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La notion d’amitié sur les réseaux sociaux

Nos amis Facebook sont-ils nos amis dans la vie ? C’est la question que semble s’être posée Nescafé…

L’histoire, nous dit-on, a démarré quand la marque a proposé à Arnaud de partir à la rencontre de ses amis Facebook pour leur ouvrir un café. Son défi : « Really friends » consiste à aller sonner chez ses « amis Facebook » sans prévenir afin de saisir leur réaction spontanée… seront-ils content de le voir ou pas ?

Bien sûr c’est une opération marketing humoristique et dynamique, une occasion de mettre cette marque de café en avant, de façon efficace et ludique… Mais cette campagne de publicité m’a interpellée car elle pose la question de ce qu’est devenue la notion de l’amitié, depuis que Facebook nous propose d’appeler « amis » tous nos contacts sur ce réseau social. Alors que les autres réseaux sociaux nous proposent d’avoir des « contacts » ou des « followers »… Facebook, le réseau « affectif », a utilisé des termes forts : Amis, Aimer (Liker)…

Nous avons tous des comportements différents par rapport à cette notion d’amitié sur Facebook, certains n’ont que leur « vrais amis de la vraie vie » dans leurs contacts, d’autres acceptent tous ceux qui se présentent quand l’essentiel est d’avoir le plus d’amis possible… Ou encore réagissent au feeling, en ouvrant parfois la porte de l’accès à leur « mur » et à leurs photos quand ils considèrent que les réseaux sur la toile sont aussi l’occasion de faire des rencontres qui n’auraient pas été possible dans le réel.

Fake ou pas ? Cette campagne est une bonne occasion de s’interroger sur l’usage que nous faisons de nos profils sur le web… Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadéo, Spotwork, Newmanity, Google+, Instagram… La liste est longue… Qui sommes-nous derrière chacun de ces profils ? Où est-on sincère ? Où est-on en stratégie ? Aurions-nous envie de prendre un café avec chacun ?

Une campagne qui nous dit de boire du café, enfin du Nescafé… Mais qui nous dit aussi, peut-être, que « malgré » ce nouveau monde, virtuel et connecté, dans lequel une grande partie de la planète vit aujourd’hui… Les relations entre les Hommes (avec un grand H, ce qui inclut aussi les femmes) se sont toujours « tissées » dans un monde bien réel… et que, même si une rencontre est au départ « virtuelle », c’est lorsque nous l’a concrétisons dans le réel (en se rencontrant ou via la réalisation d’actions concrètes), qu’elle prend tout son sens et toute son envergure.

« Really friends » est forcément une aventure à suivre sur la toile, où Arnaud partage les vidéos de ses rencontres. Un pari réussi, et un sujet qui interpelle sans doute beaucoup de monde, car au moment où j’écris cet article le nombre de vues, sur la page dédiée, approche des 7 millions… Un beau buzz.

Et quand Arnaud revoit Colombe…

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Soyons enthousiastes pour notre avenir

Vous en avez assez … d’entendre chaque matin à la radio les informations alarmistes de notre monde, d’entendre parler de désindustrialisation, crise économique, crise bancaire, de sentir le  manque d’inspiration de nos politiques face à la période que nous vivons.  Eh bien, il existe pourtant un antidote aux idées noires, les Ted conférences ! La première édition du genre Tedx Saint Sauveur Square a eu lieu à Lille jeudi soir dernier  sur le thème « Désordre global, solutions locales ». Ce type d’évènement donne confiance en l’avenir et à la formidable époque de  changement que nous vivons !

image4- logo tedxEn écho des articles déjà diffusés  sur le blog de BEEZ&CO (« Tedx, l’effet WOW » de @DamienS et « être optimiste dans nos business en France 3ème épisode » de @carolinevalent) sur ce sujet, je vous propose un rapide rappel d’abord. Les conférences Tedx sont des déclinaisons « locales » en plus petit format des célèbres TED conférences nées en 1984 en Californie.

« Propagateurs d’idées » ces conférences nous invitent à un autre regard sur le monde à travers des témoignages, parcours de vie, expériences vécues, présentation de solutions innovantes, des idées, des initiatives à partager … Ces conférences connaissent aujourd’hui un véritable succès grâce à leur diffusion via les réseaux sociaux.

