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Quelle performance mettre en perspective aujourd’hui?

espace collaboratif du mouvement BEEZ&CO

espace collaboratif du mouvement BEEZ&CO

Le thème 2015 est lancé autour de la notion de « performance ».Depuis le 8 septembre, nous échangeons et partageons autour de ce thème. Nous étions une vingtaine à pousser la réflexion pour ouvrir le débat. Depuis les étudiants de 5ème année de l’Iteem se sont également appropriés la notion de Performance selon leurs regards. Et notre espace collaboratif  « Le Dojo » s’enrichit tous les jours de contenus qui nourrissent le sujet. Pour ceux qui ont déjà reçu leur invitation, connectez vous si ce n’est pas encore fait. Pour continuer, nous donnons RDV le 6 octobre 18H-20H à l’espace La Fusée de SKema Business School

Pour avancer , nous accueillerons Thomas Gadenne d’Opentojob qui nous expliquera ce qu’il défend dans ce concept innovant RH. Quelle forme de performance? quelle création de valeur? Donner la parole aux salariés c’est porter un autre regard sur la performance de l’entreprise. Et , Camille, Flora, Charlotte, Thibault, et Taoufik, nous rejoignent pour participer à La Quadrature du Cercle.

o2J crée par Thomas Gadenne

o2J crée par Thomas Gadenne

Aperçu des échanges… de nombreuses questions ont été soulevées, des pistes de réflexion nous invitent à aller plus loin. Comme le talent , la notion de performance est relative et invite chacun à la re-challenger.
Quelle est la définition de la performance? Est-ce lié forcément à un indicateur?  parle-t-on de performance individuelle ou collective? ou sont-elles liées?
Performance PER-FORMANCE …PER =AVANCER …est ce l’objectif qu’on cible ou au delà (ex tir à l’arc japonais)… J’ai PERFORMÉ…J’ai PERFORE…J’ai EXCELLE = aller au delà de l’efficacité. Performance entre efficacité  (objectif) et efficience (moyens)?
A quoi sert la performance? Qu’est-ce que la performance? un dépassement? une dynamique? …UNE INVITATION A ÊTRE AVENTURIER…La performance aurait un caractère exceptionnel. Est-ce que la performance est le choix de l’inconfort ? paradoxe français où performance pourrait être associée à la recherche d’un cadre de travail, d’action!
La performance serait la création de valeur ? l’innovation?
La performance , pas une mais plusieurs. Quelles sont les différences elles, entre les pays?
A quel moment on arrête de mesurer la performance pour la trouver???
Est-ce que les performances s’annulent entre elles ? ( ex économique et écologique)
A quoi sert l’entreprise qui n’a pas de performance?!?!
La performance n’est-elle que le résultat? Elle est au bénéfice de qui?
il y a l’Objectif et en Chemin , qu’est-ce qui est le plus important?
Pourquoi s’attache t-on tant à la question de la performance? Est-ce une logique de contrôle dans laquelle nous sommes enfermés? Comment lâche-t-on prise? La Non Performance existe-t-elle?
Au fait, quelle est la vision de l’Homme et la Société derrière la performance? Quelle performance mettre en perspective aujourd’hui?
quelques expressions:
 » on doit être handicapé pour être performant »
« le plaisir de réussir dans la performance »
Quelques liens 
Le thème 2015  doit pouvoir faire avancer toutes ces questions en croisant des regards aussi divers que possible: chercheurs en économie, philosophie, scientifiques, associations, organisations collectives, chefs d’entreprise, dirigeants,étudiants,… voire des citoyens…vous êtes intéressés? Rejoignez nous pour chahuter ce mot, cette notion, cet sorte d’absolu. Que vous soyez à Lille ou ailleurs nous pouvons échanger, partager et nous nourri des uns et des autres sur ce thème. Nos outils numériques rendent accessibles et actifs en temps réel.

Quand la femme entreprend

A l’occasion de la semaine de l’entrepreneuriat au féminin du 13 au 18 mai en France, j’avais envie de faire réagir 11 femmes sur cette expérience qu’elles vivent au quotidien. Elles sont de profils différents, indépendantes, chefs d’entreprises ou au stade de la création. Ce sont leurs regards sur l’entrepreneuriat qui m’intéressent, leurs convictions et la manière dont elles traduisent leurs valeurs dans l’exercice de leur métier de dirigeante. Leurs témoignages sur la Globosphère est une illustration concrète sous leur angle de vision de ce qu’est « Le Business sous un autre regard », celui d’une femme accomplie dans ses différentes missions. Cette semaine nous démarrons avec Valérie et Zehira .


valerie-blanchot-courtoisJe vous laisse découvrir l’interview de Valérie Blanchot Courtois, 
polytechnicienne, docteur en sciences, basée à Nice.

Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? et l’entreprise que tu diriges ?… Si j’essaye de résumer mon parcours professionnel en une phrase, je dirais que j’ai développé en 26 ans une expertise pointue en management de l’innovation responsable, que ce soit dans un contexte de laboratoire de recherche, de grand groupe, de PME et de start-up, dans l’enseignement supérieur via mon implication dans SKEMA Business School, et dans le milieu associatif. Mon parcours se décompose en 3 grandes périodes, qui se chevauchent les unes les autres :

  • Une douzaine d’années dans la R&D et le management de la R&D ;
  • Une quinzaine d’années dans le management ;
  • Une dizaine d’années dans l’entrepreneuriat au sens large, y compris dans le milieu associatif.

