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Revue de presse #36

Dans l’actualité de cette semaine, on vous propose de voir : Comment appréhender l’intelligence artificielle à l’avenir ?, Pourquoi faut-il changer notre mode d’enseignement ?… On vous fait aussi part d’une analyse du monde mobile dans lequel nous évoluons, de l’arrivée du « Maker Faire » en Chine ou encore du lancement du premier festival de l’Initiative par la fédération Entreprendre pour Apprendre.

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Bonne lecture à tous,

BEEZ&CO

Capture d’écran 2014-05-23 à 09.29.21

Entreprendre pour apprendre

Festival de l'initiative EPAAujourd’hui, 21 mai 2014, à Lille, EPA vient de lancer son premier festival de L’Initiative. C’est la suite d’une belle aventure démarrée maintenant depuis plus de 7 ans… âge de la raison. Fruit d’une volonté politique et de l’académie de Lille, Entreprendre pour Apprendre du Nord-Pas-de-Calais est une association qui insuffle au travers de son action une nouvelle culture au sein des écoles, celle de l’entrepreneuriat.  Cette association qui fait du bruit existe grâce à  la conviction et l’investissement de femmes et d’hommes engagés: Stéphane Caplier, Amaury Flotat et Dominique Dalle

Comment sensibiliser les jeunes sur la création d’entreprise ?

C’est la question clé que veut résoudre l’association en faisant travailler ensemble  professeurs, étudiants et chefs d’entreprise. Le projet EPA était  ambitieux  à l’époque: croiser le monde de l’éducation et le monde de l’entreprise en permettant à des collégiens et lycéens d’être créateurs de leurs mini-entreprises. La première période ,il a été nécessaire de définir précisément le métier de EPA : les enseignants ont une faible connaissance de l’entreprise et de son fonctionnement, il existait déjà de nombreux dispositifs de découverte de l’entreprise. EPA a dû créer sa marque, et un produit différencié de ce qui existait déjà. Une réflexion a également été menée pour distinguer la sensibilisation à l’entrepreneuriat (qui consiste à développer des conséquences entrepreneuriales) de la découverte de l’entreprise (qui consiste à découvrir principalement des savoirs faire).

Une initiative audacieuse

Depuis le départ, il s’agit de travailler avec les enseignants pour leur permettre de développer l’envie d’entreprendre de leurs élèves, grâce à un exercice pédagogique de création d’entreprise. Des enseignants chercheurs aident l’association à créer des outils pédagogiques adaptés pour cela. L’initiative est audacieuse et cela à plusieurs titres: faire se rencontrer le monde économique et monde de l’éducation, donner l’envie  à des professeurs de s’approprier cette nouvelle démarche pédagogique et d’avoir envie d’aller plus loin, faire enseigner autrement. Les étudiants ont le réel sentiment d’avoir appris quelque chose et 30% d’entre eux ont envie de créer une entreprise.

Etre entrepreneur de soi

Le pari semble gagné . Ce premier festival est la preuve d’une nouvelle étape , d’un nouveau mouvement vers le changement. Aujourd’hui c’est plus de 350 enseignants qui partagent cette pédagogie en comparaison des 15 pionniers du début. Ce programme initie pour moitié des jeunes collégiens, pour moitié des lycéens. Les résultats sont époustouflants : meilleur rapport au travail, à l’entreprise, à l’employeur, envie d’entreprendre des projets pour son territoire, capacité à travailler en groupe, développement de la connaissance de soi pour mieux s’orienter, envie de créer son entreprise ! L’action de EPA permet de donner du sens pour les jeunes et leur ouvre des perspectives qu’ils n’avaient pas envisagées.

Dominique Dalle m’a confiée lors de notre rencontre en début d’année que ce succès ne serait pas sans l’implication du rectorat et des enseignants mais aussi de l’intérêt porté par les entreprises. Désormais c’est un virage que prend l’association. Elle vit une crise de croissance. Elle doit trouver son nouveau modèle économique, accueillir un plus grand nombre de bénévoles, trouver des accompagnateurs formateurs des professeurs. Elle aime à dire que EPA est comme « une sorte d’agence matrimoniale » entre enseignants et les chefs d’entreprise et que ce « métier » d’intermédiation a un bel avenir devant lui.

 

Caroline ValentCaroline VALENT

Consultante-entrepreneuse & Fondatrice-membre de la communauté  BEEZ&CO

 

 

 

Je vous souhaite bonne année

A tous,
A chacun,

Ce 1er janvier 2014 , c’est un message personnel que je souhaite écrire à tous ceux qui suivent de prés et de loin notre action communautaire depuis deux ans.

