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Vous avez dit Performance?

Atelier de controverses sur le talent

Atelier de controverses sur le talent

Malgré un été maussade, alterné entre pluie et soleil, nous espérons chers lecteurs que vous avez bénéficié d’un espace-temps agréable et relaxant. C’est la rentrée…L’édition BEEZ&CO 2015 démarre…cette année sera encore différente.

Le mouvement avance selon vos idées, attentes et envies de réflexion, et d’actions, pour faire bouger les lignes …les siennes propres et celle de notre environnement…en quête d’une harmonie de développement de nos entreprises ou organisations…harmonie entre l’Individu que nous sommes et les mondes économiques,sociaux, culturels et scientifiques dans lesquels nous évoluons.
Nous donnons RDV le 8 septembre 18H-20H à l’espace La Fusée de Skema Business School (merci Déborah pour ton accueil). A cette occasion, nous lancerons le thème et les projets d’ateliers 2015. Chacun exprimera la manière dont nous pourrions pousser la réflexion: angle de réflexion ,technique d’animation ou encore association à une action. Certains ont déjà exprimé leurs envies cet été, d’autres pourront le faire ce lundi. Enfin, nous verrons ensemble l’organisation de nos prochaines rencontres et l’usage d’un outil collaboratif (grâce à Xavier de Bewe) que nous appelons Le DOJO, notre nouvel espace de partage à distance, dont cher lecteur tu peux aussi accéder si tu souhaites être actif dans notre mouvement et pousser la réflexion avec nous. Fais le nous savoir en nous contactant: contact@beezandco.com
Le thème 2015 est autour de la notion de  » performance »
En perspective de cette première rencontre de la rentrée, nous vous proposons l’introduction suivante …une simple inspiration pour lancer les idées, le débat…la controverse.
Cher lecteur n’hésite pas à nous faire par de tes commentaires voire référence de réflexion en commentaire de cet article
 
Nous sommes dans une phase de transition entre recherche de performance selon la logique de l’économie productive dont nous sommes héritiers (individu, organisation, environnement) et la recherche de contribution avec l’émergence de l’économie collaborative (pair à pair) dont nous sommes tous les « jeunes créateurs » grâce à internet (potentiellement ou déjà actif). Fourmis ou abeilles, la création de valeurs ne se situe plus au même endroit. Pour la première, elle est immédiate et directe, pour l’autre elle est diffuse et indirecte.
L’économie issue de la contribution soulève de nombreuses questions. Elle remet en cause les modèles actuels. Elle a autant de modèles émergents que de champs d’actions. Elle est macro et micro. Elle repose sur l’évolution des organisations: du vertical au transversal. Et quel avenir reposera sur quelles économies demain?

Réfléchir à la notion de Performancec’est aborder la question de  la création de valeurs  en sens large , sous d’autres formes telle que la Contribution (merci Chekib G de ton effet miroir) , et soulever la question de la  Prospérité (telle que Isam S me l’a exprimée en juillet, celle de l’Homme dans la société). 
Ce thème peut être le lien interactif entre « force de la relation génératrice de valeurs », « organisations en E-CO-SYSTEME, créatrices de valeur? » et « Talent, facteur X! ».
Le thème 2015  doit pouvoir faire avancer toutes ces questions en croisant des regards aussi divers que possible: chercheurs en économie, philosophie, scientifiques, associations, organisations collectives, chefs d’entreprise, dirigeants,étudiants,… voire des citoyens
 
Alors, cher lecteur rejoint-nous dans la conversation, même à distance tu peux participer comme nous à réussir notre transformation, la sienne propre et celle de ton environnement afin de continuer à nous développer en harmonie
Quelques sources pour nourrir sa réflexion:

Réalités et changements #1

Avant de clore cette année 2013, portons un autre regard en s’inspirant de quelques chiffres pour continuer à se nourrir et réfléchir, et pourquoi pas bouger nos propres lignes … Réalités & Changements,  une nouvelle invitation à faire bouger nos propres lignes de pensées.

3.image-réseaux-sociauxLes français internautes utilisent les réseaux sociaux de façon plus mature. 86% des internautes français sont membres d’au moins un réseau social (+4 points). 4,5 réseaux sociaux, c’est la moyenne d’utilisation des internautes français (+1). 44% des membres passent moins de temps sur le réseaux sociaux qu’en 2012. 60% des internautes craignent pour leurs données personnelles. Ils sont 63% des internautes français inscrits sur Facebook, 32% des internautes ont un compte Google+, 17% ont un compte Twitter.- source baromètre IFOP des réseaux sociaux en France.

3.-RS2013-usage-temps

Le crowdfunding a été à l’honneur cette année, un vrai virage de l’économie financièrecrowdfunding. 5 milliards de dollars seront collectés grâce au crowdfunding en 2013 soit 2X plus qu’en 2012. 1% est la part que représente le crowdfunding dans le financement mondial aujourd’hui. 50 euros le montant moyen donné par un internaute pour une campagne – source crowdfunding.org Massolution.com

kisskissbankbankKisskissBankBank, un exemple de plateforme : création en mars 2010, 8 millions d’euros  grâce à 160000 contributeurs en 4 ans, 56% taux de réussite des projets en 2013, commission de 5% sur chaque collecte et 3% de frais (50% du CA), chiffre d’affaires 2012 439000€ (1,05 millions prévus en 2013)

Forbes évalue le poids du crowdfunding à 1000 milliards de dollars à horizon 2020. Près de 100 millions de bénéficiaires du microcrédit dans le monde au bout de 30 ans-source Socialter N°1 octobre-novembre

Arnaud Poissonnier, Babylone témoigne

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 Caroline VALENT-@carolinevalent

L’expérience BEEZ&CO, un coup de pouce pour débuter ?

