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Comment les citoyens changent le monde

Dans la lignée des ouvrages tels que « 80 hommes pour changer le monde » et « Same same but different » dont nous vous avons déjà parlé sur le blog (livres qui nous ont d’ailleurs inspiré dans notre décision de nous lancer dans l’aventure « BEEZ&CO, Le business sous un autre regard »…)

Aujourd’hui nous vous proposons un clin d’oeil sur un ouvrage sorti en novembre 2012 : Un million de révolutions tranquilles.
Ce livre de Bénédicte Manier, journaliste à l’AFP, met en lumière des initiatives de citoyens et citoyennes ordinaires qui changent le monde. Comme nous le présente le pitch du livre : «  Ils sortent de la faim et de la pauvreté des centaines de milliers de personnes. Ils sauvent des entreprises. Ils construisent des habitats coopératifs, écologiques et solidaires. Ils ouvrent des cliniques gratuites, des microbanques, des épiceries sans but lucratif ou des ateliers de réparation citoyens. Ils reverdissent le désert et régénèrent les écosystèmes. Ils financent des emplois ou des fermes bio. Et partout dans le monde, ils échangent sans argent des biens, des services et des savoirs, redynamisent l’économie locale ou rendent leur village autonome grâce aux énergies renouvelables. »

Bénédicte Manier a fait le tour du monde, « des États-Unis à l’Inde, du Canada à la France, de l’Argentine au Japon, fait émerger des solutions innovantes à la plupart des maux de la planète. », pour recenser les actions « d’un mouvement inédit, mené par une société civile lucide, ayant décidé de reprendre en main les enjeux qui la concernent », dans son ouvrage « elle dessine ainsi les contours d’une société plus participative, plus solidaire, plus humaine. »

Pour en savoir plus, je vous invite à visiter la page Facebook dédiée où plusieurs des interviews de Bénédicte Manier sont archivés.

Un livre qui j’en suis certaine ne manquera pas de vous interpeller, de vous inspirer peut-être et qui surtout, encore une fois, nous rappelle que tout dépend de ce que nous voulons bien mener comme actions.

Le changement, quand il est nécessaire, est possible… Ce sont nos initiatives qui le provoquent et le permettent !

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Le biomimétisme (suite) : de l’économie Verte à l’économie Bleue !

Il y a quelque temps je vous expliquais ce concept ancestral du biomimétisme qui consiste à aller chercher auprès de Dame Nature des solutions à nos problèmes de développement.

Ce n’est pas nouveau, me direz vous ! Cela fait plusieurs décennies que le Bio est à la mode : nous produisons bio, nous consommons bio, nous trions nos déchets… Nous revendiquons notre habileté «  développement durable » et continuons notre vie de consommateur ou d’entrepreneur la conscience (presque) en paix.

Mais peut on se satisfaire de l’Economie verte quand on apprend qu’une certaine fabrication bio faite dans un environnement BBC est très négativement compensée par la production de déchets de toutes sortes, par de la déforestation ou par la disparition d’espèces oubliées du bout du monde ?

gunter PauliC’est l’expérience qu’a fait Gunter Pauli, alors président fondateur d’Ecover, société belge fabriquant des produits d’entretien écologiques. Il revendiquait fièrement sa contribution à l’économie verte par la grande biodégradabilité de ses produits, eux même fabriqués dans une usine faite de bois et ayant le plus grand toit végétal d’Europe. Il décida de quitter ses fonctions quand il s’aperçut que le développement de ses produits engendrait une demande accrue d’huile de palme laquelle contribuait à la déforestation de forêts primaires en Indonésie et par conséquent à la disparition des orangs-outans.

De cette constatation, est née l’idée de créer un nouveau « business model » basé sur notre écosystème naturel que cet entrepreneur – économiste – écologiste a baptisé l’économie bleue.

Bleue, en opposition au rouge de l’ère industrielle et au vert du développement durable. L’économie bleue s’applique à transposer à l’échelle industrielle les prouesses de la nature.

L’économie Bleue, en images :

Image de prévisualisation YouTube

Le principe de l’économie bleue est d’observer la nature pour s’en servir et produire, sans faire de mal à notre environnement et donc en s’attachant à la régénération.

La nature fonctionne depuis des millénaires avec une absolue maîtrise… Nous n’avons qu’à la copier, nous en inspirer…

Comment bénéficier du flux infini de la Nature en matière de créativité, d’adaptabilité et d’abondance ?

Pour illustrer le concept Gunter Pauli en a fait un livre au titre éloquent : « L’économie Bleue. 10 ans, 100 innovations, 100 millions d’emplois » dans lequel sont détaillées 100 découvertes et innovations alternatives, inspirées de la nature et favorisant un développement durable.

livre economie bleueDeux ans après sa sortie, un tiers des projets développés dans le livre ont été réalisés.