On s’est rencontré par le fruit du hasard ou par chance (incarnée par des personnes bienveillantes convaincues de l’importance de construire une intelligence collective indépendante). Puis, on se connecte,  on échange.  On vous invite à réfléchir voire à pousser à la controverse.

Etudiants ITEEM2013

Et,la réflexion nous entraine à produire une action concrète comme celle initiée avec l’iteem en 2013.

Nous sommes dans la même mouvance de croyance intellectuelle quelques soient nos différences. Nous avons envie de faire évoluer les choses, pas forcément pour les mêmes motifs. Nous partageons la conviction qu’il faut agir…différemment et inspirer , entrainer d’autres qui pensent comme nous, quelque soit l’âge et le parcours professionnel. Il s’agit de motiver d’autres décideurs à porter un autre regard sur le business.

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Pour toutes ces raisons et parce qu’il est important de porter attention aux uns et aux autres dans un monde où l’individu devrait avoir une place majeure dans ses choix et actions, où réflexion devrait rimer avec richesse, je vous souhaite une excellente fin d’année et vous remercie pour votre envie, votre motivation, votre implication à faire bouger les lignes… Bref à être entrepreneur de soi avec les autres… Même si le chemin est parfois sinueux.

Parce que plus rien ne sera jamais pareil… je suis encore plus convaincue avec ces deux premières années d’existence de notre mouvement communautaire que l’avenir se construira en invitant à réfléchir, en privilégiant l’enrichissement par la diversité et en produisant l’effort d’agir pour la communauté au delà de nos activités business. Et, cela n’est pas sans efforts et difficultés tellement notre environnement nous incite à nous renfermer sur nos préoccupations quotidiennes, dans notre unique intérêt personnel. C’est un autre angle de vue sur le monde qui nous environne qui nous fera tous avancer en portant un regard tel un observateur, un chercheur, un innovateur. Soyons optimistes, constructifs et agissons pour au moins essayer de faire bouger les lignes.

Alors donnons nous RDV en 2014 pour ceux qui veulent continuer l’aventure humaine BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard…Et, bienvenue à ceux que vous souhaitez inviter à rejoindre notre communauté d’intérêt.

Merci pour votre énergie,

Merci pour vos conseils,

Merci pour vos chahutements,

Merci pour votre sincérité,

Merci pour votre générosité,

Merci pour votre implication …

Sans ces ingrédients précieux nous n’aurions jamais pu faire naître ce projet engagé et engageant, indépendant et parti sans ressource financière. Il est aujourd’hui le fruit du travail de chacun.

Enfin, je remercie…

Les initiatrices BEEZ&CO

…particulièrement Anne LucieAurélieKarine qui ont cru comme moi qu’il fallait faire quelque chose et qui avec  Marie Anne G font que BEEZ&CO est ce qu’il est aujourd’hui.La Journée BEEZ&CO 2 juillet 2013 Caroline Valent Aurelie Duquennoy Marie Anne Giroult Karine Lafontaine

Marie Anne B venue de Nice, Loren et Matthieu ont donné un coup de boost à notre Journée du 2 Juillet pour sa réussite. Jean Louis,  Sophie & LaurentArnaud Calvet, Mourad OuralJean Michel Lobry vous nous avez soutenus depuis le début en nous faisant bénéficier de vos talents pour donner forme aux contenus BEEZ&CO.

Des partenaires contributeurs ont su nous donner le coup de pouce nécessaire pour une telle aventure: Euratechnologies en les personnes de Raouti Chehih et Jerome Fauquembergue , Cooking&Cie en les personnes des CookettesBBG market, Grant Thorton en la personne de Florence D’Haussy, La Poste en les personnes de Franck Cislini et Patrick Romagni , l’imprimeur innovant Sobook et le couple Mayeux photographes au regard innovant.

SophieJulieMarionRémyCharlotteVirginieClara ont participé à l’organisation de nos manifestations 2012 et 2013 dans le cadre de leur formation à chacun.