Dans le cadre de notre dernière année d’étude à l’Iteem, nous, Baptiste, Hugo, Louise, Cesar, participons au cercle de réflexion BEEZ&CO, La Quadrature du Cercle. Pour mieux comprendre la démarche d’apprentissage innovante qu’on nous propose, nous avons voulu recueillir le témoignage une jeune diplômée de notre école, Souad-Marie Assaad. Comme nous, lors de sa 5ème et dernière année d’école, elle a contribué à faire bouger les lignes autour des questions du développement des entreprises. Ce qui nous a intéressé était de comprendre sa lecture de son expérience et ce qu’elle lui a apporté, sachant que c’était la première année d’une telle expérimentation pédagogique entre BEEZ&CO et l’Iteem .

Pour commencer, Souad, peux-tu nous partager avec nous ta définition actuelle du business ? Le premier but d’un business, évidemment, c’est de ramener de l’argent et donc d’être rentable. C’est la première chose à avoir en ligne de mire. La seconde priorité est le management humain. En effet, même si la priorité première reste d’être rentable, je pense que la première difficulté est bien le management humain. Pour moi le business c’est donc aussi de l’organisation, interne et externe. On doit parler d’environnement et d’écosystème, parce qu’il est impossible selon moi de faire vivre un business en autarcie. Il faut donc prendre en compte les différentes variables telles que les salariés, les clients, les partenaires, les fournisseurs, les concurrents, etc…  Et pour finir, je pense qu’une grosse partie du business se fait évidemment en marketing.

Te considères-tu comme une business-woman ?

Selon moi, une « business woman » est une personne qui a une grosse part de responsabilité dans l’entreprise, et qui a un véritable impact décisionnel au sein de celle-ci. De plus, une business woman est quelqu’un qui est en contact avec le client, et qui ramène concrètement du chiffre directement ou indirectement. Pour répondre à la question, je pense que dire de moi que je suis une “business-woman” est pour l’instant un peu prématuré et de fait certainement prétentieux. Pour l’instant je n’ai pas fait mes preuves. Et, je considère que je suis un peu jeune pour prétendre à ce qualificatif. Pour le devenir, j’oriente mes choix vers des structures petites et moyennes pour apprendre et développer mes capacités de décideur. Le problème est que dans des grands groupes , tel que celui dans lequel je travaille actuellement , il existe  de “petits” postes qui ne font pas avancer les choses de façon significative, mais dont le travail est plus “complémentaire” et polyvalent.

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Tu as participé à la toute première expérience BEEZ&CO-Iteem dans l’objectif de construire ce qui devenu Les Ateliers de Controverses…Peux-tu nous expliquer sur ce quoi tu as travaillé? Le programme était en deux temps. Pour commencer nous avons travaillé sur la conception d’une offre innovante. Caroline Valent qui nous accompagnait dans ce programme a démarré sur une approche méthodologique marketing. Dans cette première partie elle intervenait en tant qu’experte en développement des entreprises, le métier qu’elle exerce en tant que conseil. Nous étions moins dans le contexte BEEZ&CO et plus dans une approche pédagogique apprenante sur un cas pratique, ce qui nous a permis de nous connaitre. Concrètement, nous sommes partis d’une entreprise existante et nous avons travaillé sur la conception d’une offre qui lui permettrait de grandir plus rapidement, d’innover. Par exemple, avec mon groupe de travail, nous étions partis de l’entreprise pimkie, et nous avons remis au goût du jour un concept produit de base qui  a lancé Pimkie à ses débuts: les chaussettes, les collants, les bas, etc… pour les filles, un peu à la manière “Calzedonia”. On s’était effectivement rendu compte que ce genre de produits était assez difficile à trouver, et faire un magasin spécialisé dans ces produits là était une bonne opportunité.

Nous avons dû remplir plein d’outils, issus des méthodes employées par le cabinet de conseil de Caroline, très utiles (dont je me sers d’ailleurs encore actuellement). Cette offre a été présentée à la fin d’une manière un peu plus originale qu’un simple business plan que l’on avait souvent l’habitude de faire : nous devions axer cette présentation sur le marketing et “faire rêver”, bref défendre notre « Killing idea »

table rondeDans une deuxième partie, nous avons organisé des rencontres avec des décideurs de tous types, dirigeants de grandes entreprises, chefs d’entreprise, créateurs. Nous les avons invité pour créer une discussion entre eux et nous sur le sujet 2013 choisi par le cercle de réflexion, l’écosystème. Egalement cela devait nous permettre de valider avec eux l’intérêt de proposer des Ateliers de Controverses sur ce thème. L’important dans cet exercice hors norme de ce qu’on peut vivre pendant 5 ans d’étude était de préparer un travail documentaire sur des thèmes de business modèle autour de la notion d’écosystème. Cet exercice nous a permis d’aborder des problématiques managériales avec des décideurs en direct.

L’exercice n’était pas simple. Le temps donné pour réaliser ces rencontres était court. Nous n’étions pas des experts en stratégie et management tel que Pierre Daniel qui nous accompagnait sur la partie rechercher documentaire sur L’écosystème. La difficulté est le degré d’implication de la part des dirigeants participants sur le sujet. Ils sont plus ou moins réceptifs à ce genre de problématiques posées de façon intellectuel. Au premier abord cela peut sembler éloigné de leur préoccupations quotidiennes. Selon le type de décideurs, il est peut-être difficile de les faire réagir. L’exercice d’animation est de ce fait compliqué. Et, notre propre implication pouvait être assez limitée. Nous devions nous répartir entre l’animation, la prise de vue caméra, les photos, les interviews et le scribe. Parfois nous pouvions avoir le sentiment d’être plus spectateur qu’acteur.

Si tu pouvais modifier quelque chose à cette organisation de rencontres avec des décideurs, que changerais-tu ? Je pense qu’il faut que l’on soit beaucoup plus participant dans le débat. Cela permettrait d’avoir une vraie réflexion de la part des étudiants. Le temps nous a manqué certainement pour avoir plus de recul et être ne maîtrise.

