Tag Archives: économie solidaire

Réalités et changements #1

Avant de clore cette année 2013, portons un autre regard en s’inspirant de quelques chiffres pour continuer à se nourrir et réfléchir, et pourquoi pas bouger nos propres lignes … Réalités & Changements,  une nouvelle invitation à faire bouger nos propres lignes de pensées.

3.image-réseaux-sociauxLes français internautes utilisent les réseaux sociaux de façon plus mature. 86% des internautes français sont membres d’au moins un réseau social (+4 points). 4,5 réseaux sociaux, c’est la moyenne d’utilisation des internautes français (+1). 44% des membres passent moins de temps sur le réseaux sociaux qu’en 2012. 60% des internautes craignent pour leurs données personnelles. Ils sont 63% des internautes français inscrits sur Facebook, 32% des internautes ont un compte Google+, 17% ont un compte Twitter.- source baromètre IFOP des réseaux sociaux en France.

3.-RS2013-usage-temps

Le crowdfunding a été à l’honneur cette année, un vrai virage de l’économie financièrecrowdfunding. 5 milliards de dollars seront collectés grâce au crowdfunding en 2013 soit 2X plus qu’en 2012. 1% est la part que représente le crowdfunding dans le financement mondial aujourd’hui. 50 euros le montant moyen donné par un internaute pour une campagne – source crowdfunding.org Massolution.com

kisskissbankbankKisskissBankBank, un exemple de plateforme : création en mars 2010, 8 millions d’euros  grâce à 160000 contributeurs en 4 ans, 56% taux de réussite des projets en 2013, commission de 5% sur chaque collecte et 3% de frais (50% du CA), chiffre d’affaires 2012 439000€ (1,05 millions prévus en 2013)

Forbes évalue le poids du crowdfunding à 1000 milliards de dollars à horizon 2020. Près de 100 millions de bénéficiaires du microcrédit dans le monde au bout de 30 ans-source Socialter N°1 octobre-novembre

Arnaud Poissonnier, Babylone témoigne

Image de prévisualisation YouTube

 Caroline VALENT-@carolinevalent

Quand le boss vend sa boîte à ses salariés

C’est la lecture d’un article dans le Nouvel Obs qui m’a donné envie de le partager avec vous.

headerNicole Pénicautjournaliste, nous propose un article sur l’histoire d’un patron qui plutôt que de vendre sa boîte au plus offrant décide de la vendre à ses salariés parce qu’il sait qu’eux prendront bien soin de son « bébé », parce que c’est le leur aussi.

La « Scop », nouvelle forme des entreprises de demain ? Il semble que cette formule séduise de plus en plus car elle permet à tous de se sentir « dans le même bateau », comme le précise le nouveau DG de l’entreprise Hisa.

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Serez-vous Carrotmober ce 25 octobre à Lille ?

Il y a quelques temps déjà Karine nous interpellait sur une nouvelle façon de consommer : « Le Carrotmob » qui consiste à buycotter au lieu de boycotter, et donc à soutenir les commerçant engagés, soutenant les valeurs dans lesquels nous nous reconnaissons.

Dans son article sur la nouvelle consommation Jean-Marie Boucher, nous avait également rappeler les façons dont nous pouvons être consomm’acteur.

Et bien, le premier Carrotmob arrive à Lille ce 25 octobre !

Aussi pour être au plus prêt du message des organisateurs,  je vous le livre tel quel, ainsi point de discours déformé :)

Si vous vivez l’expérience, partagez vos impressions dans les commentaires !

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

La première Carrotmob’ à Lille se déroulera le vendredi 25 octobre à Be Yourself – 2 square Morisson à Lille (Métro et V’Lille Rihour).

Be Yourself s’engage à cette occasion:
– au développement de ses produits bio et locaux,
– à la valorisation de ses déchets organiques,
– à la distribution de repas bio à l’occasion de Noël pour des personnes dans le besoin.

Ça va dépoter le 25 Octobre! Jetez un œil sur le programme!

Vous voulez participer, mais vous êtes occupé pour cette journée… alors faites passer l’info !

1374220_530877097006748_963769124_n

L’E-CO-SYSTEME créateur de valeurs pour nos organisations ?… Le 2 juillet

logo-bc-208x300

Un pari fou… 

En juin 2012, nous avions fait le pari -un peu fou-  de vous proposer La Journée BEEZ&CO-1ère édition : 6 conférences sur le thème de « La force de la relation génératrice de valeurs dans l’entreprise » .