Pierre Giorgini 2 juillet 2013 La Journée BEEZ&COEt des intervenants de qualité ont bien voulu témoigner et partager leur autre regard sur le Business en 2012 : Clara Gaymard, Isabelle Decoopman, Stef Denayer, Karin Boras, Laurent Vergult, Elodie Bia,Eric Alexandre, Gregori Vincens, Alice Guilhon, Hervé Bébin, David Héry , Gilbert Brillant… en 2013, Pierre Giorgini, David Lacombled,Antoine Brachet, Dominique Chuffart, John Lewis, Jacques Hardoin,Patrick Romagni, Vianney Bourgois, Chekib Gharbi, Pierre Daniel,Isabelle Decoopman, Erwan Gringoire, Alexia Noyon, Marc Broucqsault, Rémi Lejeune

Caroline VALENT-@carolinevalent

BEEZ&CO 2012 …2013 … en quelques images

Journée2012

Débat tournant La Journée BEEZ&CO 2 juillet 2013Communauté BEEZ&CO

Staff BEEZ&CO

Source images: MAYEUX Photographes , un autre regard sur les hommes et son environnement

L’expérience BEEZ&CO, un coup de pouce pour débuter ?

Dans le cadre de notre dernière année d’étude à l’Iteem, nous, Baptiste, Hugo, Louise, Cesar, participons au cercle de réflexion BEEZ&CO, La Quadrature du Cercle. Pour mieux comprendre la démarche d’apprentissage innovante qu’on nous propose, nous avons voulu recueillir le témoignage une jeune diplômée de notre école, Souad-Marie Assaad. Comme nous, lors de sa 5ème et dernière année d’école, elle a contribué à faire bouger les lignes autour des questions du développement des entreprises. Ce qui nous a intéressé était de comprendre sa lecture de son expérience et ce qu’elle lui a apporté, sachant que c’était la première année d’une telle expérimentation pédagogique entre BEEZ&CO et l’Iteem .

Pour commencer, Souad, peux-tu nous partager avec nous ta définition actuelle du business ? Le premier but d’un business, évidemment, c’est de ramener de l’argent et donc d’être rentable. C’est la première chose à avoir en ligne de mire. La seconde priorité est le management humain. En effet, même si la priorité première reste d’être rentable, je pense que la première difficulté est bien le management humain. Pour moi le business c’est donc aussi de l’organisation, interne et externe. On doit parler d’environnement et d’écosystème, parce qu’il est impossible selon moi de faire vivre un business en autarcie. Il faut donc prendre en compte les différentes variables telles que les salariés, les clients, les partenaires, les fournisseurs, les concurrents, etc…  Et pour finir, je pense qu’une grosse partie du business se fait évidemment en marketing.

Te considères-tu comme une business-woman ?

Selon moi, une « business woman » est une personne qui a une grosse part de responsabilité dans l’entreprise, et qui a un véritable impact décisionnel au sein de celle-ci. De plus, une business woman est quelqu’un qui est en contact avec le client, et qui ramène concrètement du chiffre directement ou indirectement. Pour répondre à la question, je pense que dire de moi que je suis une “business-woman” est pour l’instant un peu prématuré et de fait certainement prétentieux. Pour l’instant je n’ai pas fait mes preuves. Et, je considère que je suis un peu jeune pour prétendre à ce qualificatif. Pour le devenir, j’oriente mes choix vers des structures petites et moyennes pour apprendre et développer mes capacités de décideur. Le problème est que dans des grands groupes , tel que celui dans lequel je travaille actuellement , il existe  de “petits” postes qui ne font pas avancer les choses de façon significative, mais dont le travail est plus “complémentaire” et polyvalent.

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Tu as participé à la toute première expérience BEEZ&CO-Iteem dans l’objectif de construire ce qui devenu Les Ateliers de Controverses…Peux-tu nous expliquer sur ce quoi tu as travaillé? Le programme était en deux temps. Pour commencer nous avons travaillé sur la conception d’une offre innovante. Caroline Valent qui nous accompagnait dans ce programme a démarré sur une approche méthodologique marketing. Dans cette première partie elle intervenait en tant qu’experte en développement des entreprises, le métier qu’elle exerce en tant que conseil. Nous étions moins dans le contexte BEEZ&CO et plus dans une approche pédagogique apprenante sur un cas pratique, ce qui nous a permis de nous connaitre. Concrètement, nous sommes partis d’une entreprise existante et nous avons travaillé sur la conception d’une offre qui lui permettrait de grandir plus rapidement, d’innover. Par exemple, avec mon groupe de travail, nous étions partis de l’entreprise pimkie, et nous avons remis au goût du jour un concept produit de base qui  a lancé Pimkie à ses débuts: les chaussettes, les collants, les bas, etc… pour les filles, un peu à la manière “Calzedonia”. On s’était effectivement rendu compte que ce genre de produits était assez difficile à trouver, et faire un magasin spécialisé dans ces produits là était une bonne opportunité.

