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Quand le Greeter fait découvrir, partage et « invente » le tourisme participatif…

Le terme Greeter signifie “hôte” ou “comité d’accueil” en anglais.

C’est en découvrant cette vidéo réalisée par Sébastien Browaeysqui met en situation le partage de connaissances « façon Greeters », que j’ai davantage compris en quoi consistait l’action des Greeters. Et comme j’aime toujours en savoir plus, j’ai demandé à Sébastien de nous éclairer davantage sur le sujet … Je vous propose de découvrir comment, de New York au Nord Pas de Calais, ce phénomène est monté en puissance ces 20 dernières années … jusqu’à faire peur aux professionnels du tourisme « classique ».

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Meet the Greeters

« Fondé en 1992, le concept des Greeters vient de New York avec les Big Apple Greeter. C’est Lynn Brooks qui a fondé l’association Big Apple Greeter afin d’améliorer l’image de sa ville, New York, auprès des étrangers. Le but est de proposer au touriste de rencontrer un habitant pour qu’il lui fasse visiter sa ville ou sa région comme il le ferait avec des amis ou de la famille. »

Quelques chiffres de 2010 … « Big Apple Greeter serait porté par près de 300 bénévoles et accueillerait plus de 7000 touristes par an »

« Il s’agit pour le visiteur de ressortir enrichi de cette rencontre avec cet « ami », qui lui fait découvrir « son » coin et raconte des anecdotes ou des légendes sur « sa » région. Le Greeter ne se substitue en aucun cas aux guides professionnels et ne perçoit à ce titre aucun revenu ou pourboire. Les services des Greeters sont entièrement gratuits. La rencontre avec l’habitant Greeter dure de 2 à 4 h. Le Greeter n’est pas qualifié comme peut l’être un guide touristique. Chaque Greeter a généralement une spécialité : tourisme de mémoire, arts et culture, gastronomie, nature, architecture… «

Un autre Tourisme ?

« Le sujet « Gretters » fait d’ailleurs un peu polémique. En effet, certains organismes professionnels du tourisme voient encore d’un mauvais œil cette « concurrence » déloyale. Pourtant les Greeters ne se substituent par aux professionnels du tourisme. Bien au contraire, selon les envies des touristes, le Greeter va les orienter vers des structures professionnelles pour la suite de leur visite (office de tourisme, sites touristiques, hôtels, restaurants…). Le Greeter est un point d’entrée pour une catégorie de touristes qui recherchent l’authenticité. Le réseau Greeter peut s’apparenter à cette nouvelle forme de tourisme : participatif et collaboratif. »

Un réseau international

Les réseaux Greeter en France : « Le réseau Greeter est complètement indépendant. Cependant il est plus ou moins actif selon les régions. Il peut être porté par des organismes de type CDT (comité départemental de tourisme), comme dans le Nord et le Pas de Calais. On distingue actuellement les organisations des « Bourgogne Greeters » de Côte-d’Or, les « Greeters de Lyon », les « Greeters de Marseille-Provence » , les « Greeters de Mulhouse-Alsace », les « Greeters de Brest », « les Greeters de Cherbourg », les « Greeters de Nantes », les « Greeters du Tarn et d’Albi », les « Greeters de Tours », les « Greeters du Pas-de-Calais », les « greeters du Nord », les « Greeters de Paris », les « Greeters de Paris Boulogne-Billancourt», les « Greeters de Seine-et-Marne », les « Greeters de Seine-Saint-Denis », et enfin les « Greeters de Versailles »…

Les réseaux Greeter dans le monde :

« Une association fédère tous les Greeters dans le monde : Global Greeter Network. On notera également que les  Greeters sont implantés un peu partout dans le monde : en Argentine, Australie, Belgique, Canada, Chine, Côte d’Ivoire, Hollande, Allemagne, Grèce, Israël, Angleterre, Russie, Serbie, Espagne, USA. Le réseau des Greeters se développe quotidiennement que ce soit en France ou à l’étranger. »

To Share

Suite aux éclairages de Sébastien, qui a bien étudié la question … nous l’avons compris : être Greeter c’est partager, donner envie de faire découvrir son lieu de vie, de créer du lien, dans la vraie vie, entre les Hommes, sans implication financière … L’esprit du don ? Comme le rappelait Sébastien, ce genre d’initiative met en avant 2 notions essentielles : Participer, Collaborer et j’ajouterai Etre Solidaires et Responsables.