En deux ans, le secteur a créé 2 000 entreprises, représentant 50 000 à 60 000 emplois. Un début prometteur pour ce spécialiste de produit bio, très critique à l’égard du développement durable : « Dans l’économie verte, il faut beaucoup d’argent pour faire, non pas le bien, mais le moindre mal. Ce n’est pas sérieux ! »

Beaucoup sont encore des prototypes et attendent un entrepreneur pour se concrétiser.

J’évoquais, lors de mon précédent article sur le Biomimétisme, l’innovation consistant à produire des champignons à partir des déchets du café. Cette initiative a déjà créé environ 15 000 emplois dans le monde, le potentiel s’élèverait à 50 millions…

Toutes ces idées sont d’autant plus intéressantes qu’elles ne nécessitent que très peu de capitaux pour être lancées.

La globalisation nous fait oublier que la réalité, que notre plus proche, est locale : la macroéconomie est la somme des microéconomies.

En France, nous ne manquons pourtant pas de ressources naturelles. Alors où sont nos idées bleues ? A quand la technologie bleue pour générer des emplois bleus, durables, à forte valeur économique et environnementale ?  Et enfin, voir la vie en rose…

Sandrine LEMAN

Sources : Paris Match Novembre 2012, Wikipédia, Le monde Février 2013

Autre liens vidéos pour creuser le sujet :

Introduction à l’économie bleue  et The blue economy

Entreprendre en France… et s’exporter à l’étranger ?

Le saviez-vous ? Cette année, le salon des entrepreneurs fête ses 20 ans !

Effectivement hier et aujourd’hui au Palais des Congrès, Créateurs et Dirigeants d’entreprises exposent, débâtent, assistent à des conférences, agrandissent leur réseau… Pourrait-on se permettre de dire que cet événement est devenu incontournable, voire même qu’il « consacre » certains entrepreneurs ?

Je pense par exemple à Michel et Augustin, marque créée en 2004, Trublions du goût, comme ils aiment le dire, à la communication novatrice, ils ont plus que fait leurs preuves… Et Augustin PALUEL-MARMONT, Co-fondateur et Directeur général de Michel & Augustin, dont voici les 5 conseils qu’il adresse aux jeunes entrepreneurs, donne conférence au Salon des Entrepreneurs pour défendre l’idée : « If you can dream something, you can make it happen »… beau programme !

Et justement : « Make it happen » aux USA, c’est la mission que se donne NETVA… NETVA  pour « New Technology Venture Accelerator », est un programme (initié par l’ambassade de France aux Etats-Unis) de préparation et d’immersion sur les marchés américains des hautes technologiques destiné aux Jeunes Entreprises Innovantes (JEI) et à l’occasion du Salon des entrepreneurs NETVA lance l’appel à candidatures 2013, avec un atelier où les intervenants, très impliqués dans les éditions précédentes (manager, sponsors, anciens lauréats, formateurs), présentent le programme et sa réussite.

Echange avec Adrien Destrez (Deputy Scientific Attaché – Office for Science and Technology – Consulate General of France in Boston) :

« La première édition a été mise en place en 2010 par le poste de Boston de la Mission pour la Science et la Technologie (service de l’ambassade de France aux Etats-Unis) après une version-test réussie en 2009. L’objectif était de faire bénéficier les atouts de l’écosystème entrepreneurial de Boston, un des plus dynamique au monde, à de jeunes entreprises innovantes françaises en phase d’internationalisation. Ainsi, les entrepreneurs français sélectionnés se voyaient offrir l’opportunité d’approcher le marché et surtout les partenaires technologiques américains afin d’assurer leur avenir ou leur développement. La priorité était donnée aux jeunes entreprises issues du systèmes académique et scientifique (université, écoles, organismes de recherche, etc.) ou d’incubateurs, de pépinières ou de technopoles.

Avant d’envoyer nos entrepreneurs sur le territoire américain, bien différent de l’Europe et à fortiori de la France, il était essentiel de les former aux us et coutumes entrepreneuriales locales. Ainsi, une formation de deux jours était dispensée à Paris, deux mois environ avant la semaine d’immersion aux E.U. Les entrepreneurs pouvaient alors bénéficier de conseils d’experts et de consultants français et américains sur la manière d’approcher le marché des hautes technologies aux E.U. Ils bénéficiaient aussi de conseils personnalisés à leur entreprise. En 2012, une troisième journée s’est ajoutée au programme, destiné aux candidats non sélectionnés et aux entrepreneurs français en général. Avec près de 200 personnes, cet événement a montré l’intêret des entrepreneurs français pour les E.U. 

A la suite de ces journées de formation, chaque entrepreneur lauréat bénéficie du suivi personnalisé d’un mentor unique qui l’accompagne jusqu’à sa venue sur le territoire américain et assure sa mise en relation avec les acteurs clés.