Nous avons dû remplir plein d’outils, issus des méthodes employées par le cabinet de conseil de Caroline, très utiles (dont je me sers d’ailleurs encore actuellement). Cette offre a été présentée à la fin d’une manière un peu plus originale qu’un simple business plan que l’on avait souvent l’habitude de faire : nous devions axer cette présentation sur le marketing et “faire rêver”, bref défendre notre « Killing idea »

table rondeDans une deuxième partie, nous avons organisé des rencontres avec des décideurs de tous types, dirigeants de grandes entreprises, chefs d’entreprise, créateurs. Nous les avons invité pour créer une discussion entre eux et nous sur le sujet 2013 choisi par le cercle de réflexion, l’écosystème. Egalement cela devait nous permettre de valider avec eux l’intérêt de proposer des Ateliers de Controverses sur ce thème. L’important dans cet exercice hors norme de ce qu’on peut vivre pendant 5 ans d’étude était de préparer un travail documentaire sur des thèmes de business modèle autour de la notion d’écosystème. Cet exercice nous a permis d’aborder des problématiques managériales avec des décideurs en direct.

L’exercice n’était pas simple. Le temps donné pour réaliser ces rencontres était court. Nous n’étions pas des experts en stratégie et management tel que Pierre Daniel qui nous accompagnait sur la partie rechercher documentaire sur L’écosystème. La difficulté est le degré d’implication de la part des dirigeants participants sur le sujet. Ils sont plus ou moins réceptifs à ce genre de problématiques posées de façon intellectuel. Au premier abord cela peut sembler éloigné de leur préoccupations quotidiennes. Selon le type de décideurs, il est peut-être difficile de les faire réagir. L’exercice d’animation est de ce fait compliqué. Et, notre propre implication pouvait être assez limitée. Nous devions nous répartir entre l’animation, la prise de vue caméra, les photos, les interviews et le scribe. Parfois nous pouvions avoir le sentiment d’être plus spectateur qu’acteur.

Si tu pouvais modifier quelque chose à cette organisation de rencontres avec des décideurs, que changerais-tu ? Je pense qu’il faut que l’on soit beaucoup plus participant dans le débat. Cela permettrait d’avoir une vraie réflexion de la part des étudiants. Le temps nous a manqué certainement pour avoir plus de recul et être ne maîtrise.

Ta post-expérience: cette rencontre avec BEEZ&CO t’a-t-elle fait grandir humainement parlant ?  Humainement, je ne sais pas. Après, je peux dire qu’elle m’a encore plus donnée goût au marketing. À ce niveau-là, Caroline (@carolinevalent) a une vision vraiment intéressante, elle organise des conférences Marketing&Business (@MetBLille) à SKema Alumni qui sont vraiment pas mal. Je vous conseille d’y aller, les intervenants sont souvent captivants. J’avais beaucoup appris aussi car elle nous avait présenté une étude d’Apple avec la théorie marketing de Steve Jobs. J’ai trouvé ça vraiment très bien. Toujours sur le plan marketing, si Caroline sent que l’on est réceptif, elle nous pousse à la réflexion et c’est vraiment enrichissant.

Maintenant, est-ce que l’expérience BEEZ&CO m’a fait grandir humainement, je ne pense pas! J’ai quand même terminé en stage en management des SI! (rires.)

L’expérience BEEZ&CO a-t-elle modifié ta vision du business ? Je trouve qu’en sortant de l’Iteem, on est déjà au courant de tout ça. C’est principalement en raison de la formation Ingénieur-Manager qui nous pousse déjà à remettre en question notre vision, à la “casser” en quelque sorte. C’est d’ailleurs ça qu’il ne faut absolument pas perdre au niveau de la formation Iteem.

Pour préciser ma pensée, je pense que l’expérience BEEZ&CO va dans le même sens que l’Iteem et se présente dans la continuité de notre formation. Mais, je ne dirais pas qu’elle a bouleversé ma vision du business.

BEEZ&CO t’a-t-elle aidé dans ton début de vie professionnelle ? Je reviens sur le marketing, dont je parlais plus tôt. L’expérience m’a vraiment poussée à aller plus loin dans ma réflexion. De ce fait, je me suis intéressée, j’ai creusé et ça m’a été bénéfique.

marketingJ’aime beaucoup la façon de penser  de Caroline et de voir les choses. Je me suis inspirée de ce qu’elle m’a dit pour trouver un boulot. Dans le sens où j’en avais marre de chercher un job en répondant à des offres sur des sites comme Monster, etc. Ça ne sert à rien, et ce n’est pas du tout le meilleur moyen de se faire embaucher. Il y a des domaines dans lequel ça marche encore, mais c’est surtout le cas dans le web et le marketing. Si le candidat répond à des offres comme ça, c’est qu’il n’a pas compris ce qui se passe en ce moment dans ces domaines. BEEZ&CO, et plus particulièrement Caroline m’ont poussée à travailler mon image web, sur LinkedIn par exemple, en m’efforçant à me montrer convaincante et intéressante aux yeux d’un recruteur.