Ta post-expérience: cette rencontre avec BEEZ&CO t’a-t-elle fait grandir humainement parlant ?  Humainement, je ne sais pas. Après, je peux dire qu’elle m’a encore plus donnée goût au marketing. À ce niveau-là, Caroline (@carolinevalent) a une vision vraiment intéressante, elle organise des conférences Marketing&Business (@MetBLille) à SKema Alumni qui sont vraiment pas mal. Je vous conseille d’y aller, les intervenants sont souvent captivants. J’avais beaucoup appris aussi car elle nous avait présenté une étude d’Apple avec la théorie marketing de Steve Jobs. J’ai trouvé ça vraiment très bien. Toujours sur le plan marketing, si Caroline sent que l’on est réceptif, elle nous pousse à la réflexion et c’est vraiment enrichissant.

Maintenant, est-ce que l’expérience BEEZ&CO m’a fait grandir humainement, je ne pense pas! J’ai quand même terminé en stage en management des SI! (rires.)

L’expérience BEEZ&CO a-t-elle modifié ta vision du business ? Je trouve qu’en sortant de l’Iteem, on est déjà au courant de tout ça. C’est principalement en raison de la formation Ingénieur-Manager qui nous pousse déjà à remettre en question notre vision, à la “casser” en quelque sorte. C’est d’ailleurs ça qu’il ne faut absolument pas perdre au niveau de la formation Iteem.

Pour préciser ma pensée, je pense que l’expérience BEEZ&CO va dans le même sens que l’Iteem et se présente dans la continuité de notre formation. Mais, je ne dirais pas qu’elle a bouleversé ma vision du business.

BEEZ&CO t’a-t-elle aidé dans ton début de vie professionnelle ? Je reviens sur le marketing, dont je parlais plus tôt. L’expérience m’a vraiment poussée à aller plus loin dans ma réflexion. De ce fait, je me suis intéressée, j’ai creusé et ça m’a été bénéfique.

marketingJ’aime beaucoup la façon de penser  de Caroline et de voir les choses. Je me suis inspirée de ce qu’elle m’a dit pour trouver un boulot. Dans le sens où j’en avais marre de chercher un job en répondant à des offres sur des sites comme Monster, etc. Ça ne sert à rien, et ce n’est pas du tout le meilleur moyen de se faire embaucher. Il y a des domaines dans lequel ça marche encore, mais c’est surtout le cas dans le web et le marketing. Si le candidat répond à des offres comme ça, c’est qu’il n’a pas compris ce qui se passe en ce moment dans ces domaines. BEEZ&CO, et plus particulièrement Caroline m’ont poussée à travailler mon image web, sur LinkedIn par exemple, en m’efforçant à me montrer convaincante et intéressante aux yeux d’un recruteur.

Selon toi, qu’est-ce que les étudiants de l’Iteem peuvent apporter à BEEZ&CO ?  Je pense que les étudiants de l’Iteem peuvent réellement dynamiser BEEZ&CO, en “rajeunissant” en quelque sorte la communauté.

Quelque chose à ajouter Souad ? Je vais lancer une entreprise dans quelques mois, et afin de m’aider, j’ai pris contact avec Caroline. C’est une personne qui a les pieds sur terre, qui connaît toutes les démarches à suivre. En marketing, en web, en création d’entreprise, je pense que Caroline est clairement une personne à garder dans son réseau. Elle peut être très bénéfique et elle sait surtout de quoi elle parle.

En conclusion, Souad-Marie ASSAD semble satisfaite de son expérience BEEZ&CO, etSouad Marie Assaad en sort enrichie en connaissances et en expériences humaines ou plutôt personnelles. BEEZ&CO s’inscrit, selon elle, très bien dans la continuité de notre formation, et peut nous permettre d’approfondir notre vision du business et tout ce que cela implique. Nous comptons donc sur projet en affaires (le nom donné au sien de l’Iteem) pour nous aider à éclaircir notre idée du business et notre façon de voir les choses, mais aussi à construire une nouvelle pensée autour des thèmes comme le marketing, l’entrepreunariat, et le management en entreprise.

Merci à Souad pour sa franchise et le temps qu’elle nous a accordée dans son emploi du temps surchargé d’entrepreneuse en plein lancement.

Cette interview a été réalisée par : Louise SteinbachClaire LeprevostCésar GalliotBaptiste Fantino et Hugo Closier.

source: www.lesimparfaites.com, www.123rf.com, www.crcgm.fr

Quand le boss vend sa boîte à ses salariés

C’est la lecture d’un article dans le Nouvel Obs qui m’a donné envie de le partager avec vous.

headerNicole Pénicautjournaliste, nous propose un article sur l’histoire d’un patron qui plutôt que de vendre sa boîte au plus offrant décide de la vendre à ses salariés parce qu’il sait qu’eux prendront bien soin de son « bébé », parce que c’est le leur aussi.

La « Scop », nouvelle forme des entreprises de demain ? Il semble que cette formule séduise de plus en plus car elle permet à tous de se sentir « dans le même bateau », comme le précise le nouveau DG de l’entreprise Hisa.

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

1000 étudiants à la découverte du développement durable

Passer d’une pédagogie passive à une pédagogie active, nous en rêvons tous. Mais comment la mettre en œuvre lorsque nous avons dans un cours plus de 1 000 étudiants répartis sur 3 campus différents ?

