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Un nouvel usage : Le prêt et l’emprunt de salariés par Flexojob

En juillet dernier, une nouvelle plateforme a vu le jour… Flexojob vous propose de prêter vos salariés et/ou d’en emprunter en cas de besoin. Un concept qui semble interpeller et qui fait son petit buzz dans les médias. Libération, France Inter, Le Figaro, BFM et bien d’autres ont déjà relayé l’information.

Capture d’écran 2013-10-30 à 17.26.10Flexojob nous propose de changer notre regard sur l’emploi… C’est une réalité, embaucher est une lourde responsabilité car elle implique de devoir rémunérer la ou les personne(s) de façon mensuelle, et donc régulière et ce quelque soit votre chiffre d’affaire, l’état de votre trésorerie… Des engagements parfois difficile à prendre pour une entreprise qui démarre avec peu de visibilité sur ses rentrées financières. Pour des entreprises confirmées, la baisse d’activité est parfois difficile à gérer quand il s’agît de privilégier l’emploi des salariés sans envisager le licenciement…

Capture d’écran 2013-10-30 à 17.27.03Et si on pouvait mettre un salarié à disposition d’une autre structure pour lui assurer son salaire ? Et si on pouvait emprunter un salarié le temps d’une mission quand sa structure n’a pas encore les reins assez solides pour embaucher ?
C’est sans doute toutes ces questions que les créateurs de Flexojob se sont posées pour construire leur offre.

Nous le constatons, le crise donne des idées de nouveaux business, de nouvelles façons de fonctionner, de nouvelles façons de regarder les situations. Flexojob en propose une, l’avenir nous dira si l’idée séduit les entreprises et leurs salariés.
Une proposition au monde de l’entreprise qui semble en tout cas construite sur des principes du respect des individus car seuls les salariés « consentants » peuvent être « prêter » et l’entreprise qui « loue » ne peut se faire de « bénéfices » sur le salaire de ses employés car c’est uniquement le coût réel du salarié qui est facturé à l’emprunteur.

Et si Flexojob était une solution pour éviter à certains de déposer le bilan, à d’autres de se retrouver au chômage ou qui permettre de répondre à des surplus d’activité occasionnels ? Une idée qui était à tenter il me semble, à suivre dans tous les cas…

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 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI Continue reading

Quand le boss vend sa boîte à ses salariés

C’est la lecture d’un article dans le Nouvel Obs qui m’a donné envie de le partager avec vous.

headerNicole Pénicautjournaliste, nous propose un article sur l’histoire d’un patron qui plutôt que de vendre sa boîte au plus offrant décide de la vendre à ses salariés parce qu’il sait qu’eux prendront bien soin de son « bébé », parce que c’est le leur aussi.

La « Scop », nouvelle forme des entreprises de demain ? Il semble que cette formule séduise de plus en plus car elle permet à tous de se sentir « dans le même bateau », comme le précise le nouveau DG de l’entreprise Hisa.

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Etre entrepreneur de soi – épisode 1

Depuis que nous avons lancé notre projet communautaire BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard, je rencontre différentes personnes convaincues comme moi, en tant qu’individu, nous, en tant que communauté, que le monde change profondément et qu’il faut agir autrement pour développer notre avenir.

J’ai la chance de partager des réflexions et interrogations sur le rôle que nous devons jouer en tant qu’individu dans notre société en particulier en France, et au delà, avec des personnes d’une autre génération, d’un autre écosystème, Etienne W., Paul A. et Maxence B.  Nos échanges sont ouverts, controversés par nos différences et toujours motivés par la même énergie, celle de trouver le moyen d’agir pour changer la situation incertaine dans laquelle nous sommes, de produire nos propres solutions, afin de continuer à progresser personnellement et collectivement.

Nos discussions sont encore au stade de la conversation mais avec l’optique de produire quelque chose de concret. Nos croisements de regards et d’opinions sur nos sujets de préoccupations dessinent aujourd’hui une forme de projet, un « &CO-PROJET » potentiel.  Les pistes de réflexion et d’actions évoquées tournent autour de  l’importance d’être « entrepreneur de soi ». Le 2 juillet , lors de La Journée BEEZ&CO, nous avons invité d’autres personnes d’âges et de vécus différents à rejoindre notre petit groupe d’agitateurs.

