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C’est quoi le succès ?

Parce que j’ai vu l’infographie que Funders and Founders partageait aujourd’hui sur sa page Facebook… j’ai eu envie, à mon tour, de la partager avec vous…

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Le succès comparé à un iceberg, j’aime bien l’image… J’aime le fait que l’on n’oublie pas de prendre en considération tout le travail fourni en amont, toutes les personnes qui nous ont soutenus, avant que nous puissions arriver à être visibles, voire… à avoir du succès…

Et cela m’a rappelé une autre infographie qui avait illustré un de mes articles pour Spotwork à propos de savoir dépasser sa peur de l’échec pour réussir… celle-ci nous disait que le Succès n’est pas toujours ce que nous voyons… et c’est bien mon avis, vous l’aurez compris 😉

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Il est important pour chacun, entrepreneur(e)s ou pas d’ailleurs, que la base, les fondations soient solides..

C’est quoi le succès ? Chacun aura sans doute sa recette en fonction de son expérience… A l’heure où nous approchons de la période qui veut que nous prenions de « bonnes résolutions » pour la nouvelle année qui arrive… j’ai eu envie de me reposer la question.

Une question qui en amène d’autres forcément si on prend le temps de se la poser…
Echec, réussite, succès… être heureux et accomplir ce pour quoi l’on est fait, avec passion… Agir, c’est certain !
Bref ! Et peut-être se souvenir qu’il est important de ne pas toujours se fier apparences… :)

Bon succès à tous, quelque soit le domaine où vous exercez votre talent et bonnes fêtes de fin d’année !

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI
@aludv

Quand Newmanity et ses partenaires mettent les pionniers qui changent le monde à l’honneur

On le sait, avoir une super méga bonne idée qui change le monde, arrive plus souvent qu’on ne le pense… Parce que nous les êtres humains savons être parfois plein de bon sens :)

Mais avoir une bonne idée n’est que l’étape Zéro du processus … Comment faire pour la faire connaître, la confronter aux autres et pourquoi donner naissance à un business ?

1000pionniersNewmanityShamengo et le LH Forum ont eu l’idée de donner de la visibilité à tous ces pionniers qui imaginent le monde de demain, et surtout comment changer en mieux celui d’aujourd’hui… Et ils ont créé 1000 Pionniers qui changent le monde !

Opération en 3 phases :
Un événement où quelques pionniers sont venus partager leurs expériences des 4 coins du monde.
Des inscriptions en ligne pour que tous puissent présenter leur projet pionnier.
Et jusqu’au 18 novembre prochain le vote des internautes pour élire leur « Pionnier » préféré !

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Si l’idée de changer le monde (en mieux) vous séduit, alors pourquoi ne pas encourager cette initiative et ces participants en votant et en relayant l’information ?

Découvrez l’article sur Newmanity qui révèle que 300 pionniers se sont inscrits au concours et votez pour votre/vos projet(s) préféré(s) ICI

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Entreprendre pour apprendre, c’est apprendre à être entrepreneur de soi

Cette semaine nous avons envie de donner un coup de pouce à l’association Entreprendre  Pour Apprendre, en particulier sur le Nord-Pas de Calais.

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Sous la direction de Dominique Dalle et soutenu par des hommes convaincus dès la première heure, tel que Stéphane Caplier, c’est un pari fou qui devient un projet d’envergure.

Cette initiative associe l’éducation et l’entrepreneuriat. Elle crée l’inspiration et révèle l’envie de créer, développer, produire, communiquer, vendre… bref, beaucoup de réflexes nécessaires pour défendre ses idées, son projet.

Capture-d’écran-2013-10-09-à-23.35.51-245x300L’association donne l’occasion à des jeunes collégiens, lycéens et étudiants de se dévoiler, de sortir du coté sachant et d’apprendre en construisant en équipe un projet concret, Le Leur.
Elle ouvre un champ pédagogique original et moderne à des enseignants qui contribuent au succès des projets.
C’est dans une démarche collaborative que le fruit de l’imagination donne naissance à de nombreux projets, appelés « mini entreprises », sont « challengés » par des chefs d’entreprise et dirigeants lors de leur présentation au Jury.