Médecin, professeur, entrepreneurs, artiste, fondateurs de mouvement de pensées, citoyens engagés,  les orateurs présents jeudi soir  ont interrogé notre regard sur le  monde  et le rôle que chacun d’entre nous  a envie de jouer demain. Point commun à certains d’entre eux ils ont  notamment insisté sur le rôle des réseaux sociaux et du collectif dans l’invention de solutions et l’émergence de nouveaux modèles économiquesBlog Tedx Saint Sauveur Square

Je vous livre quelques sujets abordés lors de la soirée, les vidéos seront consultables sur le site.

Voici quelques exemples d’initiatives enthousiasmantes :  création d’une plate-forme collaborative de crowfunding dédiée au micro-crédit Babyloan (1ère plate-forme européenne) pour rendre les plus démunis acteurs de leur propre vie, le site Sparknews qui propose des vidéos de journalistes relatant des initiatives éclairées de citoyens, Ouishare un site dédié à l’économie collaborative pour lutter contre le consumérisme et  de citer l’expérience de Joe Justice qui a construit la voiture la plus efficiante au monde grâce aux réseaux sociaux, défiant des temps records  de réalisation en recherche et innovation. Oui,  Internet peut changer nos vies si  on s’appuie sur la force du collectif. Il contribue à rapprocher les gens et fait partager les savoirs, les connaissances.

Grâce aux réseaux sociaux on s’affranchit du nombre, des distances et fait nouveau les individus collaborent de leur plein gré sans pression hiérarchique. Par ricochet ce mode de pensée 2.0 gagne l’entreprise et ré-invente le management. Et de s’interroger dans quelle mesure l’entreprise contribue-t-elle au bien-être des salariés ? 11% des salariés s’estiment engagés pour leur entreprise.

Un chiffre plutôt inquiétant pour la performance des entreprises. Ce manque d’engagement est le plus souvent lié à l’absence de prise en compte des idées des collaborateurs hors des circuits classiques de la hiérarchie. Or si l’entreprise décloisonnait son organisation et se pensait en contributeur de bien être de ses salariés,  in fine leur taux d’implication en serait d’autant augmenté ! C’est la thèse défendue par Isaac Getz qui l’a démontré  avec beaucoup  d’humour et de pertinence lors de son exposé.

La conférence s’est clôturée avec le témoignage de Marc de la Ménardière qui nous aMarc de la Ménardière rappelé à ce que nous sommes : des êtres vivants constitutifs de la nature, de la biosphère. Notre cartésianisme, les révolutions industrielles nous ont progressivement éloignés de notre état 1er. Entreprenant un tour du monde sur les acteurs du changement, il nous a questionnés sur l’industrialisation, notre mode de vie occidental (gaspilleur et consumériste)  et nous a invités à repasser un pacte avec la nature.

Je suis ressortie pleine d’enthousiasme de cette soirée et regonflée à bloc confortée dans l’idée que l’intelligence collective permet de soulever des montagnes mais aussi avec une grande humilité me disant que chacun à son niveau pouvait être acteur du changement et que oui,  nous aussi avions  comme ces orateurs des solutions à inventer pour faire progresser notre société.

Delphine COFFART

 

Entreprendre en France… et s’exporter à l’étranger ?

Le saviez-vous ? Cette année, le salon des entrepreneurs fête ses 20 ans !

Effectivement hier et aujourd’hui au Palais des Congrès, Créateurs et Dirigeants d’entreprises exposent, débâtent, assistent à des conférences, agrandissent leur réseau… Pourrait-on se permettre de dire que cet événement est devenu incontournable, voire même qu’il « consacre » certains entrepreneurs ?

Je pense par exemple à Michel et Augustin, marque créée en 2004, Trublions du goût, comme ils aiment le dire, à la communication novatrice, ils ont plus que fait leurs preuves… Et Augustin PALUEL-MARMONT, Co-fondateur et Directeur général de Michel & Augustin, dont voici les 5 conseils qu’il adresse aux jeunes entrepreneurs, donne conférence au Salon des Entrepreneurs pour défendre l’idée : « If you can dream something, you can make it happen »… beau programme !

Et justement : « Make it happen » aux USA, c’est la mission que se donne NETVA… NETVA  pour « New Technology Venture Accelerator », est un programme (initié par l’ambassade de France aux Etats-Unis) de préparation et d’immersion sur les marchés américains des hautes technologiques destiné aux Jeunes Entreprises Innovantes (JEI) et à l’occasion du Salon des entrepreneurs NETVA lance l’appel à candidatures 2013, avec un atelier où les intervenants, très impliqués dans les éditions précédentes (manager, sponsors, anciens lauréats, formateurs), présentent le programme et sa réussite.