12 personnes de 20 à 70 ans vont échanger et pousser la réflexion sur ce que pourrait être le projet. 1h30 pour décider conjointement s’il a un cap, un objectif à réaliser. Bien sûr il est encore trop tôt pour dire ce que sera cet objectif, mais voici un aperçu des sujets abordés, sous forme de questions soulevées :
Comment agir pour éviter de se noyer dans la dette du pays ?
Comment inciter nos institutions à « écouter la réalité » de nos vies ?
Comment les nouvelles générations doivent appréhender leur avenir ?
Comment concilier bien individuel et bien commun ?
Comment continuer à progresser alors qu’il est question que la France soit plus que ralentie, voire en dérive face aux défis de notre époque ?
Doit-on essayer de travailler aves les institutions ?
Doit on trouver nos propres solutions ?
Doit-on apprendre à avancer par nous-mêmes ?
Comment se mobiliser ? Comment se solidariser ?
Comment agir ensemble et s’entraider ?
Comment oser développer des projets ?
Comment donner l’envie d’oser en développer ?
Comment motiver à révéler son projet ?
Comment faire émerger les projets latents ?
Comment donner le goût du risque ?
Comment ne plus être suiveur mais acteur ?

En synthèse cela nous à amener à l’idée centrale que chacun doit être « Entrepreneur de soi avec tous ».

Afin d’illustrer cette idée, je vous invite à écouter Bono (spécial pour toi Paul). Si vous ne l’avez pas encore fait quand il est intervenu à Ted en mars 2013… édifiant… intelligent.

Caroline VALENT

A la découverte du Ouishare Fest

Marie Anne, nous  avons fait ta connaissance par la communauté BEEZ&CO. A distance Valérie B.C. nous a connectées. Entre Nice et Lille, sur la toile, la distance n’existe plus. Nous portons chacune un autre regard sur les organisations et leur création de valeur. Nous portons un autre regard sur la manière de développer nos business. C’est ce qui t’a notamment motivée à assister et participer aux trois jours du Ouishare Fest, manifestation européenne, qui a eu lieu en mai à Paris.

Aujourd’hui sur la Globosphère BEEZ&CO, tu nous racontes ton expérience au Ouishare Fest et ce que tu en retires comme idées, projets, actions. Pour toi c’est quoi le Business sous un autre regard ?

Pour commencer, peux-tu te présenter à nos lecteurs ? … Je suis issue d’une triple formation : linguistique, management et développement durable. J’ai commencé mon parcours professionnel en Chine par du développement commercial (cafés et stands de salon), puis, de retour en France, je me suis occupée de la stratégie commerciale et marketing d’une start-up innovante en concertation avec les clients-cibles.

EstreLab est née en janvier 2013 de la volonté de contribuer, à mon échelle, à l’évolution vers un monde positif et circulaire. C’est une agence d’accompagnement des décideurs et des entrepreneurs dont l’objectif est de faire émerger des solutions nouvelles face aux problèmes concrets auxquels ils font face en cette période de crise(s).

Peux tu nous expliquer pourquoi participer à Ouishare Fest ? Quels sont les sujets qui t’intéressent ? … Participer à un festival sur l’économie collaborative était essentiel pour s’imprégner des tendances actuelles en matière de business models basés sur l’économie du partage, du don et de la fonctionnalité. Je pense que c’est dans ce type d’événements que se dessine l’entreprise de demain, qui sera perméable, adaptable et co-construite avec ses parties prenantes (crowdsourcing, crowdfundingcocréation).

