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Vous avez dit Performance?

Atelier de controverses sur le talent

Atelier de controverses sur le talent

Malgré un été maussade, alterné entre pluie et soleil, nous espérons chers lecteurs que vous avez bénéficié d’un espace-temps agréable et relaxant. C’est la rentrée…L’édition BEEZ&CO 2015 démarre…cette année sera encore différente.

Le mouvement avance selon vos idées, attentes et envies de réflexion, et d’actions, pour faire bouger les lignes …les siennes propres et celle de notre environnement…en quête d’une harmonie de développement de nos entreprises ou organisations…harmonie entre l’Individu que nous sommes et les mondes économiques,sociaux, culturels et scientifiques dans lesquels nous évoluons.
Nous donnons RDV le 8 septembre 18H-20H à l’espace La Fusée de Skema Business School (merci Déborah pour ton accueil). A cette occasion, nous lancerons le thème et les projets d’ateliers 2015. Chacun exprimera la manière dont nous pourrions pousser la réflexion: angle de réflexion ,technique d’animation ou encore association à une action. Certains ont déjà exprimé leurs envies cet été, d’autres pourront le faire ce lundi. Enfin, nous verrons ensemble l’organisation de nos prochaines rencontres et l’usage d’un outil collaboratif (grâce à Xavier de Bewe) que nous appelons Le DOJO, notre nouvel espace de partage à distance, dont cher lecteur tu peux aussi accéder si tu souhaites être actif dans notre mouvement et pousser la réflexion avec nous. Fais le nous savoir en nous contactant: contact@beezandco.com
Le thème 2015 est autour de la notion de  » performance »
En perspective de cette première rencontre de la rentrée, nous vous proposons l’introduction suivante …une simple inspiration pour lancer les idées, le débat…la controverse.
Cher lecteur n’hésite pas à nous faire par de tes commentaires voire référence de réflexion en commentaire de cet article
 
Nous sommes dans une phase de transition entre recherche de performance selon la logique de l’économie productive dont nous sommes héritiers (individu, organisation, environnement) et la recherche de contribution avec l’émergence de l’économie collaborative (pair à pair) dont nous sommes tous les « jeunes créateurs » grâce à internet (potentiellement ou déjà actif). Fourmis ou abeilles, la création de valeurs ne se situe plus au même endroit. Pour la première, elle est immédiate et directe, pour l’autre elle est diffuse et indirecte.
L’économie issue de la contribution soulève de nombreuses questions. Elle remet en cause les modèles actuels. Elle a autant de modèles émergents que de champs d’actions. Elle est macro et micro. Elle repose sur l’évolution des organisations: du vertical au transversal. Et quel avenir reposera sur quelles économies demain?

Réfléchir à la notion de Performancec’est aborder la question de  la création de valeurs  en sens large , sous d’autres formes telle que la Contribution (merci Chekib G de ton effet miroir) , et soulever la question de la  Prospérité (telle que Isam S me l’a exprimée en juillet, celle de l’Homme dans la société). 
Ce thème peut être le lien interactif entre « force de la relation génératrice de valeurs », « organisations en E-CO-SYSTEME, créatrices de valeur? » et « Talent, facteur X! ».
Le thème 2015  doit pouvoir faire avancer toutes ces questions en croisant des regards aussi divers que possible: chercheurs en économie, philosophie, scientifiques, associations, organisations collectives, chefs d’entreprise, dirigeants,étudiants,… voire des citoyens
 
Alors, cher lecteur rejoint-nous dans la conversation, même à distance tu peux participer comme nous à réussir notre transformation, la sienne propre et celle de ton environnement afin de continuer à nous développer en harmonie
Quelques sources pour nourrir sa réflexion:

Soyons heureux pour sortir de la crise

bonheur_au_travailBien-être au travail, bonheur, optimisme, confiance… sont des sujets particulièrement impliquants en cette période où nous cherchons à combattre la morosité ambiante. Mais pour aller plus loin, « le bien être individuel comme vecteur de performance collective » est une réflexion à laquelle j’invite tous les chefs d’entreprise. Car le bonheur est aujourd’hui un enjeu de société et un enjeu pour nos sociétés.

J’ai rencontré Florence Servan Schreiber, en septembre, dans le cadre d’un congrès sur le Bonheur National Brut. Je vous ai alors parlé de son livre « 3 Kifs par jour » et de son approche de la pensée positive (Quand la science du bonheur s’invite en entreprise). Il y a quelques semaines, j’ai assisté à une table ronde organisée par le CJD de Lille qui souhaite que l’optimisme devienne « un virus contagieux » car « il donne du sens et de la vision »…. Et je me suis alors aperçue, qu’en l’espace de 6 mois, j’ai assisté, participé et rencontré de nombreux intervenants, de tous les horizons, sur le bien-être au travail, le bonheur, l’optimisme, la confiance.

Cet article n’a pas pour vocation d’être exhaustif. Mon sujet est juste de partager avec vous les différentes rencontres et lectures qui m’ont nourrie. Qui sont-ils/elles ?