Echange avec Adrien Destrez (Deputy Scientific Attaché – Office for Science and Technology – Consulate General of France in Boston) :

« La première édition a été mise en place en 2010 par le poste de Boston de la Mission pour la Science et la Technologie (service de l’ambassade de France aux Etats-Unis) après une version-test réussie en 2009. L’objectif était de faire bénéficier les atouts de l’écosystème entrepreneurial de Boston, un des plus dynamique au monde, à de jeunes entreprises innovantes françaises en phase d’internationalisation. Ainsi, les entrepreneurs français sélectionnés se voyaient offrir l’opportunité d’approcher le marché et surtout les partenaires technologiques américains afin d’assurer leur avenir ou leur développement. La priorité était donnée aux jeunes entreprises issues du systèmes académique et scientifique (université, écoles, organismes de recherche, etc.) ou d’incubateurs, de pépinières ou de technopoles.

Avant d’envoyer nos entrepreneurs sur le territoire américain, bien différent de l’Europe et à fortiori de la France, il était essentiel de les former aux us et coutumes entrepreneuriales locales. Ainsi, une formation de deux jours était dispensée à Paris, deux mois environ avant la semaine d’immersion aux E.U. Les entrepreneurs pouvaient alors bénéficier de conseils d’experts et de consultants français et américains sur la manière d’approcher le marché des hautes technologies aux E.U. Ils bénéficiaient aussi de conseils personnalisés à leur entreprise. En 2012, une troisième journée s’est ajoutée au programme, destiné aux candidats non sélectionnés et aux entrepreneurs français en général. Avec près de 200 personnes, cet événement a montré l’intêret des entrepreneurs français pour les E.U. 

A la suite de ces journées de formation, chaque entrepreneur lauréat bénéficie du suivi personnalisé d’un mentor unique qui l’accompagne jusqu’à sa venue sur le territoire américain et assure sa mise en relation avec les acteurs clés.

L’immersion aux E.U. était initialement limitée à Boston mais San Francisco, pour sa proximité avec l’écosystème le plus dynamique du monde, la Silicon Valley, s’est greffé au programme en 2012. Durant une semaine intense, les entrepreneurs bénéficient de rencontres personnalisées avec les acteurs clé (organisées au préalable par l’équipe NETVA), de participation à des énévement majeurs (comme MassChallenge, la plus grande « business plan competition » du monde) et des séminaires de préparation et d’optimisation de la stratégie d’approche des marchés américains (sous forme de « workshop » tous les matins, par des consultants/experts locaux qui apportent une formation vraiment unique et presque introuvable en France).

Les retours des lauréats sont jusqu’ici très bons. Généralement, ces derniers ne s’attendent pas à ce qu’il leur arrive, certains parlent de « claque professionnelle » tellement la manière de faire du business aux E.U. est plus franche et dynamique qu’en France. Si certaines retombées sont mesurables, avec des contrats et des partenariats scientifiques signés au terme de la semaine, c’est plus l’effet d’accélération qui est important ici. Pour des startup en biotechnologie par exemple, le développement (phase de recherche, phase pré-clinique, phase clinique, demande de mise sur le marché, commercialisation, etc..) est extrêmement longue (généralement plus de 10 ans), et c’est là que NETVA peut vraiment apporter de l’aide à la startup en mettant en relation avec des partenaires prestigieux comme la Harvard Medical School en 2012, par exemple.

Une chose importante à garder à l’esprit : NETVA n’est pas un programme de business-développement mais un programme de formation et d’exposition pour les JEI présentant un grand potentiel à l’international.

Après 3 éditions, le programme a gagné en maturité et en visibilité, grâce à des partenaires de haut niveau (Microsoft Bizpark à Paris met à disposition ses prestigieux locaux et une équipe logistique pour l’événement de formation en France). L’extension à San Francisco a fait doubler le nombre de candidatures (de 30 à plus de 60 en 2012). Nous sélectionnons maintenant 5 candidats pour Boston et 5 pour San Francisco. Nous touchons aussi plus de monde avec nos outils de communication (plus de 100 000 personnes). »

Les candidatures sont possibles jusqu’au 7 avril 2013, ça vous tente ?