J’ai fondé en 2004 Human Ventures, cabinet de conseil en management de l’innovation responsable. Human Ventures est une société de conseil et de formation dont la mission est d’aider les dirigeants d’entreprise à créer de la valeur économique, humaine et environnementale en libérant l’énergie de leurs collaborateurs.
Je fais du conseil stratégique auprès de dirigeants de business units de grands groupes, de PME, de patrons de start-up que j’aide à (re)penser leur stratégie et à identifier des relais de croissance, et à les mettre en œuvre. Je m’appuie sur un réseau d’une dizaine de consultants seniors dans des domaines connexes au mien.

Pourquoi choisir d’être entrepreneure ? Est–ce différent d’être entrepreneure vis à vis de son entourage ou vis à vis de la société ?… Le choix de l’entrepreneuriat m’est apparu comme une évidence à un moment de mon parcours professionnel. Une fenêtre d’opportunité s’est ouverte, j’ai regardé à l’extérieur via cette fenêtre, j’y ai vu un soleil masqué par une brume matinale ; j’ai à peine réfléchi et je me suis envolée … J’y suis toujours presque 10 ans plus tard. Choisir l’entrepreneuriat, c’est reconnaître que l’on a des convictions, une certaine vision du monde tel que l’on aimerait qu’il soit et une envie de tenter d’apporter sa contribution à ce monde en changement par son énergie, ses compétences, sa capacité à convaincre, à transformer l’essai dans la durée. Etre entrepreneure, c’est s’assumer et assumer sa différence. C’est accepter de ne pas être dans une case. C’est se construire, se déconstruire et se reconstruire au quotidien. C’est douter pour mieux créer. C’est donner inlassablement son énergie au service des autres, de ses clients,  et de ses parties prenantes.

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ?   « Le but, c’est le chemin » (Goethe). L’essentiel est d’avoir des convictions, de les mettre en œuvre au quotidien et de s’y tenir. Il faut voir loin, et avancer pas à pas malgré les embûches et les difficultés. Apprendre de ses échecs et toujours rebondir. La clé de la réussite de l’entrepreneuriat, c’est sans doute d’y croire suffisamment pour avancer sans relâche mais avec suffisamment de recul pour éviter de s’enliser et préserver à chaque étape son énergie vitale. Sans énergie, il n’y a pas d’entrepreneur, ni d’entrepreneure.

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? As- tu le sentiment de réussir à les respecter au quotidien? … Le respect, de soi, des autres, du monde, comme principe fondamental. L’humilité. Le droit à l’erreur, comme source d’enrichissement. Le doute, comme force vitale. L’ouverture. Le droit de tenter de transformer des rêves en réalité. La liberté de penser et d’agir.

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … L’entrepreneuriat est essentiel à la vitalité de l’économie d’aujourd’hui et au renouveau de l’économie de demain. Or, il n’est pas assez valorisé en France. On entend encore trop « il ou elle a entrepris faute de mieux ! ». On manque crucialement de ‘role models’ en France permettant de personnaliser l’entrepreneuriat dans ses multiples facettes, et tout particulièrement de ‘role models’ féminins. Quand arriverons-nous à valoriser l’échec comme source d’apprentissage plutôt que d’ostraciser ceux qui en sont à l’origine ? La clé est dans l’éducation ; nous avons tous un rôle clé à jouer, en tant que parent, enseignant, professionnel pour accompagner la jeune génération dans la voie de la création et de l’entrepreneuriat.

Quelles recommandations souhaites-tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ? … Avant tout écouter votre ‘petite voix intérieure’ et ne pas hésiter à vous lancer quand vous sentez que le moment est venu. Avant cela, se préparer en développant votre réseau relationnel et en le cultivant. Toujours partir d’un besoin non satisfait pour lequel vous pensez pouvoir apporter une solution. Ne pas partir seul. Bien choisir ses associés car s’associer en affaires, c’est se marier professionnellement parlant. Voir grand et voir loin. Ne jamais se décourager et se faire aider par ses pairs.

Merci Valérie pour ce partage d’expérience et de sagesse.

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Voici le témoignage de Zehira Telion, diplômée d’école de commerce, jeune chef d’entreprise, basée dans la région de Valenciennes.

Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? et l’entreprise que tu diriges ?    Issue de la grande distribution puis des services aux particuliers et aux entreprises, j’ai toujours créé ou participé à la création de nouveaux postes, de nouvelles Business Units. Fille d’entrepreneur, expatriée pendant 5 ans pour créer un centre de relation client outsourceur, j’ai eu envie de CREER à nouveau pour moi, pour les clients que j’ai choisis, en mettant à disposition les savoir-faire construits pendant 15 ans dans les domaines des RH , de l’organisation et de la qualité. Ainsi, j’accompagne aujourd’hui des entreprises, dont je partage les valeurs, dans leurs problématiques de développement de compétences et organisationnel : Recrutement, Evaluation de Compétences, Formation et Définition et Mise en œuvre de leur stratégie RH, Organisationnelle et Qualité.

Pourquoi choisir d’être entrepreneure? … Pour créer de la valeur ajoutée ! Partager des savoirs, savoir-faire ! Etre libre de choisir des projets qui ont du sens au regard de mes valeurs, des valeurs des entreprises clientes.