Vos réactions, suite à l’événement, nous ont encouragées à poursuivre ce que nous avions initié. Depuis, la communauté ne cesse de grandir. Notre cercle de réflexionLa Quadrature du Cercles’est réuni pendant 10 mois pour pousser la réflexion de ce qu’est « Le Business sous un autre regard » et plus particulièrement pour construire une démarche de controverse sur le thème 2013 : l’écosystème. Notre blog, La Globosphère atteint les 300 articleset augmente son nombre de lecteurs de jour en jour.  

C’est parti… 

Le 2 juillet prochain nous vous donnons à nouveau rendez-vous pour La Journée BEEZ&CO-2ème édition, afin de regarder ensemble le business autrement.

Les invitations sont lancées. Dans 7 semaines nous vivrons à nouveau un moment privilégié, nous partagerons nos expériences et croiserons nos regards pour faire évoluer nos organisations. Nous vous attendons nombreux et de tous horizons économiques, intellectuels, universitaires, institutionnels, entrepreneuriaux.

Parce que rien ne sera jamais plus pareil. Parce que vous  êtes plus en plus nombreux à vouloir accélérer ou vivre le changement. Parce que vous êtes convaincus que la création de valeurs par nos organisations peuvent être de différentes formes. Alors réservez dès maintenant votre place en cliquant ICI !

L’équipe BEEZ&CO

NB: Si vous souhaitez nous contacter pour nous communiquer vos coordonnées afin d’être informés par email, écrivez-nous sur contact@beezandco.com :) 

———————————————————————————————————-

Pour en savoir plus et s’inscrire 

Capture d’écran 2013-05-16 à 21.42.43

Vous pouvez dés maintenant réserver votre place en cliquant ICI !

La définition BEEZ&CO du Décideur : de l’indépendant au grand dirigeant de groupe international, un décideur est un homme/une femme, concerné par les prises de décision et impliqué dans la création de valeurs de notre pays, de notre monde.

Ouishare Fest évènement européen à Paris


Ouishare FestPour la première fois, un salon dédié à l’économie collaborative en Europe, le Ouishare Fest. Trois jours (2, 3 et 4 mai 2013) pour discuter et partager ses connaissances, ses expériences et surtout les projets d’économie collaborative. Une grande foire à l’échange, ouverte aux professionnels et au public.

A l’initiative, une communauté Ouishare co-fondée par Antonin Lenard (@Antolenard) qui est venu à Lille partager son histoire lors du Ted Saint Sauveur Square. Je vous laisse découvrir son intervention en vidéo.

Image de prévisualisation YouTube

Nous (la communauté BEEZ&CO) avons une réelle conviction de l’importance de cette nouvelle économie dans le monde. Anne Lucie a déjà écrit un certain nombre d’articles sur la Globosphère qui expliquent et mettent en avant des exemples concrets de projets d’entreprises. C’est un autre regard sur la manière de développer un business, bref de créer de la valeur sous une forme d’organisation adaptée. C’est une réelle innovation de nos modèles économiques qui fait appel au bon sens, à l’utilité et la créativité. L’objectif n’est pas de créer une «économie financière» mais de créer une «économie humaine». C’est avant tout une réelle révolution comportementale, inspirée de pays émergents qui, depuis longtemps, savent mieux que les occidentaux trouver des solutions pour que chacun puisse développer son bien individuel et contribuer au bien collectif : trouver de la ressource là où on considère dans un modèle 100% capitaliste qu’il n’y a pas de potentiel.


économie collaborative

Arnaud Poissonnier, originaire d’Ambleteuse, comme il aime à le rappeler quand il revient dans le Nord, nous explique très bien ce qu’est le crowdfunding, une des formes d’économie collaborative.

Image de prévisualisation YouTube

Cette économie existe et se développe sur des principes fondamentaux de fonctionnement en écosystème : un modèle d’organisation, de création de valeurs autour du «  CO ».

L’E-CO-SYSTEME, tel que nous l’avons réécrit en le transgressant, est le thème 2013 choisi par La Quadrature du Cercle pour pousser la réflexion et inviter à la controverse de sa propre organisation. Après le Ouishare Fest, à qui nous souhaitons le plus grand succès, retenez sur vos agendas « La Journée BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard »  le 2 juillet à Lille.