Vous êtes Dirigeant, chef d’entreprise, créateur d’entreprise,
Convaincu par cette initiative qui prend de l’ampleur
Motivé par le partage d’expérience
Intéressé à inspirer l’autre à entreprendre pour soi

Alors plus d’hésitations, si vous êtes de la région du Nord-Pas de Calais, mobilisez vous pour devenir parrain d’une mini entreprise… RDV le 29 octobre 2013 !

Caroline VALENT

Parce que les idées des autres font grandir les nôtres…

Cet article, paru dans le Frenchweb (Le design thinking, un nouvel avantage compétitif ? d’ Alexandra Bensoussan-Sureau), m’a interpelé car non seulement il défend la même idée que nous défendons dans BEEZ&CO, à savoir que les changements de paradigme nous obligent à fonctionner autrement, en co-élaboration, en co-design..

Mais aussi car il défend l’importance de l’expérience utilisateur qui, dans tout développement d’entreprise, est primordiale. Ce n’est pas tant l’offre qui fait la force de l’entreprise, mais la pertinence avec laquelle elle répond aux besoins de ses clients. Et c’est en alliant ces deux modes de pensée, co-élaboration (force des interactions relationnelles), et réponse aux besoins des clients, que les entreprises sortiront gagnantes des turbulences actuelles !

Bonne lecture.

Aurélie IZAMBERT-DUQUENNOY

Claire et Idris continuent d’être Lucky !

Souvenez-vous, je vous avais présenté Claire, Idris et leur business nouvelle génération, en mode « collaboratif intelligent » : LuckyLoc.com. En effet, leur concept, inspiré de ce que Claire avait pu tester en Nouvelle Zélande, fait le lien entre les besoins des particuliers qui souhaitent louer des voitures et les loueurs qui souhaitent faire « rapatrier » leur véhicule dans leur agence d’origine.
Et pour 1€, avec l’écosystème qu’ils ont fédéré, il est désormais possible d’avoir un véhicule… pourvu que les destinations disponibles vous intéressent.

L’été, les vacances, le soleil, les envies de week-end… sont des occasions qui peuvent nous donner envie d’utiliser ce genre de service.

Depuis, l’information s’est répandue, les offres sont plus nombreuses et un sujet leur a été consacré sur France 2.

Bravo à Claire et Idris pour cette idée qui depuis 6 mois fait ses preuves en répondant à un besoin et une envie de consommer autrement.

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Anne Lucie DOMANGE VISCARDI 

Les Ateliers de Co-Réflexions comme si vous y étiez !

Si vous nous lisez régulièrement, vous savez probablement ce qu’est un Atelier de Co-Réflexions.

Le 2 juillet, 8 personnes de notre groupe de Co-Réflexions ont eu la chance d’animer un atelier un peu exceptionnel, avec les participants à La Journée.

Nous avions retenu deux thèmes, sous-divisés en plusieurs questions : la co-opétition (mélange des mots coopération et compétition) et l’entreprise en réseau. Pour commencer, les participants étaient divisés en 4 groupes et étaient équipés de post-it de couleurs pour noter leurs réflexions sur les questions posées : « Comment la compétition peut-elle créer de la valeur ? » ou encore « Quelles synergies pour l’entreprise en réseau ? ». Tous ensemble, ils composaient la réponse qui leur paraissait la plus juste. Au bout de 25 minutes, il fallait changer de table et de question, pour compléter la réflexion du groupe précédent (vous me suivez toujours ?) avec des post-it de couleurs différentes, pour apporter un « plus » et aller plus loin. Ainsi, chacun a pu s’asseoir à 3 tables et répondre à 3 questions différentes, en fonction de ses envies.

Voici en image – et en couleurs – une sélection de mes post-it préférés : BEEZCO-La-Journée-2013-Les-post-it-de-latelier-de-co-réflexions-1024x768

La synthèse des réflexions était présentée dans la foulée par les animateurs, qui ont fait un boulot incroyable : pas facile de résumer des réflexions aussi riches en quelques minutes. BRAVO à Delphine, Sophie, Catherine, Florence, Stéphane, Hervé, Xavier et Antoine !!!