Vincent Cespedes, un philosophe-écrivain-conférencier des temps modernes. Je l’ai rencontré à trois reprises, chaque fois j’ai été séduite par sa « philosophie appliquée ». Philippe Gabilliet, professeur de leadership à ESCP Europe et auteur de « Eloge de l’optimisme. Quand les enthousiastes font bouger le monde ». Jean Gadrey, président de FAIR forum pour d’autres indicateurs de richesse et participant à la Commission Stiglitz. Alexandre Jost, fondateur-animateur du Think Tank La fabrique Spinoza (Think Tank dmaîtrise deu bien-être citoyen). Hervé Serieyx au parcours impressionnant et orateur incroyable sur le thème de la confiance. Jean-Paul Delevoy, président du CESE et auteur de « Reprenons-nous ». Et Daniel Cohen, remarquable économiste dont je vous conseille « Homo economicus, prophète (égaré) des temps nouveaux ».

bonheur

Le bonheur, objet de toutes les attentions de la part des dirigeants du monde

L’Organisation des Nations Unies vient de proclamer le 20 mars, Journée Internationale du Bonheur. Une résolution dans la lignée de celle du 19 juillet 2011, où elle invitait les Etats membres à faire du  « Bonheur, une approche globale du développement ».

Et en janvier, le Forum de Davos a fait de son thème central le « Dynamisme résilient » que certains ont traduit par « le bonheur dans l’économie ». Un thème révélateur de l’optimisme naissant.  Il exprime, de fait,  la capacité de s’adapter aux contextes changeants, résister aux chocs soudains et rebondir tout en continuant à poursuivre  des objectifs critiques.

Nous aurons l’occasion de revenir sur cette notion sur laquelle lAtelier de Co-réflexions a choisi de se pencher cette année. En attendant et pour aller plus loin, je vous invite à regarder Geopolitis : Économie : y a-t-il un dynamisme résilient ?.

L’économie du bonheur trace le chemin pour sortir de la crise

Pour certains, l’économie du bonheur (ou économie positive) est à contre-courant en période de crise. Je rejoins Alexandre Jost pour qui, a contrario, elle est le chemin pour sortir de la crise. Car le bien-être des collaborateurs est un vecteur de performance économique pour l’organisation.

Dans son rapport (téléchargeable ici) la Fabrique Spinoza encourage à se saisir du bien-être comme vecteur de transformation économique positive des organisations.

Le Think Tank, s’appuyant sur de très nombreuses études et recherches en psychologie positive, économie, sociologie, neurosciences… amène à réfléchir sur les leviers du bien-être et d’épanouissement d’un individu pour stimuler sa performance individuelle au sein de l’organisation et donc la performance collective de celle-ci.

Ces études établissent clairement le lien entre bien-être et performance. « La performance du collaborateur épanoui est augmentée grâce à une meilleure santé, un plus fort engagement, un comportement avéré de coopération, une faculté plus développée d’innovation mais aussi une plus grande efficacité. Ces facteurs combinés, on observe bien une meilleure performance globale de l’individu qui se sent bien (salaire plus élevé, responsabilités accrues, meilleures évaluations et récompenses ou promotions) ».

Il ressort également des études que les entreprises plus performantes socialement le sont aussi économiquement. Et également qu’il existe un lien neuroscientifique entre bien-être et performance. « Ainsi, Fredrickson, selon son principe « Broaden and build » (« Elargir et construire ») montre qu’un individu qui se sent bien voit son champ de conscience et ses facultés élargies. D’autres modèles de l’esprit humain suggèrent également une meilleure performance de l’individu lorsqu’il se sent bien, comme le modèle du «Flow» (expérience optimale) de Csikszetmihalyi ou celui du «Aimer et travailler » de Freud. »

Si l’on pousse quelque peu la réflexion, la fabrique Spinoza n’est pas seule à tenir ce discours. Joseph Stiglitz disait que nos dirigeants sont comme des capitaines de navire dont la boussole n’indique plus le bon cap.  Et que mettre en œuvre des indicateurs de bien-être, tant au niveau national que des organisations, permettrait de dessiner un chemin pour sortir de la crise.

En 2008, Joseph Stiglitz  présida la Commission Stiglitz, « Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social », créée à la demande de Nicolas Sarkozy afin de développer une « réflexion sur les moyens d’échapper à une approche trop quantitative, trop comptable de la mesure de nos performances collectives ».

« Homo economicus, prophète (égaré) des temps nouveaux »

Daniel Cohen a fortement animé la réflexion sur le bonheur ces derniers mois, avec son livre Homo Economicus.

A la question: « Comment construire une société épanouissante pour les individus ? », Daniel Cohen arrive à la conclusion que c’est dans le bonheur collectif que l’Homo Economicus s’épanouit. Il prend comme référent l’Amérique des années 60, où l’individualisme compétitif allait de pair avec un sens fort de la communauté. Cette conviction, quelques patrons la partagent aujourd’hui en appliquant des techniques de management différentes, où la compétitivité individuelle est moins valorisée que la capacité à enrichir le travail d’une équipe.

