendre en construisant en équipe un projet concret, Le Leur.
Elle ouvre un champ pédagogique original et moderne à des enseignants qui contribuent au succès des projets.
C’est dans une démarche collaborative que le fruit de l’imagination donne naissance à de nombreux projets, appelés « mini entreprises », sont « challengés » par des chefs d’entreprise et dirigeants lors de leur présentation au Jury.

Vous êtes Dirigeant, chef d’entreprise, créateur d’entreprise,
Convaincu par cette initiative qui prend de l’ampleur
Motivé par le partage d’expérience
Intéressé à inspirer l’autre à entreprendre pour soi

Alors plus d’hésitations, si vous êtes de la région du Nord-Pas de Calais, mobilisez vous pour devenir parrain d’une mini entreprise… RDV le 29 octobre 2013 !

Caroline VALENT

Etre entrepreneur de soi – épisode 1

Depuis que nous avons lancé notre projet communautaire BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard, je rencontre différentes personnes convaincues comme moi, en tant qu’individu, nous, en tant que communauté, que le monde change profondément et qu’il faut agir autrement pour développer notre avenir.

J’ai la chance de partager des réflexions et interrogations sur le rôle que nous devons jouer en tant qu’individu dans notre société en particulier en France, et au delà, avec des personnes d’une autre génération, d’un autre écosystème, Etienne W., Paul A. et Maxence B.  Nos échanges sont ouverts, controversés par nos différences et toujours motivés par la même énergie, celle de trouver le moyen d’agir pour changer la situation incertaine dans laquelle nous sommes, de produire nos propres solutions, afin de continuer à progresser personnellement et collectivement.

Nos discussions sont encore au stade de la conversation mais avec l’optique de produire quelque chose de concret. Nos croisements de regards et d’opinions sur nos sujets de préoccupations dessinent aujourd’hui une forme de projet, un « &CO-PROJET » potentiel.  Les pistes de réflexion et d’actions évoquées tournent autour de  l’importance d’être « entrepreneur de soi ». Le 2 juillet , lors de La Journée BEEZ&CO, nous avons invité d’autres personnes d’âges et de vécus différents à rejoindre notre petit groupe d’agitateurs.

12 personnes de 20 à 70 ans vont échanger et pousser la réflexion sur ce que pourrait être le projet. 1h30 pour décider conjointement s’il a un cap, un objectif à réaliser. Bien sûr il est encore trop tôt pour dire ce que sera cet objectif, mais voici un aperçu des sujets abordés, sous forme de questions soulevées :
Comment agir pour éviter de se noyer dans la dette du pays ?
Comment inciter nos institutions à « écouter la réalité » de nos vies ?
Comment les nouvelles générations doivent appréhender leur avenir ?
Comment concilier bien individuel et bien commun ?
Comment continuer à progresser alors qu’il est question que la France soit plus que ralentie, voire en dérive face aux défis de notre époque ?
Doit-on essayer de travailler aves les institutions ?
Doit on trouver nos propres solutions ?
Doit-on apprendre à avancer par nous-mêmes ?
Comment se mobiliser ? Comment se solidariser ?
Comment agir ensemble et s’entraider ?
Comment oser développer des projets ?
Comment donner l’envie d’oser en développer ?
Comment motiver à révéler son projet ?
Comment faire émerger les projets latents ?
Comment donner le goût du risque ?
Comment ne plus être suiveur mais acteur ?

En synthèse cela nous à amener à l’idée centrale que chacun doit être « Entrepreneur de soi avec tous ».

Afin d’illustrer cette idée, je vous invite à écouter Bono (spécial pour toi Paul). Si vous ne l’avez pas encore fait quand il est intervenu à Ted en mars 2013… édifiant… intelligent.

Caroline VALENT

La femme entreprend – épisode 5

Pour notre dernier épisode « La femme entreprend », je vous propose de découvrir le portrait de deux Marie-Anne , représentantes de deux générations de femmes entrepreneures. Pour commencer Marie-Anne Giroult explique comment elle a choisi de devenir entrepreuneure de soi, … d’elle. Et Marie-Anne Bernasconi partage sa conviction de créer une  forme de liberté que recherche sa génération (digital native).

Pour commencer, place aux dames, je vous laisse apprécier le témoignage de Marie-Anne Giroult qui, après un parcours dans un grand groupe, décide de suivre son propre chemin et de suivre sa nouvelle ligne de vie.


Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? et l’entreprise que tu diriges ? … 
Diplômée d’une école de commerce et d’un MBA en management, j’ai un parcours de 25 ans de management en entreprise, dans le retail et l’IT. Avec une expérience concrète de gestion de changements significatifs et complexes en environnement multiculturel, j’ai choisi en 2010 de quitter le monde du salariat pour créer mon entreprise AlterDim en 2010.