Enfin, parce que les images valent toujours mieux que les grands discours, voici un petit film (attention, tournage amateur !) pour vous rendre mieux compte du fourmillement d’idées et de l’ambiance qui régnait lors de ces ateliers,

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Je profite de cet article pour remercier Anne-Lucie et Karine, qui ont animé ce groupe tout au long de l’année. J’en profite également pour faire un petit clin à celles/ceux avec qui j’ai adoré partager cette année d’Ateliers… Sous forme de post-it bien sûr 😉

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J’espère que certains d’entre vous nous rejoindront l’année prochaine, et vous donne d’ores et déjà rendez-vous à la rentrée pour de nouveaux ateliers de Co-Réflexions !

Loren Armbrust

Fouad Adjimi, Trader le jour et Comique la nuit

C’est via Spotwork, que j’ai eu l’occasion de me « connecter » avec Fouad. Ce qui m’a interpellé chez lui et ce qui m’a donné envie de vous le présenter, c’est fait qu’il se soit accordé le droit de vivre plusieurs vies en même temps. En effet, comme l’indique le nom de son spectacle, Fouad travaille dans la finance mais contre tout « cliché » que nous pourrions avoir, au fond de nous, le soir… il est sur les planches pour exprimer tous ses talents artistiques.

J’aime cette idée que nous soyons « multi » casquettes, que nous valorisions nos savoir-faire aussi différents soient-ils les uns des autres. Comme je vous en parlais déjà dans un autre article, le temps de la #GenSlash, de la génération Slash est là… Aujourd’hui nous osons davantage exprimer nos talents, tous nos talents, ce qui amène certains d’entre nous à avoir plusieurs métiers en même temps.

A la rencontre de Fouad Adjimi…

Quel est ton parcours professionnel ? Quel métier exerces-tu aujourd’hui ?
J’ai étudié la finance, j’ai un MBA en finance de marché et marchés des capitaux.
J’ai commencé par exercer la profession de broker, puis ensuite Vendeur action. A présent je m’occupe d’analyses et de calculs de risque sur les marchés financiers.

Depuis quand as-tu cette envie de te produire sur scène ?
Je ne fais ici que renouer avec une passion de jeunesse. J’ai commencé à écrire mes premiers sketchs dès l’âge de 15 ans, et j’ai fréquenté plusieurs ateliers théâtre à partir du lycée.
Un hobby que j’ai dû abandonner à contrecœur au moment d’entrer dans la vie active. Il a fallu faire un choix.
Arrêter le théâtre fut difficile. Mais durant toutes ces années, j’ai continué à écrire un peu de tout : des chansons, des sketchs, des nouvelles…
Et à partir de 2004, j’ai commencé à ressentir le manque par rapport à la scène. Vivre cet autre « partie » de moi est quelque chose qui me tenait à coeur.

Pourquoi avoir choisi de t’inspirer de ta vie de trader pour ton spectacle ?
Je ne m’inspire pas que de ma vie de trader dans mon spectacle. Dans ce one man show, que j’ai entièrement écrit et mis en scène, je parle de ma vie et de mon parcours au sens large.
Et comme j’exerce toujours mon activité professionnelle dans la finance, j’ai trouvé amusant d’afficher dans le titre cette double casquette

Concilier plusieurs vies, dont une artistique, c’est facile ?
Cela demande beaucoup d’organisation et surtout beaucoup d’énergie.
Les premières semaines, entre la promotion du spectacle, les répétitions et le travail sur la mise en scène à partir des vidéos des représentations, les nuits étaient très, très courtes.

Le fait de vivre une double vie d’artiste, te fait-il voir les choses autrement ?
De manière plus speed, sans aucun doute. Plus sérieusement, depuis que j’ai repris l’écriture je suis plus attentif aux scènes qui se déroulent autour de moi. J’essaie d’en tirer les aspects humoristiques afin de voir s’il y a matière à écrire un sketch.