Est–ce différent d’être entrepreneure vis à vis de son entourage ou vis à vis de la société ? … Vis-à-vis de son entourage : l’entourage qui a vécu l’aventure de l’entrepreneuriat donne le sentiment d’avoir ainsi rejoint un « groupe à part », qui a vécu une ou plusieurs expérience(s) unique(s) en leur genre. Cet entourage se montre d’un coup très apporteur de conseils, de soutien, de provocations constructives pour contribuer à faire avancer le projet. L’entourage qui ne connaît pas cette expérience, ni directement ni par le biais d’un proche, semble plein de préjugés et d’incompréhension. Les échanges autour de la vie professionnelle sont devenus moins nombreux, moins riches. Des clichés demeurent sur le chef d’entreprise « vénal »…, et d’autres sur le fait qu’une femme chef d’entreprise c’est d’abord une femme…et l’entreprise ne semble devoir être qu’un « jouet »…C’est d’ailleurs chez les autres femmes que cette perception est la plus vive…

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ? … La CONGRUENCE du projet d’entreprise et de son projet de vie : valeurs, équilibre familial : première clé pour être un chef d’entreprise épanoui, heureux, prêt à affronter les bourrasques. Pour réussir son projet ensuite : pertinence du Business Plan en amont, puis pilotage rigoureux de sa trésorerie à court, moyen et long terme. Point essentiel : se faire aider, accompagner pour préserver sa prise de recul, sa créativité. Un facteur clé pour moi : considérer le marché et les concurrents comme favorables et jouer la complémentarité tout autant que  la différenciation : mes concurrents sont avant tout des partenaires, voire des clients !

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? … Etre Soi-même ! Etre enthousiaste et loyale : c’est dans la difficulté que l’on apprend le plus, c’est dans la différence que l’on construit la tolérance !

 As-tu le sentiment de réussir à les respecter  au quotidien? … Sans problème…mais cela a un prix. Il y a des prospects avec lesquels je choisis de ne pas travailler ou de limiter le travail …c’est ma première liberté de chef d’entreprise. Je pense que c’est le fait même de faire vivre ces valeurs qui me permet de fidéliser 100% de mes clients ! Ils savent que je les ai choisis, qu’ils peuvent compter sur moi pour aller au bout de leurs problématiques, même s’ils sont « coincés » sur le plan budgétaire : nous construisons les solutions ensemble.

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … Des idées, des concepts, nous en avons. Des structures d’aide à la création aussi…certaines plus efficaces que d’autres selon le contexte de la création, le profil de l’entrepreneur. Comme pour une prestation de service quelconque, il faut prendre le temps de définir son besoin et de sélectionner ensuite la bonne structure. Par contre, que de freins au niveau des banques pour les femmes notamment…: pas besoin de financer un BFR, notamment s’il est lié à la rémunération de la dirigeante : son conjoint fera « bouillir la marmite » !! Autre point sur le financement des entreprises, la mise en place de la BPI gèle aujourd’hui tous les dispositifs publics ou parapublics de contre-garanties, comment permettre dans ces conditions de poursuivre le développement de l’entrepreunariat ?

Bref, si des structures d’aide existent, le nerf de la guerre que constitue le financement des entreprises me semble encore extrêmement complexe à gérer et donc peu favorable au développement d’une vraie culture entrepreneuriale en France. La volonté politique est-elle là véritablement ?

La France me semble être un terrain peu propice à l’entrepreneuriat dans sa culture même. L’aventure est souvent vue comme trop risquée, trop lourde en investissement temps….Un conseil de lecture : « Capitalisme et Protestantisme » de Max Weber.. : permettra de mesurer toute la différence culturelle entre les USA et la France sur le sujet!

L’entrepreneuriat au féminin, un petit constat : les femmes ont également du mal à se mobiliser pour construire leur réseau et perdent ainsi en visibilité sur le marché. Elles perdent aussi, je pense, en échanges qui leur permettraient de donner d’autres dimensions à leurs entreprises.

Quelles recommandations souhaites-tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ?

  1. Définir son projet de vie puis son projet d’entreprise
  2. Se faire accompagner
  3. OSER !

Zehira, merci pour cette sincérité et ce partage de convictions.

A la lecture de ces deux interviews, vous aurez noté que Valérie et Zehira sont des femmes engagées et qui assument leurs propos avec le souci de transmettre des valeurs de vie et de partager leurs opinions. Merci à vous deux, j’ai pris beaucoup de plaisir à vous lire.

Caroline VALENT

Doit-on encore considérer qu’ «échouer» est le contraire de «réussir» ?

Comme beaucoup, je lis, surfe sur la toile, découvre des billets de « bloggeurs-entrepreneurs » qui partagent convictions et expériences… Car oui, le web a apporté cette nouvelle façon d’entreprendre : le fait de partager son aventure entrepreneuriale sur la toile dans le but qu’elle serve à d’autres. Chacun peut désormais partager son regard sur les choses…
Parfois la lecture d’un de ces articles déclenche chez moi une réflexion, une interrogation qui me donne vie d’écrire à mon tour… Et parfois même, la réflexion m’amène à écrire sur un sujet bien différent de celui qui a provoqué mon intérêt au départ… Ainsi va la vie… Il faut savoir se laisser porter, écouter ce que nous nous dit la vie et regarder ce qu’elle nous montre.