Et bien, on s’appuie sur les outils collaboratifs et la montée en connaissances et en compétences par l’expérience directe. Concrètement, nous allons demander à nos étudiants de réaliser un mini-documentaire audiovisuel sur une mise en tension d’une pratique managériale/d’une situation d’entreprise par un ou plusieurs enjeux du développement durable. Première étape : définir son projet. Pour ce faire, il faut s’interroger sur ce qu’est le développement durable et quels sont ses enjeux. Afin de familiariser les étudiants avec ce concept complexe, nous avons encapsulé des ressources pédagogiques dans un wiki dédié au cours : articles, vidéos, module e-learning home-made, ressources de partenaires comme Movilab  et la Fondation Ellen MacArthur , … Nous enclenchons ensuite des échanges à travers le wiki d’une part, dans lequel les étudiants deviennent contributeurs, mais aussi via la mise en place d’une bourse de questions/problèmes et d’une bourse de compétences. Afin d’encourager les échanges et le partage d’expériences, un système de monnaie collaborative d’apprentissage est mise en place. Chaque interaction collaborative dans les bourses ou le wiki fait donc l’objet d’un échange de monnaie SKEM (pour Service and Knowledge Exchange Money).

skema-1024x293L’équipe pédagogique de Skema Business School ne se retranche pas uniquement derrière des outils web et audiovisuels. Nous organisons en effet des temps en présentiel où les étudiants de tous les campus sont invités à participer et interagir les uns avec les autres, mais aussi avec les professeurs accompagnateurs et des professionnels. Chaque campus est connecté aux autres avec des outils propres : un plateau TV situé à Sophia émet en duplex à Lille et retransmet également à Paris. A Lille, nous accueillons une professionnelle du réseau BEEZ&CO (merci Caroline !) pour interagir avec nos étudiants. Les questions viendront ensuite de Sophia, Lille et Paris via Facebook et les moyens audiovisuels disponibles. Les bourses tourneront à plein et la banque SKEM risque de chauffer.

Une fois la problématique calée, les étudiants se transforment en journaliste d’investigation et vont à la rencontre de dirigeants pour questionner leur problématique. Là aussi, pas question d’improviser. De telles rencontres se préparent et génèrent donc… une montée en connaissance. Mais celle-ci s’incarne dans une expérience de dialogue, d’échange et de visites que font les étudiants sur le terrain.

A l’issue d’un dispositif qui durera deux mois, les étudiants vont produire une page wiki qui intégrera leur problématique, leur dossier de production, leur reportage et un article de fond détaillant les apprentissages et éclairages apportés à leur problématique initiale.

Le cours est lancé, les étudiants sont enthousiastes, l’équipe pédagogique est motivée… bref tous les ingrédients sont réunis pour vivre une expérience collective enrichissante.

Evidemment, nous partagerons avec vous les résultats du projet, mais aussi sa genèse. Car tout est parti de l’incubateur de modes de vie durable Movilab.

Christophe SEMPELS

Le responsable du cours et à ses côtés, une équipe de profs motivés (Mélanie Ciussi, Laurence Berlie, Sophie Charles, Marc Augier, Dominique Vian) et une formidable équipe technique et audiovisuelle (Jean-Philippe Gros, Remi Vayssière, Vincent Deffaux, Nicolas Mucka, O2Zone, Antoine Dufour et sa bande).

L’E-CO-SYSTEME créateur de valeurs pour nos organisations ?… Le 2 juillet

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Un pari fou… 

En juin 2012, nous avions fait le pari -un peu fou-  de vous proposer La Journée BEEZ&CO-1ère édition : 6 conférences sur le thème de « La force de la relation génératrice de valeurs dans l’entreprise » .

Vos réactions, suite à l’événement, nous ont encouragées à poursuivre ce que nous avions initié. Depuis, la communauté ne cesse de grandir. Notre cercle de réflexionLa Quadrature du Cercles’est réuni pendant 10 mois pour pousser la réflexion de ce qu’est « Le Business sous un autre regard » et plus particulièrement pour construire une démarche de controverse sur le thème 2013 : l’écosystème. Notre blog, La Globosphère atteint les 300 articleset augmente son nombre de lecteurs de jour en jour.  

C’est parti… 

Le 2 juillet prochain nous vous donnons à nouveau rendez-vous pour La Journée BEEZ&CO-2ème édition, afin de regarder ensemble le business autrement.

Les invitations sont lancées. Dans 7 semaines nous vivrons à nouveau un moment privilégié, nous partagerons nos expériences et croiserons nos regards pour faire évoluer nos organisations. Nous vous attendons nombreux et de tous horizons économiques, intellectuels, universitaires, institutionnels, entrepreneuriaux.

Parce que rien ne sera jamais plus pareil. Parce que vous  êtes plus en plus nombreux à vouloir accélérer ou vivre le changement. Parce que vous êtes convaincus que la création de valeurs par nos organisations peuvent être de différentes formes. Alors réservez dès maintenant votre place en cliquant ICI !

L’équipe BEEZ&CO

NB: Si vous souhaitez nous contacter pour nous communiquer vos coordonnées afin d’être informés par email, écrivez-nous sur contact@beezandco.com :) 

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Pour en savoir plus et s’inscrire 

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Vous pouvez dés maintenant réserver votre place en cliquant ICI !

La définition BEEZ&CO du Décideur : de l’indépendant au grand dirigeant de groupe international, un décideur est un homme/une femme, concerné par les prises de décision et impliqué dans la création de valeurs de notre pays, de notre monde.

Pourquoi s’investir dans un projet communautaire?

Marie-Anne Giroult, est une des 5 animatrices du projet communautaire  BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard. Elle est également un des membres de « La Quadrature du Cercle », le cercle de réflexion de BEEZ&CO qui travaille en 2013 sur le thème de L’écosystème. Dans le cadre du partenariat entre L’Iteem et BEEZ&CO, nous avons eu l’opportunité de faire sa connaissance lors d’un des focus groupe de décideurs. Ce dernier a pour but de recueillir leurs avis sur l’intérêt de réfléchir sur le thème Ecosystème et sur l’approche de Controverse. Marie Anne a accepté de se plier au jeu des questions qui nous permettent de mieux comprendre l’implication et l’engagement des membres de la communauté BEEZ&CO et de recueillir son avis sur cette rencontre.

Membre de BEEZ&CO

Marie-Anne, vous avez rejoint BEEZ&CO il y a quelque temps, quelles ont été vos motivations lors de ce choix ? … J’ai commencé par côtoyer BEEZ&CO avant de les rejoindre et j’ai été réellement emballée par ce groupe, son dynamisme et l’esprit qui y régnait. Ce qui m’a aussi poussée à rejoindre ce groupe c’est de pouvoir être acteur du changement ou des changements. Ce qui m’intéresse est ce que l’on vit, de décider, de ne pas subir notre développement.  Et participer activement à ce projet me permet d’y apporter ma patte.

