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1000 étudiants à la découverte du développement durable

Passer d’une pédagogie passive à une pédagogie active, nous en rêvons tous. Mais comment la mettre en œuvre lorsque nous avons dans un cours plus de 1 000 étudiants répartis sur 3 campus différents ?

Et bien, on s’appuie sur les outils collaboratifs et la montée en connaissances et en compétences par l’expérience directe. Concrètement, nous allons demander à nos étudiants de réaliser un mini-documentaire audiovisuel sur une mise en tension d’une pratique managériale/d’une situation d’entreprise par un ou plusieurs enjeux du développement durable. Première étape : définir son projet. Pour ce faire, il faut s’interroger sur ce qu’est le développement durable et quels sont ses enjeux. Afin de familiariser les étudiants avec ce concept complexe, nous avons encapsulé des ressources pédagogiques dans un wiki dédié au cours : articles, vidéos, module e-learning home-made, ressources de partenaires comme Movilab  et la Fondation Ellen MacArthur , … Nous enclenchons ensuite des échanges à travers le wiki d’une part, dans lequel les étudiants deviennent contributeurs, mais aussi via la mise en place d’une bourse de questions/problèmes et d’une bourse de compétences. Afin d’encourager les échanges et le partage d’expériences, un système de monnaie collaborative d’apprentissage est mise en place. Chaque interaction collaborative dans les bourses ou le wiki fait donc l’objet d’un échange de monnaie SKEM (pour Service and Knowledge Exchange Money).

skema-1024x293L’équipe pédagogique de Skema Business School ne se retranche pas uniquement derrière des outils web et audiovisuels. Nous organisons en effet des temps en présentiel où les étudiants de tous les campus sont invités à participer et interagir les uns avec les autres, mais aussi avec les professeurs accompagnateurs et des professionnels. Chaque campus est connecté aux autres avec des outils propres : un plateau TV situé à Sophia émet en duplex à Lille et retransmet également à Paris. A Lille, nous accueillons une professionnelle du réseau BEEZ&CO (merci Caroline !) pour interagir avec nos étudiants. Les questions viendront ensuite de Sophia, Lille et Paris via Facebook et les moyens audiovisuels disponibles. Les bourses tourneront à plein et la banque SKEM risque de chauffer.

Une fois la problématique calée, les étudiants se transforment en journaliste d’investigation et vont à la rencontre de dirigeants pour questionner leur problématique. Là aussi, pas question d’improviser. De telles rencontres se préparent et génèrent donc… une montée en connaissance. Mais celle-ci s’incarne dans une expérience de dialogue, d’échange et de visites que font les étudiants sur le terrain.

A l’issue d’un dispositif qui durera deux mois, les étudiants vont produire une page wiki qui intégrera leur problématique, leur dossier de production, leur reportage et un article de fond détaillant les apprentissages et éclairages apportés à leur problématique initiale.

Le cours est lancé, les étudiants sont enthousiastes, l’équipe pédagogique est motivée… bref tous les ingrédients sont réunis pour vivre une expérience collective enrichissante.

Evidemment, nous partagerons avec vous les résultats du projet, mais aussi sa genèse. Car tout est parti de l’incubateur de modes de vie durable Movilab.

Christophe SEMPELS

Le responsable du cours et à ses côtés, une équipe de profs motivés (Mélanie Ciussi, Laurence Berlie, Sophie Charles, Marc Augier, Dominique Vian) et une formidable équipe technique et audiovisuelle (Jean-Philippe Gros, Remi Vayssière, Vincent Deffaux, Nicolas Mucka, O2Zone, Antoine Dufour et sa bande).

