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Renouveler le développement de nos entreprises

Parce qu’il faut faire d’une contrainte une opportunité …

Notre époque nous confronte à de nombreuses questions pour nos entreprises, face à plusieurs formes de crises ; les plus évidentes : économique, sociale ! … les plus compliquées : écologiques.

Le rapport de Brundtland ne date pas d’aujourd’hui. Depuis presque 30 ans, les Etats réfléchissent  à la manière de préserver notre planète mère et continuer à nous développer.

En 2013, personne ne souhaite arrêter ; au contraire tout comme le consommateur français, nous cherchons à développer plus ;  mais pour moins ! Moins de ressources naturelles, moins de produits manufacturés à des prix « habituels », moins de temps dans un monde changeant où révolution digitale et de la data changent radicalement la donne en terme de relation et d’interactions entre individus et organisations ; et cela dans le monde entier.


3 ème révolution industriellePar choix ou obligation, la 3ème révolution industrielle est en marche.

Elle  incite expressément nos entreprises et nos institutions à repenser ses propres modèles de développement, non pas comme un suiveur (suivre une tendance) mais bien comme acteur de son propre renouveau, de son innovation. De nombreuses initiatives sont en cours afin d’inciter chaque entreprise. Cette entreprise qui doit réfléchir à ses nouveaux défis, trouver ses propres réponses à ses questions de performance, de compétitivité, de développement face à un marché plus concurrentiel, à un client/ consommateur aux comportements modifiés et une marge dégradée liée à l’augmentation des coûts des énergies.

Depuis 10 ans le Salon JADDE  sur Lille défend cette vision et invite décideurs de tous secteurs à s’inspirer. Au travers de conférences et témoignages d’entreprises, c’est l’opportunité de découvrir la performance des modèles de développement durable. Comme se plaît à le préciser Christophe Sempels, l’enjeu aujourd’hui des stratégies de développement durable est « la conciliation d’une performance, d’un progrès économique et un progrès environnemental et social ». Et, ré-aborder sa stratégie de développement implique de revoir son organisation pour atteindre la qualité et la performance exigée par ces nouveaux modèles.

Aujourd’hui le développement durable est plus qu’un sujet politique pour l’avenir de nos pays, c’est un sujet de stratégie et de management essentiel pour nos entreprises. Un mouvement national tel que l’AFQP (anciennement MFQ) l’a bien compris. Les enjeux sont plus complexes. Notre époque nous invite à se réinventer, à innover jusqu’à créer la rupture. Bref, à se réorganiser différemment.afqp

Pour pousser votre réflexion vous pouvez assister à Lille à la conférence “Réjuvénation” ou Diversification du 12 décembre sur « Quels choix stratégiques pour relancer votre développement ? » ou suivre à distance les travaux des experts et entreprises qui interviendront.

En résumé

Qualité&Performance+ Développement durable

= Business*

*création de valeurs

Une équation à résoudre en portant un autre regard sur le Business : -)

Caroline VALENT

Enseigner autrement le développement durable #épisode 2

Le 29 novembre 170 groupes d’étudiants Skema business School ont livré le fruit de leur réflexion sur une problématique Développement durable. Chaque groupe a choisi un angle de réflexion autour des modèles de Développement Durable. Chaque équipe a travaillé en se documentant et en allant à la rencontre de professionnels et experts pour recueillir leurs témoignages. Le fruit de ce travail est un documentaire de 2mn30 et un enrichissement d’une base de connaissance et d’analyse et d’échanges sur wiki. Dans l’épisode #1,  Christophe Sempels  a présenté son projet d’enseignement qu’il a lancé cette fin d’année en pariant sur une éducation apprenante. Il parle notamment de transformation. Pour continuer à partager avec lui sa vision du Développement durable dans nos entreprises, je vous invite à poursuivre l’échange.

Cette démarche éducative peut – elle inspirer voire aider les entreprises et organisations dans la réflexion de leur Business Modèle ? Je ne sais pas si nous pouvons avoir une ambition aussi grande, mais les interactions des dirigeants avec nos étudiants sont l’occasion de bénéficier d’un miroir et de questions parfois un peu naïves… mais ce sont souvent celles-là qui vont progresser une réflexion.question-reponse

Par ailleurs, le matériel collecté (reportage, page wiki) sera évidemment trié, mais les meilleurs reportages seront rendus largement disponibles et pourraient susciter des premières ressources intellectuelles pour amorcer une  réflexion de fond.

Néanmoins, cela n’est pas l’objectif premier et il existe des moyens bien plus efficaces pour les entreprises d’évaluer la robustesse, ou devrais-je dire la fragilité à concilier une performance économique avec une performance environnementale et sociale. Etudier les limites et les impasses d’un modèle économique pour un dirigeant, voilà ce qui pour moi est de nature à le/la mettre en mouvement.