Marie-Anne, vous faites aussi partie de La Quadrature du Cercle. Pouvez-vous nous en dire un peu plus et nous expliquer quel est l’objectif de ce groupe ?   La Quadrature du Cercle est un groupe de personnes qui s’intéressent à la réflexion et à aux moyens d’agir pour démocratiser les thèmes à grands enjeux pour le business de demain. Nous travaillons particulièrement à l’organisation des Ateliers de Controverses qui auront lieu lors de La Journée du 2 juillet 2013. Nous sommes en train de travailler sur une démarche intellectuelle innovante  et un mode d’animation qui permettront de créer la controverse entre les décideurs participants et inviter chaque décideur à pousser ses questions sur sa stratégie, son organisation, son modèle économique. Ce qui est important pour nous, c’est que les participants décideurs repartent de notre Journée connectés avec d’autres, nourris de connaissances et d’expériences, chahutés par les questions soulevées et les échanges…bref qu’ils repartent avec des notions et des idées pouvant apporter à leurs entreprises.

La thématique de « La Journée BEEZ&CO» de 2 juillet sera l’Ecosystème. Pourquoi avoir choisi ce thème ? … L’année dernière, nous avions travaillé sur le thème de la force de la relation génératrice de valeur. Dans la continuité, le thème des écosystèmes d’entreprise a été proposé spontanément afin d’élargir le débat et de le continuer sur la notion du « CO » comme modèles de fonctionnement créateurs de valeurs ; sachant qu’il peut y en avoir plusieurs. Ou dit autrement il peut y avoir plusieurs formes de business à notre époque. Nous ne pouvons plus avoir une vision unique, un modèle unique. Le champs des potentialités s’offre à nous dans cette période d’R-évolution.

Qu’avez-vous pensé de la rencontre qui vient d’avoir lieu ? Votre réflexion sur le thème écosystème a-t-elle évolué suite aux échanges ? Qu’en avez-vous retiré ? … Non, je n’ai pas changé d’avis, mais il est clair que le sujet suscite de l’intérêt. Nous sommes très rapidement rentrés dans le débat et la conversation entre les participants s’est instaurée. Concernant l’organisation d’un Atelier pour générer la controverse, les participants partagent l’idée qu’il serait pertinent de reposer sur des exemples concrets d’écosystèmes afin d’inspirer et d’inviter au débat entre décideurs de tous horizons. La mixité des profils de décideurs a tout son intérêt également. Nous devons avoir à l’esprit ces réactions brutes , pour « La Journée » du 2 Juillet, que nous souhaitons provoquer par l’organisation de ces panels que vous animez, vous les étudiants de 5ème année de L’Iteem.

Aurélien, Jules, Romain, Sylvain

Reprendre une entreprise industrielle aujourd’hui

Avec Jerôme Barrier, nous avons passé un déjeuner à échanger sur nos projets respectifs ainsi que nos expériences professionnelles passées.  A l’écoute de ton parcours et de ton choix de reprendre une entreprise, te donner la parole est l’occasion de partager avec notre lectorat cette démarche personnelle qui fait que tu es désormais à la tête d’une entreprise industrielle.

Devenir son propre patron, c’est un choix de vie. Savoir trouver l’entreprise à reprendre est un exercice de style particulier. Défendre l’industrie alors que nous la rejetons en France, c’est un vrai pari.

C’est pour toutes ces raisons que je souhaite que tu témoignes sur notre blog afin d’illustrer ce que peut être « Le Business sous un autre regard » pour un homme dirigeant formé aux hautes études de commerce … alors merci pour tes propos sincères.

Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ?    Mon parcours professionnel est tout entier centré sur la PME industrielle : 7 ans dans l’industrie automobile, les 3 premières chez Citroën, le reste chez Heuliez, sous-traitant des grands constructeurs. Puis 16 ans comme Directeur du Développement économique de la Vendée, pour dynamiser et accompagner le développement du tissu économique du territoire, principalement composé de PME industrielles familiales, et pour implanter de nouvelles activités industrielles. Dans ce parcours, quinze années de Direction Générale après des fonctions de chef de produit et de directeur marketing et vingt années dans les PME.

Pourquoi reprendre une entreprise après un tel parcours ? Pour des raisons professionnelles mais aussi personnelles et philosophiques : prendre les rennes d’une entreprise « dont les fonds propres sont ses propres fonds » pour reprendre l’expression d’Yvon Gattaz, c’est d’abord se retrouver en position de responsabilité, sans filet de protection. C’est aussi pouvoir exprimer librement son potentiel, mener des projets, motiver des équipes, décider, agir, développer. C’est exercer son « métier d’homme » pour prendre une autre citation, du philosophe Alexandre Jollien cette fois.

Pourquoi choisir une entreprise industrielle ? D’abord une question de goût. J’ai toujours été attiré par la fabrication, le sentiment physique de la production manufacturière, la création de valeur ajoutée par la transformation des produits. C’est aussi un engagement. J’ai travaillé vingt ans dans un territoire, la Vendée, qui n’a jamais cessé de créer, année après année, de nouveaux emplois dans l’industrie ; l’industrie là-bas, ça marche, ça se développe, ça fait envie. Dans le Nord, l’industrie a beaucoup souffert et elle porte une image moins valorisante, parfois même crépusculaire. Ma conviction est qu’il y a une place pour une industrie française conquérante, innovante et productive. Je ne crois pas que notre industrie soit inscrite dans le déclin. A ma toute petite échelle, je serais heureux de le démontrer.