L’immersion aux E.U. était initialement limitée à Boston mais San Francisco, pour sa proximité avec l’écosystème le plus dynamique du monde, la Silicon Valley, s’est greffé au programme en 2012. Durant une semaine intense, les entrepreneurs bénéficient de rencontres personnalisées avec les acteurs clé (organisées au préalable par l’équipe NETVA), de participation à des énévement majeurs (comme MassChallenge, la plus grande « business plan competition » du monde) et des séminaires de préparation et d’optimisation de la stratégie d’approche des marchés américains (sous forme de « workshop » tous les matins, par des consultants/experts locaux qui apportent une formation vraiment unique et presque introuvable en France).

Les retours des lauréats sont jusqu’ici très bons. Généralement, ces derniers ne s’attendent pas à ce qu’il leur arrive, certains parlent de « claque professionnelle » tellement la manière de faire du business aux E.U. est plus franche et dynamique qu’en France. Si certaines retombées sont mesurables, avec des contrats et des partenariats scientifiques signés au terme de la semaine, c’est plus l’effet d’accélération qui est important ici. Pour des startup en biotechnologie par exemple, le développement (phase de recherche, phase pré-clinique, phase clinique, demande de mise sur le marché, commercialisation, etc..) est extrêmement longue (généralement plus de 10 ans), et c’est là que NETVA peut vraiment apporter de l’aide à la startup en mettant en relation avec des partenaires prestigieux comme la Harvard Medical School en 2012, par exemple.

Une chose importante à garder à l’esprit : NETVA n’est pas un programme de business-développement mais un programme de formation et d’exposition pour les JEI présentant un grand potentiel à l’international.

Après 3 éditions, le programme a gagné en maturité et en visibilité, grâce à des partenaires de haut niveau (Microsoft Bizpark à Paris met à disposition ses prestigieux locaux et une équipe logistique pour l’événement de formation en France). L’extension à San Francisco a fait doubler le nombre de candidatures (de 30 à plus de 60 en 2012). Nous sélectionnons maintenant 5 candidats pour Boston et 5 pour San Francisco. Nous touchons aussi plus de monde avec nos outils de communication (plus de 100 000 personnes). »

Les candidatures sont possibles jusqu’au 7 avril 2013, ça vous tente ?

Tous les renseignements sont sur leur site et ici leur présentation vidéo.

And don’t forget : « If you can dream something, you can make it happen » :)

 

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Le Biomimétisme ! Innovation ?

Léonard de Vinci disait à ses élèves : « allez prendre vos leçons dans la nature ».

Pour mettre en pratique ses conseils, il a étudié le vol des oiseaux et longuement observé l’anatomie de leurs ailes. C’est ainsi qu’il invente l’ornithoptère, une machine semblable à des ailes d’oiseau activées par la force humaine.
Chaque époque a recherché dans la nature des solutions à ses problèmes techniques…

Les Inuits auraient bâti leurs igloos en imitant la tanière de l’ours blanc.

Le biomimétisme, késako ?

Le biomimétisme est l’application des formes et mécanismes du vivant à de divers domaines techniques. Le terme est alors synonyme de bionique, plus couramment utilisé. Le terme vient du grec, bios (vie) et mimesis (imiter) et donc on peut parler du génie de la nature. Depuis 3,6 milliards d’années, les organismes et leurs tissus et processus se sont parachevés par tâtonnements. Le domaine émergeant du biomimétisme a donné naissance à de nouvelles techniques inspirées par cette ingénierie biologique à la grande échelle et à l’échelle naine. Quelques exemples …

Des champignons cultivés sur les déchets du café
Le café est un produit de grande consommation générant l’un des plus importants volumes de déchets. Après l’ensemble des traitements et transformations pour qu’il arrive chaud et savoureux dans notre tasse, c’est 99,8% de la biomasse qui est perdue (sans compter la capsule !).

Or la caféine contenue dans ces résidus stimule la croissance du mycélium, à tel point que l’on peut faire pousser des champignons tropicaux- shiitaké, maitaké- sur ces déchets en seulement trois mois au lieu de neuf, et des pleurotes en moins de trois semaines.

Des rasoirs en lames de soie

Certaines araignées et des vers de muriers produisent de la soie qui dépasse les performances du titane. En roulant sur la peau, ces fils peuvent retirer les poils des barbes légères avec l’avantage de ne jamais couper la peau.

Les formes comme source d’inspiration
L’imitation de la forme ou de l’allure d’une espèce vivante permet d’améliorer l’impact des technologies sur l’environnement et de faire des économies d’énergie. Dans le domaine des transports, les oiseaux sont une première source d’inspiration mais il y a aussi les poissons et les mammifères marins.