A plus long terme néanmoins, j’ai l’espoir que certains étudiants entrant sur le marché de l’emploi deviennent des « agents de changement » d’un système économique malade qu’ils ont appris à diagnostiquer, à comprendre et à faire évoluer.


movilabAu delà de ton métier d’enseignant, as tu d’autres engagements dans l’accompagnement du développement durable dans les entreprises ? 
J’ai effectivement la chance d’être impliqué sur de nombreux projets qui complètent et s’interfacent à merveille avec mon métier de professeur. Je suis d’abord le co-fondateur de Movilab et à ce titre, j’ai la chance d’interagir et de porter un nombre important de projets d’innovation sociétale originaux. Je collabore aussi bien avec des entreprises qu’avec des collectivités ou des membres de la société civile, pour faire naître de nouvelles formes de coopération au service du développement intelligent de projets à forte valeur sociale, environnementale mais aussi économique.

J’ai également la chance d’accompagner beaucoup de dirigeants dans des trajectoires d’évolution vers de nouveaux modèles économiques durables. Je participe ainsi à titre d’expert, au côté de mon collègue et ami Christian du Tertre, à une opération collective portée par le Réseau Alliances et le Centre des Jeunes Dirigeants sur les trajectoires d’évolution d’entreprise vers des modèles relevant de l’économie de la fonctionnalité. Ce dispositif, financé par la Région Nord-Pas de Calais, permet à 22 dirigeants de bénéficier d’un accompagnement de 14 mois pour faire évoluer leur modèle économique dans une logique relevant de l’économie de la fonctionnalité.

economie-circulaireJe lance, toujours avec Christian, une initiative comparable dans les Alpes Maritimes, avec le Club des Entrepreneurs du Pays de Grasse. Nous allons cette fois accompagner 12 dirigeants dans les mêmes objectifs. J’ai finalement la chance de travailler en collaboration étroite avec partenaires stimulants : la Fondation Ellen MacArthurl’Institut de l’économie circulaire, le réseau Alliances, le CJD, le Club des Entrepreneurs , les nombreux partenaires de Movilab (O2Zone, Openscop, Arsenic, Fondaterra, la ville de Mouans-Sartoux, …). Tout cela nous permet de tester quantité de nouveaux modèles économiques dans des conditions réelles et de faire ainsi progresser des connaissances utiles à l’action, ensuite partagées avec mes étudiants.

Quelle est ta définition du développement durable ? selon toi quel est son enjeu pour tous et chacun ? Il y a certes la définition officielle de Brundtland, mais de manière plus pragmatique, le développement durable renvoie pour moi aux conditions deconciliation d’une performance et un progrès économique avec une performance et un progrès environnemental et social. Comme je le disais précédemment, cela passe par deux portes d’entrée : faire moins pour la même chose (comme p.ex. l’éco-conception) ou faire radicalement différemment (comme p.ex. l’économie de la fonctionnalité). Je suis personnellement un farouche partisan de la seconde approche tant les besoins et l’urgence du changement sont criants.

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Qu’est-ce que chacun d’entre nous peut faire sur un plan individuel ? Je ne veux pas apparaître comme un donneur de leçon, aussi je serai très général. J’ai simplement envie d’inviter les personnes qui nous lisent à s’interroger sur le monde dans lequel ils/elles aspirent vivre, aux types de relations humaines que nous cherchons à promouvoir, aux types de progrès que nous cherchons à encourager. A chacun(e) ensuite de trouver en fonction de ses ressources propres le chemin qui lui parait le plus adéquat par rapport aux réponses qu’il/elle aura apportées à ces questions.

A Suivre…

Caroline VALENT

Avec le témoignage de Christophe Sempels

Quand Newmanity et ses partenaires mettent les pionniers qui changent le monde à l’honneur

On le sait, avoir une super méga bonne idée qui change le monde, arrive plus souvent qu’on ne le pense… Parce que nous les êtres humains savons être parfois plein de bon sens :)

Mais avoir une bonne idée n’est que l’étape Zéro du processus … Comment faire pour la faire connaître, la confronter aux autres et pourquoi donner naissance à un business ?

1000pionniersNewmanityShamengo et le LH Forum ont eu l’idée de donner de la visibilité à tous ces pionniers qui imaginent le monde de demain, et surtout comment changer en mieux celui d’aujourd’hui… Et ils ont créé 1000 Pionniers qui changent le monde !

Opération en 3 phases :
Un événement où quelques pionniers sont venus partager leurs expériences des 4 coins du monde.
Des inscriptions en ligne pour que tous puissent présenter leur projet pionnier.
Et jusqu’au 18 novembre prochain le vote des internautes pour élire leur « Pionnier » préféré !

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Si l’idée de changer le monde (en mieux) vous séduit, alors pourquoi ne pas encourager cette initiative et ces participants en votant et en relayant l’information ?