Quelles sont les interventions qui t’ont le plus marquées ? pourquoi ? … De la production collaborative (FabLab) à la consommation collaborative, cette nouvelle économie est en train de réinventer l’emploi, les modes de vie et les relations entre les humains. Les intervenants ont illustré leurs propos avec des exemples du monde entier où des citoyens inventent, créent et rendent accessibles des services ou des produits : Maker FairCaronetasKozaza etc…

D’autres intervenants ont organisé des ateliers autour de l’upcycling ou de la prise de décision collective, où les participants prenaient une part active dans la découverte et la mise en pratique de techniques participatives.

Enfin un «Barcamp» a permis à ceux qui le souhaitaient d’organiser des ateliers sur les sujets qui les intéressaient et de partager les résultats en public.

Est ce qu’il y a de nouveaux sujets que tu as découverts ? … Le concept de «liquid organization» présenté par cocoon projets , une «organisation ouverte et concentrique», où les décisions sont prises collectivement et où la participation aux projets se fait par affinité et selon les compétences de chacun. La rémunération se fait également en concertation et selon le niveau d’implication perçu par soi et par le groupe. Je pense que cette forme d’organisation correspond à la fois à une structure capable de s’adapter aux environnements changeants, et à la fois à une organisation du travail souhaitée par les jeunes générations, soucieuces d’être en cohérence avec leurs visions et leurs passions.

Comment qualifierais-tu cet événement ? Quelle est son importance pour toi ? Les initiatives d’économie collaborative sont de plus en plus utilisées et connues du grand public avec le covoiturage (BlaBlaCar) et l’hébergement partagé (Couchsurfing, AirBnB). Mais les concepts et modèles de pensées qui en découlent font leur chemin très lentement : organisation horizontale, co-construction avec les parties prenantes, partage des ressources, etc… Je pense donc que cet événement inscrit dans l’histoire la transition en profondeur qui est en train de s’opérer vers une société basée davantage sur les valeurs humaines que sur les valeurs financières.

Qu’as-tu envie de partager avec nos lecteurs sur ta vision de l’économie collaborative ? … C’est par l’ouverture à ce type d’économie que nous allons résoudre les problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui : problèmes de sens, d’accélération des modes de vie, de changements d’habitudes de consommations rendus nécessaires par les limites des ressources naturelles. Je pense que l’économie collaborative apporte des réponses à ces enjeux, en recréant le lien perdu entre les humains, et en réinventant la solidarité tout en allégeant notre empreinte sur la planète.

Merci Marie Anne pour ton témoignage.

… à suivre

Caroline VALENT

 

Géocaching une chasse au trésor mondiale participative

A l’occasion d’un séjour passé chez des amis dans la région d’Avignon,  j’ai découvert le géocaching. Sans doute savez-vous ce que c’est. Personnellement j’ai découvert un concept ludique participatif. Vous aimez voyager.Vous êtes curieux de votre environnement. Vous recherchez un séjour insolite qui sort des sentiers battus alors vous êtes prêt pour tester le géocaching. Une chasse au trésor d’une ampleur inégalable. Plus de 2 millions de caches par minute  dans le monde depuis plus de 10 ans. C’est plus qu’une chasse au trésor, c’est une communauté de géocacheurs comme aime s’appeler la communauté française qui associe leur passion pour la randonnée.

Vous choisissez votre destination. Muni d’un Smartphone et d’un GPS , vous repérez l’endroit où devrait se trouver la boite où se cachent des objets laissés par vos prédécesseurs. La boite transportable peut avoir différentes tailles: de la taille d’un doigt à  celle d’une boite de chaussure. Les boîtes sont destinées à rester longtemps dans la nature dans leur cachette.
Tel Robinson Crusoé, vous laissez un message au crayon.
Comme si vous lanciez un message laissé dans une bouteille jetée à la mer, vous contribuez à la communauté et l’animez. Certains sont tellement adeptes qu’ils consacrent leur séjour uniquement à cette chasse au trésor. Ils cherchent ces endroits insolites, ils trouvent et laissent à leur tour un objet, leur message.  Et ils partagent leur aventure avec leurs amis, ceux de la communauté sur le blog, forum ou en vidéo. Les géocacheurs se prêtent au jeu et pour beaucoup deviennent mordus. Certaines caches sont de réelles énigmes et peuvent nécessiter plusieurs années pour être trouvées par la communauté.