Par exemple le TGV japonais, le Schinkansen, traverse de nombreux tunnels qui provoquent une résistance et donc une perte d’énergie. Les ingénieurs ont remarqué que le martin-pêcheur passe de l’air dans l’eau sans perdre beaucoup d’énergie. Ils imitent la forme du bec avec un résultat étonnant : consommation électrique en baisse et plus grande rapidité. Le vol silencieux du hibou est dû aux plumes dentelées sur les ailes. Les ingénieurs japonais s’en inspirent pour diminuer le bruit du train.

Apprendre des écosystèmes pour mieux se soigner

Pendant très longtemps nous avons compté sur les végétaux pour élaborer des médicaments. Pourtant à la fin des années 70 les plantes ont cessé d’être les seules candidates pour la recherche en pharmacologie, la chimie de synthèse et la biologie moléculaire les ont quasi remplacées. Aujourd’hui nous assistons à un retour des plantes pour des raisons financières mais aussi idéologiques… L’étude des animaux et les échanges avec les peuples qui ont continué à se soigner avec les plantes locales, sont source d’inspiration.

Apprendre des écosystèmes encore et toujours !

C’est Janine BENYUS, l’ingénieuse biologiste américaine qui a élaboré le concept de biomimétisme. A partir de sa passion : observer le monde du vivant, elle a imaginé mille manières de copier la nature. Elle est convaincue que l’on pourra résoudre un certain nombre de nos problèmes quotidiens en reproduisant les schémas et procédés de fabrication des organismes vivants.

Alors, hasard ?

Alors qu’il est question  de management biologique, est ce un hasard si le thème de l’année 2013 BEEZ&CO est l’écosystème ? Sommes-nous des penseurs vraiment idéalistes de vouloir repartir des fondements biologiques de l’écosystème pour essayer de poser ou de distinguer des nouveaux modèles d’entreprises ? Réponse dans quelques semaines…En attendant les résultats de nos ateliers, je reprendrai le sujet du biomimétisme pour présenter ses vertus économiques.

Sandrine LEMAN

Le collaboratif inspire les jeunes entrepreneurs

Nouvelle génération d’entreprise

En ce dernier jour de l’année, j’ai envie de partager l’histoire de la naissance d’une nouvelle aventure entrepreneuriale, qui, je pense, amène espoir et donne un exemple du « faire ensemble » que j’affectionne. Contourner les contraintes de la crise que nous traversons, agir pour protéger la planète… et cela, tout en construisant un business rentable.
Ce sont de belles « résolutions » dont on peut s’inspirer pour 2013…

Ils sont jeunes, 23 ans, et viennent de terminer leurs études (HEC Entrepreneurs), Claire Cano et Idris Hassim se lancent dans l’entrepreneuriat avec LuckyLoc.

Leur activité fait partie de ces nouvelles générations de business autour de la mobilité. Pas celle du mobile, mais celui des services autour des transports, en particulier ceux qui révolutionnent notre rapport à l’usage de la voiture. LuckyLoc rejoint la famille des services développés par des nouveaux acteurs comme eux ou les grands acteurs du marché de l’automobile, tels que PSA, Renault, Michelin…

Depuis début décembre, LuckyLoc.com vous propose de ramener des véhicules de location à leur lieu d’origine et de bénéficier, en échange, d’une location à 1€ par trajet… Même pour un camion de déménagement. Seules conditions : Un permis valide et une carte bleue à votre nom.

Genèse du projet entrepreneurial

Claire vient de Bretagne et part à l’étranger après son intégration à HEC. Elle y découvre l’entrepreneuriat, des start-up inspirantes. Elle nous raconte :
« Tout part d’un voyage, celui que j’ai fait en 2009 en Nouvelle Zélande, où j’ai découvert un moyen très pratique pour voyager à l’œil : demander en agence s’ils n’avaient pas des véhicules à rapatrier. La pratique est courante là-bas. Elle l’était surtout pour les « vans » que les gens louent en Nouvelle Zélande pour voyager, des petits camions pour parcourir le pays à la mode hippie.
Et puis de retour en France, je me suis dit que ce concept devait bien exister chez nous, car que nous avons encore plus de loueurs de voitures sur le territoire français qu’en Nouvelle Zélande. Et non, cela n’existait pas. »

La graine est plantée dans l’esprit de Claire… En dernière année à HEC, elle décide de se pencher sérieusement sur le sujet et rencontre Idris, qui avait déjà créé une entreprise et une association pendant ses études à Montréal. « Nous avons commencé à sonder les loueurs de voitures qui ont exprimé un réel besoin de trouver des solutions logistiques complémentaires au camion transporteur et au train pour déplacer leurs véhicules. »

Idris est Malgache. Il a passé quatre années d’études à Montréal , période pendant laquelle il a vécu ses premières expériences de création sous la forme d’une association et d’une entreprise. Après un détour par la Thaïlande, il termine ses études en France en suivant la formation HEC Entrepreneurs et fonde LuckyLoc.