Pour résumer, deviens ce que tu es, tu développeras un jour une économie collaborative.

Caroline VALENT

Comment les citoyens changent le monde

Dans la lignée des ouvrages tels que « 80 hommes pour changer le monde » et « Same same but different » dont nous vous avons déjà parlé sur le blog (livres qui nous ont d’ailleurs inspiré dans notre décision de nous lancer dans l’aventure « BEEZ&CO, Le business sous un autre regard »…)

Aujourd’hui nous vous proposons un clin d’oeil sur un ouvrage sorti en novembre 2012 : Un million de révolutions tranquilles.
Ce livre de Bénédicte Manier, journaliste à l’AFP, met en lumière des initiatives de citoyens et citoyennes ordinaires qui changent le monde. Comme nous le présente le pitch du livre : «  Ils sortent de la faim et de la pauvreté des centaines de milliers de personnes. Ils sauvent des entreprises. Ils construisent des habitats coopératifs, écologiques et solidaires. Ils ouvrent des cliniques gratuites, des microbanques, des épiceries sans but lucratif ou des ateliers de réparation citoyens. Ils reverdissent le désert et régénèrent les écosystèmes. Ils financent des emplois ou des fermes bio. Et partout dans le monde, ils échangent sans argent des biens, des services et des savoirs, redynamisent l’économie locale ou rendent leur village autonome grâce aux énergies renouvelables. »

Bénédicte Manier a fait le tour du monde, « des États-Unis à l’Inde, du Canada à la France, de l’Argentine au Japon, fait émerger des solutions innovantes à la plupart des maux de la planète. », pour recenser les actions « d’un mouvement inédit, mené par une société civile lucide, ayant décidé de reprendre en main les enjeux qui la concernent », dans son ouvrage « elle dessine ainsi les contours d’une société plus participative, plus solidaire, plus humaine. »

Pour en savoir plus, je vous invite à visiter la page Facebook dédiée où plusieurs des interviews de Bénédicte Manier sont archivés.

Un livre qui j’en suis certaine ne manquera pas de vous interpeller, de vous inspirer peut-être et qui surtout, encore une fois, nous rappelle que tout dépend de ce que nous voulons bien mener comme actions.

Le changement, quand il est nécessaire, est possible… Ce sont nos initiatives qui le provoquent et le permettent !

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Le Social business vu par le chercheur et par l’acteur…

Le 19 mars dernier s’est tenu à Euratechnologies le 6ème petit déjeuner du Cycle Innovation & Connaissance, organisé par Valérie Blanchot-Courtois dans le cadre de SKEMA Business School. Cette manifestation a attiré les foules par son thème d’actualité représenté par 2 experts du sujet, dans le concept Giovany CAJAIBA-SANTANA  et dans la pratique Hervé KNECHT :

Entrepreneuriat social, Social Business : Vers de nouveaux modèles économiques de création de valeur.

Giovany CAJAIBA-SANTANA qui réalise sa thèse sur l’entrepreneuriat social et les processus de création de valeur, de construction d’opportunités et d’innovation sociale sous-jacents nous a tout d’abord présenté ce thème de plus en plus présent dans l’environnement du management. Ce sujet, que l’on décline en valeur sociale, innovation sociale, économie sociale, social business ou entrepreneuriat social comme un thème d’actualité a d’abord une histoire au moins centenaire par les créations de coopératives. Il est également défendu par un grand nombre d’ONG dans le monde humanitaire ou associatif.

Une innovation sociale est une idée perçue comme nouvelle intégrée dans des pratiques sociales et à l’origine d’un changement social. Dans ce contexte, force est de constater que l’innovation sociale est au moins aussi efficace que l’innovation technologique.

L’entrepreneuriat social d’un point de vue microéconomique est de créer une nouvelle organisation pour apporter une solution à un problème social.

Le concept de Social Business est de vendre un produit accessible au plus grand nombre en ne réalisant pas de pertes et en ne distribuant pas de dividendes, en se consacrant à la réalisation d’un objet social.