Découvrez l’article sur Newmanity qui révèle que 300 pionniers se sont inscrits au concours et votez pour votre/vos projet(s) préféré(s) ICI

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Géocaching une chasse au trésor mondiale participative

A l’occasion d’un séjour passé chez des amis dans la région d’Avignon,  j’ai découvert le géocaching. Sans doute savez-vous ce que c’est. Personnellement j’ai découvert un concept ludique participatif. Vous aimez voyager.Vous êtes curieux de votre environnement. Vous recherchez un séjour insolite qui sort des sentiers battus alors vous êtes prêt pour tester le géocaching. Une chasse au trésor d’une ampleur inégalable. Plus de 2 millions de caches par minute  dans le monde depuis plus de 10 ans. C’est plus qu’une chasse au trésor, c’est une communauté de géocacheurs comme aime s’appeler la communauté française qui associe leur passion pour la randonnée.

Vous choisissez votre destination. Muni d’un Smartphone et d’un GPS , vous repérez l’endroit où devrait se trouver la boite où se cachent des objets laissés par vos prédécesseurs. La boite transportable peut avoir différentes tailles: de la taille d’un doigt à  celle d’une boite de chaussure. Les boîtes sont destinées à rester longtemps dans la nature dans leur cachette.
Tel Robinson Crusoé, vous laissez un message au crayon.
Comme si vous lanciez un message laissé dans une bouteille jetée à la mer, vous contribuez à la communauté et l’animez. Certains sont tellement adeptes qu’ils consacrent leur séjour uniquement à cette chasse au trésor. Ils cherchent ces endroits insolites, ils trouvent et laissent à leur tour un objet, leur message.  Et ils partagent leur aventure avec leurs amis, ceux de la communauté sur le blog, forum ou en vidéo. Les géocacheurs se prêtent au jeu et pour beaucoup deviennent mordus. Certaines caches sont de réelles énigmes et peuvent nécessiter plusieurs années pour être trouvées par la communauté.

Cette invitation à la découverte de notre environnement sous un autre regard est moderne. Elle concilie le plaisir du jeu, l’usage des nouvelles technologies et l’attachement à son écosystème. Le géocacheur  quand il accepte d’être membre s’engage à respecter la nature qui environne la cache. Il a le souci de nettoyer le lieu si celui-ci a été pollué. C’est un jeu ludique, communautaire et responsable.

Et c’est une nouvelle forme de business basé sur un jeu participatif. Il remet au goût du jour un jeu traditionnel et connu de tous. En l’amplifiant par l’usage des nouvelles technologies, Géocaching crée un nouveau modèle économique … pour créer une cache, n’oubliez pas d’acheter votre kit de jeu et votre gps sur le site geocaching.com.

Geocaching est un autre exemple de ces nouvelles formes de business qui reposent sur de  nouveaux usages (numériques) et de nouveaux comportements (communautaire).

Merci à Britt et Gilbert et vos amis géocacheurs pour cette découverte.

Caroline VALENT

 

Savoir équilibrer sa vie personnelle et familiale avec sa vie professionnelle

Il est toujours bon de se poser pour prendre du recul et faire le point sur notre réalité. C’est ce que nous propose Nigel Marsh lors de son intervention pour TEDx à Sydney.

« Reconnaître la réalité dans laquelle nous sommes, reconnaître la réalité de la société dans laquelle nous évoluons.
Reconnaître que ce n’est pas les gouvernements ni les sociétés qui vont résoudre les problèmes pour nous.
Il ne tient qu’à nous en tant qu’individus de prendre le contrôle et la responsabilité du mode vie que nous voulons mener. Car, si vous ne concevez pas votre vie quelqu’un d’autre le fera pour vous… »

L’organisation d’une journée idéale, qui concilie le temps passé en famille, le temps pour soi, et la productivité est-elle possible ?

Je vous encourage à visionner cette vidéo pour vous poser VOS bonnes questions et découvrir ce que Nigel Marsh nous propose pour atteindre cet équilibre entre le travail et la vie personnelle auquel beaucoup d’entre nous aspirent.

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J’ai aimé son intervention car, oui, chaque petite chose compte, les meilleurs journées ne sont pas forcément celles où nous faisons des choses extraordinaires mais bien celles où nous respectons notre équilibre et ceux qui nous entourent. Et cette vidéo nous rappelle, un point essentiel, utile à ceux qui veulent changer le monde et la société, le fait que c’est par notre changement que nous provoquons le changement… Soyons la société dans laquelle nous vouloir vivre.

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

 

Soyons enthousiastes pour notre avenir

Vous en avez assez … d’entendre chaque matin à la radio les informations alarmistes de notre monde, d’entendre parler de désindustrialisation, crise économique, crise bancaire, de sentir le  manque d’inspiration de nos politiques face à la période que nous vivons.  Eh bien, il existe pourtant un antidote aux idées noires, les Ted conférences ! La première édition du genre Tedx Saint Sauveur Square a eu lieu à Lille jeudi soir dernier  sur le thème « Désordre global, solutions locales ». Ce type d’évènement donne confiance en l’avenir et à la formidable époque de  changement que nous vivons !

image4- logo tedxEn écho des articles déjà diffusés  sur le blog de BEEZ&CO (« Tedx, l’effet WOW » de @DamienS et « être optimiste dans nos business en France 3ème épisode » de @carolinevalent) sur ce sujet, je vous propose un rapide rappel d’abord. Les conférences Tedx sont des déclinaisons « locales » en plus petit format des célèbres TED conférences nées en 1984 en Californie.