Dans son interview, en date du 3 septembre 2012, à la question  « Comment sortir de la crise et retrouver le goût du bonheur ? » il répond « Il semble clair qu’une société postmatérialiste, affranchie des contraintes de la nécessité, ne naîtra pas toute seule, quel que soit le niveau de prospérité que nous projetons d’atteindre. A nous de la fabriquer en ne nous laissant pas impressionner par le néolibéralisme, en revalorisant l’idée de coopération par rapport à celle de compétition. N’ayons pas peur de nos institutions publiques, écoles, hôpitaux ; réenchantons le travail en faisant confiance au syndicalisme ; faisons avancer l’idée européenne, en apprenant les langues, en augmentant les échanges scolaires… Si la source de nos malheurs vient de la très grande difficulté à se projeter soi-même dans le futur et à gérer les rapports interindividuels, alors nous avons plus que jamais besoin de corps intermédiaires, de règles communes et d’institutions qui nous aident à prendre les décisions les plus difficiles et à orienter nos destins. »

Regards croisés du philosophe et du politique

Jean-Paul Delevoye et Vincent Cespedes participaient au congrès du CJD. J’ai trouvé les propos de J.P. Delevoye d’une grande clairvoyance. Et Vincent Cespedes a apporté une prise de hauteur et un recul intéressants.

Jean-Paul Delevoye : Nous somme dans un monde en métamorphose. Et dans ce monde où les repères vacillent, l’entreprise hérite d’un rôle nouveau : celui d’apporter confiance, lien et sociabilisation à chacun. Pour cela, il est indispensable de construire une communauté d’intérêt. Les salariés veulent et doivent devenir des co-producteurs de l’entreprise, car c’est elle qui assure leur futur. Et c’est en devenant co-producteurs de l’entreprise, qu’ils deviendront acteurs du monde.

Il faut quitter la posture de la conflictualité pour adopter la posture de l’empathie du dialogue et de la co-construction. Nous devons quitter la société de la performance pour celle de l’épanouissement. Et dans cette période de transition, il est extrêmement important de retrouver le sens de l’aventure, de l’enthousiasme et de l’optimisme.

D’après Vincent Cespedes, l’optimisme est la confiance en la vie et la croyance que les choses sont toujours améliorables. « Je » peux améliorer l’état des choses pour tendre vers l’optimal. Pour cela, nous devons mettre les énergies en commun, créer des synergies actives. Alors ensemble, on pourra atteindre quelque chose de mieux, de meilleur.

L’optimisme est pour cela corrélé à l’ambition d’améliorer l’état du monde. Une ambition que chaque créateur d’entreprise porte en lui.  Le créateur d’entreprise doit donc chercher à améliorer les choses de telle sorte que cela soit plus humain, plus rentable, plus performant, plus beau, plus enthousiasmant !

L’optimisme c’est  aussi la capacité de se dire que l’impossible peut devenir possible. Et c’est un sport collectif, car le plus grand moteur de l’optimiste ce sont les autres. Il ne peut y avoir d’optimisme sans partage.

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Toute crise, et a fortiori la rupture que nous vivons, est un moment d’interrogation profonde. Je pense que le doute nous motive et nous aide à avancer. Et de nos réflexions découleront des actions, une co-construction qui créera un monde meilleur.

Cette conviction que nous allons vers quelque chose de mieux est l’expression de mon optimisme à moi. Elle a présidé la co-construction, il y a un an, de BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard. Votre présence aujourd’hui, votre implication, vos retours… nous confirment que nous voyons juste et que la communauté BEEZ&CO est sur le bon chemin.

Pour aller plus loin :

  1. C’est quoi le bonheur ?
    Je vous invite à découvrir les différentes visions du bonheur répertoriées par la Fabrique Spinoza.
  2. André Comte-Sponville : travail, bonheur et motivation.
    Dans cette interview, ici, il aborde la question du management et de la génération Y. Un sujet qui fait écho à divers articles de notre blog : Génération Y, réussir sa vie avant de réussir dans la vie – Pouce en l’air pour Michel Serres – La Petite Poucette ou encore Génération Y, question d’âge ou de comportement ?
  3.  La Charte des valeurs Google : ici
  4. Les 5 facteurs qui favorisent le bonheur dans les entreprises. FastCompany a publié récemment un article sur les Secrets des compagnies les plus heureuses aux États-Unis. Ces 5 facteurs sont la raison d’être, la reconnaissance, l’intégration travail/famille, l’amélioration continue et l’être humain avant le travailleur.
    Retrouvez l’article ici.
  5. Et enfin, L’éloge de l’optimisme de Philippe Gabilliet, pour donner envie d’en être.
    J’ai quitté la présentation de Philippe Gabilliet dopée comme généralement après une conférence TED.  Ayant retrouvé son intervention sur le net, je la partage avec vous ici. Vous pouvez également revoir la vidéo que Caroline a posté en début d’année La chance, facteur de réussite ?

Karine LAFONTAINE

Sources et images : http://neosconsulting.unblog.fr/2011/12/27/le-bonheur-en-entreprise/, http://pumi.blog.free.fr/index.php?post/2011/05/10/Au-Luxembourg%2C-des-brochures-pour-aller-mieux-au-travail, http://www.abcdetc.com/bcomme/?p=3322, http://www.coach-travail.com/aimer-son-travail-pour-etre-heureux/ http://www.eurac.edu/en/newsevents/events/newsdetails.html?entryid=113601