Comment vois-tu ton avenir ?
Sur les planches de l’Olympia d’abord. Devant les caméras pour le cinéma, ensuite. (sourire)

Est-ce que être sur scène te nourrit dans ton travail et inversement ?
C’est surtout ma vie quotidienne qui me nourrit. Par voie de conséquence, ce que je vis dans mon travail aussi.

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes ont plusieurs vies en même temps. Connais-tu d’autres personnes qui, comme toi, concilie métier et passion ? Ou 2 métiers ?
J’ai des exemples autour de moi de personnes qui s’orientent vers des activités artistiques. Ma femme elle-même a renoué avec la peinture depuis 6-7 ans et cela a pris pas mal d’ampleur. Elle a eu l’occasion d’exposer à New York récemment.
Je crois que l’on arrive à un âge où le besoin de produire, au sens se sentir productif, devient plus important.

11495_510812698972813_1190256736_n-225x300Que dirais-tu pour donner aux lecteurs envie de venir te voir sur scène ? :-)
Mon spectacle s’inspire de mon histoire. Je raconte ce qui est censé être ma vie, et ce de façon plus ou moins romancée. Je reviens sur ma vie de trader et retrace les rencontres, parfois surprenantes, qui m’ont poussé à monter sur les planches.Je dépeins une galerie de personnages épicés et attachants, sans oublier bien sûr de parler de mes rapports avec « l’autre sexe »…Le tout en intégrant des numéros de cabaret comme les claquettes.

Merci Fouad. Nous ne manquerons pas de suivre l’évolution de ta carrière artistique !

Fouad est au Théâtre du Gymnase à Paris, tous les mercredis à 20h, jusqu’au 31 juillet. Ça vous tente ? Pour réserver c’est ici !

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Karim Toumi : Utiliser les nouvelles technologies pour fédérer les acteurs du changement

Diplômé d’économie, Karim Toumi a débuté sa carrière dans la finance. Dans le cadre de ses missions, il s’attache à valoriser les compétences de ses équipes et à mettre en commun leurs savoir-faire pour gagner en efficacité et trouver des solutions innovantes.

“Je trouvais dommage de perdre du temps et de ne pas mettre en commun tout ce savoir- faire pour trouver ensemble des solutions à nos problèmes. Cela permettait en plus de mieux nous connaître et de prendre du plaisir à travailler ensemble.”

Pour optimiser au maximum l’interaction entre collaborateurs, il fait, dans un premier temps, avec les moyens du bord en utilisant les outils à sa disposition. Mais très vite il imagine : « Une plateforme qui permette aussi de découvrir les talents cachés et les passions de ses voisins de bureau !”

Comme souvent… Une rencontre permet à Karim de prendre conscience du veritable potentiel de son projet, s’il était accessible à  tous. En 2010, il decide de quitter le monde de la finance pour créer Spotwork : un réseau social qui a pour ambition de connecter les talents et les idées…

 “Je suis convaincu qu’en libérant nos énergies nous pouvons créer un monde meilleur, qui donne sa chance à chacun. Le plus souvent, c’est la complexité et la solitude qui nous font renoncer à nos projets. Avec Spotwork, nous pouvons dépasser ces obstacles en partageant nos compétences et en travaillant ensemble. A travers ce réseau, chacun peut s’épanouir dans ce qu’il aime et ce qu’il fait de mieux. C’est dans un esprit que j’ai créé Spotwork”.

Les nouvelles technologies au service d’un monde meilleur, pour co-créer ensemble, un rêve ? Une utopie ? Pas si sûr… En ligne depuis fin 2012, cette plateforme de coworking, nouvelle génération, ne cesse de voir progresser le nombre de ses membres.

Sur Spotwork, loin de raconter sa vie privée, chacun y partage ses compétences, ses envies, ses projets et se connecte avec d’autres qui se reconnaissent dans les valeurs et aspirations partagées… Un bel outil qui nous a forcément interpellé.

Karim participe à notre débat tournant, lors de La Journée BEEZ&CO du 2 juillet ! Il partagera avec nous son expérience, ses motivations et sa connaissance du «  faire ensemble ».