Selon toi, qu’est-ce que les étudiants de l’Iteem peuvent apporter à BEEZ&CO ?  Je pense que les étudiants de l’Iteem peuvent réellement dynamiser BEEZ&CO, en “rajeunissant” en quelque sorte la communauté.

Quelque chose à ajouter Souad ? Je vais lancer une entreprise dans quelques mois, et afin de m’aider, j’ai pris contact avec Caroline. C’est une personne qui a les pieds sur terre, qui connaît toutes les démarches à suivre. En marketing, en web, en création d’entreprise, je pense que Caroline est clairement une personne à garder dans son réseau. Elle peut être très bénéfique et elle sait surtout de quoi elle parle.

En conclusion, Souad-Marie ASSAD semble satisfaite de son expérience BEEZ&CO, etSouad Marie Assaad en sort enrichie en connaissances et en expériences humaines ou plutôt personnelles. BEEZ&CO s’inscrit, selon elle, très bien dans la continuité de notre formation, et peut nous permettre d’approfondir notre vision du business et tout ce que cela implique. Nous comptons donc sur projet en affaires (le nom donné au sien de l’Iteem) pour nous aider à éclaircir notre idée du business et notre façon de voir les choses, mais aussi à construire une nouvelle pensée autour des thèmes comme le marketing, l’entrepreunariat, et le management en entreprise.

Merci à Souad pour sa franchise et le temps qu’elle nous a accordée dans son emploi du temps surchargé d’entrepreneuse en plein lancement.

Cette interview a été réalisée par : Louise SteinbachClaire LeprevostCésar GalliotBaptiste Fantino et Hugo Closier.

source: www.lesimparfaites.com, www.123rf.com, www.crcgm.fr

Revue de presse #15

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Pour entamer votre week-end,  BEEZ&CO a concocté un cocktail d’articles aux sujets variés à lire sans modération: culture et changement dans nos organisations, notre mai 68 numérique est devenu un grille-pain fasciste, des jeux pour changer le monde, des gants clignotants pour éviter les accidents…

RDV vendredi prochain….Bonne Lecture CLIQUEZ ICI

L’équipe BEEZ&CO

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Renouveler le développement de nos entreprises

Parce qu’il faut faire d’une contrainte une opportunité …

Notre époque nous confronte à de nombreuses questions pour nos entreprises, face à plusieurs formes de crises ; les plus évidentes : économique, sociale ! … les plus compliquées : écologiques.

Le rapport de Brundtland ne date pas d’aujourd’hui. Depuis presque 30 ans, les Etats réfléchissent  à la manière de préserver notre planète mère et continuer à nous développer.

En 2013, personne ne souhaite arrêter ; au contraire tout comme le consommateur français, nous cherchons à développer plus ;  mais pour moins ! Moins de ressources naturelles, moins de produits manufacturés à des prix « habituels », moins de temps dans un monde changeant où révolution digitale et de la data changent radicalement la donne en terme de relation et d’interactions entre individus et organisations ; et cela dans le monde entier.


3 ème révolution industriellePar choix ou obligation, la 3ème révolution industrielle est en marche.

Elle  incite expressément nos entreprises et nos institutions à repenser ses propres modèles de développement, non pas comme un suiveur (suivre une tendance) mais bien comme acteur de son propre renouveau, de son innovation. De nombreuses initiatives sont en cours afin d’inciter chaque entreprise. Cette entreprise qui doit réfléchir à ses nouveaux défis, trouver ses propres réponses à ses questions de performance, de compétitivité, de développement face à un marché plus concurrentiel, à un client/ consommateur aux comportements modifiés et une marge dégradée liée à l’augmentation des coûts des énergies.

Depuis 10 ans le Salon JADDE  sur Lille défend cette vision et invite décideurs de tous secteurs à s’inspirer. Au travers de conférences et témoignages d’entreprises, c’est l’opportunité de découvrir la performance des modèles de développement durable. Comme se plaît à le préciser Christophe Sempels, l’enjeu aujourd’hui des stratégies de développement durable est « la conciliation d’une performance, d’un progrès économique et un progrès environnemental et social ». Et, ré-aborder sa stratégie de développement implique de revoir son organisation pour atteindre la qualité et la performance exigée par ces nouveaux modèles.