10320Mais comment voir les signaux que nous envoie la vie quand le temps file, que l’on a un business à faire tourner, que l’on stresse, «angoissé» par la peur d’échouer… voire même par celle de réussir ! Et oui, c’est aussi la peur de réussir qui nous empêche malgré nous de le faire…

echecDans les 2 cas, que l’on ait peur d’échouer ou de réussir, à défaut de pouvoir en parler de vive voix avec votre entourage (qui d’ailleurs ne comprend pas toujours vos craintes), on peut justement se « poser » pour surfer sur la toile et se laisser guider de clic en clic. Beaucoup d’entrepreneurs, chefs d’entreprises ou dirigeants, partagent sur le net et ceux qui le font, le font souvent dans le but d’encourager le lecteur… lui permettre de faire le tri dans ses pensées parfois embrouillées, parce qu’ils ont vécu cette étape.

shutterstock_65500483« Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme » – Winston Churchill… Oui, mais pas que ! Si ?
Nous pourrions donc nous demander : Qu’est-ce que le succès ?
Des millions d’euros de bénéfices pour votre business ? Agir dans notre business pour défendre nos convictions ? Rester fidèle à ce que nous sommes ? Savoir qui nous sommes ?… La liste peut s’avérer être sans fin, je le crains. A chacun ses questionnements et ses réponses.

Aussi aujourd’hui, parce que j’ai rassemblé quelques liens sur ce thème, je les partage avec vous en imaginant qu’ils vous seront peut-être utiles.

Sur le blog Le luxe d’être soi : 6 leçons de business que la vie m’a apprises nous rappelle que mener son business encore plus loin que ce que nous l’espérions c’est : « Se recentrer sur l’essentiel,  ne compter que sur soi, travailler avec son cœur, se fier à son intuition,  écouter avec ses yeux et ne pas avoir de regret ».
Sur le même blog encore : 4 conseils pour réussir sans se trahir nous conseille de « re-définir notre vision de la réussite, d’arrêter de se comparer et de s’auto-flageller, de parler moins et d’agir plus et de savoir se remettre en question », ou, autrement dit d’avoir « + de charisme, + d’estime de soi, + de crédibilité et + de capacité à gérer le stress » 

Steve jobsSur le blog Libres et heureuxComment dépasser la peur d’échouer, et réaliser ce qui est le plus important pour vous ? nous invite à réfléchir à ces 3 questions : « Que se passera-t-il si j’échoue ? Que se passera-t-il si je ne fais rien ? Que se passera-t-il si je réussis ? » en citant notamment Steve Jobs  :
« Se souvenir que vous allez mourir un jour est la meilleure façon d’éviter le piège de penser que vous avez quelque chose à perdre. Vous êtes déjà nu. Suivez votre cœur. »

70dcc6eaba1a04ea1bb1e74739e91b46cSur entrepreneur.com, vous trouverez « Les 5 mentors que devrait avoir tout entrepreneur » :
« – Un ami qui a su avant vous que vous alliez créer votre propre affaire,
– Une personne avec qui vous pouvez échanger sur les compétences communes où vous devez encore apprendre,
– Un collègue avec qui vous n’aimez pas travailler,
– Une personne qui a exactement des compétences opposées aux vôtres,
– Un ami qui a toujours su que vous seriez entrepreneur.»

Sur lenpretriselexpress.fr, Les 10 piliers de ma prochaine vie d’entrepreneur partage comment un entrepreneur analyse, avec un an de recul, la faillite de son entreprise, tout en confiant qu’il est quand même prêt à recommencer.

Sur le thème d’apprendre de ses échecs, La conférence FailCon organise régulièrement des conférences où entrepreneurs et financiers étudient les raisons de leurs échecs et ceux des autres. Les vidéos sont à découvrir ici.

De façon plus générale, sur le site du Gardian :  »le Top 5 des regrets les plus courants que l’on a en fin de vie » pour peut-être nous aider à recentrer nos priorités pour ne rien regretter…

Bonnes lectures !

Si vous aussi vous avez des articles qui vous ont inspirés et/ou soutenus, n’hésitez pas à les partager avec nous !

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

sources images : khaledelhage.com, devoir-de-philosophie.com, desmentorspourentreprendre.com, moncoachsport.fr, etre-riche.fr

La France aime-t-elle ses entrepreneurs ?

Ceux qui ont fait le pas d’entreprendre,  créer leur entreprise,  reprendre une entreprise,  le savent : c’est une aventure incroyable et en même temps si particulière…

Lorsque que vous devenez entrepreneur, chef d’entreprise, le regard posé sur vous change… Avec parfois en background, l’inconscient collectif français qui ne sait pas forcément sur quel pied danser… Car vous êtes devenu « Chef » d’entreprise, vous êtes « patron », il se peut même que « vous exploitiez des personnes pour vous faire de l’argent sur leur dos »… Et selon votre statut d’entrepreneur, vous constaterez aussi rapidement que créer son entreprise signifie payer des charges, parfois avant même d’avoir commencé à gagner de l’argent, et qu’il vous faudra quelques temps (plus ou moins longs) avant de pouvoir en vivre… C’est alors que la question : « La France aime-t-elle ses entrepreneurs ? » peut vous traverser l’esprit… Et c’est la question à laquelle la UP Conférence du 18 avril prochain tentera de répondre.