« Propagateurs d’idées » ces conférences nous invitent à un autre regard sur le monde à travers des témoignages, parcours de vie, expériences vécues, présentation de solutions innovantes, des idées, des initiatives à partager … Ces conférences connaissent aujourd’hui un véritable succès grâce à leur diffusion via les réseaux sociaux.

Médecin, professeur, entrepreneurs, artiste, fondateurs de mouvement de pensées, citoyens engagés,  les orateurs présents jeudi soir  ont interrogé notre regard sur le  monde  et le rôle que chacun d’entre nous  a envie de jouer demain. Point commun à certains d’entre eux ils ont  notamment insisté sur le rôle des réseaux sociaux et du collectif dans l’invention de solutions et l’émergence de nouveaux modèles économiquesBlog Tedx Saint Sauveur Square

Je vous livre quelques sujets abordés lors de la soirée, les vidéos seront consultables sur le site.

Voici quelques exemples d’initiatives enthousiasmantes :  création d’une plate-forme collaborative de crowfunding dédiée au micro-crédit Babyloan (1ère plate-forme européenne) pour rendre les plus démunis acteurs de leur propre vie, le site Sparknews qui propose des vidéos de journalistes relatant des initiatives éclairées de citoyens, Ouishare un site dédié à l’économie collaborative pour lutter contre le consumérisme et  de citer l’expérience de Joe Justice qui a construit la voiture la plus efficiante au monde grâce aux réseaux sociaux, défiant des temps records  de réalisation en recherche et innovation. Oui,  Internet peut changer nos vies si  on s’appuie sur la force du collectif. Il contribue à rapprocher les gens et fait partager les savoirs, les connaissances.

Grâce aux réseaux sociaux on s’affranchit du nombre, des distances et fait nouveau les individus collaborent de leur plein gré sans pression hiérarchique. Par ricochet ce mode de pensée 2.0 gagne l’entreprise et ré-invente le management. Et de s’interroger dans quelle mesure l’entreprise contribue-t-elle au bien-être des salariés ? 11% des salariés s’estiment engagés pour leur entreprise.

Un chiffre plutôt inquiétant pour la performance des entreprises. Ce manque d’engagement est le plus souvent lié à l’absence de prise en compte des idées des collaborateurs hors des circuits classiques de la hiérarchie. Or si l’entreprise décloisonnait son organisation et se pensait en contributeur de bien être de ses salariés,  in fine leur taux d’implication en serait d’autant augmenté ! C’est la thèse défendue par Isaac Getz qui l’a démontré  avec beaucoup  d’humour et de pertinence lors de son exposé.

La conférence s’est clôturée avec le témoignage de Marc de la Ménardière qui nous aMarc de la Ménardière rappelé à ce que nous sommes : des êtres vivants constitutifs de la nature, de la biosphère. Notre cartésianisme, les révolutions industrielles nous ont progressivement éloignés de notre état 1er. Entreprenant un tour du monde sur les acteurs du changement, il nous a questionnés sur l’industrialisation, notre mode de vie occidental (gaspilleur et consumériste)  et nous a invités à repasser un pacte avec la nature.

Je suis ressortie pleine d’enthousiasme de cette soirée et regonflée à bloc confortée dans l’idée que l’intelligence collective permet de soulever des montagnes mais aussi avec une grande humilité me disant que chacun à son niveau pouvait être acteur du changement et que oui,  nous aussi avions  comme ces orateurs des solutions à inventer pour faire progresser notre société.

Delphine COFFART

 

Entreprendre en France… et s’exporter à l’étranger ?

Le saviez-vous ? Cette année, le salon des entrepreneurs fête ses 20 ans !

Effectivement hier et aujourd’hui au Palais des Congrès, Créateurs et Dirigeants d’entreprises exposent, débâtent, assistent à des conférences, agrandissent leur réseau… Pourrait-on se permettre de dire que cet événement est devenu incontournable, voire même qu’il « consacre » certains entrepreneurs ?

Je pense par exemple à Michel et Augustin, marque créée en 2004, Trublions du goût, comme ils aiment le dire, à la communication novatrice, ils ont plus que fait leurs preuves… Et Augustin PALUEL-MARMONT, Co-fondateur et Directeur général de Michel & Augustin, dont voici les 5 conseils qu’il adresse aux jeunes entrepreneurs, donne conférence au Salon des Entrepreneurs pour défendre l’idée : « If you can dream something, you can make it happen »… beau programme !

Et justement : « Make it happen » aux USA, c’est la mission que se donne NETVA… NETVA  pour « New Technology Venture Accelerator », est un programme (initié par l’ambassade de France aux Etats-Unis) de préparation et d’immersion sur les marchés américains des hautes technologiques destiné aux Jeunes Entreprises Innovantes (JEI) et à l’occasion du Salon des entrepreneurs NETVA lance l’appel à candidatures 2013, avec un atelier où les intervenants, très impliqués dans les éditions précédentes (manager, sponsors, anciens lauréats, formateurs), présentent le programme et sa réussite.