J’accompagne les entreprises dans leurs transformations en développant le potentiel des collaborateurs et l’efficacité de leur mode de fonctionnement collectif, au travers de coaching individuel et collectif, de formation en management et développement personnel et d’animation d’ »assessment center ».

Pourquoi choisir d’être entrepreneure ? Est-ce différent d’être entrepreneure vis-à-vis de son entourage ou vis-à-vis de la société ? … Avant d’être entrepreneure, ma démarche était d’abord une volonté de changer d’activité et d’aligner mon activité professionnelle avec mes valeurs et mes centres d’intérêt, d’être en phase avec ce que j’étais devenue.

L’activité choisie, activité de service,  m’a naturellement amenée vers l’entrepreunariat. L’attrait était la liberté d’action et de décision, la volonté de gérer sa propre activité et de construire.

C’est forcément différent pour l’entourage d’être entrepreneure par rapport à salariée, dans la compréhension de ce que l’on fait, dans la reconnaissance, dans l’implication et dans la gestion de son temps. Cela demande d’être soutenue et encouragée par l’entourage.

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ? … Croire en son projet et le porter, savoir s’entourer, être capable de fonctionner dans un environnement d’insécurité, avoir confiance dans ses capacités et oser dépasser ses freins, persévérer et garder le cap.

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? As-tu le sentiment de réussir à les respecter  au quotidien? … Respect de soi et de l’autre, ouverture, Intégrité, loyauté, Courage…Partenariat, esprit d’équipe, partage. J’ai le sentiment de respecter ces valeurs au quotidien.

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … C’est une forme d’activité qui se développe avec des formes nouvelles et d’autre encore à créer. De plus en plus on encourage les jeunes à créer leur propre activité et à oser se lancer pendant leurs études. Au delà de la création d’entreprise, c’est aussi une forme de responsabilisation, d’être acteur de ses choix et de sa vie.

Au delà de l’initiative individuelle, l’entrepreunariat doit être valorisé et encouragé par les pouvoirs publics plus qu’il ne l’est aujourd’hui.

Quelles recommandations souhaites-tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ? … Avoir le soutien de son entourage sur le projet et sur la durée. Bien anticiper l’aspect financier pendant la phase de lancement. Placer l’aspect commercial et prospection au cœur de ses priorités et de la gestion de son temps. Partager avec d’autres entrepreneurs, ne pas rester seul.

Toujours garder à l’esprit la motivation profonde qui nous a amené à faire ce choix, « Croire en son projet », Rester fidèle à ses valeurs.

Marie-Anne Bernasconi, elle, est une toute jeune entrepreneure. Elle défend une vision du monde actuelle et post-moderne. Elle utilise son entreprise pour devenir acteur du changement en cours.

Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? et l’entreprise que tu diriges ?

Après 1 an et demi en Chine comme développeuse commerciale et 3 ans dans une start-up innovante en charge de la construction de l’offre puis de la commercialisation, j’ai décidé de créer EstreLab. C’est une agence d’accompagnement des décideurs et entrepreneurs dont l’objectif est de faire émerger des solutions nouvelles aux problèmes concrets auxquels ils font face en cette période de crise. Nous sommes convaincus que c’est en adoptant une logique disruptive que nous trouverons des solutions aux grands enjeux actuels. Nous nous appuyons pour cela sur des méthodes d’intelligence collective open source et sur des initiatives existantes notamment provenant des économies émergées.

Pourquoi choisir d’être entrepreneure? Est-ce différent d’être entrepreneure vis-à-vis de son entourage ou tout vis-à-vis de la société ? … L’envie d’être entrepreneure date de plusieurs années durant lesquelles je souhaitais d’une part contribuer à créer de la valeur en tant qu’individu, et d’autre part tenter de résoudre des équations telles que «ressources limitées, croissance illimitées».

Ce choix de créer son emploi et de tenter de réaliser ses ambitions ne laisse pas indifférent. Certaines personnes regardent l’aspect prise de risque avant de voir cette liberté d’entreprendre.  Globalement, le fait d’être entrepreneure crée une dynamique dans l’entourage et suscite intérêt et envie de contribuer.

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ? … La persévérance dans ses convictions, le fait d’assumer son positionnement, et une forte volonté de réussir. Je pense que ces clés correspondent à ma situation actuelle de créatrice, et vont nécessairement évoluer avec la croissance de mon entreprise.