Sur quoi as-tu forgé tes convictions quand tu as choisi cette entreprise?
 Quels étaient tes critères de sélection ? Combien de temps faut-il pour trouver « l’Entreprise » à reprendre ? Je voulais une entreprise industrielle, avec une technologie à ma portée (je ne suis pas un technicien), une PME entre 30 et 70 salariés, localisée dans la métropole lilloise. Malip correspondait parfaitement à ces critères. Je voulais aussi pouvoir m’appuyer sur une équipe en place performante et motivée et de ce point de vue, j’ai été parfaitement servi, mieux encore que je ne l’avais imaginé après avoir rencontré l’équipe de direction, préalablement à la signature. La cerise sur le gâteau, c’est de pouvoir partager avec le cédant des valeurs communes, ce qui est d’un précieux secours pour gérer la phase de transition, nécessairement délicate.

Mon calendrier : j’ai commencé à chercher début mars 2012. J’ai rencontré M Abelé, le cédant, en avril. Nous sommes sérieusement entrés en négociation en septembre et nous avons signé le 19 décembre. Au total entre 8 mois et 4 mois suivant le décompte choisi. Un délai très court au dire des professionnels de la transmission.

Les avis sont partagés. Les médias laissent entendre que de nombreuses entreprises sont à reprendre, d’autres disent qu’il y en a peu en France ? Quelle est ton analyse au travers de ton expérience personnelle ?  C’est un marché déséquilibré. Il y a peu de PME sur le marché, c’est-à-dire déclarées à reprendre et qui ne soient à transmettre, ni dans la continuité familiale, ni à un cadre au sein de l’entreprise, ni à une autre entreprise ; autrement dit, il y a peu de place pour les repreneurs – personne physique. De plus, il y beaucoup de candidats, notamment beaucoup de cadres de grands groupes qui se positionnent à la suite de restructurations après s’être retrouvés sur le marché de l’emploi. Donc l’offre est largement inférieure à la demande. Enfin, le contexte de crise fait hésiter de nombreux cédants potentiels, qui craignent ne pas réaliser leur opération dans des conditions optimales.

Et pourtant il faudrait encourager la transmission qui est souvent l’occasion de redynamiser une affaire, en relançant l’innovation, l’export, l’investissement. « Mieux vaut céder que cesser » comme le dit un slogan du CRA (association de cédants et repreneurs d’affaires). A condition que le financement du rachat ne soit pas supporté exclusivement par l’entreprise.

Quelle est l’activité de ton entreprise ? Quels sont ses atouts pour se développer ?  Malip conçoit et fabrique des produits en composites souples et semi-rigides. Sa vocation est de protéger et mettre en valeur les produits de ses clients : sachets de présentation commerciale, supports de communication, blisters, produits techniques pour l’industrie et le secteur de la santé, couvres-cahiers, etc. Les technologies développées sont la soudure haute-fréquence et ultra-sons, le thermoformage, l’impression numérique et la sérigraphie.
Ses atouts actuels reposent sur son agilité industrielle, sons sens du service et de la qualité (Malip est certifiée ISO 9001) et sa capacité à répondre aux besoins du marché, notamment dans les grandes séries de production. Son développement potentiel s’appuiera sur son bureau d’études et d’innovation, sa spécialisation dans des productions à forte valeur ajoutée, sa capacité à proposer de nouveaux produits au marché.

Tu as pris tes fonctions en janvier 2013. Comment vit-on les premières semaines quand on reprend une entreprise ? Il faut gérer trois emplois du temps à la fois : celui d’un chef d’entreprise qui doit gérer le quotidien, préparer l’avenir, ce qui en général occupe déjà pas mal ; celui de quelqu’un qui découvre tout (la culture de l’entreprise, les hommes et les femmes qui la composent, son business model, sa technologie, son marché, ses clients, ses fournisseurs, bref un nouvel univers où il y a tout à apprendre) ; enfin celui de quelqu’un qui doit conduire le changement, sans doute le plus difficile des trois. Le stress réside dans le fait de mener de front, simultanément, ces trois agendas, en essayant de se tromper le moins possible. Mais en même temps c’est un vrai bonheur et pour moi la confirmation, chaque jour, que ma motivation profonde était bien dans le choix que j’ai fait.

L’ancien dirigeant est-il toujours présent  dans l’entreprise? Comment gère-t-on la transition au sein de l’entreprise ? Entre l’ancien et le nouveau patron? La transition se déroule en trois temps : en janvier, j’ai laissé l’essentiel du pouvoir au cédant, ce qui m’a permis d’apprendre et d’observer. Le véritable transfert des pouvoirs s’est fait début février. M Abelé m’accompagne jusqu’en mai à temps partiel puis restera actionnaire minoritaire pendant encore plusieurs mois. Cette transition par étapes est une heureuse solution mais n’est rendue possible que parce que nous partageons largement des valeurs communes.


L’entreprise a moins de 50 salariés ; comment ont-ils appris la nouvelle ? 
Quelles ont été leurs premières réactions ? Ont-ils des attentes particulières vis-à-vis de leur nouveau patron ? Le mieux serait de leur demander … Ils ont appris la nouvelle par étapes car le cédant a été très transparent. De ce fait ils étaient dans l’attente et espéraient le changement. J’ai reçu un accueil très chaleureux, sans doute un peu angoissé au départ mais la confiance réciproque s’est très vite instaurée. Ils attendent bien sur de moi que j’apporte un nouveau développement pour l’entreprise à laquelle ils sont très attachés.

Quelles sont les expériences marquantes de ton parcours qui te servent dans le choix que tu as fait aujourd’hui ? C’est l’expérience au sens large, faite de la sédimentation de milliers d’expériences, qui est utile. C’est elle qui permet de décider, de rester lucide, d’avoir une vision et de garder sa sérénité. La gestion d’une équipe de quarante personnes pendant quinze ans a été une expérience irremplaçable. La combinaison de la pratique du management et de formations à la maturité personnelle on constitué un apport décisif. Mon expérience en Vendée, sous la houlette d’un décideur charismatique, tout à la fois homme de projets et de convictions, a été d’une richesse exceptionnelle.