Les professionnels du tourisme, craignant ce genre d’action, n’auraient-ils pas intérêt à s’inspirer de la « Greeter’s way of sharing » ? En effet, l’ère du faire « ensemble », du partage est définitivement celle dans laquelle nous évoluons aujourd’hui. La crise a amené le consommateur à réfléchir, à collaborer, à donner du sens …

En abordant cette thématique, du tourisme participatif, je pense aussi forcément au mouvement de Couch Surfing et à l’aventure AirBnB, qui offre aux particuliers la possibilité de louer leurs habitats.

Avec ce que lui offre le web comme possibilités de « connexions », l’individu partage, mutualise, réfléchit pour consommer différemment. Communautés et réseaux sociaux dédiés fleurissent. Le blog Business Actor évoquait récemment le sujet du e-tourisme.

Si l’idée vous séduit … La planète Greeters, vous permettra d’en savoir encore plus !

Bon voyage !

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

 

Auchan et Arnaud Mulliez misent sur l’innovation

Commerce collaboratif…

Nous partageons avec vous, depuis l’ouverture de notre blog en février 2012, l’idée que nous sommes dans une ère nouvelle qui nous incite à regarder « Le business sous un autre regard ». Nous sommes notamment convaincus que le commerce prend de nouvelles formes en réponse à des contraintes réelles et durables (l’augmentation des ressources naturelles dont le pétrole, la crise de nos modèles économiques et financiers) et des changements de comportements des consommateurs (passage de la valeur de possession à la valeur d’usage). Nous clôturions l’année 2012 en présentant le concept Luckyloc lancé par deux jeunes entrepreneurs.

Une grande enseigne de distribution telle qu’Auchan annonce le renouveau pour l’année 2013 en s’associant en exclusivité* avec la plateforme sociale Quirky. Depuis décembre 2012, les clients des magasins Auchan peuvent acheter des produits Quirky. Ces produits sont innovants, conçus en mode collaboratif par une communauté d’ingénieurs et de clients-inventeurs contributeurs.  Ce mode de co-développement produit des objets originaux et inattendus.

Commerce dans 15 ans … Cette innovation fait écho aux propos d’Arnaud Mulliez lors de son intervention le 21 novembre 2012 à l’Université Lille 1  qui présente sa vision du commerce à 15 ans.

Caroline VALENT

*Quelques articles pour en savoir plus

L’Entreprise.com

http://lentreprise.lexpress.fr/marketing-et-vente/quirky-la-future-boite-a-idees-d-auchan_37270.html

Les Echos

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/service-distribution/actu/0202434948968-auchan-associe-ses-clients-a-la-conception-de-produits-518172.php

Passer du CLIENT au CLIENT DIGITAL

Pour faire écho à l’importance de réussir le passage du CLIENT au CLIENT DIGITAL, replongeons-nous dans cet article qui rappelle des notions fondamentales :

« L’étude réalisée conjointement par l’AFRC et Verint rappelle encore une fois que les entreprises pensent servir leurs clients.  Pourtant,  elles continuent à  les gérer comme une statistique et un ratio de productivité. Un fossé existe, tel entre les entreprises (les marques) et les clients. L’enjeu de la relation client n’est plus de la gérer mais bien de l’animer. Les entreprises doivent intégrer, comme le décrit ce schéma du cabinet The Persuaders, dans leur organisation une chaîne complète d’actions relationnelles autour et avec le client. C’est un effort nécessaire mais payant dans le temps. Car avec les jeunes générations de consommateurs, peu réceptifs aux techniques marketing des années 90 encore utilisées par de nombreuses entreprises, il sera essentiel de développer cette intelligence relationnelle. »

C’est cette importance du client que nous allons encore une fois tenter de remettre au coeur des priorités lors de la conférence Marketing & Business le 22 novembre prochain à Skema Business School.