E-CO-SYSTEME – épisode 2

Innover en alliant réflexion intellectuelle et expérience terrain. Hier, nous expliquions que le thème de réflexion que propose BEEZ&CO en 2013 sera l’Ecosystème. Nous partagions la complexité d’un tel sujet. Et nous évoquions le défi que nous avons décidé de commencer à relever la semaine dernière avec une vingtaine de personnes aux sensibilités et expertises différentes,  théoriciens et praticiens. Le groupe dont je vous parle, nous l’appelons « La Quadrature du Cercle ». Il est constitué d’une « bio diversité » d’experts. Ce cercle de reflexion est plus qu’un Think Tank aujourd’hui. « La Quadrature du Cercle » s’en inspire dans sa démarche d’ouverture et d’indépendance ainsi que sa volonté de publier le contenu réfléchi. Elle recherche surtout à développer la « connaissance par la réalité » pour la mettre au service des décideurs.
Le challenge est de faire œuvrer théoriciens (intellectuels de différents domaines d’expertise) et praticiens (décideurs de différentes typologies, experts de la réalité du terrain) ensemble afin de produire un projet de  réflexion cible par la technique du questionnement (posture intellectuelle). Et on se laisse imaginer que La Quadrature du Cercle puisse aller jusqu’à accompagner sa mise en application… mais ce sera l’histoire qui nous le racontera. BEEZ&CO veut valoriser la connaissance en la rendant la plus applicative possible. BEEZ&CO veut inspirer, nourrir, et être un outil au service des décideurs afin qu’ils vivent leur propre changement. La rencontre entre la Quadrature du Cercle et les décideurs  se fait au travers de séances de co-réflexion en amont des ateliers de « Controverses ». Les ateliers permettent de co-produire des raisonnements nouveaux au point de changer de paire de lunettes et de revoir ses propres paradigmes. Ils ont pour objectif de livrer un ou plusieurs projets cibles pour les décideurs. Pas de solutions, ni de théories uniques, mais un principe de co-réflexion et de co-production d’un projet ou plusieurs cibles afin de ne pas perdre le sens du concret, celui du terrain. La première édition de ces ateliers de Controverses est prévu en 2013 lors de notre prochaine journée BEEZ&CO en juillet.

Le fruit des premières co-réflexions : L’écosystème est un beau sujet, une belle déclinaison et une richesse de questionnements qui nous amènera certainement à pousser le sujet au delà de 2013. Alain M. et Maxence M. ont témoigné de leur expérience et de leur analyse faisant part de l’importance de l’altruisme comme moteur du mouvement, de la dynamique. Pierre D. et Isabelle D., en confrontant leurs travaux d’expertise se rendent compte du point de convergence entre les systèmes d’organisation et le système de leadership. A les voir aux tableaux challenger leurs propres schémas, on ose imaginer l’émulation intellectuelle que peuvent provoquer nos expériences de la « connaissance par la réalité » dans le cadre de nos ateliers de « Controverses ». A chaud, nous retenons quelques mots : vision, situation, leadership, altruisme, individu, collectif.

Réfléchir sur le sujet écosystème demande d’abord de définir cette notion ;  pas aussi simple notamment en comparaison des notions de réseau et de communauté. Nous avons partagé que nous sommes naturellement tous dans un écosystème. Nous avons parlé en amont sous l’expression de « Le Business sous un autre regard » de modèles d’organisation et de création de valeurs  pour traduire la notion de Business. Chekib G. a même résumé sa propre définition du projet BEEZ&CO « comment arriver à trouver le bonheur dans le business », faisant rebondir Isabelle D. sur la question de la capacité d’adaptation des entreprises/modèles d’organisation à créer de la valeur autrement, qui fut une des conclusions dIsam S.  L’enjeu serait de savoir l’identifier et de savoir l’utiliser afin de créer une chaîne de valeurs. Le sujet doit être justement positionné et apporter un intérêt certain pour des décideurs.

Nous retenons  qu’il sera important d’utiliser la partie conférence afin d’exposer le sujet et de guider sa compréhension (donner une grille de lecture) et d’orienter le sujet afin d’être réellement agitateur. La prise de conscience de l’écosystème, comment être un acteur actif (ne pas être là pour subir)  semblent être des pistes pertinentes. La rente relationnelle (notion  utilisée par les chercheurs en stratégie et management des organisations) sera certainement un des enjeux de réflexion et de questionnement afin d’aborder comment un écosystème (une valeur de partage) peut ou pas être un générateur de valeurs ?

Parler d’écosystème implique de confronter écosystème naturel (comme Aurélie D. le précisait « ce qui perpétue la vie ») à écosystème artificiel (pour reprendre les mots de Patrick B.) celui qu’on modélise afin de développer notre « business » d’affaires, créer de la valeur. Nous avons poussé la réflexion jusqu’à parler de « coopétition » notion citée par Marie Anne G. en écho d’un exemple de modèle inspiré de l’écosystème des fourmis dans le cadre de l’entreprise française Air Liquide évoqué par Florence R.. Est-ce que l’écosystème est une stratégie ? ou est un état de fait ? Doit-on savoir dans quel écosystème nous évoluons ? Est-ce cela l’enjeu ? Comment un écosystème va diffuser, rayonner ? Et l’écosystème est-il un super réseau ?

Aborder le  sujet écosystème n’est pas tâche facile, il provoque la controverse et pousse au questionnement. Ce que nous avons vécu cette semaine est sans doute la situation que nous avons envie de provoquer auprès de décideurs dans nos ateliers  »Controverses » en juillet 2013. A l’issue des 3 commissions de co-réflexion de décembre, la Quadrature du Cercle va se réunir à nouveau en janvier afin de choisir l’angle d’approche qui sera retenu lors de la première édition.