Le concept Luckyloc

logoLL« LuckyLoc.com est en ligne depuis début décembre, et nous travaillons avec deux loueurs aujourd’hui, FlyCar et Car’go. Flycar propose essentiellement des camions utilitaires à rapatrier, on peut désormais déménager en aller-simple pour seulement 1 € la location ! Nous allons aussi avoir bientôt des voitures, pour partir en week-end gratuitement.

La vocation de LuckyLoc est de proposer un réel service « d’opportunité », un peu comme lorsque vous allez regarder sur  TrocdesTrains s’il n’y a pas un ticket Prems pour votre déplacement. C’est une alternative au covoiturage, et puis nous espérons que cela pourra permettre aux gens qui n’ont pas de voiture de se déplacer plus facilement.
Notre objectif est de travailler avec de plus en plus de loueurs pour enrichir l’offre, qui est, au lancement, limitée à quelques destinations. Nous devons aussi nous faire connaître davantage, pour cela nous nouons des partenariats avec des sites internet de covoiturage, de déménagement low cost, etc…»

En louant votre voiture à un euro, vous pouvez également proposer les sièges restant disponibles à des « co-voitureurs » et ainsi avoir la possibilité de partager les frais d’essence et de péage.
LuckyLoc s’adresse aux 41 % des habitants des grandes villes et aux 19,5 % des Français qui n’ont pas accès à la voiture.
Claire et Idris s’en souviennent, étudiants à Paris venus de province, rentrer voir leur famille pendant les vacances, ou le week-end, constitue un vrai budget qu’il est parfois difficile de rassembler…
Sans oublier que de nombreuses familles rencontrent des difficultés à partir en week-end ou en vacances, faute de moyens…

Nous sommes décidément entrer dans l’ère de la consommation collaborative. Claire et Idris poussent même le concept vers « l’économie collaborative »en associant besoins des consommateurs, et intérêts des entreprises loueuses. De plus, les uns s’entraident en choisissant si besoin le co-voiturage (réduction des coûts dus au trajet) et les autres apportent conseils et services jusqu’à proposer aux utilisateurs de LuckyLoc des solutions pratiques, ou encore de conter leur voyage/déménagement (rendu possible grâce à la location à 1€).

Le modèle économique LuckyLoc

« Nous gagnons notre vie en demandant aux loueurs une contribution pour le service, à la hauteur de 50% des frais actuels de déplacement de véhicules (de ce que leur coûte un rapatriement en camion ou en train). »

Et Claire précise :
« Nous avons la chance d’être accompagnés dans notre lancement par l’incubateur Paris Pionnières, les femmes entrepreneurs à Paris, et aussi le tout jeune incubateur Accur’incub, l’incubateur de la société Accuracy nous héberge et nous suit quotidiennement. En effet, créer une société seuls n’aurait jamais été possible! »

Cet esprit de la “débrouillardise” n’est pas sans rappeler les débuts de AirBnB, par exemple, et c’est une réussite au moins à cette hauteur que je souhaite à LuckyLoc !

Merci Claire pour nos échanges et bravo pour votre initiative.

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI 

 Source images : LuckyLoc

E-CO-SYSTEME – épisode 2

Innover en alliant réflexion intellectuelle et expérience terrain. Hier, nous expliquions que le thème de réflexion que propose BEEZ&CO en 2013 sera l’Ecosystème. Nous partagions la complexité d’un tel sujet. Et nous évoquions le défi que nous avons décidé de commencer à relever la semaine dernière avec une vingtaine de personnes aux sensibilités et expertises différentes,  théoriciens et praticiens. Le groupe dont je vous parle, nous l’appelons « La Quadrature du Cercle ». Il est constitué d’une « bio diversité » d’experts. Ce cercle de reflexion est plus qu’un Think Tank aujourd’hui. « La Quadrature du Cercle » s’en inspire dans sa démarche d’ouverture et d’indépendance ainsi que sa volonté de publier le contenu réfléchi. Elle recherche surtout à développer la « connaissance par la réalité » pour la mettre au service des décideurs.
Le challenge est de faire œuvrer théoriciens (intellectuels de différents domaines d’expertise) et praticiens (décideurs de différentes typologies, experts de la réalité du terrain) ensemble afin de produire un projet de  réflexion cible par la technique du questionnement (posture intellectuelle). Et on se laisse imaginer que La Quadrature du Cercle puisse aller jusqu’à accompagner sa mise en application… mais ce sera l’histoire qui nous le racontera. BEEZ&CO veut valoriser la connaissance en la rendant la plus applicative possible. BEEZ&CO veut inspirer, nourrir, et être un outil au service des décideurs afin qu’ils vivent leur propre changement. La rencontre entre la Quadrature du Cercle et les décideurs  se fait au travers de séances de co-réflexion en amont des ateliers de « Controverses ». Les ateliers permettent de co-produire des raisonnements nouveaux au point de changer de paire de lunettes et de revoir ses propres paradigmes. Ils ont pour objectif de livrer un ou plusieurs projets cibles pour les décideurs. Pas de solutions, ni de théories uniques, mais un principe de co-réflexion et de co-production d’un projet ou plusieurs cibles afin de ne pas perdre le sens du concret, celui du terrain. La première édition de ces ateliers de Controverses est prévu en 2013 lors de notre prochaine journée BEEZ&CO en juillet.