Il a d’abord été développé par Mohamed YUNNUS, prix Nobel de la Paix qui partant d’une épidémie au Bangladesh a réfléchi à une solution de micro-crédit comme une façon durable de lutte contre la pauvreté et a créé la GrameenBank. Cette application a été suivie notamment par Grameen Danone Foods, Grameen Veolia Water… comme moyens innovants de lutte contre des problèmes sociaux auxquels nos sociétés d’aujourd’hui doivent faire face.

Hervé KNECHT est « le pape de l’entrepreneuriat social » en France puisqu’il en a fait son projet de vie depuis plus de 20 ans. Son Business est «  l’emploi durable des personnes fragilisées par un handicap ». Il a créé en 1991 la société Flandre Ateliers puis AlterEos tertiaire, AlterEos Industrie, RECCODE…

Aujourd’hui le Groupe AlterEos comprend 6 structures pour un effectif global de 500 salariés dont 80% sont fragilisés par un handicap.  Cela peut paraître linéaire et facile mais la vie n’a pas toujours été un long fleuve tranquille quand il a fallu repenser, alors que l’entreprise traversait une crise conjoncturelle d’envergure et que la pérennité des emplois était menacée, l’activité de conditionnement/déconditionnement à destination des grandes entreprises de VPC mise à mal par les difficultés économiques rencontrées par ces clients importants. C’est ainsi que le groupe est devenu leader sur le marché de la numérisation et de la gestion électronique de documents.

La performance de l’entreprise est de savoir gérer sur le long terme et dans des contextes variés des compétences variées, AVOIR L’INTELLIGENCE DE SES FRAGILITES ! Pour Hervé KNECHT, dans notre monde qui change, la crise que nous traversons est une chance car elle nous oblige à innover dans notre relation aux autres.

Passer d’une économie classique, économie de BIENS à une économie sociale, économie de LIENS…

C’est un vrai programme dont nous souhaitons faire l’écho chez BEEZ&CO alors que nous avançons pas à pas sur notre thème de l’éco-système.

Merci, Messieurs, pour ce moment passionnant et riche d’enseignements pour nous qui rêvons d’un monde plus sociétal alors que nous nous débattons quotidiennement dans des problèmes de biens !

Sandrine LEMAN

Inviter à la Controverse sur le thème écosystème


Journée BEEZ&CO 2012C’est l’invitation que nous donnerons le 2 Juillet 2013 lors de la seconde Journée BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard.

La Quadrature du Cercle pousse la réflexion pour enclencher le mouvement 

Depuis fin 2012La Quadrature du Cercle, notre cercle de réflexion composé de «penseurs réalistes » aux sensibilités différentes s’élargit. Chefs d’entreprise, dirigeants, scientifiques, intellectuels, chercheurs, consultants, experts… nous sommes  désormais plus de 45 personnes à croiser nos pensées, nos connaissances, nos expériences sur le thème choisi de l’année. Le cercle de réflexion travaille sur un principe d’échanges et de coproduction en déclinant les sujets autour du thème choisi. Le fruit de ce croisement de regards est ce qu’on aime appeler « la Connaissance par la réalité »La Quadrature du Cercle crée l’émulation intellectuelle afin d’enclencher le mouvement au travers de ses Ateliers : les Ateliers de Co-Réflexions et les Ateliers de Controverses.les  penseurs réalistes 2013


Les Ateliers de 
Co-Réflexions : une invitation à la conversation

C’est un rendez-vous mensuel donné tout au long de l’année. Dans une démarche d’ouverture, d’échanges et de partage, les penseurs réalistes poussent leur(s) réflexion(s) et se nourrissent de celles des autres. Des questions sont soulevées autour du thème choisi de l’année. Chaque penseur expose ses points de vue, ses expériences et ses analyses. Chacun  croise son regard et enrichit celui de l’autre. En créant la conversation, le but est de progresser ensemble et de faire grandir ses propres réflexions sur son organisation et la création de valeurs. Chaque atelier est restitué sous la forme d’un compte-rendu dans le respect de la teneur des propos échangés et des recommandations  de contenus, tels que des études, des livres, des articles… Et le groupe de penseurs participant détermine les objectifs de l’atelier suivant. C’est un groupe en mouvement. Il peut être composé de différentes personnes à chaque rendez-vous. Chaque penseur peut suivre l’évolution de pensée en accédant aux partages de documents à distance (vive les outils collaboratifs !).