Vous l’avez compris, BEEZ&CO veut prendre sa place dans les acteurs du changement. Il veut défendre l’idée que le business  (la création de valeurs) peut être développé autrement et que chacun d’entre nous est acteur du mouvement, de la dynamique de développement s’il prend conscience de l’écosystème dans lequel il évolue et fait appel à sa capacité d’adaptation et d’interactions, qui en fin de compte est naturel. Il suffit de réveiller nos sens. BEEZ&CO se veut être un projet fédérateur, indépendant et actif. Sa raison d’être est le travail en réseau (par la connexion) , la création d’interactions (par la co-réflexion) , la création d’une communauté réelle et virtuelle d’individus convaincus et prêts à vivre le changement,  à porter d’autres paires de lunettes, afin de voir le monde qui nous entoure de façon globale. BEEZ&CO défend une forme de leadership reposant sur l’action de l’individu sur le collectif et inversement… le « CO ».

Merci à Isabelle Deprez, Pierre Daniel, Maxence Brachet, Alain Mahieu, Isabelle Decoopman, Isam Sharhour, Chekib Gharbi, Sandrine Dovergne, Florence Roussel, Nathalie Menet, Patrick Blancke, de vos éclairages de fin d’année. Ils seront la lumière qui guidera nos propositions concrètes en 2013 et au delà …

Et vous chers lecteurs, si le sujet vous interpelle, attise votre curiosité, déclenche une envie de participer car vous avez des réflexions à partager, nous sommes en attente de votre connaissance, de votre expertise, et serons heureux de vous compter parmi La Quadrature du Cercle… virtuelle ou réelle.

A suivre…

Caroline VALENT

E-CO-SYSTÈME – épisode 1

Ecosystème, Business sous un autre regard ?  En cette période de fin d’année, BEEZ&CO lance un pari pour 2013. Après le thème de « La force de la relation, génératrice de valeurs » traité sous un format de conférences et de tables rondes en juin, nous avons décidé de lancer la réflexion et la controverse sur le sujet Ecosystème, en 2013. Nous donnerons rendez-vous en cours d’année afin de partager et de faire bouger les lignes de pensée de chacun sous l’angle « E-CO-SYSTEME ». L’objectif est de se confronter au questionnement que provoque ce sujet : vaste, large et d’interprétations diverses… mais dont les enjeux multiples et importants sont utiles pour comprendre notre époque, car ils soulèvent également des questions autour des sujets réseau, communauté, valeur de partage, rente relationnelle, sans parler des interactions entre individus et de la co-construction. Lors d’une séance de préparation, la semaine dernière, nous avons été plusieurs à mailler nos idées sur ce thème qui nous amène à nous interroger sur nos organisations et nos modes de fonctionnement entre individus ; entre hier, aujourd’hui, et pour demain… surtout. Faisant appel à nos différentes connaissances et expériences, nous avons tenté de démêler les fils de cette pelote, en explorant cette notion dont nous maitrisons plus ou moins son sens profond. Les échanges ont été riches, interpellants, chahuteurs et  provocateurs… c’est bon signe…

Continuer à évoluer dans son écosystème et le faire évoluer
Le thème a soulevé un certain nombre de questions, et quelques-unes essentielles, sur notre capacité en tant qu’individu à nous adapter face à notre environnement pour continuer à évoluer dans notre écosystème et le faire évoluer.

Nous étions une vingtaine de personnes de différentes sensibilités intellectuelles, et d’expériences variées, à nous prêter au jeu de la réflexion sur ce que peut être l’enjeu de l’écosystème pour notre développement. Nos réflexions croisées, dirigées sous l’éclairage de quelques experts pointus sur le sujet, ont montré que l’écosystème n’est en rien un modèle d’organisation mais qu’avant tout il est naturellement autour de nous. Et c’est là où tout se complique.

Depuis que le monde est monde,  notre écosystème naturel est le bio-environnement. Il crée un équilibre, il perpétue la vie. Et depuis, l’homme, s’inspirant de ses modèles, invente les écosystèmes d’affaires (1996 avec les théories de Moore…depuis d’autres théoriciens ont donné leur propre définition), en modélisant  nos organisations afin de créer de la valeur. Cette dernière mérite d’ailleurs d’être définie afin de traduire les différentes performances, pas seulement économiques. On parle alors de chaînes de valeurs.

Décidément, tout cela justifie réflexion et confrontation à la réalité pour tous ceux qui croient en l’importance et l’urgence de pousser ses propres raisonnements à une maturité de pensée sur les enjeux d’aujourd’hui et de demain, afin de créer de la richesse pour soi et pour tous. Alors suivez-nous! … Demain mardi, vous en saurez plus sur le fruit de nos co-réflexions.

Caroline VALENT

Few Business News & Figures… to think about it…

Consommation française : 

Consommateurs français : Le panier moyen d’un voyageur dans les commerces en gare SNCF est de 1,60 euros (Challenges – 27 septembre 2012)

Consommateurs français & internet : 25% des Français utilisent les magasins comme un showroom et concluent leurs achats sur internet.(Challenges – 17 septembre 2012).