Le fruit des premières co-réflexions : L’écosystème est un beau sujet, une belle déclinaison et une richesse de questionnements qui nous amènera certainement à pousser le sujet au delà de 2013. Alain M. et Maxence M. ont témoigné de leur expérience et de leur analyse faisant part de l’importance de l’altruisme comme moteur du mouvement, de la dynamique. Pierre D. et Isabelle D., en confrontant leurs travaux d’expertise se rendent compte du point de convergence entre les systèmes d’organisation et le système de leadership. A les voir aux tableaux challenger leurs propres schémas, on ose imaginer l’émulation intellectuelle que peuvent provoquer nos expériences de la « connaissance par la réalité » dans le cadre de nos ateliers de « Controverses ». A chaud, nous retenons quelques mots : vision, situation, leadership, altruisme, individu, collectif.

Réfléchir sur le sujet écosystème demande d’abord de définir cette notion ;  pas aussi simple notamment en comparaison des notions de réseau et de communauté. Nous avons partagé que nous sommes naturellement tous dans un écosystème. Nous avons parlé en amont sous l’expression de « Le Business sous un autre regard » de modèles d’organisation et de création de valeurs  pour traduire la notion de Business. Chekib G. a même résumé sa propre définition du projet BEEZ&CO « comment arriver à trouver le bonheur dans le business », faisant rebondir Isabelle D. sur la question de la capacité d’adaptation des entreprises/modèles d’organisation à créer de la valeur autrement, qui fut une des conclusions dIsam S.  L’enjeu serait de savoir l’identifier et de savoir l’utiliser afin de créer une chaîne de valeurs. Le sujet doit être justement positionné et apporter un intérêt certain pour des décideurs.

Nous retenons  qu’il sera important d’utiliser la partie conférence afin d’exposer le sujet et de guider sa compréhension (donner une grille de lecture) et d’orienter le sujet afin d’être réellement agitateur. La prise de conscience de l’écosystème, comment être un acteur actif (ne pas être là pour subir)  semblent être des pistes pertinentes. La rente relationnelle (notion  utilisée par les chercheurs en stratégie et management des organisations) sera certainement un des enjeux de réflexion et de questionnement afin d’aborder comment un écosystème (une valeur de partage) peut ou pas être un générateur de valeurs ?

Parler d’écosystème implique de confronter écosystème naturel (comme Aurélie D. le précisait « ce qui perpétue la vie ») à écosystème artificiel (pour reprendre les mots de Patrick B.) celui qu’on modélise afin de développer notre « business » d’affaires, créer de la valeur. Nous avons poussé la réflexion jusqu’à parler de « coopétition » notion citée par Marie Anne G. en écho d’un exemple de modèle inspiré de l’écosystème des fourmis dans le cadre de l’entreprise française Air Liquide évoqué par Florence R.. Est-ce que l’écosystème est une stratégie ? ou est un état de fait ? Doit-on savoir dans quel écosystème nous évoluons ? Est-ce cela l’enjeu ? Comment un écosystème va diffuser, rayonner ? Et l’écosystème est-il un super réseau ?

Aborder le  sujet écosystème n’est pas tâche facile, il provoque la controverse et pousse au questionnement. Ce que nous avons vécu cette semaine est sans doute la situation que nous avons envie de provoquer auprès de décideurs dans nos ateliers  »Controverses » en juillet 2013. A l’issue des 3 commissions de co-réflexion de décembre, la Quadrature du Cercle va se réunir à nouveau en janvier afin de choisir l’angle d’approche qui sera retenu lors de la première édition.

Vous l’avez compris, BEEZ&CO veut prendre sa place dans les acteurs du changement. Il veut défendre l’idée que le business  (la création de valeurs) peut être développé autrement et que chacun d’entre nous est acteur du mouvement, de la dynamique de développement s’il prend conscience de l’écosystème dans lequel il évolue et fait appel à sa capacité d’adaptation et d’interactions, qui en fin de compte est naturel. Il suffit de réveiller nos sens. BEEZ&CO se veut être un projet fédérateur, indépendant et actif. Sa raison d’être est le travail en réseau (par la connexion) , la création d’interactions (par la co-réflexion) , la création d’une communauté réelle et virtuelle d’individus convaincus et prêts à vivre le changement,  à porter d’autres paires de lunettes, afin de voir le monde qui nous entoure de façon globale. BEEZ&CO défend une forme de leadership reposant sur l’action de l’individu sur le collectif et inversement… le « CO ».