Tous les renseignements sont sur leur site et ici leur présentation vidéo.

And don’t forget : « If you can dream something, you can make it happen » :)

 

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Nectify, Fresc, Take Off… What else ?

Des entrepreneurs dans l’âme

DSC_7961Benjamin Tierny et Robin Komiwes, au sortir de leur école d’ingénieurs, montent une web agency, Nectify, et se retrouvent confrontés, comme beaucoup de professionnels du web, du design, du marketing et de la communication, aux problèmes liés aux échanges de mails, parfois loin de favoriser une communication fluide et une validation sans ambiguïté par le client… En effet, nous connaissons, pour beaucoup, ces échanges de mails, à plusieurs, où chacun donne son avis sur un logo, par exemple, et où à la fin… on se sait plus qui a validé la bonne version… ni quelle est la bonne version… Et surtout pendant tout ce temps-là, le « créatif » ne crée plus… Il gère ces mails…

fresc_logo_final_v2Benjamin et Robin le disent et l’assument : « e-mails sucks ! »… Alors, ils inventent Fresc, une plateforme où les professionnels peuvent partager leurs images, logos, documents, à valider, tout au long du processus de création. Les personnes concernées par le projet échangent et collaborent instantanément, aussi simplement que l’on commente une photo sur Facebook par exemple, en mieux, oserais-je dire… Vous pouvez, par exemple, sélectionner juste la partie du document à laquelle se réfère votre commentaire… et bien d’autres fonctionnalités encore, comme l’affichage et la sauvegarde de tous les échanges pour éviter tous quiproquos.

All over the world

fresc4J’ai rencontré Benjamin et Robin, dans le cadre de la préparation du pitch de présentation de Fresc (@fresc) pour la semaine de l’innovation, en novembre dernier. En effet, le Pôle Images m’avait confié la mission de préparer les 6 lauréats du Concours ProtoPitch à la présentation publique de leur projet prévue pour la Journée « Innover dans des industries créatives », lors de la Semaine de l’Innovation.(J’avais déjà partagé avec vous ma rencontre avec l’équipe de Ludomedic grâce à cette même mission.) Parce qu’ils ne posent pas de frontière à leur projet, c’est en anglais qu’ils ont officié devant le public, (et le jury leur a octroyé le Prix « Lille Design », et le Prix « EvalExport » de la CCI Grand Nord pour les accompagner à l’International) et ce n’était pas une première : La soirée de lancement de Fresc, ils l’ont voulue aux Etats Unis, et leur site est en anglais.

« Collaborative being », leur état d’esprit

Vous l’aurez compris, pour penser une plateforme telle que Fresc, Benjamin et Robin sont de ceux qui pensent « collaboratif » et efficacité, et c’est dans cet esprit qu’ils partagent, en open source, nombreuses de leurs découvertes techniques sur leur blog et qu’ils s’efforcent d’être sans cesse « à la page » et d’adapter Fresc aux besoins et aux outils des professionnels auxquels ils s’adressent.

fresc 2Pour aller plus loin encore… Ils ont décidé, avec Florian Le Goff (cofondateur de Ubinect), de créer un espace de partage, non pas virtuel cette fois mais bien réel, en organisant 2 journées de rencontres entre/avec certains des plus grands développeurs mondiaux dans le domaine du numérique. En effet, à Lille les 17 et 18 janvier prochains Take Off permettra de découvrir ce que sera le web de demain.

Je suis persuadée que Benjamin et Robin iront loin et qu’ils ne se contenteront pas de tout ce qu’ils ont déjà accompli à moins de 30 ans, alors que d’autres en seraient, à juste titre, pleinement satisfaits. Ils font partie de ceux dont l’ambition est grande, d’autant plus qu’elle n’est pas polluée par l’arrogance, mais bien guidée par l’envie de toujours faire mieux et d’aller plus loin, ensemble.

Il est encore temps de prendre vos billets pour la TakeOff Conf’ et de découvrir le programme ici, et de suivre les tweets à propos via @takeoffconf.

Nous souhaitons bon courage à toute l’équipe de Take Off pour la dernière ligne droite !

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

 sources images : Fresc, Take Off et @aludv

Brain Power ou le pouvoir de la relation humaine

C’est le titre du nouveau film que nous  propose Tiffany Shlain. Souvenez-vous, je vous ai déjà parlé plusieurs fois de Tiffany, notamment dans cet article au sujet de son film Connected et celui-ci au sujet de son film Engage.

