Rencontre débat à l’ITEEM #3

Pour pouvoir innover, a-t-on droit à l’erreur ? Le multiculturalisme en entreprise, est-il une richesse ?

A voir sur SlideShare : les grands axes présentés lors de la rencontre, ainsi que le compte-rendu détaillé de celle-ci.

Lors du débat qui a eu lieu à l’ITEEM, différents professionnels de divers horizons venant aussi bien du monde de l’entreprise que de l’université ont pu échanger sur différents sujets, entre autres la capacité du manager à motiver ses équipes et leur donner droit à l’erreur, faire des différences culturelles une richesse et un avantage concurrentiel.

Le rôle du manager est de s’appuyer sur les forces de ses collaborateurs, de déceler ce qui les motive. En plus d’avoir une vision,  il doit être en parfaite connaissance de son environnement.

Au delà d’être visionnaire, le manager se doit d’expliciter à ses collaborateurs qu’ils peuvent être source d’innovation et qu’ils disposent d’une marge d’erreur sans avoir à les blâmer car avant d’être manager, on est un humain tout d’abord. L’innovation doit donc être une démarche collective impliquant l’ensemble des acteurs.

Généralement, quand on est l’auteur de l’erreur, nous avons tendance à la dissimuler  ou à la minimiser, alors que lorsqu’on est du côté opposé, celui du manager,  on cherchera à  la sanctionner. Ainsi, donner droit à l’erreur c’est rassurer son auteur qu’il n’y aura pas de sanction tout en faisant preuve de discernement.

Il ne s’agit pas de nier l’erreur ou d’en minimiser les conséquences mais d’en tirer des leçons et que cela ne remette pas en cause les qualités du collaborateur puisque lui mettre la pression ne l’aidera pas à considérer son erreur.

L’un des moments forts du débat était la discussion autour des différences culturelles. Faire de ces différences une richesse plutôt qu’un frein est un avantage considérable surtout pour une entreprise à dimension internationale. Le manager devrait donc faire preuve de souplesse et d’ouverture d’esprit, d’appréhender ces différences et de faire en sorte de fédérer l’ensemble de ses équipes et de les faire avancer vers le même but.

Si comprendre ces différences reste important pour le manger, nommer un médiateur qui fera l’intermédiaire entre lui et ses collaborateurs n’en demeure pas moins quand il s’agit d’un environnement culturel difficile à maitriser pour un manager, c’est le cas par exemple d’un expatrié européen en Chine.

Le manager devrait donc dégager une valeur ajoutée et faire en sorte que les différences ne soient pas oubliées ou ignorées. Il devrait anticiper les freins des deux partis : de lui-même et du managé.

Il devrait par ailleurs s’intéresser à la culture à laquelle il est confronté, parler quelques mots de base et comprendre les us et les coutumes.

Enfin, le manager n’a pas à intégrer cette culture pour pouvoir mener à bien sa mission, mais de manifester son intérêt, accepter et reconnaitre cette culture pour pouvoir rassembler tout le monde autour de lui.

 

Amine