Convaincu que :
– nous avons tous, quel qu’il soit, un talent… des talents qui peuvent venir enrichir les projets d’autrui
– si nous utilisons au mieux nos compétences et notre savoir-faire, nous nous épanouissons au travail, mais plus largement encore, dans la vie
– les nouvelles technologies doivent être des accélérateurs d’innovation et source de progrès pour nos sociétés

Karim fait partie de ceux qui veulent #ChangerLeMonde et il le revendique !

Pour vous inscrire et partager avec nous la journée du 2 juillet, c’est ici !

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

BEEZ&CO

Nous participons aux Ateliers de Co-Réflexions le 2 juillet après-midi, et vous ?

Au sein de la Quadrature du Cercle, en parallèle des Ateliers Controverses, nous sommes un petit groupe à nous réunir une fois par mois pour échanger, partager, réfléchir ensemble, croiser nos regards et nos expériences.

Le thème, ou devrions-nous dire « les thèmes », que nous avons choisi d’explorer cette année s’inscrivent parmi les approches de la notion d’E-CO-SYSTEME : « Collaboratif, Coopétition, Entreprise réseau. »

La Journée BEEZ&CO 2013 est pour nous l’occasion de vous proposer un Atelier de Co-Réflexions exceptionnel ! Ce 2 juillet, nous vous invitons, à participer activement à une séance animée par les « piliers » de l’atelier pour que nous puissions, tous ensemble, nous enrichir des réflexions, idées, expériences … de chacun sur le sujet. La synthèse de nos réflexions sera publiée afin d’être partagée avec le plus grand nombre.

Hervé Bébin et Xavier Gendron introduiront la séance en racontant leur expérience commune du travail collaboratif.

Nourri du témoignage de Pierre Giorgini (9h00) et de l’expérience des intervenants du débat tournant (10h00-12h30), nous vous attendons de 14h à 16h00 pour produire en collaboration et convivialité.

Pour inscrire, il vous suffit de cliquer ici.

Nous vous attendons nombreux car c’est votre présence qui contribuera à faire de cet atelier une réussite !

Anne Lucie, Karine, Loren, Catherine, Antoine, Delphine, Florence, Matthieu, Sophie, Stéphane…

BEEZ&CO

Quand la femme entreprend – épisode 4

Toutes deux créatives dans leur domaine d’expression, elles ont décidé depuis quelques années de vivre leurs propres aventures entrepreneuriales : Anne Lucie en défendant ses idées même si elles peuvent sembler avant-gardistes, et Sophie en quittant sa vie de salariée de grande entreprise et en s’associant à son mari.

Anne Lucie nous inspire en partageant sa vision de l’entrepreneuriat. Elle explique comment elle concilie sa croyance en l’Homme et son envie d’entreprendre.

Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? Et l’entreprise que tu diriges ? 

Après avoir été salariée pendant plus de 15 ans, j’ai créé une première entreprise dans l’agroalimentaire en 2009, puis je me suis associée pour créer une 2ème structure en 2011 dans le secteur de l’audiovisuel et enfin j’ai créé mon activité de Conseil en communication et Créativité fin 2011 et d’autres projets sont en cours …

Pourquoi choisir d’être entrepreneure ? Est-ce différent d’être entrepreneure vis-à-vis de son entourage ou vis-à-vis de la société ? … Je n’ai pas vraiment choisi, mon entourage savait depuis longtemps que je finirais par me lancer quand je ne le savais pas encore moi-même. Aujourd’hui j’aurais beaucoup de mal à être de nouveau salariée à part entière parce que je suis créatrice de ma vie et même s’il n’est pas évident de poursuivre quand on stresse de ne pas avoir de visibilité à 3 mois sur notre chiffre d’affaires, j’éprouve une liberté que je ne pourrais pas remettre en question.