LQDC2


Les Ateliers Controverses invitent à la confrontation des idées. 
Ils se préparent plusieurs mois avant la Journée annuelle de BEEZ&CO. Ils invitent à une démarche intellectuelle particulière sous forme de controverse par des techniques de questionnement et de visualisation en s’appuyant sur des travaux de recherches et documentation importants. Les décideurs qui s’inscrivent à ces ateliers poussent la réflexion de la création de valeurs et de l’évolution de leur organisation autour des sujets de recherche déclinés et choisis autour du thème de l’année. Sous l’éclairage avisé du groupe de penseurs investis dans la préparation des Ateliers Controverses, les décideurs participants viennent bousculer leurs convictions et idées sous l’impulsion de l’émulation intellectuelle générée. La Quadrature du Cercle joue le rôle de poil à gratter. Il n’y a aucun modèle ou solution pré-conçu en amont de ces ateliers. C’est le fruit de la controverse qui donnera quelque chose…ou pas.


Un sujet ambitieux : l’Ecosystème … 
Après «la force de la relation génératrice de valeurs pour nos entreprises», nous avons décider de traiter pour 2013 la notion d’écosystème. C’est un sujet vieux comme le monde, complexe et riche à la fois. Les angles de vision sont multiples,  les modèles d’organisations associés sont internes et externes, et la création de valeurs peut avoir différents indicateurs de performance. Dans notre rôle d’agitateur, nous souhaitons interpeller et aller jusqu’à créer la controverse en se ré-appropriant le mot et en le transgressant par un découpage sous la visualisation suivante: E-CO-SYSTEME

Le regard précieux de 12 étudiants de 5ème année d’une école mixant profil ingénieur et manageur… Après un premier travail en décembre, La Quadrature du Cercle a poursuivi en janvier afin de déterminer l’approche intellectuelle que nous souhaitions proposer dans le cadre des Ateliers de Co-Réflexions et de Controverses. Dans le cadre de ces derniers,  12 étudiants  de 5ème année de l’ITEEM rejoignent le cercle de penseurs réalistes. Ils contribuent aux travaux de recherches nécessaires à la construction de contenus éclairants. Ils enrichissent la réflexion en amont d’exemples concrets captés dans le monde : différents modèles de business d’écosystème, et de modèles en opposition à une stratégie ou une organisation d’écosystème. Et, ils animent les 3 « focus groupe » de décideurs organisés en mars, pour challenger la démarche des Ateliers Controverses prévus le 2 juillet, ainsi que les sujets déclinés cibles autour des modèles de développement  par l’écosystème.

iteemfriseportrait

De haut en bas de gauche à droite, Jules, Aurélien, Clément, Arthur, Clémence, Gaël, Côme, Sophie, Romain, Souad, Sylvain, et Raphaël découvrent et s’approprient le thème écosystème du haut de leurs vingtaines d’années.  Avec leur regard de futurs managers qui se préparent progressivement à rentrer dans la vie active, ils s’approprient le sujet qui pour certain étaient loin de leur raisonnement naturel. Hormis l’écosystème naturel, ils avaient peu d’idées au départ. La plupart se sont posés la question de l’intérêt du thème. En commençant un travail de recherches sur celui-ci, chacun a trouvé son sujet en faisant simplement et spontanément appel à sa sensibilité intellectuelle… Quelques sujets : stratégie océan bleue et son impact organisationnel, monnaie alternative, le comportement en interaction, le crowfunding, le management collaboratif, les clés de réussite d’une stratégie en écosystème, la RSE bien sûr….

En partenariat avec l’ITEEM (bientôt un article), BEEZ&CO sert d’outil pédagogique pour inciter des étudiants en fin d’études supérieures à réfléchir sur des modèles stratégiques innovants. Il s’agit de les inciter à porter un autre regard sur le Business et d’oser sortir du côté sachant et de procéder à une réflexion permanente de ce qui les environnent . Ils sont désormais intégrés dans la communauté et le projet. Ils sont moins étudiants, ils sont plus des penseurs réalistes.

Nous sommes heureux de les accueillir. Leur contribution est précieuse pour la préparation de la Journée du 2 Juillet.

Et, cette aventure humaine dans un contexte pédagogique est une manière de concrétiser « Le Business sous un autre regard »

A suivre…

Caroline VALENT

Le biomimétisme (suite) : de l’économie Verte à l’économie Bleue !