La France et ses entrepreneurs sont-ils en désamour ? Pour sa 2ème édition les UP Conférences mènent l’enquête sur le sujet en tentant de répondre à des questions comme :
« Quelles mesures faudrait-il engager pour encourager la création d’entreprise ? Comment limiter les risques et la peur de l’échec, véritables brides à l’entrepreneuriat ? Quels seraient les outils pour réhabiliter l’image de l’entrepreneur ? Que faut-il attendre du choc de simplification, destiné à diminuer les lourdeurs administratives ? Enfin, comment réduire la profonde fracture typiquement française entre l’opinion publique et ses entrepreneurs ? »

Je ne pourrai pas assister à cette conférence… Alors si vous y aller, n’hésitez pas à nous faire un retour pour en faire profiter les lecteurs de « La Globosphère BEEZ&CO, le Business sous un autre regard ». Pour vous inscrire, c’est ici !

BEEZ&CO

Tous les jours, elles créent, agissent et font avancer le monde

Nous vous avons parlé lundi de la journée de la femme digitale qui a lieu demain, jour consacré à la Femme, au niveau international.

Avec un jour d’avance par rapport au calendrier, nous avons eu envie de remettre en lumière certaines des femmes dont vous vous avons déjà parlé sur ce blog, une occasion de les (re)découvrir…

Tiffany Shlain, qui nous encourage à partager « all over the world » nos décisions et convictions,

Barbara Pagnier, qui a lancé son activité autour de la décoration et de la récup’,

Sandrine Dovergne, chargée des partenariats avec les entreprises au Colisée Théâtre de Roubaix,

Sophie Mayeux, photographe passionnée qui nous montre la « beauté » des femmes remarquables du Nord,

Florence Servan Schreiber, qui diffuse la science du bonheur,

Claire Cano, co-fondatrice de LuckyLoc où l’on vous propose de ramener des véhicules de location à leur lieu d’origine pour 1€,

Jennifer Siebel Newsom et Geena Davis, qui agissent pour changer l’image de la femme dans les médias aux Etats Unis,

Sandra Reinflet, écrivain, auteur – compositeur – interprète, photographe, voyageuse qui nous a fait le plaisir d’être notre « autre regard » lors de la 1ère Journée BEEZ&CO,

Clara Gaymard, Présidente GE France, qui a partagé avec nous son regard de dirigeant lors de la 1ère Journée BEEZ&CO

Isabelle Decoopman, Docteur en Sciences de Gestion, Professeur et Chercheur au sein de SKEMA Business School

Karin Boras, auteur de «Développement Durable, l’avenir des PME»

Aude de Thuin, créatrice entre autres du Women’s Forum for the Economy and Society et du forum Osons La France

Sandra Le Grand, créatrice de CanalCE, auteur de « Entreprendre : un peu, beaucoup, passionnément »

Isabelle Deprez, créatrice et directrice scientifique du programme « Femmes et dirigeantes » à ESCP Europe
Et nous en oublions sûrement beaucoup ! Vous avez été tellement nombreuses à nous inspirer, nous soutenir, vous investir et venir enrichir la communauté BEEZ&CO !

A toutes Merci et Bravo !

Et juste pour terminer cet article et un peu jouer notre rôle de « poil à gratter »…
Ne devrait-on pas fêter les femmes, les hommes, les êtres humains (en somme) tous les jours de l’année ? :)
C’est promis dans les 364 jours à venir, on vous parlera aussi d’hommes qui agissent, bougent et changent le monde…

L’équipe BEEZ&CO

Entreprendre en France… et s’exporter à l’étranger ?

Le saviez-vous ? Cette année, le salon des entrepreneurs fête ses 20 ans !

Effectivement hier et aujourd’hui au Palais des Congrès, Créateurs et Dirigeants d’entreprises exposent, débâtent, assistent à des conférences, agrandissent leur réseau… Pourrait-on se permettre de dire que cet événement est devenu incontournable, voire même qu’il « consacre » certains entrepreneurs ?

Je pense par exemple à Michel et Augustin, marque créée en 2004, Trublions du goût, comme ils aiment le dire, à la communication novatrice, ils ont plus que fait leurs preuves… Et Augustin PALUEL-MARMONT, Co-fondateur et Directeur général de Michel & Augustin, dont voici les 5 conseils qu’il adresse aux jeunes entrepreneurs, donne conférence au Salon des Entrepreneurs pour défendre l’idée : « If you can dream something, you can make it happen »… beau programme !

Et justement : « Make it happen » aux USA, c’est la mission que se donne NETVA… NETVA  pour « New Technology Venture Accelerator », est un programme (initié par l’ambassade de France aux Etats-Unis) de préparation et d’immersion sur les marchés américains des hautes technologiques destiné aux Jeunes Entreprises Innovantes (JEI) et à l’occasion du Salon des entrepreneurs NETVA lance l’appel à candidatures 2013, avec un atelier où les intervenants, très impliqués dans les éditions précédentes (manager, sponsors, anciens lauréats, formateurs), présentent le programme et sa réussite.

Echange avec Adrien Destrez (Deputy Scientific Attaché – Office for Science and Technology – Consulate General of France in Boston) :

« La première édition a été mise en place en 2010 par le poste de Boston de la Mission pour la Science et la Technologie (service de l’ambassade de France aux Etats-Unis) après une version-test réussie en 2009. L’objectif était de faire bénéficier les atouts de l’écosystème entrepreneurial de Boston, un des plus dynamique au monde, à de jeunes entreprises innovantes françaises en phase d’internationalisation. Ainsi, les entrepreneurs français sélectionnés se voyaient offrir l’opportunité d’approcher le marché et surtout les partenaires technologiques américains afin d’assurer leur avenir ou leur développement. La priorité était donnée aux jeunes entreprises issues du systèmes académique et scientifique (université, écoles, organismes de recherche, etc.) ou d’incubateurs, de pépinières ou de technopoles.