Cette invitation à la découverte de notre environnement sous un autre regard est moderne. Elle concilie le plaisir du jeu, l’usage des nouvelles technologies et l’attachement à son écosystème. Le géocacheur  quand il accepte d’être membre s’engage à respecter la nature qui environne la cache. Il a le souci de nettoyer le lieu si celui-ci a été pollué. C’est un jeu ludique, communautaire et responsable.

Et c’est une nouvelle forme de business basé sur un jeu participatif. Il remet au goût du jour un jeu traditionnel et connu de tous. En l’amplifiant par l’usage des nouvelles technologies, Géocaching crée un nouveau modèle économique … pour créer une cache, n’oubliez pas d’acheter votre kit de jeu et votre gps sur le site geocaching.com.

Geocaching est un autre exemple de ces nouvelles formes de business qui reposent sur de  nouveaux usages (numériques) et de nouveaux comportements (communautaire).

Merci à Britt et Gilbert et vos amis géocacheurs pour cette découverte.

Caroline VALENT

 

L’E-CO-SYSTEME créateur de valeurs pour nos organisations ?… Le 2 juillet

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Un pari fou… 

En juin 2012, nous avions fait le pari -un peu fou-  de vous proposer La Journée BEEZ&CO-1ère édition : 6 conférences sur le thème de « La force de la relation génératrice de valeurs dans l’entreprise » .

Vos réactions, suite à l’événement, nous ont encouragées à poursuivre ce que nous avions initié. Depuis, la communauté ne cesse de grandir. Notre cercle de réflexionLa Quadrature du Cercles’est réuni pendant 10 mois pour pousser la réflexion de ce qu’est « Le Business sous un autre regard » et plus particulièrement pour construire une démarche de controverse sur le thème 2013 : l’écosystème. Notre blog, La Globosphère atteint les 300 articleset augmente son nombre de lecteurs de jour en jour.  

C’est parti… 

Le 2 juillet prochain nous vous donnons à nouveau rendez-vous pour La Journée BEEZ&CO-2ème édition, afin de regarder ensemble le business autrement.

Les invitations sont lancées. Dans 7 semaines nous vivrons à nouveau un moment privilégié, nous partagerons nos expériences et croiserons nos regards pour faire évoluer nos organisations. Nous vous attendons nombreux et de tous horizons économiques, intellectuels, universitaires, institutionnels, entrepreneuriaux.

Parce que rien ne sera jamais plus pareil. Parce que vous  êtes plus en plus nombreux à vouloir accélérer ou vivre le changement. Parce que vous êtes convaincus que la création de valeurs par nos organisations peuvent être de différentes formes. Alors réservez dès maintenant votre place en cliquant ICI !

L’équipe BEEZ&CO

NB: Si vous souhaitez nous contacter pour nous communiquer vos coordonnées afin d’être informés par email, écrivez-nous sur contact@beezandco.com :) 

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Pour en savoir plus et s’inscrire 

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Vous pouvez dés maintenant réserver votre place en cliquant ICI !

La définition BEEZ&CO du Décideur : de l’indépendant au grand dirigeant de groupe international, un décideur est un homme/une femme, concerné par les prises de décision et impliqué dans la création de valeurs de notre pays, de notre monde.

Ouishare Fest évènement européen à Paris


Ouishare FestPour la première fois, un salon dédié à l’économie collaborative en Europe, le Ouishare Fest. Trois jours (2, 3 et 4 mai 2013) pour discuter et partager ses connaissances, ses expériences et surtout les projets d’économie collaborative. Une grande foire à l’échange, ouverte aux professionnels et au public.

A l’initiative, une communauté Ouishare co-fondée par Antonin Lenard (@Antolenard) qui est venu à Lille partager son histoire lors du Ted Saint Sauveur Square. Je vous laisse découvrir son intervention en vidéo.