Il y a quelque temps je vous expliquais ce concept ancestral du biomimétisme qui consiste à aller chercher auprès de Dame Nature des solutions à nos problèmes de développement.

Ce n’est pas nouveau, me direz vous ! Cela fait plusieurs décennies que le Bio est à la mode : nous produisons bio, nous consommons bio, nous trions nos déchets… Nous revendiquons notre habileté «  développement durable » et continuons notre vie de consommateur ou d’entrepreneur la conscience (presque) en paix.

Mais peut on se satisfaire de l’Economie verte quand on apprend qu’une certaine fabrication bio faite dans un environnement BBC est très négativement compensée par la production de déchets de toutes sortes, par de la déforestation ou par la disparition d’espèces oubliées du bout du monde ?

gunter PauliC’est l’expérience qu’a fait Gunter Pauli, alors président fondateur d’Ecover, société belge fabriquant des produits d’entretien écologiques. Il revendiquait fièrement sa contribution à l’économie verte par la grande biodégradabilité de ses produits, eux même fabriqués dans une usine faite de bois et ayant le plus grand toit végétal d’Europe. Il décida de quitter ses fonctions quand il s’aperçut que le développement de ses produits engendrait une demande accrue d’huile de palme laquelle contribuait à la déforestation de forêts primaires en Indonésie et par conséquent à la disparition des orangs-outans.

De cette constatation, est née l’idée de créer un nouveau « business model » basé sur notre écosystème naturel que cet entrepreneur – économiste – écologiste a baptisé l’économie bleue.

Bleue, en opposition au rouge de l’ère industrielle et au vert du développement durable. L’économie bleue s’applique à transposer à l’échelle industrielle les prouesses de la nature.

L’économie Bleue, en images :

Image de prévisualisation YouTube

Le principe de l’économie bleue est d’observer la nature pour s’en servir et produire, sans faire de mal à notre environnement et donc en s’attachant à la régénération.

La nature fonctionne depuis des millénaires avec une absolue maîtrise… Nous n’avons qu’à la copier, nous en inspirer…

Comment bénéficier du flux infini de la Nature en matière de créativité, d’adaptabilité et d’abondance ?

Pour illustrer le concept Gunter Pauli en a fait un livre au titre éloquent : « L’économie Bleue. 10 ans, 100 innovations, 100 millions d’emplois » dans lequel sont détaillées 100 découvertes et innovations alternatives, inspirées de la nature et favorisant un développement durable.

livre economie bleueDeux ans après sa sortie, un tiers des projets développés dans le livre ont été réalisés.

En deux ans, le secteur a créé 2 000 entreprises, représentant 50 000 à 60 000 emplois. Un début prometteur pour ce spécialiste de produit bio, très critique à l’égard du développement durable : « Dans l’économie verte, il faut beaucoup d’argent pour faire, non pas le bien, mais le moindre mal. Ce n’est pas sérieux ! »

Beaucoup sont encore des prototypes et attendent un entrepreneur pour se concrétiser.

J’évoquais, lors de mon précédent article sur le Biomimétisme, l’innovation consistant à produire des champignons à partir des déchets du café. Cette initiative a déjà créé environ 15 000 emplois dans le monde, le potentiel s’élèverait à 50 millions…

Toutes ces idées sont d’autant plus intéressantes qu’elles ne nécessitent que très peu de capitaux pour être lancées.

La globalisation nous fait oublier que la réalité, que notre plus proche, est locale : la macroéconomie est la somme des microéconomies.

En France, nous ne manquons pourtant pas de ressources naturelles. Alors où sont nos idées bleues ? A quand la technologie bleue pour générer des emplois bleus, durables, à forte valeur économique et environnementale ?  Et enfin, voir la vie en rose…

Sandrine LEMAN

Sources : Paris Match Novembre 2012, Wikipédia, Le monde Février 2013

Autre liens vidéos pour creuser le sujet :