Merci à Isabelle Deprez, Pierre Daniel, Maxence Brachet, Alain Mahieu, Isabelle Decoopman, Isam Sharhour, Chekib Gharbi, Sandrine Dovergne, Florence Roussel, Nathalie Menet, Patrick Blancke, de vos éclairages de fin d’année. Ils seront la lumière qui guidera nos propositions concrètes en 2013 et au delà …

Et vous chers lecteurs, si le sujet vous interpelle, attise votre curiosité, déclenche une envie de participer car vous avez des réflexions à partager, nous sommes en attente de votre connaissance, de votre expertise, et serons heureux de vous compter parmi La Quadrature du Cercle… virtuelle ou réelle.

A suivre…

Caroline VALENT

Nous sommes les bébés de la planète

Qui a vu le Salva’s snow show ou plutôt qui ne l’a pas vu ? Qui a entendu parler de la 3° révolution industrielle de Jeremy Rifkin ou qui a participé au  World Forum ? Encore une fois, dans nos intentions de vivre intensément l’instant présent et les présents de l’instant, je ne peux m’empêcher de trouver des rapprochements entre ces 2 temps forts qui ont eu lieu à Lille.

Le propos de  Jeremy Rifkin a débuté par « Nous sommes les bébés de la planète » puis dans un développement pédagogique minutieux, il nous a rappelé que, selon sa théorie, cette 3°Révolution sera horizontale dans une société latérale, c’est-à-dire dans laquelle nous sommes tous connectés par des outils mais surtout par l’empathie … Sur ce point, des images en disent plus long sur les « homo empathicus » …

Dans son envie de mieux utiliser les énergies et d’impulser une société du partage, il aspire, espère,  suppose un changement des mentalités en cours et en UNE génération !  »Partageons l’énergie comme l’information » déclare-t’il et encore « Nous nous voyons comme des oeuvres d’art inachevées. Nous passons de plus en plus de temps à corriger, à améliorer notre corps. Nous sommes toujours en formation, jamais finis ». Voilà pour faire synthétique, évidemment on adhère, on triture, on malaxe la vision, les grands décideurs tels  que Vianney Mulliez préfèrent parler de Mutation, déjà on s’approprie l’idée, le défi. Quant à moi, Sandrine, en tant que femme, humain, être social, et professionnel, si on évoque l’énergie et empathie, mon petit clown s’éveille : celui qui me mène par le bout du nez.


Le Clown qui réveille notre esprit d’enfant 

Au fond de nous, tellement unique, ou sur Scène, le clown est plutôt drôle, plutôt triste, plutôt gauche … En tous cas il ne se prend pas au sérieux : fantaisie, poésie, incertitude, démesure, surprise, présence à soi et au monde, invention, le SLAVA’S SNOW SHOW nous a conviés à une «  bulle de bonheur » : Pour tous les publics comme ceux  du Colisée, lors des représentations de Slava, nous avons retrouvé l’enfant en nous, le fameux «  bébé de la planète terre » : prêts à rire, à s’émouvoir, à désapprendre, à faire simple… Un peu de douceur dans un monde complexe. Le monde, notamment celui de l’entreprise,  est incité à la créativité, à changer sa manière de négocier la réalité, les prévisions, les modèles : cela me rappelle les propos de Christian Guellerin, directeur de l’école de design de Nantes Atlantique venu témoigner dans Osons la France  qui proposait simplement cette méthode : comment avec ce que je sais faire,  je suis en capacité de faire autre chose ? Comment avec un porte-manteau j’émerveille le monde ?

Changer les paradigmes, avoir les yeux ouverts au monde qui change, avec et par nous, est une vraie opportunité dans le spectacle vivant, univers d’expression que je vis au quotidien… Etre « spect-acteur » du monde dans lequel on agit n’est plus un vain mot, comme tout interagit, c’est une possibilité de stimuler l’évolution, la mutation, la « REVE olution » !  Et encore, je pourrais vous parler de la conférence «  oser un nouveau modèle d’entreprise », dont j’ai retenu une phrase clé fut « grandir sans grossir »  sous-entendu sans perdre son âme, alors là évidemment l’image de François Morel en grand  Mamamouchi dans le Bourgeois Gentilhomme était directement associée ! Quel clown aussi ce MOLIERE.