Echange avec Adrien Destrez (Deputy Scientific Attaché – Office for Science and Technology – Consulate General of France in Boston) :

« La première édition a été mise en place en 2010 par le poste de Boston de la Mission pour la Science et la Technologie (service de l’ambassade de France aux Etats-Unis) après une version-test réussie en 2009. L’objectif était de faire bénéficier les atouts de l’écosystème entrepreneurial de Boston, un des plus dynamique au monde, à de jeunes entreprises innovantes françaises en phase d’internationalisation. Ainsi, les entrepreneurs français sélectionnés se voyaient offrir l’opportunité d’approcher le marché et surtout les partenaires technologiques américains afin d’assurer leur avenir ou leur développement. La priorité était donnée aux jeunes entreprises issues du systèmes académique et scientifique (université, écoles, organismes de recherche, etc.) ou d’incubateurs, de pépinières ou de technopoles.

Avant d’envoyer nos entrepreneurs sur le territoire américain, bien différent de l’Europe et à fortiori de la France, il était essentiel de les former aux us et coutumes entrepreneuriales locales. Ainsi, une formation de deux jours était dispensée à Paris, deux mois environ avant la semaine d’immersion aux E.U. Les entrepreneurs pouvaient alors bénéficier de conseils d’experts et de consultants français et américains sur la manière d’approcher le marché des hautes technologies aux E.U. Ils bénéficiaient aussi de conseils personnalisés à leur entreprise. En 2012, une troisième journée s’est ajoutée au programme, destiné aux candidats non sélectionnés et aux entrepreneurs français en général. Avec près de 200 personnes, cet événement a montré l’intêret des entrepreneurs français pour les E.U. 

A la suite de ces journées de formation, chaque entrepreneur lauréat bénéficie du suivi personnalisé d’un mentor unique qui l’accompagne jusqu’à sa venue sur le territoire américain et assure sa mise en relation avec les acteurs clés.

L’immersion aux E.U. était initialement limitée à Boston mais San Francisco, pour sa proximité avec l’écosystème le plus dynamique du monde, la Silicon Valley, s’est greffé au programme en 2012. Durant une semaine intense, les entrepreneurs bénéficient de rencontres personnalisées avec les acteurs clé (organisées au préalable par l’équipe NETVA), de participation à des énévement majeurs (comme MassChallenge, la plus grande « business plan competition » du monde) et des séminaires de préparation et d’optimisation de la stratégie d’approche des marchés américains (sous forme de « workshop » tous les matins, par des consultants/experts locaux qui apportent une formation vraiment unique et presque introuvable en France).

Les retours des lauréats sont jusqu’ici très bons. Généralement, ces derniers ne s’attendent pas à ce qu’il leur arrive, certains parlent de « claque professionnelle » tellement la manière de faire du business aux E.U. est plus franche et dynamique qu’en France. Si certaines retombées sont mesurables, avec des contrats et des partenariats scientifiques signés au terme de la semaine, c’est plus l’effet d’accélération qui est important ici. Pour des startup en biotechnologie par exemple, le développement (phase de recherche, phase pré-clinique, phase clinique, demande de mise sur le marché, commercialisation, etc..) est extrêmement longue (généralement plus de 10 ans), et c’est là que NETVA peut vraiment apporter de l’aide à la startup en mettant en relation avec des partenaires prestigieux comme la Harvard Medical School en 2012, par exemple.

Une chose importante à garder à l’esprit : NETVA n’est pas un programme de business-développement mais un programme de formation et d’exposition pour les JEI présentant un grand potentiel à l’international.

Après 3 éditions, le programme a gagné en maturité et en visibilité, grâce à des partenaires de haut niveau (Microsoft Bizpark à Paris met à disposition ses prestigieux locaux et une équipe logistique pour l’événement de formation en France). L’extension à San Francisco a fait doubler le nombre de candidatures (de 30 à plus de 60 en 2012). Nous sélectionnons maintenant 5 candidats pour Boston et 5 pour San Francisco. Nous touchons aussi plus de monde avec nos outils de communication (plus de 100 000 personnes). »

Les candidatures sont possibles jusqu’au 7 avril 2013, ça vous tente ?

Tous les renseignements sont sur leur site et ici leur présentation vidéo.

And don’t forget : « If you can dream something, you can make it happen » :)

 

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Le Biomimétisme ! Innovation ?

Léonard de Vinci disait à ses élèves : « allez prendre vos leçons dans la nature ».

Pour mettre en pratique ses conseils, il a étudié le vol des oiseaux et longuement observé l’anatomie de leurs ailes. C’est ainsi qu’il invente l’ornithoptère, une machine semblable à des ailes d’oiseau activées par la force humaine.
Chaque époque a recherché dans la nature des solutions à ses problèmes techniques…

Les Inuits auraient bâti leurs igloos en imitant la tanière de l’ours blanc.

Le biomimétisme, késako ?