Soyons enthousiastes pour notre avenir

Vous en avez assez … d’entendre chaque matin à la radio les informations alarmistes de notre monde, d’entendre parler de désindustrialisation, crise économique, crise bancaire, de sentir le  manque d’inspiration de nos politiques face à la période que nous vivons.  Eh bien, il existe pourtant un antidote aux idées noires, les Ted conférences ! La première édition du genre Tedx Saint Sauveur Square a eu lieu à Lille jeudi soir dernier  sur le thème « Désordre global, solutions locales ». Ce type d’évènement donne confiance en l’avenir et à la formidable époque de  changement que nous vivons !

image4- logo tedxEn écho des articles déjà diffusés  sur le blog de BEEZ&CO (« Tedx, l’effet WOW » de @DamienS et « être optimiste dans nos business en France 3ème épisode » de @carolinevalent) sur ce sujet, je vous propose un rapide rappel d’abord. Les conférences Tedx sont des déclinaisons « locales » en plus petit format des célèbres TED conférences nées en 1984 en Californie.

« Propagateurs d’idées » ces conférences nous invitent à un autre regard sur le monde à travers des témoignages, parcours de vie, expériences vécues, présentation de solutions innovantes, des idées, des initiatives à partager … Ces conférences connaissent aujourd’hui un véritable succès grâce à leur diffusion via les réseaux sociaux.

Médecin, professeur, entrepreneurs, artiste, fondateurs de mouvement de pensées, citoyens engagés,  les orateurs présents jeudi soir  ont interrogé notre regard sur le  monde  et le rôle que chacun d’entre nous  a envie de jouer demain. Point commun à certains d’entre eux ils ont  notamment insisté sur le rôle des réseaux sociaux et du collectif dans l’invention de solutions et l’émergence de nouveaux modèles économiquesBlog Tedx Saint Sauveur Square

Je vous livre quelques sujets abordés lors de la soirée, les vidéos seront consultables sur le site.

Voici quelques exemples d’initiatives enthousiasmantes :  création d’une plate-forme collaborative de crowfunding dédiée au micro-crédit Babyloan (1ère plate-forme européenne) pour rendre les plus démunis acteurs de leur propre vie, le site Sparknews qui propose des vidéos de journalistes relatant des initiatives éclairées de citoyens, Ouishare un site dédié à l’économie collaborative pour lutter contre le consumérisme et  de citer l’expérience de Joe Justice qui a construit la voiture la plus efficiante au monde grâce aux réseaux sociaux, défiant des temps records  de réalisation en recherche et innovation. Oui,  Internet peut changer nos vies si  on s’appuie sur la force du collectif. Il contribue à rapprocher les gens et fait partager les savoirs, les connaissances.

Grâce aux réseaux sociaux on s’affranchit du nombre, des distances et fait nouveau les individus collaborent de leur plein gré sans pression hiérarchique. Par ricochet ce mode de pensée 2.0 gagne l’entreprise et ré-invente le management. Et de s’interroger dans quelle mesure l’entreprise contribue-t-elle au bien-être des salariés ? 11% des salariés s’estiment engagés pour leur entreprise.

Un chiffre plutôt inquiétant pour la performance des entreprises. Ce manque d’engagement est le plus souvent lié à l’absence de prise en compte des idées des collaborateurs hors des circuits classiques de la hiérarchie. Or si l’entreprise décloisonnait son organisation et se pensait en contributeur de bien être de ses salariés,  in fine leur taux d’implication en serait d’autant augmenté ! C’est la thèse défendue par Isaac Getz qui l’a démontré  avec beaucoup  d’humour et de pertinence lors de son exposé.

La conférence s’est clôturée avec le témoignage de Marc de la Ménardière qui nous aMarc de la Ménardière rappelé à ce que nous sommes : des êtres vivants constitutifs de la nature, de la biosphère. Notre cartésianisme, les révolutions industrielles nous ont progressivement éloignés de notre état 1er. Entreprenant un tour du monde sur les acteurs du changement, il nous a questionnés sur l’industrialisation, notre mode de vie occidental (gaspilleur et consumériste)  et nous a invités à repasser un pacte avec la nature.