Et oui, c’est différent pour l’entourage, surtout ceux qui ne sont pas dans la même situation professionnelle … On devient « chef d’entreprise », « patron » avec tout ce que cela implique dans l’inconscient collectif … Et puis on travaille quasiment tous les jours car notre affaire dépend entièrement de nous, pas facile pour la famille parfois … Enfin vis-à-vis de la société, l’image est différente, car l’entrepreneur est seul à prendre les risques avec peu de soutien … La société, l’Etat sont tout juste en train de prendre la mesure de l’importance des entrepreneurs en France …

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ? … Rester fidèle à ce que nous sommes ; même si l’idée de départ évolue, ne pas oublier notre motivation du départ… Pourquoi on a décidé d’entreprendre ? Savoir être à l’écoute de notre environnement sans forcément le laisser nous influencer, mais au moins pour prendre la « température » de ce qui nous entoure. Etre « open mind » ! Savoir s’entourer de personnes différentes et complémentaires, savoir se remettre en question quand cela est nécessaire.

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? As-tu le sentiment de réussir à les respecter  au quotidien ? … Ce que je défends c’est l’Humain, le fait que chaque individu a le droit et le devoir d’être considéré et de considérer l’autre comme une personne ayant un vrai potentiel de créativité, de réalisation, de production … Je revendique le droit à la différence, ce qui n’est pas tous les jours facile dans notre société qui a pourtant besoin de cette diversité.

Oui, j’ai de plus en plus le sentiment de respecter mes valeurs au quotidien, peut-être justement parce que je suis chef d’entreprise et que je n’ai plus à faire pour ceux qui ne veulent, ou ne peuvent, respecter les valeurs que je défends. Et je pense que cela se sent.

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … Je trouve les entrepreneurs très courageux, surtout ceux qui ne sont soutenus par des grands groupes. En France, jusqu’à aujourd’hui (j’espère que cela changera demain), il faut être un peu fou pour oser se lancer. Ceux qui se lancent sont aujourd’hui, pour beaucoup, ceux qui ont des idées et l’entrepreneuriat est un trésor pour l’innovation et la compétitivité de la France. Le regard sur l’échec est, enfin, en train de changer en France et l’on commence à considérer qu’un entrepreneur qui n’a pas réussi sa première affaire est justement quelqu’un avec une expérience qui lui permet d’être vigilant. Ça a l’air plus facile dans d’autres pays de se lancer, d’être soutenu, d’échouer et de recommencer … Mais je considère qu’il n’y a pas de hasard quant à l’endroit où nous sommes pour mener notre action. Si je suis entrepreneuse en France c’est que là est ma mission et m’investir dans BEEZ&CO, Le business sous un autre regard donne du sens, encore plus profondément, à mon action dans ce pays.

Quelles recommandations souhaites-tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ? … Qu’il faut essayer si on en ressent le besoin plutôt que de rester avec une envie inachevée. Rencontrer d’autres entrepreneurs avant de se lancer, des « qui ont réussi » et d’autres « qui n’ont pas réussi », pour savoir, sans surprise, ce qui peut arriver. Savoir s’entourer de personnes de confiance qui pourront vous soutenir dans les moments difficiles. Avoir confiance en son potentiel sans pour autant être arrogant. Partager son envie et son expérience sur le sujet pour sentir ce que nous renvoie notre entourage, cela nous permet de mesurer, en fonction de ce que nous recevons, quand nous sommes prêts à nous lancer. Si l’on a une idée avant-gardiste, il faut savoir être prêt à attendre que la société soit prête aussi … Etre patient !

Sophie a un parcours classique et décide de s’investir dans ce qui paraît être le projet de sa vie, celui de donner du sens à ce qu’elle réalise, ce qu’elle produit … ce qu’elle nomme le travail.

Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? Et l’entreprise que tu diriges ?

J’ai fait toute ma première partie de carrière professionnelle (15 ans) dans le domaine des établissements de crédit. J’ai rempli des missions d’analyste de crédit, de chargée de recouvrement, contentieux, de chef de produit marketing, de chargée de relations presse. J’ai mené une démarche qualité, travaillé sur le passage à l’euro, mené des projets de migrations informatiques, d’adaptation des process et des organisations aux fameux accords de Bâle (ça parlera aux banquiers 😉 … Je gérais donc des projets d’assistance à maîtrise d’ouvrage en organisation et systèmes d’informations lorsque l’idée de quitter ce monde m’a titillée.
 Aujourd’hui, je dirige avec Laurent, mon époux, Sophie et Laurent Mayeux Photographies, un studio photographique qui réalise des travaux dans le domaine du corporate, de l’institutionnel et de la publicité. Cette petite entreprise, nous sommes deux, aura 10 ans l’année prochaine.