Avec Let it ripple, mobile films for a global change, Tiffany interpelle à chacun de ses films sur la puissance du réseau internet. Dans Brain Power, Tiffany compare les connexions possibles sur le net à celles possibles dans le cerveau d’un enfant et tout comme une émotion peut provoquer du stress chez un être humain, une connexion à outrance peut nous mettre en stress… Alors de nouveau elle nous rappelle l’importance de savoir se « déconnecter » et de revenir à ce qu’il y a de plus important : les relations humaines. Mais au-delà, elle insiste sur l’évidence que le monde de demain sera celui des enfants d’aujourd’hui et qu’il est important de les encourager à être heureux.

Tout comme pour les précédents films, Let it Ripple vous propose de mettre votre communication à la fin du film pour passer le message « all over the world ». Et encore une fois, Tiffany a mis les internautes à contribution en leur demandant de lui envoyer une image représentant, pour eux, le cerveau.

J’ai découvert Tiffany au travers d’une de ses TED’s talks sur TEDxWomen et j’imagine que beaucoup d’autres personnes la découvriront encore grâce à TED car avec le film Brain Power sort aussi un TED book sur le sujet, à télécharger sur votre tablette.

Entre parenthèses, cela nous rappelle l’article sur l’interview de Damien Selosseréalisé par Caroline Valent, sur notre blog le 8 novembre,  à propos de la contribution des TED dans le monde, afin de s’ouvrir à d’autres voix telle que celle Tiffany.

Sans doute parce qu’elle rappelle à chacun sa responsabilité, sa capacité à agir positivement, j’aime beaucoup l’action de Tiffany qui met en avant l’interdépendance de tous les êtres humains, et nous incite à l’utiliser sans modération pour créer le meilleur. C’est parce qu’aujourd’hui je suis « connectée » à Tiffany, que je décide de partager avec vous ses actions en espérant que vous ferez vous aussi passer le message…

Message qui reste simple finalement : notre cerveau est pareil à une machine complexe capable de générer une connexion aussi puissante que celle qu’il y a sur le web. Imaginez tout ce que nous pouvons construire de positif en l’utilisant intelligemment !

Image de prévisualisation YouTube

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

La période de migration des pigeons est terminée

Surprenant ? Inattendu ? Les Pigeons décident de fermer leur page Facebook !

Beaucoup de bruit pour rien ? Pas si sûr…

Dès la première semaine, ils avaient insisté sur le fait qu’ils étaient apolitiques et qu’ils ne voulaient pas être récupérés par une quelconque institution.
Leur motivation d’action était simplement de proposer de réfléchir ensemble. Il semble que ce soit tâche difficile de faire respecter cette volonté. Les politiques, quel que soit le bord, comme les journalistes ont abusé des raccourcis et déformé leur message…

Alors les « Pigeons » ont réagi en fermant, hier à minuit, leur page Facebook malgré plus de 73000 personnes « fans » et plus de 9000 « followers » sur Twitter.

« Nous voulons confirmer par la fermeture de la page que nous ne sommes pas des politiques. Nous n’appartenons à personne, nous sommes libres. Aussi nous avons l’impression que plus notre action est médiatisée, plus le gouvernement et certains élus pensent que nous sommes des politiques, plus ils se braquent et moins ils écoutent. Nous fermons cette page dont la présence est devenue contre-productive, nous prouvons que nous ne sommes pas dans la politique alors S’IL VOUS PLAIT écoutez notre message qui est sincère et juste ! »

Après avoir montré que les réseaux sociaux pouvaient être une nouvelle forme de communication pour rassembler en un temps record, des entrepreneurs (!), et ainsi appuyer sur le fait que nous sommes dans une nouvelle ère où il nous faut réfléchir ensemble et autrement pour avancer vers un avenir où tout le monde doit être considéré, en prenant en compte les réalités de chacun… Cette nuit ils ont mis en place une autre forme de communication en stoppant la leur… ce qui ne manque pas de faire son buzz.

Quand hier sur les réseaux sociaux, j’ai capté l’information, lu les tweets annonçant la nouvelle, je dois le dire, je n’ai pas été surprise… J’ai même trouvé la réaction des «Pigeons» en cohérence avec ce qu’ils défendaient depuis le début : Ne pas vouloir être récupérés pour mieux dialoguer, et c’est ce qu’ils font.