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Nous (la communauté BEEZ&CO) avons une réelle conviction de l’importance de cette nouvelle économie dans le monde. Anne Lucie a déjà écrit un certain nombre d’articles sur la Globosphère qui expliquent et mettent en avant des exemples concrets de projets d’entreprises. C’est un autre regard sur la manière de développer un business, bref de créer de la valeur sous une forme d’organisation adaptée. C’est une réelle innovation de nos modèles économiques qui fait appel au bon sens, à l’utilité et la créativité. L’objectif n’est pas de créer une «économie financière» mais de créer une «économie humaine». C’est avant tout une réelle révolution comportementale, inspirée de pays émergents qui, depuis longtemps, savent mieux que les occidentaux trouver des solutions pour que chacun puisse développer son bien individuel et contribuer au bien collectif : trouver de la ressource là où on considère dans un modèle 100% capitaliste qu’il n’y a pas de potentiel.


économie collaborative

Arnaud Poissonnier, originaire d’Ambleteuse, comme il aime à le rappeler quand il revient dans le Nord, nous explique très bien ce qu’est le crowdfunding, une des formes d’économie collaborative.

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Cette économie existe et se développe sur des principes fondamentaux de fonctionnement en écosystème : un modèle d’organisation, de création de valeurs autour du «  CO ».

L’E-CO-SYSTEME, tel que nous l’avons réécrit en le transgressant, est le thème 2013 choisi par La Quadrature du Cercle pour pousser la réflexion et inviter à la controverse de sa propre organisation. Après le Ouishare Fest, à qui nous souhaitons le plus grand succès, retenez sur vos agendas « La Journée BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard »  le 2 juillet à Lille.

Pour résumer, deviens ce que tu es, tu développeras un jour une économie collaborative.

Caroline VALENT

Pourquoi le partenariat ITEEM et BEEZ&CO ? – 1er regard

Dans le cadre du partenariat entre l’ITEEM et BEEZ&CO, nous, Arthur, Clément, Côme et Gaël, quatre élèves de cinquième année de l’ITEEM, vous proposons l’interview des deux protagonistes principaux de cette collaboration, Pierre Daniel et Caroline Valent. Ils se sont prêtés au jeu en répondant à nos questions. Ce genre de partenariat, associer un projet communautaire sur des questions de réflexion stratégique sur nos organisations et leur création de valeur, est une nouveauté au sein de l’ITEEM. Il s’intègre dans les actions réalisées par La Quadrature du Cercle, que nous rejoignons par la même occasion en tant que futurs managers.
Pour commencer nous partageons avec vous les réponses de Caroline Valent à nos questions.

Qui a fait la démarche du partenariat entre l’ITEEM et BEEZ&CO ?

J’ai d’abord rencontré Pierre Daniel, car j’étais à la recherche de différentes personnes qui avaient des contenus de recherche assez poussés. J’ai connu Pierre par l’intermédiaire d’Isabelle Decoopman, tous les deux travaillant à Skema Business School. Avec Pierre, on a passé quelques moments à discuter sur le projet BEEZ&CO.  En échangeant, l’idée est venue naturellement. Pierre a trouvé intéressant de pouvoir utiliser l’ITEEM pour aider BEEZ&CO, mais surtout d’utiliser BEEZ&CO pour apporter un projet innovant dans le cadre de l’ITEEM. C’est donc plutôt Pierre qui a été à l’initiative, car il connaissait les enjeux pédagogiques qui l’intéressaient, mais c’est au final le fruit de plusieurs conversations à deux qui a donné naissance à ce projet concret.

Selon vous, qu’est-ce que les élèves de l’ITEEM peuvent apporter à BEEZ&CO?

Déjà vous pouvez apporter un œil neuf, car vous êtes une jeune génération, du haut de votre vingtaine d’années. Vous avez tout à découvrir du monde du business. Vous vous en faites une idée, un rêve, voire un fantasme. Vous avez des convictions parfois déjà bien arrêtées de jeunes adultes qui ont des croyances … donc vous avez cette capacité à challenger tous les sujets avec beaucoup de sincérité, et sans a priori. Il sera intéressant de voir comment vous allez vous approprier le projet, car vous êtes douze, donc douze sensibilités différentes. Vous allez nous challenger, créer de la controverse, interpeller, faire découvrir des choses que l’on n’avait pas vues … Parmi ceux auxquels BEEZ&CO souhaite s’adresser, il y a tous les futurs managers, donc le fait que vous participiez nous permettra de nous enrichir (mutuellement) sur « comment peuvent-ils réfléchir sur ces sujets de changement de paradigme ?»