Aujourd’hui le développement durable est plus qu’un sujet politique pour l’avenir de nos pays, c’est un sujet de stratégie et de management essentiel pour nos entreprises. Un mouvement national tel que l’AFQP (anciennement MFQ) l’a bien compris. Les enjeux sont plus complexes. Notre époque nous invite à se réinventer, à innover jusqu’à créer la rupture. Bref, à se réorganiser différemment.afqp

Pour pousser votre réflexion vous pouvez assister à Lille à la conférence “Réjuvénation” ou Diversification du 12 décembre sur « Quels choix stratégiques pour relancer votre développement ? » ou suivre à distance les travaux des experts et entreprises qui interviendront.

En résumé

Qualité&Performance+ Développement durable

= Business*

*création de valeurs

Une équation à résoudre en portant un autre regard sur le Business : -)

Caroline VALENT

Enseigner autrement le développement durable #épisode 2

Le 29 novembre 170 groupes d’étudiants Skema business School ont livré le fruit de leur réflexion sur une problématique Développement durable. Chaque groupe a choisi un angle de réflexion autour des modèles de Développement Durable. Chaque équipe a travaillé en se documentant et en allant à la rencontre de professionnels et experts pour recueillir leurs témoignages. Le fruit de ce travail est un documentaire de 2mn30 et un enrichissement d’une base de connaissance et d’analyse et d’échanges sur wiki. Dans l’épisode #1,  Christophe Sempels  a présenté son projet d’enseignement qu’il a lancé cette fin d’année en pariant sur une éducation apprenante. Il parle notamment de transformation. Pour continuer à partager avec lui sa vision du Développement durable dans nos entreprises, je vous invite à poursuivre l’échange.

Cette démarche éducative peut – elle inspirer voire aider les entreprises et organisations dans la réflexion de leur Business Modèle ? Je ne sais pas si nous pouvons avoir une ambition aussi grande, mais les interactions des dirigeants avec nos étudiants sont l’occasion de bénéficier d’un miroir et de questions parfois un peu naïves… mais ce sont souvent celles-là qui vont progresser une réflexion.question-reponse

Par ailleurs, le matériel collecté (reportage, page wiki) sera évidemment trié, mais les meilleurs reportages seront rendus largement disponibles et pourraient susciter des premières ressources intellectuelles pour amorcer une  réflexion de fond.

Néanmoins, cela n’est pas l’objectif premier et il existe des moyens bien plus efficaces pour les entreprises d’évaluer la robustesse, ou devrais-je dire la fragilité à concilier une performance économique avec une performance environnementale et sociale. Etudier les limites et les impasses d’un modèle économique pour un dirigeant, voilà ce qui pour moi est de nature à le/la mettre en mouvement.

A plus long terme néanmoins, j’ai l’espoir que certains étudiants entrant sur le marché de l’emploi deviennent des « agents de changement » d’un système économique malade qu’ils ont appris à diagnostiquer, à comprendre et à faire évoluer.


movilabAu delà de ton métier d’enseignant, as tu d’autres engagements dans l’accompagnement du développement durable dans les entreprises ? 
J’ai effectivement la chance d’être impliqué sur de nombreux projets qui complètent et s’interfacent à merveille avec mon métier de professeur. Je suis d’abord le co-fondateur de Movilab et à ce titre, j’ai la chance d’interagir et de porter un nombre important de projets d’innovation sociétale originaux. Je collabore aussi bien avec des entreprises qu’avec des collectivités ou des membres de la société civile, pour faire naître de nouvelles formes de coopération au service du développement intelligent de projets à forte valeur sociale, environnementale mais aussi économique.

J’ai également la chance d’accompagner beaucoup de dirigeants dans des trajectoires d’évolution vers de nouveaux modèles économiques durables. Je participe ainsi à titre d’expert, au côté de mon collègue et ami Christian du Tertre, à une opération collective portée par le Réseau Alliances et le Centre des Jeunes Dirigeants sur les trajectoires d’évolution d’entreprise vers des modèles relevant de l’économie de la fonctionnalité. Ce dispositif, financé par la Région Nord-Pas de Calais, permet à 22 dirigeants de bénéficier d’un accompagnement de 14 mois pour faire évoluer leur modèle économique dans une logique relevant de l’économie de la fonctionnalité.