 L’avenir nous dira ce qu’il restera de tout cela, car c’est une première à tous points de vues. Il y aura un avant et un après « Pigeons »… Ne serait-ce que sur le mode de communication qui a d’ailleurs déjà inspiré les médecins, les employeurs à domicile et même tout récemment les patrons des plus grandes entreprises françaises.

De plus, comme ils le disent : « Ce n’était pas notre premier but, mais nous avons la naïveté de penser que nous avons sensibilisé l’opinion sur l’environnement de l’entrepreneuriat en France. Ces derniers jours, environ 100% des média ont parlé des entrepreneurs dont des petits et jeunes qui se serrent la ceinture, la majorité d’entre nous. Les Français vous connaissent et vous comprennent un peu plus maintenant. Mieux, ils disent aimer les entrepreneurs, des sondages le prouvent. » Et je pense effectivement que cela est vrai et que malgré les récupérations que certains ont tenté de faire, les entrepreneurs de la base, tous ceux qui ont créé leur «petite entreprise», qui aujourd’hui connaît plus ou moins la crise, ont vu, su qu’ils n’étaient pas seuls. Les entrepreneurs se sont reconnus chez d’autres, « serial entrepreneur » ou pas, ayant « fait fortune » ou pas, les « Pigeons » ont dit tout haut le quotidien de tant de ceux qui se battent tout bas chaque jour pour donner vie à leurs envies d’entreprendre… Et ce au-delà des frontières.

Et bien que certains politiques (français ou étrangers) se soient servis des «Pigeons» pour critiquer le gouvernement. Aujourd’hui les entrepreneurs savent qu’ils peuvent se rassembler, se connecter, qu’ils ne sont plus seuls dans leur coin et cela autrement qu’en faisant partie d’un réseau où le montant du droit d’entrée à l’année fait une sélection à la « réussite »…

De ma fenêtre, j’ai l’impression que l’opinion publique a pu voir aussi que : Non, tous les entrepreneurs ne sont pas que des « sales patrons » qui arnaquent les autres pour gagner plus mais avant tout des « créateurs créatifs » qui ont envie de participer à la vie de la cité (ce qui est d’ailleurs étymologiquement la définition de la politique).

Entreprendre est une envie que l’on a ou pas, le nombre d’entrepreneurs qui ont d’ailleurs plusieurs entreprises (en même temps ou tout au long de leur parcours) le montre bien, c’est l’aventure de l’entreprenariat qui motive avant le fait d’espérer avoir une « réussite à la Facebook ».

C’est en suivant, notamment sur twitter, l’actualité d’entrepreneurs français tel que Patrick Robin, que j’ai pu constater : qu’ils soient de gauche ou de droite, la plupart d’entre eux, quand ils ont réussi à revendre leur entreprise, continuent à entreprendre et ajoutent à leurs casquettes celle de Business Angel pour encourager la nouvelle génération à créer.

Les « Pigeons » le disent en fermant leur page, si les choses ne bougent pas, ils reviendront.
Pour le moment, ils choisissent d’avoir confiance dans le potentiel de chacun de nous à savoir communiquer et avancer ensemble. Et, c’est une idée qui forcément me parle puisque cela fait partie des valeurs que je défends tous les jours, notamment dans mon aventure entrepreneuriale.
Encore au-delà, les  « Pigeons » nous rappellent que nous pouvons tous prendre la responsabilité de changer ce qui ne nous convient pas. Personne n’est personne, tout le monde peut décider de peser dans le choix des décisions que d’autres prennent pour nous. Une notion que j’évoquais déjà dans cet article : Tout commence à partir d’une seule personne, alors imaginons ce que nous pouvons réaliser à plusieurs…

Dire que l’on n’est pas d’accord, en France, nous savons le faire en manifestant et en faisant la grève pour nous faire entendre, c’est parfois indispensable… Les « Pigeons » nous ont montré qu’un autre chemin est possible pour engager le dialogue…

Nous continuerons chez BEEZ&CO à suivre cette aventure même si elle prend aujourd’hui une autre forme… Je retiendrai de leur communiqué de fermeture que ce ne sont que quelques personnes qui se sont réunis avec l’objectif commun de proposer pour changer les choses et qu’ils ont tous consacré du temps à cette aventure en plus de celui qu’ils consacrent déjà à leur entreprise… Et c’est une situation que je m’imagine très bien, parce que c’est aussi ainsi que BEEZ&CO peut exister, parce que des entrepreneurs se rassemblent pour défendre qu’une autre façon de fonctionner est possible…