 R-Evolution des Business :

Photographie : Près de 850 milliards de photos seront prises en 2012, 10 fois plus qu’en 2001 (Challenges – 27 septembre 2012).

Automobile : 5446 véhicules électriques ont été immatriculés en France au premier semestre 2012, dont 42% de voitures particulières. (Challenges – 27 septembre 2012).

Edition  & numérique : L’encyclopédie Universalis annonce que le 13 novembre elle sera 100% numérique, huit mois après la Britannica (Challenges – 8 novembre 2012).

Enseignement : Studialis lance un double diplôme de management culturel réunissant l’ESG et le cours Florent, racheté en janvier (Challenges – 8 novembre 2012).

Télécommunications & média :  En 2011, on a vendu 6 millions de jeux sur mobiles, téléchargés pour un prix oscillant entre 75 centimes et 6 euros (Challenges – 8 novembre 2012).

L’entrepreneuriat en France :

Seuls 58% des autoentrepreneurs qui se sont lancés depuis 2009 déclarent encore un chiffre d’affaires (Challenges – 27 septembre 2012). 830 millions d’euros ont été levés par l’internet français du 1 er janvier 2010 au 30 juin 2012. L’e-commerce concentre 49% des fonds et 32% des opérations (Challenges – 31 octobre 2012). 6% des Français rêvent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Ils étaient 31% en 2008 (Challenges – 8 novembre 2012).

Poids lourds financiers : Avec ses 121 milliards de dollars en cash, Apple pourrait s’acheter Amazon ou une station spatiale. Et faire un don aux bonnes œuvres avec les 20 milliards restants (Challenges-31 octobre 2012).

A suivre…

Caroline VALENT

Le rêve américain est-il celui du start-upeur® ?

Start-up

Alors que le monde entier glorifie, encore une fois, la sortie d’un miracle technologique  appelé Iphone5, qui continue à contribuer à nous aveugler sur le « e-succès » américain de notre époque (l’Iphone5 devrait ajouter 3,2 milliards de dollars au PIB des Etats – Unis au quatrième trimestre et apporter 0,33 point de croissance annuelle supplémentaire – source challenges N°313), même si aux dires des experts c’est un loupé (mais je m’égare, je reviendrais sur ce sujet plus tard), d’autres prennent la parole pour faire prendre conscience des réalités.

En lisant l’actualité sur la sortie du livre de Joseph E.Siglitz, professeur d’économie à l’université de Columbia , « Le prix de l’inégalité »,  je ne peux que penser à ces jeunes que je côtoie tous les jours qui ont le rêve américain comme source d’inspiration. En choisissant de créer leur entreprise dans la « e-économie » ou «iconomie» (bientôt un article sur ce thème), ils ont bien compris qu’ils pouvaient se construire un eldorado comme celui qu’ils observent de l’autre côté de l’océan. Ils vont même sur  place en Californie, dans la Silicon Valley, pour toucher  du doigt la réalité d’un monde exaltant, frénétique et grisant. Il est pertinent de prendre exemple, de se former et de rencontrer des acteurs qui ont une expérience concrète de la création de start-up à success story. Mais  je m’interroge sur leur esprit critique. Et, pourquoi ?

Mon expérience de start–up dans les télécommunications en 1997 au moment de l’ouverture du marché en France, des premières ventes des accès ADSL et du mobile en 1999, passant par une introduction boursière incroyablement réussie et d’une revente fracassante à des Américains, m’ont donné quelques leçons. Oui, je pense à ce rêve américain qui inspire les  jeunes entrepreneurs. Je pense à ce rêve américain dont on voit des succès absolument époustouflants tels que Microsoft, Apple, Amazon, E-Bay, Google, Facebook….qui incitent chacun à se surpasser et trouver « l’Idée » qui lui fera gagner des millions.  Et, j’avoue que moi-même, en tant que créateur et chef d’entreprise, j’aime (#I like) cet esprit pionnier («j’ai peur de rien.»), créatif («j’ai l’idée du siècle !»), et entrepreneur (« je crée, je développe, je gagne de l’argent »).

Mais le rêve américain* est-il le nôtre et est-il toujours aussi performant?

Le rêve américainIl a fonctionné au point de passionner les foules à son apogée dans les années 80. Au point qu’aujourd’hui beaucoup veulent leur rêve américain: Français, Brésilien, Tunisien, Chinois, Japonais, Indien, Africain, Australien, … Il est source d’inspiration pour tous car il est le symbole du capitalisme ; ce modèle économique qui influence nos civilisations actuelles et a engendré tous nos progrès du 20ème siècle. Aujourd’hui notre manière de penser et de fonctionner est issue du capitalisme, de près ou de loin. Nous en connaissons plus ou moins les mécanismes et nous les suivons ; à défaut de les maîtriser. Mais aujourd’hui, comme le précise Clara Gaymard, Présidente de GE France et de la World Investment Conférence, quand elle partage son regard de dirigeante influente, le modèle américain est en péril et celui de notre monde occidental avec. La crise financière 2008, le 11 septembre sont des faits majeurs qui prouvent que nos économies sont en déséquilibre profond et qu’on ne peut rien prétendre maitriser en fin de compte.