Le biomimétisme est l’application des formes et mécanismes du vivant à de divers domaines techniques. Le terme est alors synonyme de bionique, plus couramment utilisé. Le terme vient du grec, bios (vie) et mimesis (imiter) et donc on peut parler du génie de la nature. Depuis 3,6 milliards d’années, les organismes et leurs tissus et processus se sont parachevés par tâtonnements. Le domaine émergeant du biomimétisme a donné naissance à de nouvelles techniques inspirées par cette ingénierie biologique à la grande échelle et à l’échelle naine. Quelques exemples …

Des champignons cultivés sur les déchets du café
Le café est un produit de grande consommation générant l’un des plus importants volumes de déchets. Après l’ensemble des traitements et transformations pour qu’il arrive chaud et savoureux dans notre tasse, c’est 99,8% de la biomasse qui est perdue (sans compter la capsule !).

Or la caféine contenue dans ces résidus stimule la croissance du mycélium, à tel point que l’on peut faire pousser des champignons tropicaux- shiitaké, maitaké- sur ces déchets en seulement trois mois au lieu de neuf, et des pleurotes en moins de trois semaines.

Des rasoirs en lames de soie

Certaines araignées et des vers de muriers produisent de la soie qui dépasse les performances du titane. En roulant sur la peau, ces fils peuvent retirer les poils des barbes légères avec l’avantage de ne jamais couper la peau.

Les formes comme source d’inspiration
L’imitation de la forme ou de l’allure d’une espèce vivante permet d’améliorer l’impact des technologies sur l’environnement et de faire des économies d’énergie. Dans le domaine des transports, les oiseaux sont une première source d’inspiration mais il y a aussi les poissons et les mammifères marins.

Par exemple le TGV japonais, le Schinkansen, traverse de nombreux tunnels qui provoquent une résistance et donc une perte d’énergie. Les ingénieurs ont remarqué que le martin-pêcheur passe de l’air dans l’eau sans perdre beaucoup d’énergie. Ils imitent la forme du bec avec un résultat étonnant : consommation électrique en baisse et plus grande rapidité. Le vol silencieux du hibou est dû aux plumes dentelées sur les ailes. Les ingénieurs japonais s’en inspirent pour diminuer le bruit du train.

Apprendre des écosystèmes pour mieux se soigner

Pendant très longtemps nous avons compté sur les végétaux pour élaborer des médicaments. Pourtant à la fin des années 70 les plantes ont cessé d’être les seules candidates pour la recherche en pharmacologie, la chimie de synthèse et la biologie moléculaire les ont quasi remplacées. Aujourd’hui nous assistons à un retour des plantes pour des raisons financières mais aussi idéologiques… L’étude des animaux et les échanges avec les peuples qui ont continué à se soigner avec les plantes locales, sont source d’inspiration.

Apprendre des écosystèmes encore et toujours !

C’est Janine BENYUS, l’ingénieuse biologiste américaine qui a élaboré le concept de biomimétisme. A partir de sa passion : observer le monde du vivant, elle a imaginé mille manières de copier la nature. Elle est convaincue que l’on pourra résoudre un certain nombre de nos problèmes quotidiens en reproduisant les schémas et procédés de fabrication des organismes vivants.

Alors, hasard ?

Alors qu’il est question  de management biologique, est ce un hasard si le thème de l’année 2013 BEEZ&CO est l’écosystème ? Sommes-nous des penseurs vraiment idéalistes de vouloir repartir des fondements biologiques de l’écosystème pour essayer de poser ou de distinguer des nouveaux modèles d’entreprises ? Réponse dans quelques semaines…En attendant les résultats de nos ateliers, je reprendrai le sujet du biomimétisme pour présenter ses vertus économiques.

Sandrine LEMAN

Quand le Greeter fait découvrir, partage et « invente » le tourisme participatif…

Le terme Greeter signifie “hôte” ou “comité d’accueil” en anglais.

C’est en découvrant cette vidéo réalisée par Sébastien Browaeysqui met en situation le partage de connaissances « façon Greeters », que j’ai davantage compris en quoi consistait l’action des Greeters. Et comme j’aime toujours en savoir plus, j’ai demandé à Sébastien de nous éclairer davantage sur le sujet … Je vous propose de découvrir comment, de New York au Nord Pas de Calais, ce phénomène est monté en puissance ces 20 dernières années … jusqu’à faire peur aux professionnels du tourisme « classique ».

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Meet the Greeters

« Fondé en 1992, le concept des Greeters vient de New York avec les Big Apple Greeter. C’est Lynn Brooks qui a fondé l’association Big Apple Greeter afin d’améliorer l’image de sa ville, New York, auprès des étrangers. Le but est de proposer au touriste de rencontrer un habitant pour qu’il lui fasse visiter sa ville ou sa région comme il le ferait avec des amis ou de la famille. »

Quelques chiffres de 2010 … « Big Apple Greeter serait porté par près de 300 bénévoles et accueillerait plus de 7000 touristes par an »

« Il s’agit pour le visiteur de ressortir enrichi de cette rencontre avec cet « ami », qui lui fait découvrir « son » coin et raconte des anecdotes ou des légendes sur « sa » région. Le Greeter ne se substitue en aucun cas aux guides professionnels et ne perçoit à ce titre aucun revenu ou pourboire. Les services des Greeters sont entièrement gratuits. La rencontre avec l’habitant Greeter dure de 2 à 4 h. Le Greeter n’est pas qualifié comme peut l’être un guide touristique. Chaque Greeter a généralement une spécialité : tourisme de mémoire, arts et culture, gastronomie, nature, architecture… «

Un autre Tourisme ?