Depuis deux mois que tu as repris, as-tu été surpris? Quelle a été la première action que tu as mise en place en arrivant ?  Surpris pas vraiment car j’avais réalisé un diagnostic précis de l’entreprise et de son business model afin de bâtir un projet. Je dirais plutôt que j’ai été « dépassé » par mes prévisions : tout est plus extrême que prévu, les bons comme les mauvais côtés. J’ai d’abord communiqué avec les équipes de l’entreprise. C’est essentiel. Mes premiers changements ont été dans l’ordre de la gestion ; aujourd’hui je vais me concentrer sur la politique commerciale.

Avec ce début d’expérience, quelles idées souhaiterais-tu transmettre à ceux qui souhaitent reprendre une entreprise ? Il faut avoir de la motivation et de la conviction. C’est une expérience extraordinaire et enthousiasmante. Mais elle consomme un peu d’énergie …

Cette interview est la première de la série « Entreprendre ». Mon idée est de suivre l’aventure de Jérôme Barrier et de son entreprise. Je vous donnerai à nouveau rendez-vous dans quelques mois pour en savoir plus sur leurs évolutions … à suivre

Caroline VALENT

Inviter à la Controverse sur le thème écosystème


Journée BEEZ&CO 2012C’est l’invitation que nous donnerons le 2 Juillet 2013 lors de la seconde Journée BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard.

La Quadrature du Cercle pousse la réflexion pour enclencher le mouvement 

Depuis fin 2012La Quadrature du Cercle, notre cercle de réflexion composé de «penseurs réalistes » aux sensibilités différentes s’élargit. Chefs d’entreprise, dirigeants, scientifiques, intellectuels, chercheurs, consultants, experts… nous sommes  désormais plus de 45 personnes à croiser nos pensées, nos connaissances, nos expériences sur le thème choisi de l’année. Le cercle de réflexion travaille sur un principe d’échanges et de coproduction en déclinant les sujets autour du thème choisi. Le fruit de ce croisement de regards est ce qu’on aime appeler « la Connaissance par la réalité »La Quadrature du Cercle crée l’émulation intellectuelle afin d’enclencher le mouvement au travers de ses Ateliers : les Ateliers de Co-Réflexions et les Ateliers de Controverses.les  penseurs réalistes 2013


Les Ateliers de 
Co-Réflexions : une invitation à la conversation

C’est un rendez-vous mensuel donné tout au long de l’année. Dans une démarche d’ouverture, d’échanges et de partage, les penseurs réalistes poussent leur(s) réflexion(s) et se nourrissent de celles des autres. Des questions sont soulevées autour du thème choisi de l’année. Chaque penseur expose ses points de vue, ses expériences et ses analyses. Chacun  croise son regard et enrichit celui de l’autre. En créant la conversation, le but est de progresser ensemble et de faire grandir ses propres réflexions sur son organisation et la création de valeurs. Chaque atelier est restitué sous la forme d’un compte-rendu dans le respect de la teneur des propos échangés et des recommandations  de contenus, tels que des études, des livres, des articles… Et le groupe de penseurs participant détermine les objectifs de l’atelier suivant. C’est un groupe en mouvement. Il peut être composé de différentes personnes à chaque rendez-vous. Chaque penseur peut suivre l’évolution de pensée en accédant aux partages de documents à distance (vive les outils collaboratifs !).

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Les Ateliers Controverses invitent à la confrontation des idées. 
Ils se préparent plusieurs mois avant la Journée annuelle de BEEZ&CO. Ils invitent à une démarche intellectuelle particulière sous forme de controverse par des techniques de questionnement et de visualisation en s’appuyant sur des travaux de recherches et documentation importants. Les décideurs qui s’inscrivent à ces ateliers poussent la réflexion de la création de valeurs et de l’évolution de leur organisation autour des sujets de recherche déclinés et choisis autour du thème de l’année. Sous l’éclairage avisé du groupe de penseurs investis dans la préparation des Ateliers Controverses, les décideurs participants viennent bousculer leurs convictions et idées sous l’impulsion de l’émulation intellectuelle générée. La Quadrature du Cercle joue le rôle de poil à gratter. Il n’y a aucun modèle ou solution pré-conçu en amont de ces ateliers. C’est le fruit de la controverse qui donnera quelque chose…ou pas.


Un sujet ambitieux : l’Ecosystème … 
Après «la force de la relation génératrice de valeurs pour nos entreprises», nous avons décider de traiter pour 2013 la notion d’écosystème. C’est un sujet vieux comme le monde, complexe et riche à la fois. Les angles de vision sont multiples,  les modèles d’organisations associés sont internes et externes, et la création de valeurs peut avoir différents indicateurs de performance. Dans notre rôle d’agitateur, nous souhaitons interpeller et aller jusqu’à créer la controverse en se ré-appropriant le mot et en le transgressant par un découpage sous la visualisation suivante: E-CO-SYSTEME

Le regard précieux de 12 étudiants de 5ème année d’une école mixant profil ingénieur et manageur… Après un premier travail en décembre, La Quadrature du Cercle a poursuivi en janvier afin de déterminer l’approche intellectuelle que nous souhaitions proposer dans le cadre des Ateliers de Co-Réflexions et de Controverses. Dans le cadre de ces derniers,  12 étudiants  de 5ème année de l’ITEEM rejoignent le cercle de penseurs réalistes. Ils contribuent aux travaux de recherches nécessaires à la construction de contenus éclairants. Ils enrichissent la réflexion en amont d’exemples concrets captés dans le monde : différents modèles de business d’écosystème, et de modèles en opposition à une stratégie ou une organisation d’écosystème. Et, ils animent les 3 « focus groupe » de décideurs organisés en mars, pour challenger la démarche des Ateliers Controverses prévus le 2 juillet, ainsi que les sujets déclinés cibles autour des modèles de développement  par l’écosystème.