economie-circulaireJe lance, toujours avec Christian, une initiative comparable dans les Alpes Maritimes, avec le Club des Entrepreneurs du Pays de Grasse. Nous allons cette fois accompagner 12 dirigeants dans les mêmes objectifs. J’ai finalement la chance de travailler en collaboration étroite avec partenaires stimulants : la Fondation Ellen MacArthurl’Institut de l’économie circulaire, le réseau Alliances, le CJD, le Club des Entrepreneurs , les nombreux partenaires de Movilab (O2Zone, Openscop, Arsenic, Fondaterra, la ville de Mouans-Sartoux, …). Tout cela nous permet de tester quantité de nouveaux modèles économiques dans des conditions réelles et de faire ainsi progresser des connaissances utiles à l’action, ensuite partagées avec mes étudiants.

Quelle est ta définition du développement durable ? selon toi quel est son enjeu pour tous et chacun ? Il y a certes la définition officielle de Brundtland, mais de manière plus pragmatique, le développement durable renvoie pour moi aux conditions deconciliation d’une performance et un progrès économique avec une performance et un progrès environnemental et social. Comme je le disais précédemment, cela passe par deux portes d’entrée : faire moins pour la même chose (comme p.ex. l’éco-conception) ou faire radicalement différemment (comme p.ex. l’économie de la fonctionnalité). Je suis personnellement un farouche partisan de la seconde approche tant les besoins et l’urgence du changement sont criants.

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Qu’est-ce que chacun d’entre nous peut faire sur un plan individuel ? Je ne veux pas apparaître comme un donneur de leçon, aussi je serai très général. J’ai simplement envie d’inviter les personnes qui nous lisent à s’interroger sur le monde dans lequel ils/elles aspirent vivre, aux types de relations humaines que nous cherchons à promouvoir, aux types de progrès que nous cherchons à encourager. A chacun(e) ensuite de trouver en fonction de ses ressources propres le chemin qui lui parait le plus adéquat par rapport aux réponses qu’il/elle aura apportées à ces questions.

A Suivre…

Caroline VALENT

Avec le témoignage de Christophe Sempels

Revue de presse #7

Pour ce mois d’octobre , suivez notre revue de presse.Capture-d’écran-2013-10-19-à-13.25.36-300x161

 Vous y trouverez des sujets tels que: « MOOC , nouvel apprentissage à la portée de tous », un clin d’oeil vidéo celui du discours de fin du film Le Dictateur tweeté par @deprezi, le prix féminin numérique 2013 remporté par @Luckyloc présenté depuis la première heure par @aludv, ou encore Eco’web 2.0 et bien d’autres…

C’est par ici !

BEEZ&CO

1000 étudiants à la découverte du développement durable

Passer d’une pédagogie passive à une pédagogie active, nous en rêvons tous. Mais comment la mettre en œuvre lorsque nous avons dans un cours plus de 1 000 étudiants répartis sur 3 campus différents ?

Et bien, on s’appuie sur les outils collaboratifs et la montée en connaissances et en compétences par l’expérience directe. Concrètement, nous allons demander à nos étudiants de réaliser un mini-documentaire audiovisuel sur une mise en tension d’une pratique managériale/d’une situation d’entreprise par un ou plusieurs enjeux du développement durable. Première étape : définir son projet. Pour ce faire, il faut s’interroger sur ce qu’est le développement durable et quels sont ses enjeux. Afin de familiariser les étudiants avec ce concept complexe, nous avons encapsulé des ressources pédagogiques dans un wiki dédié au cours : articles, vidéos, module e-learning home-made, ressources de partenaires comme Movilab  et la Fondation Ellen MacArthur , … Nous enclenchons ensuite des échanges à travers le wiki d’une part, dans lequel les étudiants deviennent contributeurs, mais aussi via la mise en place d’une bourse de questions/problèmes et d’une bourse de compétences. Afin d’encourager les échanges et le partage d’expériences, un système de monnaie collaborative d’apprentissage est mise en place. Chaque interaction collaborative dans les bourses ou le wiki fait donc l’objet d’un échange de monnaie SKEM (pour Service and Knowledge Exchange Money).

skema-1024x293L’équipe pédagogique de Skema Business School ne se retranche pas uniquement derrière des outils web et audiovisuels. Nous organisons en effet des temps en présentiel où les étudiants de tous les campus sont invités à participer et interagir les uns avec les autres, mais aussi avec les professeurs accompagnateurs et des professionnels. Chaque campus est connecté aux autres avec des outils propres : un plateau TV situé à Sophia émet en duplex à Lille et retransmet également à Paris. A Lille, nous accueillons une professionnelle du réseau BEEZ&CO (merci Caroline !) pour interagir avec nos étudiants. Les questions viendront ensuite de Sophia, Lille et Paris via Facebook et les moyens audiovisuels disponibles. Les bourses tourneront à plein et la banque SKEM risque de chauffer.