« Le sujet « Gretters » fait d’ailleurs un peu polémique. En effet, certains organismes professionnels du tourisme voient encore d’un mauvais œil cette « concurrence » déloyale. Pourtant les Greeters ne se substituent par aux professionnels du tourisme. Bien au contraire, selon les envies des touristes, le Greeter va les orienter vers des structures professionnelles pour la suite de leur visite (office de tourisme, sites touristiques, hôtels, restaurants…). Le Greeter est un point d’entrée pour une catégorie de touristes qui recherchent l’authenticité. Le réseau Greeter peut s’apparenter à cette nouvelle forme de tourisme : participatif et collaboratif. »

Un réseau international

Les réseaux Greeter en France : « Le réseau Greeter est complètement indépendant. Cependant il est plus ou moins actif selon les régions. Il peut être porté par des organismes de type CDT (comité départemental de tourisme), comme dans le Nord et le Pas de Calais. On distingue actuellement les organisations des « Bourgogne Greeters » de Côte-d’Or, les « Greeters de Lyon », les « Greeters de Marseille-Provence » , les « Greeters de Mulhouse-Alsace », les « Greeters de Brest », « les Greeters de Cherbourg », les « Greeters de Nantes », les « Greeters du Tarn et d’Albi », les « Greeters de Tours », les « Greeters du Pas-de-Calais », les « greeters du Nord », les « Greeters de Paris », les « Greeters de Paris Boulogne-Billancourt», les « Greeters de Seine-et-Marne », les « Greeters de Seine-Saint-Denis », et enfin les « Greeters de Versailles »…

Les réseaux Greeter dans le monde :

« Une association fédère tous les Greeters dans le monde : Global Greeter Network. On notera également que les  Greeters sont implantés un peu partout dans le monde : en Argentine, Australie, Belgique, Canada, Chine, Côte d’Ivoire, Hollande, Allemagne, Grèce, Israël, Angleterre, Russie, Serbie, Espagne, USA. Le réseau des Greeters se développe quotidiennement que ce soit en France ou à l’étranger. »

To Share

Suite aux éclairages de Sébastien, qui a bien étudié la question … nous l’avons compris : être Greeter c’est partager, donner envie de faire découvrir son lieu de vie, de créer du lien, dans la vraie vie, entre les Hommes, sans implication financière … L’esprit du don ? Comme le rappelait Sébastien, ce genre d’initiative met en avant 2 notions essentielles : Participer, Collaborer et j’ajouterai Etre Solidaires et Responsables.

Les professionnels du tourisme, craignant ce genre d’action, n’auraient-ils pas intérêt à s’inspirer de la « Greeter’s way of sharing » ? En effet, l’ère du faire « ensemble », du partage est définitivement celle dans laquelle nous évoluons aujourd’hui. La crise a amené le consommateur à réfléchir, à collaborer, à donner du sens …

En abordant cette thématique, du tourisme participatif, je pense aussi forcément au mouvement de Couch Surfing et à l’aventure AirBnB, qui offre aux particuliers la possibilité de louer leurs habitats.

Avec ce que lui offre le web comme possibilités de « connexions », l’individu partage, mutualise, réfléchit pour consommer différemment. Communautés et réseaux sociaux dédiés fleurissent. Le blog Business Actor évoquait récemment le sujet du e-tourisme.

Si l’idée vous séduit … La planète Greeters, vous permettra d’en savoir encore plus !

Bon voyage !

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

 

Le collaboratif inspire les jeunes entrepreneurs

Nouvelle génération d’entreprise

En ce dernier jour de l’année, j’ai envie de partager l’histoire de la naissance d’une nouvelle aventure entrepreneuriale, qui, je pense, amène espoir et donne un exemple du « faire ensemble » que j’affectionne. Contourner les contraintes de la crise que nous traversons, agir pour protéger la planète… et cela, tout en construisant un business rentable.
Ce sont de belles « résolutions » dont on peut s’inspirer pour 2013…

Ils sont jeunes, 23 ans, et viennent de terminer leurs études (HEC Entrepreneurs), Claire Cano et Idris Hassim se lancent dans l’entrepreneuriat avec LuckyLoc.