Avec notre participation, des choses ont-elles changé depuis que nous sommes rentrés dans le projet ?

Actuellement nous sommes au début de votre participation. Il va se passer des choses dont on ne soupçonne pas toute la teneur. Vous nous avez déjà fait changer. Le fait de travailler avec douze étudiants, cela nous oblige à faire évoluer notre organisation et intégrer le groupe que vous êtes. On doit réfléchir à un plan d’action que l’on n’avait pas imaginé il y a six mois, au sein de BEEZ&CO. Il y a donc un projet dans le projet. Aussi, Pierre et moi sommes obligés de réfléchir à comment vous amener à ce que nous visualisons comme « résultat », tout en vous faisant rentrer dans le projet global.
La deuxième étape dépend de vous. Vous allez faire réagir un public de décideurs. En rentrant dans le projet, vous allez produire un autre effet. Lors de la restitution du 5 avril, tout ce que vous aurez réalisé nous sera présenté : votre recherche et documentation et les retours d’avis du panel de décideurs que vous aurez fait réagir lors des focus groupe que vous êtes en train d’organiser.  Vous aurez mûri et vous allez nous faire mûrir … Donc dans deux mois on aura encore changé, à mon avis !

Inversement, qu’est-ce que BEEZ&CO peut apporter aux élèves de l’ITEEM ?

BEEZ&CO c’est une organisation « nébuleuse », qui sort du cadre dans lequel vous vivez depuis des années, un cadre structurant, dans lequel on vous inculque une connaissance de modèles économiques et d’entreprises assez établis. Avec BEEZ&CO on vous « oblige » à travailler sur un projet qui n’est pas une entreprise, un centre de profit, une solution technique,… ça vous demande donc un effort comportemental qui fait appel à vos réflexes intellectuels et philosophiques. Je pense que l’intérêt vient de l’opportunité que chacun d’entre vous peut saisir pour pousser la réflexion, sur des sujets qui ne sont pas naturellement les vôtres. Quand, à chaud, on a échangé sur le thème Ecosystème, on s’est bien rendu compte avec Pierre que ce n’était pas forcément un élément de réflexion qui occupe vos pensées. On constate que ça vous oblige à puiser des idées qui sortent de votre quotidien et de vos préoccupations d’étudiants manager-ingénieur-entrepreneur. C’est cette ouverture qui nous intéresse, la manière de vous approprier le sujet avec audace. L’enjeu de BEEZ&CO est que chaque individu donne au thème 2013 un autre regard. Donc il n’y a pas qu’un seul angle de réflexion mais plusieurs. Cela vous oblige à travailler votre capacité de vision stratégique.

Quel est l’intérêt, la finalité de ce partenariat ?


logo bcDans l’esprit BEEZ&CO, ce qui est important est d’enclencher le mouvement. Chaque personne qui rentre dans le projet impulse quelque chose de nouveau. Même si vous n’avez pas choisi par vous-même de rejoindre le mouvement BEEZ&CO, au final vous allez contribuer à générer une réflexion et une action concrète. Ce qui nous intéresse est la façon dont vous allez vous approprier le projet BEEZ&CO et le résultat que vous nous proposerez pour l’action qui vous est demandée. Vous allez générer un processus dynamique, une nouvelle énergie, et donner un autre regard. L’intérêt du partenariat est d’associer deux visions innovantes, celles de l’ITEEM et celle de BEEZ&CO, au travers de votre implication. Avec Pierre, nous avons pensé qu’il était pertinent de concrétiser ce que BEEZ&CO veut défendre, dans un contexte étudiant, au travers d’un diplôme qui cherche à démontrer que les profils de futurs manager sont formés à l’innovation au sens complet du terme.