Si le rêve américain est remis en cause, c’est peut-être le moment de se poser la question de notre rôle en tant qu’entrepreneur dans les choix que nous faisons pour nous et pour notre environnement. Je crois que ces jeunes auxquels je pense doivent nourrir leur esprit critique. Ils ont beaucoup à gagner à comprendre le monde dans lequel ils vivent. Ils seront plus performants en développant leur culture générale, en s’instruisant sur l’économie, la sociologie, l’histoire. Ils seront des stars si leur entreprise a des résultats; et aussi si elle contribue au monde auquel elle appartient.

Bref, soyons éveillés, soyons conscients de nos choix, donnons du sens à nos actes pour aujourd’hui et demain. Bref, soyons uniques. Car être chef d’entreprise, c’est être acteur,  pas suiveur. Etre chef d’entreprise, c’est trouver un équilibre entre ses convictions, ses actions et les valeurs générées. Etre chef d’entreprise, c’est aussi être inspirant pour d’autres.

Alors, mettre à jour nos connaissances sur l’économie d’aujourd’hui, c’est ne pas se tromper d’analyse sur ce qu’est le rêve américain, c’est s’inciter à regarder autour de nous, voir notre monde tel qu’il est et réfléchir à nos rêves pour qu’ils deviennent une belle réalité.

Pour finir,

Le prix l'inégalité de Joseph E. StiglitzJe vous invite à prendre ce temps qui parfois vous semble si précieux pour écouter cette interview complète de Joseph Stiglitz sur France Inter réalisé par  Stéphane Paoli que je remercie pour cette prise de hauteur.

*Définition « Le rêve américain » source :www.wikipedia.fr : « Le rêve américain(American Dream en anglais) est l’idée selon laquelle n’importe quelle personne vivant aux Etats-Unis, par son travail, son courage et sa détermination, peut devenir prospère. Si cette idée a été incarnée par plusieurs personnalités ou émigrés revenues investir dans leurs pays d’origine, la réalité sociale américaine a fait déchanter de nombreux immigrants. Ce concept a néanmoins été, et demeure encore un des principaux moteurs du courant migratoire vers les États-Unis, l’un des plus importants dans l’histoire de l’humanité. La notion de cette possibilité pour n’importe quel immigrant de réussir à partir de rien, a été fortifiée par l’étendue territoriale, les ressources et le libéralisme politique et économique qui caractérisent les États-Unis. Cette idée est aussi vieille que la découverte du continent américain, même si sa formulation a évolué (on peut ainsi penser au mythe de l’Eldorado).

Source : start-up sur www.excellence-operationnelle.tv, rêve américain sur www.smashou.info

Caroline VALENT

Être optimiste dans nos business en France – Episode 3

Notre dossier de la semaine -dernier épisode

Hier, j’ai fait référence à la journée de conférences d’ « Osons la France » qui a lieu aujourd’hui. Alors que vous lisez mon article je suis en train de faire ma pause intellectuelle en y participant. Il est important de se nourrir, réfléchir pour ensuite reprendre l’action. Et dans la période actuelle si nous voulons changer afin de faire évoluer nos business nous devons porter un autre regard.

Changeons de lunettes

image6-lunettesTout est une question d’angle de vue. En changeant de lunettes nous pourrions voir autrement. Cela me rappelle l’article d’Aurélie sur l’intervention de Jean-Pierre Luminet  en juin 2012 qui participe d’ailleurs  à « Osons la France ».
En portant un regard nouveau sur notre monde, nous pouvons envisager le présent et l’avenir différemment sans renier  ce qui nous a forgé, ce que nous sommes. Nous devons accepter la réalité, l’assumer et construire de nouvelles opportunités.

Nous pouvons développer nos entreprises autrement, en tirant bénéfice des nouvelles potentialités qui s’offrent à nous. Il s’agit d’innover dans nos stratégies, nos organisations et nos relations internes et externes.
Il s’agit de croire en notre capacité en chacun à trouver des solutions ou de nouvelles voies de développement.
Certes cela nous oblige à abandonner certaines convictions et à en forger d’autres. Cela demande du temps, mais il ne faut pas tarder et agir en innovateur. Cela demande des efforts. Mais, n’est-ce pas là la clé du changement : une démarche personnelle avant tout.

BZCO-LOGO-Horizontal-300x147Enfin, n’ayons aucun doute qu’à plusieurs, on est plus pertinent que tout seul. Rapprochez-vous de ceux, qui, convaincus de ce changement d’époque, ont décidé d’en faire partie. Partout en France les innovations et les initiatives se multiplient. Il suffit de regarder autour de soi.

C’était le 4ème et dernier épisode sur « un air d’optimisme plane au dessus de nos têtes ». Je voulais partager ces différents points de vue afin de contribuer à l’idée qu’il appartient à chacun de voir le monde en noir, en gris… ou en blanc.

Caroline VALENT

source image : http://lunettes.comprendrechoisir.com

Être optimiste dans nos business en France – Episode 2

Notre dossier de la semaine

L’époque dans laquelle nous sommes nous chahute. C’est ce que j’évoquais hier dans mon article. Entre incertitude et innovation notre cœur balance. Il est parfois compliqué de pouvoir changer uniquement par soi-même. Avec la révolution internet, notre ère du collaboratif nous incite à co-produire ensemble. Et, n’est-il pas plus pertinent d’être à plusieurs pour réfléchir, que seul ?