Avant d’envoyer nos entrepreneurs sur le territoire américain, bien différent de l’Europe et à fortiori de la France, il était essentiel de les former aux us et coutumes entrepreneuriales locales. Ainsi, une formation de deux jours était dispensée à Paris, deux mois environ avant la semaine d’immersion aux E.U. Les entrepreneurs pouvaient alors bénéficier de conseils d’experts et de consultants français et américains sur la manière d’approcher le marché des hautes technologies aux E.U. Ils bénéficiaient aussi de conseils personnalisés à leur entreprise. En 2012, une troisième journée s’est ajoutée au programme, destiné aux candidats non sélectionnés et aux entrepreneurs français en général. Avec près de 200 personnes, cet événement a montré l’intêret des entrepreneurs français pour les E.U. 

A la suite de ces journées de formation, chaque entrepreneur lauréat bénéficie du suivi personnalisé d’un mentor unique qui l’accompagne jusqu’à sa venue sur le territoire américain et assure sa mise en relation avec les acteurs clés.

L’immersion aux E.U. était initialement limitée à Boston mais San Francisco, pour sa proximité avec l’écosystème le plus dynamique du monde, la Silicon Valley, s’est greffé au programme en 2012. Durant une semaine intense, les entrepreneurs bénéficient de rencontres personnalisées avec les acteurs clé (organisées au préalable par l’équipe NETVA), de participation à des énévement majeurs (comme MassChallenge, la plus grande « business plan competition » du monde) et des séminaires de préparation et d’optimisation de la stratégie d’approche des marchés américains (sous forme de « workshop » tous les matins, par des consultants/experts locaux qui apportent une formation vraiment unique et presque introuvable en France).

Les retours des lauréats sont jusqu’ici très bons. Généralement, ces derniers ne s’attendent pas à ce qu’il leur arrive, certains parlent de « claque professionnelle » tellement la manière de faire du business aux E.U. est plus franche et dynamique qu’en France. Si certaines retombées sont mesurables, avec des contrats et des partenariats scientifiques signés au terme de la semaine, c’est plus l’effet d’accélération qui est important ici. Pour des startup en biotechnologie par exemple, le développement (phase de recherche, phase pré-clinique, phase clinique, demande de mise sur le marché, commercialisation, etc..) est extrêmement longue (généralement plus de 10 ans), et c’est là que NETVA peut vraiment apporter de l’aide à la startup en mettant en relation avec des partenaires prestigieux comme la Harvard Medical School en 2012, par exemple.

Une chose importante à garder à l’esprit : NETVA n’est pas un programme de business-développement mais un programme de formation et d’exposition pour les JEI présentant un grand potentiel à l’international.

Après 3 éditions, le programme a gagné en maturité et en visibilité, grâce à des partenaires de haut niveau (Microsoft Bizpark à Paris met à disposition ses prestigieux locaux et une équipe logistique pour l’événement de formation en France). L’extension à San Francisco a fait doubler le nombre de candidatures (de 30 à plus de 60 en 2012). Nous sélectionnons maintenant 5 candidats pour Boston et 5 pour San Francisco. Nous touchons aussi plus de monde avec nos outils de communication (plus de 100 000 personnes). »

Les candidatures sont possibles jusqu’au 7 avril 2013, ça vous tente ?

Tous les renseignements sont sur leur site et ici leur présentation vidéo.

And don’t forget : « If you can dream something, you can make it happen » :)

 

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

La transparence sur les salaires, ça paye !


Livre de ConteSi je vous raconte une histoire qui commence par :
« Il était une fois une organisation, basée sur la transparence et la confiance qui, une fois par an, affiche les salaires de ses 250 collaborateurs…,
une organisation qui publie tous les mois en interne les résultats de ces filiales,
une organisation dans laquelle parler d’argent est simple et motivant et ne génère ni tension, ni résistance… »

De prime abord, ça ressemble à une fiction, tournée dans un pays fort fort lointain !

Loin d’être un conte pour endormir les enfants, c’est l’histoire vraie de l’entreprise THERMADOR, publiée dans la revue MANAGEMENT (novembre 2012) qui nous interpelle et bouscule les modèles d’organisation des managers et entrepreneurs que nous sommes.

C’est le pari qu’a fait en 1968 cette PME française, spécialisée dans la distribution de robinetterie, de matériel de plomberie et de chauffage.
Aujourd’hui, plus de quarante ans après, l’entreprise affiche une belle performance : les salariés-actionnaires sont satisfaits de leurs salaires supérieurs de 20% aux standards du marché, impliqués et responsabilisés dans la chasse au gaspi et aux dépenses inutiles, mobilisés individuellement et collectivement sur la performance de l’entreprise.

Innovation ? Révolution ? Exception ? Peu importe.

Une fois la surprise passée, il est intéressant de voir qu’un modèle de gestion d’entreprise née juste après Mai 68, à contre-courant des modèles existants, se révèle pérenne et efficace, sur beaucoup de domaines : économique, humain, développement durable…

Ils ont osé et ça a marché !

Marie-Anne GIROULT

La chance… facteur de réussite ?

Pour débuter cette 3ème semaine 2013, j’ai envie de vous inviter à écouter les propos de Philipe Gabilliet, @gabilliet, la chance facteur de réussite. Professeur à ESCP Europe, il est aussi Président de la Ligue des optimistes en France, qui fera le sujet d’un de mes prochains articles. Je ne connais pas personnellement Philippe G., mais la semaine dernière à deux jours d’intervalle son nom a été cité dans deux contextes différents… le pouvoir de la connexion entre individus… Est-ce de la chance ?