Pourquoi choisir d’être entrepreneure ?
 Est-ce différent d’être entrepreneure vis-à-vis de son entourage ou tout simple vis-à-vis de la société ? … Tout cela est le résultat d’un chemin, celui de vouloir donner du sens à son travail. Au moment où j’ai décidé de sauter le pas, dans l’entreprise dans laquelle je travaillais, j’étais en manque de sens et de liberté d’action. J’avais un peu l’impression d’étouffer et de me gâcher.

Vis-à-vis de son entourage, c’est différent car notre situation peut faire «peur», dans le sens où nous sommes en situation de risque. L’entrepreneuriat est très souvent lié à l’image de l’insécurité d’une situation financière.

La société pense souvent que l’entrepreneure est «libre» dans son rapport à l’organisation de son travail, elle peut partir en vacances quand elle veut, elle peut s’organiser comme elle veut … Cette liberté est peut‐être parfois enviée, mais je peux vous dire, qu’une entreprise, cela vous colle à la peau et au cerveau 24/24 et 7/7 !

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ? … La capacité à se remettre en question : ne pas hésiter à changer, ne pas se reposer sur ses lauriers et se demander si on ne peut pas faire mieux ou autrement. La curiosité et l’ouverture d’esprit : être ouvert au monde, savoir ce qui s’y passe, s’y dit, s’y décide est forcément inspirant. La capacité à tenir un cap : savoir où on va, ce que l’on veut devenir est indispensable et déterminant. L’innovation : je ne pense pas forcément à l’innovation technologique, mais à l’innovation des process et des modes d’organisation ; c’est à mon avis la clé actuelle de réussite.

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? As-tu le sentiment de réussir à les respecter au quotidien? … L’authenticité de notre travail, de notre comportement, pour faire naître une relation bienveillante avec nos clients. Chacun de nos travaux s’attache à remettre l’homme au centre des préoccupations. La proximité est pour nous une seconde nature. Nos parcours respectifs nous ont permis de développer écoute et empathie La collaboration pour confronter notre travail à d’autres regards, pour enrichir, faire évoluer et partager notre travail

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … J’ai confiance dans l’entrepreneuriat en France, car je suis toujours étonnée par le nombre de personnes qui ont des projets, la multitude des structures qui les accompagnent, et cela n’est pas assez dit, ni mis en valeur. Il y existe un tas de bonnes et belles idées en France et surtout un grand nombre de gens qui les rendent concrètes par des entreprises et des emplois. Alors certes, le contexte et les conditions de l’entrepreneuriat ne sont pas roses, il ne faut les ignorer, mais il y a un moment où il faut agir. C’est ce que font tous ces entrepreneurs.

Quelles recommandations souhaites-tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ? … Bien préparer son projet, sans oublier à un moment donné de se lancer quand même ! On apprend en marchant. Ne pas (trop) écouter les «tu ne vas jamais y arriver», «ce n’est pas le moment» etc … Parce que ce n’est jamais le bon moment et il y a toujours l’exemple de quelqu’un qui s’est planté.

Il faut reconnaître que décider de tout plaquer fait quand même un peu peur, à soi, à ses proches, à sa famille. La raison revient au grand galop vous rappeler qu’il faut rembourser son crédit immobilier, assurer le budget quotidien de la famille, mais il y a un instant où le sens, les valeurs prennent le pas. C’est là que l’on bascule dans la décision, et la raison est évincée car les convictions qui sont ancrées au fond de vous sont plus fortes. La décision prise, acceptée et assumée, on met alors tout en œuvre pour réussir et prouver à sa raison qu’on a bien fait de prendre cette décision. Enfin, le soutien de l’entourage proche, mais aussi des réseaux divers.

Merci à toutes les deux. Vos témoignages sont deux exemples de réalisation de vie. On comprend bien qu’entreprendre pour vous est l’adéquation entre vos idées et le sens que vous donner en les réalisant sous la forme d’une entreprise.

Caroline VALENT