Le simple client n’est plus, le client est désormais digital. Connecté, dans la conversation, c’est à lui que doivent s’adresser aujourd’hui toutes les stratégies marketing en intégrant les nouveaux usages digitaux, créant ainsi de nouveaux enjeux pour les directeurs marketing.

Des intervenants exceptionnels comme Yan Claessen, Pascal de Baere, Laurent Evain ou Erwan Gringoire démontreront comment ces nouveaux usages permettent, quand ils sont intelligemment intégrés dans les stratégies marketing, de valoriser le pouvoir conversationnel du client par le travail du Brand Content et d’enrichir la relation client dans une nouvelle approche plus globale.

Aurélie DUQUENNOY

Few Business News & Figures… to think about it…

Consommation française : 

Consommateurs français : Le panier moyen d’un voyageur dans les commerces en gare SNCF est de 1,60 euros (Challenges – 27 septembre 2012)

Consommateurs français & internet : 25% des Français utilisent les magasins comme un showroom et concluent leurs achats sur internet.(Challenges – 17 septembre 2012).

 R-Evolution des Business :

Photographie : Près de 850 milliards de photos seront prises en 2012, 10 fois plus qu’en 2001 (Challenges – 27 septembre 2012).

Automobile : 5446 véhicules électriques ont été immatriculés en France au premier semestre 2012, dont 42% de voitures particulières. (Challenges – 27 septembre 2012).

Edition  & numérique : L’encyclopédie Universalis annonce que le 13 novembre elle sera 100% numérique, huit mois après la Britannica (Challenges – 8 novembre 2012).

Enseignement : Studialis lance un double diplôme de management culturel réunissant l’ESG et le cours Florent, racheté en janvier (Challenges – 8 novembre 2012).

Télécommunications & média :  En 2011, on a vendu 6 millions de jeux sur mobiles, téléchargés pour un prix oscillant entre 75 centimes et 6 euros (Challenges – 8 novembre 2012).

L’entrepreneuriat en France :

Seuls 58% des autoentrepreneurs qui se sont lancés depuis 2009 déclarent encore un chiffre d’affaires (Challenges – 27 septembre 2012). 830 millions d’euros ont été levés par l’internet français du 1 er janvier 2010 au 30 juin 2012. L’e-commerce concentre 49% des fonds et 32% des opérations (Challenges – 31 octobre 2012). 6% des Français rêvent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Ils étaient 31% en 2008 (Challenges – 8 novembre 2012).

Poids lourds financiers : Avec ses 121 milliards de dollars en cash, Apple pourrait s’acheter Amazon ou une station spatiale. Et faire un don aux bonnes œuvres avec les 20 milliards restants (Challenges-31 octobre 2012).

A suivre…

Caroline VALENT

De la récupération dans l’air !

Nous sommes dans l’ère de la récupération, aucun doute !

De nombreuses initiatives voient le jour dans le domaine. Je vous parlais il y a quelque temps du concept de la Give box. Et, vous avez sûrement vu ces publicités pour le site www.eco-systemes.fr qui propose de recycler vos appareils électroménagers.

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Il y a aussi celle-ci

Pour mener à bien ce vaste chantier qu’est celui d’avoir « l’esprit » de la Récupération, du Recyclage et donc de la valorisation (prise de conscience) de l’impact qu’ont nos actions au sein de notre écosystème… de nombreuses manifestations sont proposées au public.

logoNam-150x150A Namur les 1, 2 et 3 mars prochains, à lieu le salon RECUPère, 1er salon de l’éco-consommation et du réemploi. Si vous en avez l’occasion, plus de 50 exposants vous y attendent avec notamment des ateliers créatifs pour nourrir en vous le réflexe de ne pas jeter automatiquement et vous donner des idées pour réutiliser vos objets!