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? As- tu le sentiment de réussir à les respecter  au quotidien? … Je pense qu’au sein d’une entreprise, les relations humaines doivent être basées sur la motivation et les compétences plutôt que sur un rapport hiérarchique. Le chef d’entreprise doit être garant de la vision tout en laissant suffisamment d’espace à l’équipe pour qu’elle s’exprime et s’épanouisse dans ces projets. Il est également pour moi incontournable que l’entreprise maximise ses effets positifs sur l’humain et l’environnement. C’est sur ces valeurs que je souhaite développer mon entreprise. L’enjeux est de les respecter avec la croissance de l’activité, mais également dans le choix des clients et des projets.

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … Entreprendre en France semble être au premier abord risqué puisqu’il faut sortir de la zone de confort liée au statut de salarié. Il y a néanmoins une aide structurée qui permet d’être conseillé dans sa stratégie et dans ses choix juridiques. Je pense que l’entrepreneuriat séduira de plus en plus les jeunes par l’espace de liberté qu’il crée, mais aussi parce qu’il permet d’inventer un emploi qui a du sens, et de renverser l’ordre établi pyramidal des grands groupes.

Quelles recommandations souhaites tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ? … Croire que tout est possible et suivre son intuition!

Avec ces deux portraits, j’achève cette première série de témoignages de femmes qui entreprennent sans hésitation en respectant ce qu’elles sont et en créant un projet de vie cohérent à leur envie de réalisation.

Si je devais retenir quelques idées fortes de ces 11 interviews  je partagerais la suivante: n’entreprenez pas par défaut , suivez vos convictions, ayez des valeurs, travaillez votre réseau, homme ou femme même combat et peut-être une manière de porter un autre regard sur le développement de nos entreprises…mais sur ce dernier point cela reste à prouver …qui sait cela pourrait faire l’objet d’un sujet de recherche.

Caroline VALENT

Ma petite entreprise ne connaît pas la crise

Mon sujet est moins la chanson que nous fredonnait de sa voix inégalable Bashung, mais plus l’entrepreneuriat. Nous avons vécu une semaine d’entre deux, celle du passage d’avril en mai, hésitant entre la chaleur du soleil et le froid de l’air, entre la  célébration de la fête du travail et la médiatisation des Assises de l’entrepreneuriat. Aujourd’hui en plein mois de mai, cumulant déjà 3 jours fériés, nous entamons une semaine entière de jours travaillés et qui sera dédiée à l’entrepreneuriat au travers de manifestations  et d’actions menées partout en France.

Le mot entrepreneuriat circule de plus en plus sur les ondes radio, TV et numériques en France comme si c’était un mot nouveau du dictionnaire. Il provoque la controverse entre les personnes convaincues traditionnellement que notre pays est en opposition entre patrons et salariés, et d’autres qui savent que le monde dans lequel nous vivons n’est plus le même. C’est un monde actuel qui invite à repositionner certaines convictions forgées à une époque désormais révolue. Nous sommes au XXIème siècle. Il est la fin d’un long cycle dans lequel nous avons progressé à tous niveaux. Il est l’aboutissement d’une civilisation occidentale issue européenne qui a créé son modèle et l’a imposé. Nous sommes au début d’un nouveau cycle de la réalité duquel nous avons plus ou moins conscience, qui redistribue les cartes et la manière de les jouer (mondialisation et croissance exponentielle de pays hier listés comme émergents, révolution digitale, raréfaction de nos ressources naturelles).

D’un point de vue micro, l’entrepreneuriat est un des phénomènes issus de ce changement d’époque, que je me plais à appeler révolution ou plutôt « Rêv-olution » dans le monde du travail et de l’éducation. La preuve en est, avec différents exemples que j’ai envie de partager avec vous.

195759_370553499691379_398094627_nLe mouvement des pigeons a éveillé et réveillé la communauté des entrepreneurs et son environnement en créant un mouvement amplificateur sur internet, en particulier twitter. Car quand nous sommes entrepreneurs, ce qui est mon cas, il est commun de devoir se justifier de ce « statut » en France. Il est encore perçu comme exclusif à une minorité qui ose quitter le système salarial, très risqué, en opposition au confort auquel on s’est habitué. Cependant j’ai à cœur de croire que les mentalités évoluent et que les bonnes questions commencent à se poser.  Et c’est une prise de parole comme celle de Patrick Robin (@robin24H00) qui invite à développer notre esprit critique et réfléchir à l’importance de l’entrepreneuriat pour notre société ; et comment se positionner soi-même dans son parcours professionnel.