Introduction à l’économie bleue  et The blue economy

Soyons enthousiastes pour notre avenir

Vous en avez assez … d’entendre chaque matin à la radio les informations alarmistes de notre monde, d’entendre parler de désindustrialisation, crise économique, crise bancaire, de sentir le  manque d’inspiration de nos politiques face à la période que nous vivons.  Eh bien, il existe pourtant un antidote aux idées noires, les Ted conférences ! La première édition du genre Tedx Saint Sauveur Square a eu lieu à Lille jeudi soir dernier  sur le thème « Désordre global, solutions locales ». Ce type d’évènement donne confiance en l’avenir et à la formidable époque de  changement que nous vivons !

image4- logo tedxEn écho des articles déjà diffusés  sur le blog de BEEZ&CO (« Tedx, l’effet WOW » de @DamienS et « être optimiste dans nos business en France 3ème épisode » de @carolinevalent) sur ce sujet, je vous propose un rapide rappel d’abord. Les conférences Tedx sont des déclinaisons « locales » en plus petit format des célèbres TED conférences nées en 1984 en Californie.

« Propagateurs d’idées » ces conférences nous invitent à un autre regard sur le monde à travers des témoignages, parcours de vie, expériences vécues, présentation de solutions innovantes, des idées, des initiatives à partager … Ces conférences connaissent aujourd’hui un véritable succès grâce à leur diffusion via les réseaux sociaux.

Médecin, professeur, entrepreneurs, artiste, fondateurs de mouvement de pensées, citoyens engagés,  les orateurs présents jeudi soir  ont interrogé notre regard sur le  monde  et le rôle que chacun d’entre nous  a envie de jouer demain. Point commun à certains d’entre eux ils ont  notamment insisté sur le rôle des réseaux sociaux et du collectif dans l’invention de solutions et l’émergence de nouveaux modèles économiquesBlog Tedx Saint Sauveur Square

Je vous livre quelques sujets abordés lors de la soirée, les vidéos seront consultables sur le site.

Voici quelques exemples d’initiatives enthousiasmantes :  création d’une plate-forme collaborative de crowfunding dédiée au micro-crédit Babyloan (1ère plate-forme européenne) pour rendre les plus démunis acteurs de leur propre vie, le site Sparknews qui propose des vidéos de journalistes relatant des initiatives éclairées de citoyens, Ouishare un site dédié à l’économie collaborative pour lutter contre le consumérisme et  de citer l’expérience de Joe Justice qui a construit la voiture la plus efficiante au monde grâce aux réseaux sociaux, défiant des temps records  de réalisation en recherche et innovation. Oui,  Internet peut changer nos vies si  on s’appuie sur la force du collectif. Il contribue à rapprocher les gens et fait partager les savoirs, les connaissances.

Grâce aux réseaux sociaux on s’affranchit du nombre, des distances et fait nouveau les individus collaborent de leur plein gré sans pression hiérarchique. Par ricochet ce mode de pensée 2.0 gagne l’entreprise et ré-invente le management. Et de s’interroger dans quelle mesure l’entreprise contribue-t-elle au bien-être des salariés ? 11% des salariés s’estiment engagés pour leur entreprise.

Un chiffre plutôt inquiétant pour la performance des entreprises. Ce manque d’engagement est le plus souvent lié à l’absence de prise en compte des idées des collaborateurs hors des circuits classiques de la hiérarchie. Or si l’entreprise décloisonnait son organisation et se pensait en contributeur de bien être de ses salariés,  in fine leur taux d’implication en serait d’autant augmenté ! C’est la thèse défendue par Isaac Getz qui l’a démontré  avec beaucoup  d’humour et de pertinence lors de son exposé.

La conférence s’est clôturée avec le témoignage de Marc de la Ménardière qui nous aMarc de la Ménardière rappelé à ce que nous sommes : des êtres vivants constitutifs de la nature, de la biosphère. Notre cartésianisme, les révolutions industrielles nous ont progressivement éloignés de notre état 1er. Entreprenant un tour du monde sur les acteurs du changement, il nous a questionnés sur l’industrialisation, notre mode de vie occidental (gaspilleur et consumériste)  et nous a invités à repasser un pacte avec la nature.

Je suis ressortie pleine d’enthousiasme de cette soirée et regonflée à bloc confortée dans l’idée que l’intelligence collective permet de soulever des montagnes mais aussi avec une grande humilité me disant que chacun à son niveau pouvait être acteur du changement et que oui,  nous aussi avions  comme ces orateurs des solutions à inventer pour faire progresser notre société.

Delphine COFFART