A Lille, Les 20 et 21 mars, Fédérec organise le 4ème Forum des Nouvelles Matières Premières et se demandera « comment les matières premières recyclées, ressources stratégiques, participent au projet de croissance de l’industrie française et européenne ».

Inspirant ?

meubles-et-rangements-fauteuil-multicolore-2419437-detoure-fauteuiil-2-52b53_minia-150x135Oui ! La Récup’ inspire de plus en plus, jusqu’à faire naître des vocations d’entrepreneuriat. C’est le cas de Barbara Pagnier qui a créé « Ma Bulle » pour transformer, récupérer des meubles souvent « abandonnés » aux encombrants et qui, généreusement, avec ses ateliers vous apprend comment ressusciter vos vieilleries.

Magazine-age-tendre-9-F-127x150Toujours dans le domaine de la récupération, celle de vieux papiers avec le site toupapier.com qui vous évitera de jeter vos anciennes revues et autres supports papiers, en leur donnant une nouvelle vie ! J’ai d’ailleurs personnellement fait appel à David Pasiak lors de mon déménagement et je sais que ce qui ne me servait plus a pu trouver un nouvel usage dans des bibliothèques et des maisons de retraite, et j’aime cette idée.
Son site est d’ailleurs une mine pour de nombreux collectionneurs.

Et vous ? Quelle est votre façon de faire de la Récup ? :)

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

 

Réduire les conditionnements pour vendre davantage ?

Un pavé dans la mare … C’est un peu ce que le groupe Unilever a lancé cette rentrée dans le milieu de la grande consommation en annonçant la commercialisation de conditionnements de produits plus petits pour en faciliter l’accessibilité (La Tribune du 27 août 2012).

Préparer le retour de la pauvreté, comme le justifie Unilever, c’est effectivement prendre en compte la situation économique actuelle que connaissent de nombreux consommateurs européens.

Dire s’inspirer d’une politique commerciale menée en Asie, qui permet de maintenir une rentabilité même sur de petits emballages, est déjà à mon avis un peu plus manipulateur. En effet, même si le pouvoir d’achat dans de nombreux pays asiatiques est bien inférieur à celui de nos pays européens, la raison d’être des petits emballages dans ces pays orientaux est aussi ergonomique, les logements étant souvent plus petits que chez nous.

Diminuer la taille des conditionnements pour permettre aux consommateurs de continuer à acheter malgré une trésorerie domestique plus faible, c’est surtout continuer à vendre les mêmes produits mais morcelés.

Pour préparer la pauvreté, est-ce qu’il ne faudrait pas plutôt revoir les compositions des produits, pour les rendre moins élaborés et moins sophistiqués, et donc préserver des niveaux de marge (indispensables pour préserver l’emploi dans les entreprises fabricantes), mais baisser les coûts de revient et donc les prix de vente moyens ?

D’ailleurs, est-ce la bonne stratégie pour répondre aux besoins des consommateurs dont le pouvoir d’achat diminue ? D’après un article paru dans le numéro 311 de Challenges, L’Oréal est revenu de cette politique de petits conditionnements à prix accessible. Alors certes le marché de la beauté et le marché de l’hygiène ne répondent pas aux mêmes besoins. Mais c’est en innovant sur des solutions nouvelles que l’Oréal arrive à relancer son chiffre d’affaires.

Aux fabricants de se poser les bonnes questions, de repenser leurs offres autrement.

A quand les véritables partenariats avec les fabricants de machines à laver permettant d’acheter des doses annuelles de détergents par abonnements par exemple ?

Aurélie DUQUENNOY