Ce que nous vous proposons, via l’ITEEM, c’est d’avoir des clés pour être de futurs créateurs d’entreprise, innovants, avec un regard nouveau du monde… Si vous décidiez de prendre cette voix. Nous imaginons que vous deveniez « provocateurs » de choses différentes. En associant BEEZ&CO à l’ITEEM, nous contribuons à votre ouverture dans ce sens-là, aller au delà des « carcans ». C’est un peu la même idée qu’avec vos stages à l’international … sauf que l’on n’a pas besoin de se déplacer pour développer ses idées !

Souhaitez-vous que ce partenariat perdure dans le temps ?

Oui. Chaque année on va choisir un thème. Par exemple l’écosystème, que nous traitons cette année est un thème tellement large qu’on peut tirer la réflexion pendant dix ans. Ce n’est qu’en fait un prétexte pour le décliner. Et à observer la manière dont vous appréhendez le sujet, on constate qu’à douze cerveaux on a douze approches complètement différentes. Cette diversité de pensées « réveillées-révélées » tous les ans est une belle perspective de capacité de renouveau.

Lors du bilan du 5 avril que nous partagerons ensemble, vous nous ferez part de vos recommandations pour l’année prochaine. Vous nous ferez sans doute part de vos idées, de vos conseils. Devons-nous construire le programme de la même manière ? Quelles nouvelles idées pouvons-vous retenir ? Avec Pierre nous souhaitons travailler dans la durée. On voudrait que cela « inspire », que cela donne envie à d’autres universités ou écoles. L’idée n’est pas de dupliquer un modèle unique, mais de provoquer des rencontres avec d’autres étudiants. Avec l’ITEEM, l’idée est de contribuer à mettre en avant cet enseignement innovant qui produit des profils différenciants.

Pensez-vous étendre ce partenariat avec d’autres écoles et/ou d’autres promotions de l’ITEEM ?

Pierre est plus avisé sur ce sujet.
Mon sentiment, cependant, est que la fin de votre parcours au sein de l’ITEEM semble le moment où l’on peut peut-être se permettre d’être sur ce genre de mécanique d’ouverture et de créativité, à la suite de votre stage à l’étranger en quatrième année. Mais il n’est pas idiot de réfléchir à la manière d’intégrer ce type d’opportunité de réflexions dès la première année du cursus.
Cela peut aussi donner des idées. Entreprendre ce n’est pas que créer une boîte, cela peut aussi être créer une association, un projet, car on a des convictions etc … J’ai le sentiment que pour le moment cela concernera les étudiants qui se préparent à la vie active.
Au-delà de l’ITEEM, je trouverais intéressant qu’il y ait d’autres universités/écoles qui utilisent le projet BEEZ&CO en l’adaptant à leurs objectifs pédagogiques. Le champ des possibles est ouvert !

Avec quelles finalités considéreriez-vous ce partenariat comme une réussite ?

Tout d’abord la manière dont vous allez prendre possession du projet. C’est intéressant de vous voir évoluer intellectuellement et sur le plan comportemental. Même si ce n’est qu’à la fin du programme qu’on pourra apprécier le travail réalisé. C’est avant tout l’appropriation que vous aurez individuellement et en groupe qui dessinera la réussite de cette initiative. Par exemple, la vidéo d’une minute trente que vous devez réaliser pour promouvoir ce qu’est BEEZ&CO fera apparaître ce qui vous aura marqué, touché, et intéressé pendant deux mois. Nous regarderons votre vision, votre vécu. 1 mn30 pour vous exprimer, imposer votre « patte» personnelle.

Du point de vue BEEZ&CO, ce sera réussi parce que vous nous aurez fait avancer sur le sujet de réflexion de l’année : l’écosystème.  Vous nous aurez apporté un éclairage. Vous nous aurez aidé à challenger l’approche intellectuelle que nous développons pour les Ateliers Controverses du 2 juillet.

Arthur, Clément, Côme et Gaël