 S’ouvrir l’esprit permet d’innover

image4-logo-tedxL’association TED existe depuis 1984. Partie de Palo Alto en Californie aux USA, elle est devenue un mouvement planétaire. Comme sa baseline l’indique « Ideas worth spreading » les évènements TED sont un vivier de conférences considérable. Aujourd’hui, c’est une plateforme internet d’échanges et d’idées dont le contenu est accessible gratuitement.  On peut y visionner plus de 1,1 million de vidéos des différentes conférences réalisées depuis pratiquement 30 ans. Le concept a pris mondialement. Qui le souhaite peut lancer un TED Event dans sa ville afin de parler d’idées créatives, de différentes manières de penser pour se réaliser. Ceux qui participent viennent s’inspirer. Ils rencontrent d’autres personnes convaincues comme eux de l’importance de partager d’autres points de vue,  de s’ouvrir l’esprit, de faire bouger ses lignes mentales.

Michel Levy à l’initiative du TEDxParis explique pour sa part ses motivations pour réaliser cette initiative personnelle : « l’idée dont je suis le plus fier est au centre de TEDxParis. C’est aussi celle qui m’a donné, en 2009, l’envie de créer cette conférence. C’est une idée peu répandue en France et dans notre culture. En revanche, la Californie, où est né TED, la porte en elle : il s’agit de l’idée que croire en ses rêves est la meilleure façon de fabriquer du bonheur. En France et peut-être plus particulièrement à Paris, nous baignons dans une culture marquée par un certain héritage, pas mal de doute et beaucoup d’esprit critique. TEDxParis prône l’idée qu’il est possible de croire en ses rêves et de les réaliser. La conférence met en valeur des personnalités ayant une vision singulière du monde et des projets originaux qui accomplissent cette vision. Le tout dans la langue de Molière ».

Son initiative, qui rejoint de nombreuses autres, suit les mêmes principes : avoir envie d’agir, de partager, de contribuer au changement. Cela fait partie d’une démarche active, collective et positive.

Choisir l’optimisme

Parmi les initiatives il existe celle d’Aude De Thuin. Elle est réputée pour créer de grands rassemblements sur des thèmes qui lui tiennent à cœur. Elle nous invite cette fois-ci à participer à un évènement appelé « Osons la France ». Le message est clair. Tous ceux qui osent avancer, changer, innover sont les bienvenus à ce rendez-vous. Le premier était à Paris en mars 2012 juste avant les élections. C’est osé ! Le prochain est à Lille le 27 septembre à Euratechnologies.

Nous sommes dans une période chaotique qui crée la confusion.
De quel côté se tourner ? Vers celui du pessimisme ou vers celui de l’optimisme ?
Les différents intervenants qui participent à cette action viennent donner leur point de vue sur cette France dont on aurait tendance à nous faire croire qu’elle a perdu de sa capacité à créer et entreprendre.
Je ne sais pas vous mais moi je vais suivre avec attention cette actualité hors norme qui me conforte dans mon optimisme

La suite demain…

Caroline VALENT

Etre optimiste dans nos business en France – Episode 1

Notre dossier de la semaine

Pour notre rentrée, nous avons le choix entre courber l’échine en avançant le pied lourd et incertain ou redresser la tête en avançant d’un pas ferme.
Les médias nous annoncent en écho que la France est proche de l’état de récession ; voire y est.
Sur le terrain, nous découvrons des exemples et des initiatives qui prouvent  le contraire et qui donnent une autre perspective pour notre avenir d’entrepreneur.

Tout n’est pas sombre

Pour  paraphraser le titre du dossier du magazine Capital du mois d’août « La France réussit », je crois que notre pays a des atouts certains, comme tout autre d’ailleurs, pour sortir de la crise.  Le magazine Capital nous a donné l’occasion pendant nos lectures estivales de se le rappeler. La lecture de son dossier spécial présente des chiffres, des exemples d’entreprises et des  portraits d’entrepreneurs qui démontrent que tout n’est pas sombre. Et ce ne sont pas les seuls. Si nous observons autour de nous, nous constatons qu’ils sont nombreux. Ils sont de profils différents. Leurs expériences prouvent que la volonté d’entreprendre est bien réelle. La France est active. Il suffit de regarder autour de nous pour nous inspirer. Voir la multitude d’opportunités qui s’offrent à nous

C’est ce que nous invite à faire Vincent Lorphelin, auteur du livre « Le rebond économique de la France. 85 innovateurs , acteurs de la croissance et de l’emploi témoignent », collection Village Mondial présenté avant sa sortie sur notre blog.

Il revendique l’idée optimiste et réaliste que « le rebond après la crise est possible ». Il appuie son travail de prospective d’une analyse comparative de notre histoire économique entre 1889 et aujourd’hui. Il présente les 10 signes annonciateurs du rebond de 1889.  Il en fait un parallèle avec son analyse de l’époque actuelle,  reposant sur l’observation de 178 secteurs émergents et 301 innovations…

La suite demain…

Caroline VALENT

Source image 1 : sourcearchives-www.lepost.huffingtonpost.fr

Légende image 2 : Embrasement de la Tour Eiffel pendant l’Exposition universelle de 1889, tableau de Georges Garen (1889).
Source Image 2 : www.librairie-descours.com