Dans un contexte de « r-évolution », cela me semble pertinent de s’inspirer de sa réflexion.

A vous de voir

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Caroline VALENT

E-CO-SYSTEME – épisode 2

Innover en alliant réflexion intellectuelle et expérience terrain. Hier, nous expliquions que le thème de réflexion que propose BEEZ&CO en 2013 sera l’Ecosystème. Nous partagions la complexité d’un tel sujet. Et nous évoquions le défi que nous avons décidé de commencer à relever la semaine dernière avec une vingtaine de personnes aux sensibilités et expertises différentes,  théoriciens et praticiens. Le groupe dont je vous parle, nous l’appelons « La Quadrature du Cercle ». Il est constitué d’une « bio diversité » d’experts. Ce cercle de reflexion est plus qu’un Think Tank aujourd’hui. « La Quadrature du Cercle » s’en inspire dans sa démarche d’ouverture et d’indépendance ainsi que sa volonté de publier le contenu réfléchi. Elle recherche surtout à développer la « connaissance par la réalité » pour la mettre au service des décideurs.
Le challenge est de faire œuvrer théoriciens (intellectuels de différents domaines d’expertise) et praticiens (décideurs de différentes typologies, experts de la réalité du terrain) ensemble afin de produire un projet de  réflexion cible par la technique du questionnement (posture intellectuelle). Et on se laisse imaginer que La Quadrature du Cercle puisse aller jusqu’à accompagner sa mise en application… mais ce sera l’histoire qui nous le racontera. BEEZ&CO veut valoriser la connaissance en la rendant la plus applicative possible. BEEZ&CO veut inspirer, nourrir, et être un outil au service des décideurs afin qu’ils vivent leur propre changement. La rencontre entre la Quadrature du Cercle et les décideurs  se fait au travers de séances de co-réflexion en amont des ateliers de « Controverses ». Les ateliers permettent de co-produire des raisonnements nouveaux au point de changer de paire de lunettes et de revoir ses propres paradigmes. Ils ont pour objectif de livrer un ou plusieurs projets cibles pour les décideurs. Pas de solutions, ni de théories uniques, mais un principe de co-réflexion et de co-production d’un projet ou plusieurs cibles afin de ne pas perdre le sens du concret, celui du terrain. La première édition de ces ateliers de Controverses est prévu en 2013 lors de notre prochaine journée BEEZ&CO en juillet.

Le fruit des premières co-réflexions : L’écosystème est un beau sujet, une belle déclinaison et une richesse de questionnements qui nous amènera certainement à pousser le sujet au delà de 2013. Alain M. et Maxence M. ont témoigné de leur expérience et de leur analyse faisant part de l’importance de l’altruisme comme moteur du mouvement, de la dynamique. Pierre D. et Isabelle D., en confrontant leurs travaux d’expertise se rendent compte du point de convergence entre les systèmes d’organisation et le système de leadership. A les voir aux tableaux challenger leurs propres schémas, on ose imaginer l’émulation intellectuelle que peuvent provoquer nos expériences de la « connaissance par la réalité » dans le cadre de nos ateliers de « Controverses ». A chaud, nous retenons quelques mots : vision, situation, leadership, altruisme, individu, collectif.

Réfléchir sur le sujet écosystème demande d’abord de définir cette notion ;  pas aussi simple notamment en comparaison des notions de réseau et de communauté. Nous avons partagé que nous sommes naturellement tous dans un écosystème. Nous avons parlé en amont sous l’expression de « Le Business sous un autre regard » de modèles d’organisation et de création de valeurs  pour traduire la notion de Business. Chekib G. a même résumé sa propre définition du projet BEEZ&CO « comment arriver à trouver le bonheur dans le business », faisant rebondir Isabelle D. sur la question de la capacité d’adaptation des entreprises/modèles d’organisation à créer de la valeur autrement, qui fut une des conclusions dIsam S.  L’enjeu serait de savoir l’identifier et de savoir l’utiliser afin de créer une chaîne de valeurs. Le sujet doit être justement positionné et apporter un intérêt certain pour des décideurs.

Nous retenons  qu’il sera important d’utiliser la partie conférence afin d’exposer le sujet et de guider sa compréhension (donner une grille de lecture) et d’orienter le sujet afin d’être réellement agitateur. La prise de conscience de l’écosystème, comment être un acteur actif (ne pas être là pour subir)  semblent être des pistes pertinentes. La rente relationnelle (notion  utilisée par les chercheurs en stratégie et management des organisations) sera certainement un des enjeux de réflexion et de questionnement afin d’aborder comment un écosystème (une valeur de partage) peut ou pas être un générateur de valeurs ?

Parler d’écosystème implique de confronter écosystème naturel (comme Aurélie D. le précisait « ce qui perpétue la vie ») à écosystème artificiel (pour reprendre les mots de Patrick B.) celui qu’on modélise afin de développer notre « business » d’affaires, créer de la valeur. Nous avons poussé la réflexion jusqu’à parler de « coopétition » notion citée par Marie Anne G. en écho d’un exemple de modèle inspiré de l’écosystème des fourmis dans le cadre de l’entreprise française Air Liquide évoqué par Florence R.. Est-ce que l’écosystème est une stratégie ? ou est un état de fait ? Doit-on savoir dans quel écosystème nous évoluons ? Est-ce cela l’enjeu ? Comment un écosystème va diffuser, rayonner ? Et l’écosystème est-il un super réseau ?