Je suis ressortie pleine d’enthousiasme de cette soirée et regonflée à bloc confortée dans l’idée que l’intelligence collective permet de soulever des montagnes mais aussi avec une grande humilité me disant que chacun à son niveau pouvait être acteur du changement et que oui,  nous aussi avions  comme ces orateurs des solutions à inventer pour faire progresser notre société.

Delphine COFFART

 

Auchan et Arnaud Mulliez misent sur l’innovation

Commerce collaboratif…

Nous partageons avec vous, depuis l’ouverture de notre blog en février 2012, l’idée que nous sommes dans une ère nouvelle qui nous incite à regarder « Le business sous un autre regard ». Nous sommes notamment convaincus que le commerce prend de nouvelles formes en réponse à des contraintes réelles et durables (l’augmentation des ressources naturelles dont le pétrole, la crise de nos modèles économiques et financiers) et des changements de comportements des consommateurs (passage de la valeur de possession à la valeur d’usage). Nous clôturions l’année 2012 en présentant le concept Luckyloc lancé par deux jeunes entrepreneurs.

Une grande enseigne de distribution telle qu’Auchan annonce le renouveau pour l’année 2013 en s’associant en exclusivité* avec la plateforme sociale Quirky. Depuis décembre 2012, les clients des magasins Auchan peuvent acheter des produits Quirky. Ces produits sont innovants, conçus en mode collaboratif par une communauté d’ingénieurs et de clients-inventeurs contributeurs.  Ce mode de co-développement produit des objets originaux et inattendus.

Commerce dans 15 ans … Cette innovation fait écho aux propos d’Arnaud Mulliez lors de son intervention le 21 novembre 2012 à l’Université Lille 1  qui présente sa vision du commerce à 15 ans.

Caroline VALENT

*Quelques articles pour en savoir plus

L’Entreprise.com

http://lentreprise.lexpress.fr/marketing-et-vente/quirky-la-future-boite-a-idees-d-auchan_37270.html

Les Echos

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/service-distribution/actu/0202434948968-auchan-associe-ses-clients-a-la-conception-de-produits-518172.php

Passer du CLIENT au CLIENT DIGITAL

Pour faire écho à l’importance de réussir le passage du CLIENT au CLIENT DIGITAL, replongeons-nous dans cet article qui rappelle des notions fondamentales :

« L’étude réalisée conjointement par l’AFRC et Verint rappelle encore une fois que les entreprises pensent servir leurs clients.  Pourtant,  elles continuent à  les gérer comme une statistique et un ratio de productivité. Un fossé existe, tel entre les entreprises (les marques) et les clients. L’enjeu de la relation client n’est plus de la gérer mais bien de l’animer. Les entreprises doivent intégrer, comme le décrit ce schéma du cabinet The Persuaders, dans leur organisation une chaîne complète d’actions relationnelles autour et avec le client. C’est un effort nécessaire mais payant dans le temps. Car avec les jeunes générations de consommateurs, peu réceptifs aux techniques marketing des années 90 encore utilisées par de nombreuses entreprises, il sera essentiel de développer cette intelligence relationnelle. »

C’est cette importance du client que nous allons encore une fois tenter de remettre au coeur des priorités lors de la conférence Marketing & Business le 22 novembre prochain à Skema Business School.

Le simple client n’est plus, le client est désormais digital. Connecté, dans la conversation, c’est à lui que doivent s’adresser aujourd’hui toutes les stratégies marketing en intégrant les nouveaux usages digitaux, créant ainsi de nouveaux enjeux pour les directeurs marketing.

Des intervenants exceptionnels comme Yan Claessen, Pascal de Baere, Laurent Evain ou Erwan Gringoire démontreront comment ces nouveaux usages permettent, quand ils sont intelligemment intégrés dans les stratégies marketing, de valoriser le pouvoir conversationnel du client par le travail du Brand Content et d’enrichir la relation client dans une nouvelle approche plus globale.

Aurélie DUQUENNOY