Leur activité fait partie de ces nouvelles générations de business autour de la mobilité. Pas celle du mobile, mais celui des services autour des transports, en particulier ceux qui révolutionnent notre rapport à l’usage de la voiture. LuckyLoc rejoint la famille des services développés par des nouveaux acteurs comme eux ou les grands acteurs du marché de l’automobile, tels que PSA, Renault, Michelin…

Depuis début décembre, LuckyLoc.com vous propose de ramener des véhicules de location à leur lieu d’origine et de bénéficier, en échange, d’une location à 1€ par trajet… Même pour un camion de déménagement. Seules conditions : Un permis valide et une carte bleue à votre nom.

Genèse du projet entrepreneurial

Claire vient de Bretagne et part à l’étranger après son intégration à HEC. Elle y découvre l’entrepreneuriat, des start-up inspirantes. Elle nous raconte :
« Tout part d’un voyage, celui que j’ai fait en 2009 en Nouvelle Zélande, où j’ai découvert un moyen très pratique pour voyager à l’œil : demander en agence s’ils n’avaient pas des véhicules à rapatrier. La pratique est courante là-bas. Elle l’était surtout pour les « vans » que les gens louent en Nouvelle Zélande pour voyager, des petits camions pour parcourir le pays à la mode hippie.
Et puis de retour en France, je me suis dit que ce concept devait bien exister chez nous, car que nous avons encore plus de loueurs de voitures sur le territoire français qu’en Nouvelle Zélande. Et non, cela n’existait pas. »

La graine est plantée dans l’esprit de Claire… En dernière année à HEC, elle décide de se pencher sérieusement sur le sujet et rencontre Idris, qui avait déjà créé une entreprise et une association pendant ses études à Montréal. « Nous avons commencé à sonder les loueurs de voitures qui ont exprimé un réel besoin de trouver des solutions logistiques complémentaires au camion transporteur et au train pour déplacer leurs véhicules. »

Idris est Malgache. Il a passé quatre années d’études à Montréal , période pendant laquelle il a vécu ses premières expériences de création sous la forme d’une association et d’une entreprise. Après un détour par la Thaïlande, il termine ses études en France en suivant la formation HEC Entrepreneurs et fonde LuckyLoc.

Le concept Luckyloc

logoLL« LuckyLoc.com est en ligne depuis début décembre, et nous travaillons avec deux loueurs aujourd’hui, FlyCar et Car’go. Flycar propose essentiellement des camions utilitaires à rapatrier, on peut désormais déménager en aller-simple pour seulement 1 € la location ! Nous allons aussi avoir bientôt des voitures, pour partir en week-end gratuitement.

La vocation de LuckyLoc est de proposer un réel service « d’opportunité », un peu comme lorsque vous allez regarder sur  TrocdesTrains s’il n’y a pas un ticket Prems pour votre déplacement. C’est une alternative au covoiturage, et puis nous espérons que cela pourra permettre aux gens qui n’ont pas de voiture de se déplacer plus facilement.
Notre objectif est de travailler avec de plus en plus de loueurs pour enrichir l’offre, qui est, au lancement, limitée à quelques destinations. Nous devons aussi nous faire connaître davantage, pour cela nous nouons des partenariats avec des sites internet de covoiturage, de déménagement low cost, etc…»

En louant votre voiture à un euro, vous pouvez également proposer les sièges restant disponibles à des « co-voitureurs » et ainsi avoir la possibilité de partager les frais d’essence et de péage.
LuckyLoc s’adresse aux 41 % des habitants des grandes villes et aux 19,5 % des Français qui n’ont pas accès à la voiture.
Claire et Idris s’en souviennent, étudiants à Paris venus de province, rentrer voir leur famille pendant les vacances, ou le week-end, constitue un vrai budget qu’il est parfois difficile de rassembler…
Sans oublier que de nombreuses familles rencontrent des difficultés à partir en week-end ou en vacances, faute de moyens…

Nous sommes décidément entrer dans l’ère de la consommation collaborative. Claire et Idris poussent même le concept vers « l’économie collaborative »en associant besoins des consommateurs, et intérêts des entreprises loueuses. De plus, les uns s’entraident en choisissant si besoin le co-voiturage (réduction des coûts dus au trajet) et les autres apportent conseils et services jusqu’à proposer aux utilisateurs de LuckyLoc des solutions pratiques, ou encore de conter leur voyage/déménagement (rendu possible grâce à la location à 1€).

Le modèle économique LuckyLoc

« Nous gagnons notre vie en demandant aux loueurs une contribution pour le service, à la hauteur de 50% des frais actuels de déplacement de véhicules (de ce que leur coûte un rapatriement en camion ou en train). »

Et Claire précise :
« Nous avons la chance d’être accompagnés dans notre lancement par l’incubateur Paris Pionnières, les femmes entrepreneurs à Paris, et aussi le tout jeune incubateur Accur’incub, l’incubateur de la société Accuracy nous héberge et nous suit quotidiennement. En effet, créer une société seuls n’aurait jamais été possible! »

Cet esprit de la “débrouillardise” n’est pas sans rappeler les débuts de AirBnB, par exemple, et c’est une réussite au moins à cette hauteur que je souhaite à LuckyLoc !

Merci Claire pour nos échanges et bravo pour votre initiative.

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI 

 Source images : LuckyLoc