Aborder le  sujet écosystème n’est pas tâche facile, il provoque la controverse et pousse au questionnement. Ce que nous avons vécu cette semaine est sans doute la situation que nous avons envie de provoquer auprès de décideurs dans nos ateliers  »Controverses » en juillet 2013. A l’issue des 3 commissions de co-réflexion de décembre, la Quadrature du Cercle va se réunir à nouveau en janvier afin de choisir l’angle d’approche qui sera retenu lors de la première édition.

Vous l’avez compris, BEEZ&CO veut prendre sa place dans les acteurs du changement. Il veut défendre l’idée que le business  (la création de valeurs) peut être développé autrement et que chacun d’entre nous est acteur du mouvement, de la dynamique de développement s’il prend conscience de l’écosystème dans lequel il évolue et fait appel à sa capacité d’adaptation et d’interactions, qui en fin de compte est naturel. Il suffit de réveiller nos sens. BEEZ&CO se veut être un projet fédérateur, indépendant et actif. Sa raison d’être est le travail en réseau (par la connexion) , la création d’interactions (par la co-réflexion) , la création d’une communauté réelle et virtuelle d’individus convaincus et prêts à vivre le changement,  à porter d’autres paires de lunettes, afin de voir le monde qui nous entoure de façon globale. BEEZ&CO défend une forme de leadership reposant sur l’action de l’individu sur le collectif et inversement… le « CO ».

Merci à Isabelle Deprez, Pierre Daniel, Maxence Brachet, Alain Mahieu, Isabelle Decoopman, Isam Sharhour, Chekib Gharbi, Sandrine Dovergne, Florence Roussel, Nathalie Menet, Patrick Blancke, de vos éclairages de fin d’année. Ils seront la lumière qui guidera nos propositions concrètes en 2013 et au delà …

Et vous chers lecteurs, si le sujet vous interpelle, attise votre curiosité, déclenche une envie de participer car vous avez des réflexions à partager, nous sommes en attente de votre connaissance, de votre expertise, et serons heureux de vous compter parmi La Quadrature du Cercle… virtuelle ou réelle.

A suivre…

Caroline VALENT

E-CO-SYSTÈME – épisode 1

Ecosystème, Business sous un autre regard ?  En cette période de fin d’année, BEEZ&CO lance un pari pour 2013. Après le thème de « La force de la relation, génératrice de valeurs » traité sous un format de conférences et de tables rondes en juin, nous avons décidé de lancer la réflexion et la controverse sur le sujet Ecosystème, en 2013. Nous donnerons rendez-vous en cours d’année afin de partager et de faire bouger les lignes de pensée de chacun sous l’angle « E-CO-SYSTEME ». L’objectif est de se confronter au questionnement que provoque ce sujet : vaste, large et d’interprétations diverses… mais dont les enjeux multiples et importants sont utiles pour comprendre notre époque, car ils soulèvent également des questions autour des sujets réseau, communauté, valeur de partage, rente relationnelle, sans parler des interactions entre individus et de la co-construction. Lors d’une séance de préparation, la semaine dernière, nous avons été plusieurs à mailler nos idées sur ce thème qui nous amène à nous interroger sur nos organisations et nos modes de fonctionnement entre individus ; entre hier, aujourd’hui, et pour demain… surtout. Faisant appel à nos différentes connaissances et expériences, nous avons tenté de démêler les fils de cette pelote, en explorant cette notion dont nous maitrisons plus ou moins son sens profond. Les échanges ont été riches, interpellants, chahuteurs et  provocateurs… c’est bon signe…

Continuer à évoluer dans son écosystème et le faire évoluer
Le thème a soulevé un certain nombre de questions, et quelques-unes essentielles, sur notre capacité en tant qu’individu à nous adapter face à notre environnement pour continuer à évoluer dans notre écosystème et le faire évoluer.

Nous étions une vingtaine de personnes de différentes sensibilités intellectuelles, et d’expériences variées, à nous prêter au jeu de la réflexion sur ce que peut être l’enjeu de l’écosystème pour notre développement. Nos réflexions croisées, dirigées sous l’éclairage de quelques experts pointus sur le sujet, ont montré que l’écosystème n’est en rien un modèle d’organisation mais qu’avant tout il est naturellement autour de nous. Et c’est là où tout se complique.

Depuis que le monde est monde,  notre écosystème naturel est le bio-environnement. Il crée un équilibre, il perpétue la vie. Et depuis, l’homme, s’inspirant de ses modèles, invente les écosystèmes d’affaires (1996 avec les théories de Moore…depuis d’autres théoriciens ont donné leur propre définition), en modélisant  nos organisations afin de créer de la valeur. Cette dernière mérite d’ailleurs d’être définie afin de traduire les différentes performances, pas seulement économiques. On parle alors de chaînes de valeurs.

Décidément, tout cela justifie réflexion et confrontation à la réalité pour tous ceux qui croient en l’importance et l’urgence de pousser ses propres raisonnements à une maturité de pensée sur les enjeux d’aujourd’hui et de demain, afin de créer de la richesse pour soi et pour tous. Alors suivez-nous! … Demain mardi, vous en saurez plus sur le fruit de nos co-réflexions.

Caroline VALENT