Pour clore mon propos enthousiaste, une citation de Catherine Germain,  Le clown Arletti, vingt ans de ravissement : « faire rire est délicieux, faire rire une salle est de la joie pure ! »

Sandrine DOVERGNE 

Le Forum Mondial de l’Économie Responsable

Les 14, 15 et 16 novembre prochain, c’est le World Forum à Lille ! « Entreprises Rentables, Entreprises Responsables » est le thème majeur de cette 6ème édition.

L’objectif du World Forum :
Faire progresser l’Economie Responsable en valorisant les bonnes pratiques d’entreprises (PME ou grands groupes) qui exercent de manière responsable leur activité, partout dans le monde, et ainsi rendre leur exemple contagieux.

Né de la determination du Réseau Alliances, le World Forum c’est déjà, depuis 2007 :
près de 18 000 participants,  plus de 650 « Bonnes Pratiques » données en exemple et 125 Conférences et Ateliers durant lesquels plus de 358 intervenants de 61 nationalités ont apporté leur témoignage.

Nous serons plusieurs, de l’équipe BEEZ&CO, à profiter la semaine prochaine de certaines conférences et de certains des temps forts du forum, et nous manquerons pas de partager avec vous nos impressions.

En ouverture : Une conférence Plénière événement !
Président de la « Fondation pour les tendances économiques » (Foundation on Economic Trends), basée à Washington, Jeremy RIFKIN qui annonce un bouleversement planétaire radical dans le dernier essai qu’il vient de publier : « La troisième révolution industrielle ; comment le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie et le monde », ouvrira le 6ème World Forum Lille.

L’Equipe BEEZ&CO

De la récupération dans l’air !

Nous sommes dans l’ère de la récupération, aucun doute !

De nombreuses initiatives voient le jour dans le domaine. Je vous parlais il y a quelque temps du concept de la Give box. Et, vous avez sûrement vu ces publicités pour le site www.eco-systemes.fr qui propose de recycler vos appareils électroménagers.

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Il y a aussi celle-ci

Pour mener à bien ce vaste chantier qu’est celui d’avoir « l’esprit » de la Récupération, du Recyclage et donc de la valorisation (prise de conscience) de l’impact qu’ont nos actions au sein de notre écosystème… de nombreuses manifestations sont proposées au public.

logoNam-150x150A Namur les 1, 2 et 3 mars prochains, à lieu le salon RECUPère, 1er salon de l’éco-consommation et du réemploi. Si vous en avez l’occasion, plus de 50 exposants vous y attendent avec notamment des ateliers créatifs pour nourrir en vous le réflexe de ne pas jeter automatiquement et vous donner des idées pour réutiliser vos objets!

A Lille, Les 20 et 21 mars, Fédérec organise le 4ème Forum des Nouvelles Matières Premières et se demandera « comment les matières premières recyclées, ressources stratégiques, participent au projet de croissance de l’industrie française et européenne ».

Inspirant ?

meubles-et-rangements-fauteuil-multicolore-2419437-detoure-fauteuiil-2-52b53_minia-150x135Oui ! La Récup’ inspire de plus en plus, jusqu’à faire naître des vocations d’entrepreneuriat. C’est le cas de Barbara Pagnier qui a créé « Ma Bulle » pour transformer, récupérer des meubles souvent « abandonnés » aux encombrants et qui, généreusement, avec ses ateliers vous apprend comment ressusciter vos vieilleries.

Magazine-age-tendre-9-F-127x150Toujours dans le domaine de la récupération, celle de vieux papiers avec le site toupapier.com qui vous évitera de jeter vos anciennes revues et autres supports papiers, en leur donnant une nouvelle vie ! J’ai d’ailleurs personnellement fait appel à David Pasiak lors de mon déménagement et je sais que ce qui ne me servait plus a pu trouver un nouvel usage dans des bibliothèques et des maisons de retraite, et j’aime cette idée.
Son site est d’ailleurs une mine pour de nombreux collectionneurs.

Et vous ? Quelle est votre façon de faire de la Récup ? :)

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

 

En plein dans l’actualité…

Il y a trois mois, nous abordions le thème de : La force de la relation, génératrice de valeurs pour nos entreprises.
L’actualité brûlante sur les réseaux sociaux autour du mouvement des « pigeons » démontre bien l’importance de la connexion, d’une démarche collaborative et de l’intelligence collective.

Dans l’esprit de partage, nous avons décidé de diffuser les contenus de nos conférences de La Journée BEEZ&CO du 28 juin 2012. Pour ceux qui y ont assisté, c’est un bon moyen de se replonger dans vos réflexions depuis certainement maturées, pour ceux qui n’étaient pas présents c’est le moment d’en profiter et de vous nourrir.

Pour commencer, nous vous proposons un Medley de cette journée et nous vous donnons rendez-vous vendredi 12 octobre pour écouter Clara Gaymard.

Bon visionnage.

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L’Equipe BEEZ&CO