Une fois la problématique calée, les étudiants se transforment en journaliste d’investigation et vont à la rencontre de dirigeants pour questionner leur problématique. Là aussi, pas question d’improviser. De telles rencontres se préparent et génèrent donc… une montée en connaissance. Mais celle-ci s’incarne dans une expérience de dialogue, d’échange et de visites que font les étudiants sur le terrain.

A l’issue d’un dispositif qui durera deux mois, les étudiants vont produire une page wiki qui intégrera leur problématique, leur dossier de production, leur reportage et un article de fond détaillant les apprentissages et éclairages apportés à leur problématique initiale.

Le cours est lancé, les étudiants sont enthousiastes, l’équipe pédagogique est motivée… bref tous les ingrédients sont réunis pour vivre une expérience collective enrichissante.

Evidemment, nous partagerons avec vous les résultats du projet, mais aussi sa genèse. Car tout est parti de l’incubateur de modes de vie durable Movilab.

Christophe SEMPELS

Le responsable du cours et à ses côtés, une équipe de profs motivés (Mélanie Ciussi, Laurence Berlie, Sophie Charles, Marc Augier, Dominique Vian) et une formidable équipe technique et audiovisuelle (Jean-Philippe Gros, Remi Vayssière, Vincent Deffaux, Nicolas Mucka, O2Zone, Antoine Dufour et sa bande).

Géocaching une chasse au trésor mondiale participative

A l’occasion d’un séjour passé chez des amis dans la région d’Avignon,  j’ai découvert le géocaching. Sans doute savez-vous ce que c’est. Personnellement j’ai découvert un concept ludique participatif. Vous aimez voyager.Vous êtes curieux de votre environnement. Vous recherchez un séjour insolite qui sort des sentiers battus alors vous êtes prêt pour tester le géocaching. Une chasse au trésor d’une ampleur inégalable. Plus de 2 millions de caches par minute  dans le monde depuis plus de 10 ans. C’est plus qu’une chasse au trésor, c’est une communauté de géocacheurs comme aime s’appeler la communauté française qui associe leur passion pour la randonnée.

Vous choisissez votre destination. Muni d’un Smartphone et d’un GPS , vous repérez l’endroit où devrait se trouver la boite où se cachent des objets laissés par vos prédécesseurs. La boite transportable peut avoir différentes tailles: de la taille d’un doigt à  celle d’une boite de chaussure. Les boîtes sont destinées à rester longtemps dans la nature dans leur cachette.
Tel Robinson Crusoé, vous laissez un message au crayon.
Comme si vous lanciez un message laissé dans une bouteille jetée à la mer, vous contribuez à la communauté et l’animez. Certains sont tellement adeptes qu’ils consacrent leur séjour uniquement à cette chasse au trésor. Ils cherchent ces endroits insolites, ils trouvent et laissent à leur tour un objet, leur message.  Et ils partagent leur aventure avec leurs amis, ceux de la communauté sur le blog, forum ou en vidéo. Les géocacheurs se prêtent au jeu et pour beaucoup deviennent mordus. Certaines caches sont de réelles énigmes et peuvent nécessiter plusieurs années pour être trouvées par la communauté.

Cette invitation à la découverte de notre environnement sous un autre regard est moderne. Elle concilie le plaisir du jeu, l’usage des nouvelles technologies et l’attachement à son écosystème. Le géocacheur  quand il accepte d’être membre s’engage à respecter la nature qui environne la cache. Il a le souci de nettoyer le lieu si celui-ci a été pollué. C’est un jeu ludique, communautaire et responsable.

Et c’est une nouvelle forme de business basé sur un jeu participatif. Il remet au goût du jour un jeu traditionnel et connu de tous. En l’amplifiant par l’usage des nouvelles technologies, Géocaching crée un nouveau modèle économique … pour créer une cache, n’oubliez pas d’acheter votre kit de jeu et votre gps sur le site geocaching.com.

Geocaching est un autre exemple de ces nouvelles formes de business qui reposent sur de  nouveaux usages (numériques) et de nouveaux comportements (communautaire).

Merci à Britt et Gilbert et vos amis géocacheurs pour cette découverte.

Caroline VALENT