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Le Buzz du pigeon ou le phénomène social des pigeons entrepreneurs

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Non, nous en sommes pas dans le jeu Angry Birds mais bien dans la réalité et ce ne sont pas des oiseaux qui dégomment des cochons ou des singes, mais des entrepreneurs qui se mettent en colère contre les décisions du gouvernement et au final les politiques en général…

195759_370553499691379_398094627_nEt la palme d’or du Buzz de la semaine est attribuée… aux Pigeons en colère contre la loi de Finances 2013.

Comme ils le disent sur leur site : « Nous croyons quant à nous en la puissance des médiaux sociaux que nous maîtrisons parfaitement »… Effectivement !

Preuve en est :

Lundi matin il y avait environ 3000 fans sur leur page Facebook (fermée depuis)
à 12h52  : 5364 fans, 2923 followers sur Twitter
à 14h20 : 1000 fans de plus sur Facebook
à 16h20: 7500 fans sur et 3346 followers sur Twitter…
à 19h47:  9600 fans Facebook et 3678 followers sur Twitter
à 20h15: 10063 fans Facebook,
à 21h35: 11310 fans sur Facebook,
à 21h58:  4010 followers sur Twitter,
à 00h00 13813 fans sur Facebook et à 00h10 13928 fans facebook…

Quelle campagne peut revendiquer le fait d’interpeller 100 fans en 10 minutes, la nuit…?
…et plus de 13000 en 24 heures ? Car mardi matin, à 9h00,  leur page Facebook affichait 16011 fans, et 4695 followers sur twitter…

Ce matin, jeudi 4 octobre, à 9h22 : 40380 « j’aime » sur Facebook et 6679 followers sur Twitter…

Et on ne compte plus le nombre de personnes qui ont mis un pigeon en photo de leur avatar sur les réseaux sociaux, le nombre de fois où le hashtag #geonpi apparaît sur twitter, le nombre de blogs qui ont relayé l’info, le nombre d’articles à l’international qui commentent le phénomène, ceux qui l’analysent, le nombre de billets ou d’articles où les entrepreneurs expriment combien créer sa société est une aventure passionnée mais non sans sacrifice…

391688_10151052357031570_2141379138_n-251x300C’est en regardant mon mur d’actualité sur Facebook, lundi matin, que j’ai vu l’info sur celui de Michel et Augustin, visiblement en soutien au mouvement des « pigeons ». Un des commentaires de leurs fans évoquait qu’ils ne devaient pas mélanger la politique et leur activité commerciale…  comme si dire que l’on est pas en phase avec un projet de loi d’un gouvernement de gauche, c’est que l’on est forcément à droite… Pourtant ces « pigeons » insistent sur le fait qu’ils sont apolitiques. Et pourtant, il est réel que les clivages gauche/droite, sur les réseaux sociaux notamment, saisissent le mouvement pour servir leurs arguments respectifs… comme si il était impossible de concevoir le fait qu’une communauté ait juste envie de faire entendre son inquiétude sans brandir une étiquette, si ce n’est celle de connaître la réalité du terrain…

Alors à 15 000 fans sur Facebook, les « pigeons » insistent :
« Malgré nos messages répétés, certaines personnes tentent aujourd’hui de faire croire que le mouvement des Pigeons n’est en fait qu’une formidable machination orchestrée par je ne sais quel parti politique ou association libérale… »
Et ils décident de prouver que tout est parti d’une banale conversation, en la partageant (noms de famille masqués, pour rester anonymes), « Et si plus de 15.000 personnes se sont ralliés à cette page c’est que visiblement nous n’étions pas les seuls à nous inquiéter… »

A l’heure où des manifestations comme Osons la France s’organisent et où Jean-Paul Delevoye intervient pour nous dire qu’il faut « Oser demander aux politiques d’accompagner celles et ceux qui prennent des risques. », il semble que les entrepreneurs français aient l’impression d’être mal compris et qu’ils osent…

La question, à mon avis, n’est pas de savoir si ce mouvement est de gauche ou de droite, la question est d’arriver à voir que les anciens modèles sont morts, qu’il faut accepter que nous changions de paradigmes pour inventer notre futur.