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De haut en bas de gauche à droite, Jules, Aurélien, Clément, Arthur, Clémence, Gaël, Côme, Sophie, Romain, Souad, Sylvain, et Raphaël découvrent et s’approprient le thème écosystème du haut de leurs vingtaines d’années.  Avec leur regard de futurs managers qui se préparent progressivement à rentrer dans la vie active, ils s’approprient le sujet qui pour certain étaient loin de leur raisonnement naturel. Hormis l’écosystème naturel, ils avaient peu d’idées au départ. La plupart se sont posés la question de l’intérêt du thème. En commençant un travail de recherches sur celui-ci, chacun a trouvé son sujet en faisant simplement et spontanément appel à sa sensibilité intellectuelle… Quelques sujets : stratégie océan bleue et son impact organisationnel, monnaie alternative, le comportement en interaction, le crowfunding, le management collaboratif, les clés de réussite d’une stratégie en écosystème, la RSE bien sûr….

En partenariat avec l’ITEEM (bientôt un article), BEEZ&CO sert d’outil pédagogique pour inciter des étudiants en fin d’études supérieures à réfléchir sur des modèles stratégiques innovants. Il s’agit de les inciter à porter un autre regard sur le Business et d’oser sortir du côté sachant et de procéder à une réflexion permanente de ce qui les environnent . Ils sont désormais intégrés dans la communauté et le projet. Ils sont moins étudiants, ils sont plus des penseurs réalistes.

Nous sommes heureux de les accueillir. Leur contribution est précieuse pour la préparation de la Journée du 2 Juillet.

Et, cette aventure humaine dans un contexte pédagogique est une manière de concrétiser « Le Business sous un autre regard »

A suivre…

Caroline VALENT

Soyons enthousiastes pour notre avenir

Vous en avez assez … d’entendre chaque matin à la radio les informations alarmistes de notre monde, d’entendre parler de désindustrialisation, crise économique, crise bancaire, de sentir le  manque d’inspiration de nos politiques face à la période que nous vivons.  Eh bien, il existe pourtant un antidote aux idées noires, les Ted conférences ! La première édition du genre Tedx Saint Sauveur Square a eu lieu à Lille jeudi soir dernier  sur le thème « Désordre global, solutions locales ». Ce type d’évènement donne confiance en l’avenir et à la formidable époque de  changement que nous vivons !

image4- logo tedxEn écho des articles déjà diffusés  sur le blog de BEEZ&CO (« Tedx, l’effet WOW » de @DamienS et « être optimiste dans nos business en France 3ème épisode » de @carolinevalent) sur ce sujet, je vous propose un rapide rappel d’abord. Les conférences Tedx sont des déclinaisons « locales » en plus petit format des célèbres TED conférences nées en 1984 en Californie.

« Propagateurs d’idées » ces conférences nous invitent à un autre regard sur le monde à travers des témoignages, parcours de vie, expériences vécues, présentation de solutions innovantes, des idées, des initiatives à partager … Ces conférences connaissent aujourd’hui un véritable succès grâce à leur diffusion via les réseaux sociaux.

Médecin, professeur, entrepreneurs, artiste, fondateurs de mouvement de pensées, citoyens engagés,  les orateurs présents jeudi soir  ont interrogé notre regard sur le  monde  et le rôle que chacun d’entre nous  a envie de jouer demain. Point commun à certains d’entre eux ils ont  notamment insisté sur le rôle des réseaux sociaux et du collectif dans l’invention de solutions et l’émergence de nouveaux modèles économiquesBlog Tedx Saint Sauveur Square

Je vous livre quelques sujets abordés lors de la soirée, les vidéos seront consultables sur le site.

Voici quelques exemples d’initiatives enthousiasmantes :  création d’une plate-forme collaborative de crowfunding dédiée au micro-crédit Babyloan (1ère plate-forme européenne) pour rendre les plus démunis acteurs de leur propre vie, le site Sparknews qui propose des vidéos de journalistes relatant des initiatives éclairées de citoyens, Ouishare un site dédié à l’économie collaborative pour lutter contre le consumérisme et  de citer l’expérience de Joe Justice qui a construit la voiture la plus efficiante au monde grâce aux réseaux sociaux, défiant des temps records  de réalisation en recherche et innovation. Oui,  Internet peut changer nos vies si  on s’appuie sur la force du collectif. Il contribue à rapprocher les gens et fait partager les savoirs, les connaissances.

Grâce aux réseaux sociaux on s’affranchit du nombre, des distances et fait nouveau les individus collaborent de leur plein gré sans pression hiérarchique. Par ricochet ce mode de pensée 2.0 gagne l’entreprise et ré-invente le management. Et de s’interroger dans quelle mesure l’entreprise contribue-t-elle au bien-être des salariés ? 11% des salariés s’estiment engagés pour leur entreprise.

Un chiffre plutôt inquiétant pour la performance des entreprises. Ce manque d’engagement est le plus souvent lié à l’absence de prise en compte des idées des collaborateurs hors des circuits classiques de la hiérarchie. Or si l’entreprise décloisonnait son organisation et se pensait en contributeur de bien être de ses salariés,  in fine leur taux d’implication en serait d’autant augmenté ! C’est la thèse défendue par Isaac Getz qui l’a démontré  avec beaucoup  d’humour et de pertinence lors de son exposé.

La conférence s’est clôturée avec le témoignage de Marc de la Ménardière qui nous aMarc de la Ménardière rappelé à ce que nous sommes : des êtres vivants constitutifs de la nature, de la biosphère. Notre cartésianisme, les révolutions industrielles nous ont progressivement éloignés de notre état 1er. Entreprenant un tour du monde sur les acteurs du changement, il nous a questionnés sur l’industrialisation, notre mode de vie occidental (gaspilleur et consumériste)  et nous a invités à repasser un pacte avec la nature.

Je suis ressortie pleine d’enthousiasme de cette soirée et regonflée à bloc confortée dans l’idée que l’intelligence collective permet de soulever des montagnes mais aussi avec une grande humilité me disant que chacun à son niveau pouvait être acteur du changement et que oui,  nous aussi avions  comme ces orateurs des solutions à inventer pour faire progresser notre société.

Delphine COFFART