Patrick Robin invite les lecteurs à lire  « Générations Pigeons » d’Olivier Jay et de Jean-David ChamborédonVoici quelques passages sélectionnés de la dernière lettre ouverte de Patrick Robin sur Le Point le 22 avril à la sortie de ce livre:

« Quand 56 % des Français pensent que l’essentiel des problèmes de la France vient des « patrons », il me semble que ce livre (avec quelques autres) devrait faire partie des lectures recommandées dans toutes les écoles, par prosélytisme, bien sûr, mais plus encore pour commencer à réconcilier les Français avec leurs entrepreneurs qui sont aussi, parfois, leurs « patrons » – osons ce mot qui claque trop souvent comme une insulte depuis quelque temps. « 

« Je ne puis que conseiller à tous de lire Génération pigeons – la totalité des droits d’auteurs de Jean-David Chamborédon ira à l’association « 100 000 entrepreneurs » de Philippe Hayat qui fait un travail remarquable dans les écoles pour faire découvrir le monde de l’entrepreneuriat aux collégiens et lycéens. Quand vous l’aurez lu, j’ai une petite idée à vous soumettre. Envoyez votre livre à votre député avec une petite dédicace ou votre propre témoignage. Si cela permettait à quelques-uns de mieux comprendre ce qui s’est vraiment joué cet automne et à quel point il y a urgence à rectifier les erreurs du passé, alors dans quelques années nous pourrions bien tous participer à l’écriture d’un autre ouvrage, qui, celui-ci, raconterait comment la France a su « pivoter » pour enfin retrouver le chemin de la réussite. Nous pourrions alors enfin quitter le registre des volatiles et intituler ce nouveau tome Génération champions ! « 

Pour moi c’est une hymne à L’entrepreneuriat…Entrepreneuriat,  je t’aime

logo-60000-rebonds-300x135L’association « 60000 Rebonds » lance un pavé dans la mare, en créant un mouvement autour de ceux qui osent créer et pour qui l’expérience n’est pas toujours un succès. Comme l’association le précise sur leur site.

« 60.000 : c’est le nombre d’entreprises qui déposent en moyenne le bilan chaque année en France. Un échec entrepreneurial d’autant plus mal vécu par les entrepreneurs que la société leur renvoie encore l’image balzacienne éculée du failli. Difficile de se faire prêter 2.000 euros par une banque quand votre entreprise a déposé le bilan et que la Banque de France vous attribue la terrible note « 040″ en tant que dirigeant d’entreprise.»

Rien ne prédestine à entreprendre. Entreprendre est un choix, un engagement, une prise de risque qu’on assume quelque soit son résultat. C’est une expérience qu’on n’apprend pas dans les livres. C’est une question de vécu. Entreprendre c’est aussi un réflexe qui se forge avec le temps dans l’exercice de l’entrepreneuriat. On peut nous donner des techniques, mais sans la pratique il sera difficile d’être crédible. La première étape dans ce processus d’apprentissage c’est de se lancer. C’est pour cela qu’aider ceux qui bénéficient de cette expérience est précieux car leur courbe d’expérience est selon moi le terreau  de la dynamique de développement d’un pays.

L’entrepreneuriat n’est pas une question de connaissance mais de savoir-être. C’est ce que revendique l’école de commerce Kedge, qui refuse de donner des cours d’entrepreneuriat. C’est  une démarche pertinente à mon sens qui oblige à chercher l’excellence par l’action et l’implication et non pas par une bonne note à un QCM. Je préfère des initiatives telles que LEPA « Entreprendre pour apprendre« . Le principe d’éducation est de créer une pépinière d’entrepreneurs dès le primaire. Aujourd’hui, 14 mai, a lieu le salon régional des mini-entreprises à Lille. Les différentes équipes de collégiens et lycéens vont soutenir leurs projets face à des chefs d’entreprise et entrepreneurs  pendant cette journée.

Les idées fusent, les concepts sont défendus et parfois l’un d’entre eux sort du lot et émerge aux yeux du public, tel que la mini-entreprise Ecokannette qui est passé au JT de 20H sur TF1 en avril. Comme aime à le préciser l’EPA, « François Hollande annonce que l’entrepreneuriat va faire son entrée dans le cursus scolaire de la 6ème à la Terminale !  L’équipe d’EPA est prête à relever le défi !!!! »

L’entrepreneuriat gagne à être mieux connu… Source de créativité, de développement de projets, générateur d’économie et d’emplois, il est un moyen pour chacun de faire des choix et de s’engager dans sa vie. Choisir d’entreprendre, c’est choisir d’agir et non pas d’appliquer une technique toute faite. Entreprendre c’est savoir utiliser ses connaissances dans un contexte réel. Cela demande ouverture, audace, créativité, implication, beaucoup de travail  et de la chance. Entreprendre, c’est Créer des réflexes issus de son propre vécu.

Entreprendre, c’est être Entrepreneur de soi.

Caroline VALENT