Dans leur proposition, les « pigeons » invitent à aller plus loin et à trouver ensemble, avec le gouvernement, des solutions car les idées « souvent innovatrices » des entrepreneurs peuvent aider à trouver des solutions. Et c’est vrai, il est innovant dans notre pays, pour les entrepreneurs, de n’utiliser que les réseaux et médias sociaux pour se faire entendre. Ils ont d’ailleurs confirmé hier cette stratégie en appelant à ne pas manifester dimanche prochain, puisque la mobilisation impressionnante sur le web avait pour effet de faire bouger les choses et avait réussi sa mission première : ouvrir le débat, commencer le dialogue. Ils le revendiquent fermement, c’est uniquement par le web et les médias que se fera entendre la voix des #geonpi.
Et cela fonctionne, dirait-on, car ce matin le Ministre de l’Economie annonçait que le projet de loi allait être revu et des rencontres s’organisent…

C’est parce que notre époque est en rupture avec nos modèles de développement que nous pensons que c’est notre rôle d’Homme et notre défi à tous de faire face à nos incertitudes et de saisir de nouvelles potentialités de création de valeurs pour nos entreprises.
C’est parce que nous pensons qu’il faut agir afin d’enclencher le mouvement et bouger les lignes afin d’accélérer le changement que nous avons créé le projet fédérateur et indépendant « BEEZ&CO Le business sous un autre regard », en proposant, notamment, chaque année, une Journée de conférences pour réfléchir ensemble…

A leur manière les « pigeons » proposent de réfléchir autrement et en utilisant les réseaux sociaux comme outil de communication, ils se positionnent dans l’air du temps, montrant qu’ils maîtrisent parfaitement leur environnement.

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Ce qui contribue aussi grandement au buzz des « pigeons » c’est qu’ils revendiquent le fait qu’il n’y aura pas de porte-parole, pas de « représentants », qu’ils ne sont « qu’une conséquence  et qu’on ne négocie pas avec les conséquences »… Ainsi sans visage, sans étiquette, chacun, s’il en a envie, peut s’identifier aux « pigeons », chacun peut s’y reconnaître du moment qu’il est entrepreneur, auto-entrepreneur, ou qu’il est proche de l’un d’entre eux. « Les pigeons » c’est personne mais potentiellement tout le monde…

D’après Emmanuel LEPRINCE de PACTE PME, qui est intervenu à Osons La France, il y a plus d’entreprises par habitant en France qu’aux USA, la France est donc un pays d’entrepreneurs… il se peut donc que le mouvement continue de grandir… L’avenir nous dira si les « pigeons » vont continuer à « roucouler » comme ils le revendiquent… Une chose est certaine, ceux qui ont décider de lancer cette opération n’ont pas à s’inquiéter sur l’utilisation optimale des réseaux sociaux pour leurs entreprises…

Pour découvrir une partie des articles déjà parus sur ce sujet : leur scoop it, et ce qu’on en a dit sur BFM lundi soir : ici.

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Crédits photos : Facebook et site des « pigeons » et « Michel et Augustin ».

L’effet BEEZ&CO : l’intelligence collective

RTEmagicC_ouvriere2-300x225Depuis quelques mois que l’aventure BEEZ&CO est commencée, nous recueillons aujourd’hui les fruits très agréables de ce que nous avons voulu semer.

C’est ainsi que cette semaine, Sandrine Dovergne, chargée des relations entreprises du Colisée Théâtre de Roubaix, a partagé avec nous cette newsletter, riche de sens dans ce que nous défendons chez BEEZ&CO.

Merci à toi Sandrine.

Ce que j’ai aimé y lire :

«… qu’une réponse collective est meilleure que des réponses individuelles. »

« … Que notre conscience serait le fruit d’un mélange entre convictions discrètes et sentiments continus, de savoirs affirmées et de courbes de connaissance plus modulées.Tout ceci nous permet non seulement de discuter de nos convictions, et mais aussi d’échanger sur nos niveaux de confiance, et d’être ainsi plus forts ensemble. »

Et la question finale dont il faudrait prendre conscience pour accepter d’aller vers demain : « Faut-il en déduire que le cerveau humain aurait évolué pour rendre nos courbes de confiance internes accessibles et communicables à d’autres personnes…? »

Un seul mot en conclusion : le sous-titre de la newsletter est « Diriger en lâchant prise ». A méditer.

Aurélie DUQUENNOY

Source Image : http://www.futura-sciences.com