Réaliser ses rêves

Mathilde NicolasMathilde Nicolas, étudiante en école de commerce (Edhec) , vient d’achever son stage de 1ère année dans un de ces mouvements émergents qui prônent le changement. En participant à la préparation de la seconde phase de BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard, et concrètement l’organisation de sa 3ème Journée le 30 juin, elle a contribué à faire avancer notre action. Une idée phare que je retiens de nos échanges est son envie d‘écouter sa petite voix , comme aime le dire Corinne Molina dirigeante du Groupe Mäder. Mathilde a accepté de répondre à quelques questions pour témoigner et porter son regard sur cette expérience de deux mois. Ma plus grande satisfaction, j’avoue est sa motivation à continuer à suivre notre mouvement et d’être un membre actif.

Tu es étudiante en école de commerce pourquoi choisir un stage de 1ère année dans un mouvement engagé tel que BEEZ&CO,  et non pas une mission dans une entreprise, approche plus commune ? 

Comme je fais partie d’une association étudiante Human’East, j’étais déjà sensibilisée à ce milieu : l’esprit associatif me plaît.

C’était mon premier stage et je ne cherchais pas à mettre à tout prix le nom d’une grosse entreprise sur mon CV. Je voulais surtout apprendre et progresser. Je préférais vivre une expérience originale, d’abord pour me démarquer des autres étudiants, mais surtout parce que les convictions du mouvement BEEZ&CO me plaisaient. C’est toujours plus agréable de travailler dans un domaine qui a du sens. Le côté passion et plaisir est important ; les gens passionnés sont souvent les plus intéressants et les plus impliqués dans leur travail. A mon avis, j’avais plus de chance de progresser au côté de ces personnes.

Et puis BEEZ&CO permet d’être en contact avec un large réseau d’entrepreneurs, chefs d’entreprises, de dirigeants, et de chercheurs enseignants….et des créateurs de mouvements, tel que le mouvement #Barbare que j’ai découvert au travers du témoignage de Antoine Brachet.

Qu’est-ce que tu recherchais dans ce stage  hors norme? Et qu’as-tu trouvé ?

Lorsque j’ai lu l’offre de stage, j’ai tout de suite été attirée. Le thème (Le business sous un autre regard), un peu révolutionnaire, loin des sentiers battus….Les rencontres avec des personnes ayant déjà une certaine expérience de l’entreprise et un regard critique sur celle-ci, sources d’ouverture et d’enrichissement…L’organisation d’un événement (avec mon association Human’East, organiser une soirée à thème ukrainien m’avait déjà bien amusé).

C’était valorisant d’être considérée comme un membre à part entière de l’équipe organisatrice de La Journée BEEZ&CO. Même si le fondateur du mouvement et  maître de stage, avait ses idées en tête, nous avions tout de même une marge de manœuvre. J’ai pu apporter ma pierre à l’édifice.

Je ne m’étais pas particulièrement intéressée au social business, à l’économie collaborative  et autres nouvelles économies. Finalement, cette expérience m’a ouverte à tout ça. J’ai découvert qu’il existait un réseau très riche de mouvements qui veulent faire bouger les choses, en particulier dans le Nord-Pas-de-Calais.

Maintenant que la mission est achevée, que retiens tu de cette expérience pour toi et ton environnement? 

intelligence collective-source un blog des blogsLa nécessité de travailler en collaboration mais d’assurer d’abord un territoire à chaque individu, l’idée d’être son propre entrepreneur, l’idée de renverser l’apprentissage entre étudiants et professeurs.

Également, l’importance de bien gérer ses réseaux sociaux, car il est pire d’avoir des profils vides que de ne pas en avoir du tout. On doit savoir s’impliquer

Cela m’a fait prendre conscience qu’il n’y avait pas qu’une seule manière d’envisager le fonctionnement d’une organisation comme on nous l’apprend en cours, mais que l’on peut tout réinventer si l’on pense qu’il existe une meilleure manière de faire pour contribuer à notre développement.

Est-ce que cette expérience donne envie d’agir autrement? 

Ce stage donne envie de se bouger ! Je me suis rendue compte que je me laissais souvent porter, que je me contentais de suivre une voie qui semble toute tracée en école de commerce. Mais en fait, il faut prendre des initiatives, ce ne sont pas les autres qui vont réaliser mes rêves et me dire ce que j’ai envie de faire. Par exemple, j’ai toujours aimé écrire, mais je n’avais jamais vraiment envisagé de développer ce « talent ». Mais Caroline m’a démontrée qu’il ne tenait qu’à moi de le mettre en avant, de me mettre à rédiger mon propre blog…

Dans les écoles de commerce en général, on ne nous sensibilise pas encore beaucoup sur les économies émergentes. Cela donne envie de partager cette vision du business avec d’autres et creuser.

Et dans mon association, je pense que l’on va essayer de s’améliorer en s’inspirant de quelques pratiques apprises lors de la mission (usage des outils numériques, techniques de communication et de socialisation) d’une vision  sous le« business sous un autre regard »…

As-tu une anecdote à nous raconter? 

Dans notre stage on nous incitait à en profiter pour rencontrer et interviewer qui on voulait, selon le sujet qui nous intéressait. Une invitation à la ouverture et la curiosité. Avec Solène (autre stagiaire), j’ai pu rencontrer Benjamin Degroote, membre de BEEZ&CO et surtout étudiant de Skema Business School qui a créé son entreprise, Imagine. Son métier, être facilitateur. Il nous a parlé pendant des heures et nous n’avons pas vu le temps passer ! Je trouve ça fou que quelqu’un ait eu l’idée de tout changer à ce point : la façon de faire du marketing, le mode de transport pour livrer les collectivités (utiliser les bus aux heures creuses)… Je n’avais jamais envisagé que cela puisse être possible !

Témoignage de Mathilde Nicolas, étudiante Edhec

Interview réalisé par Caroline Valent