Mettre la performance en mots ? Et pourquoi pas en nuages ?

2015-06-30 09.44.40Tel est le défi auquel étaient confrontés les participants de la journée BEEZ&CO. Nous avons tous en effet une définition de la performance. Qu’elle soit nette et précise ou aux contours particulièrement flous, chacun cultive sa vision de la performance et sa propre performance. Elle est quantitative ou qualitative, elle se mesure ou non. Elle est surtout parfois difficile à exprimer et c’est donc pour cela que nous voulions tenter non pas d’en donner une définition universelle mais de voir ce qu’un groupe d’individus pourrait choisir comme mots pour définir la performance, l’objectif final étant de voir si, au fil des ateliers de la journée, cette vision, ces mots avaient évolué.

 

Au début de la journée et à l’issue de chaque atelier, il était demandé à chaque participant de noter trois mots qui définissent à son sens la performance. Trois mots suivant une méthode classique lors des hackathons et autres coding-parties pour se présenter. Les mots recueillis étaient ensuite compilés atelier par atelier puis tous ensemble pour produire un nuage de mots. Qu’est-ce qu’un nuage, me direz-vous ? Il s’agit simplement de produire une représentation graphique où ceux-ci sont placés et mis en forme de manière plus ou moins prononcée en fonction de leur importance (taille, intensité…). Certains mots peuvent ainsi être absents du nuage s’ils sont peu utilisés par les participants. Le nuage permet ainsi de représenter graphiquement la tendance des mots les plus souvent cités. Pour ceux que l’aspect technique intéresse, les nuages de mots ont été réalisés avec le langage Processing à l’aide de la librairie WordCram.

 

Que peut-on donc dire sur ces nuages ? Je ne me hasarderai pas à jouer à l’expert  statisticien, ce que je ne suis pas. Je laisse chacun faire sa propre analyse car, si certes il y a un traitement statistique, le nuage de mots a tendance à se rapprocher de l’art et, au jeu de la subjectivité, chacun y verra, hormis les mots les plus importants, ceux qui le touchent le plus. On peut cependant remarquer que chaque atelier a pratiquement son groupe de mots. Certains mots reviennent et prendront plus d’importance au fil du temps dans la représentation globale. Chaque atelier représente quasiment une tendance à lieu seul et est le reflet de ce que l’animateur a su insuffler, l’enthousiasme n’étant cependant pas exempt de regard critique.

 

Le plus important se trouve dans le dernier nuage, celui compilant l’ensemble des mots et j’avoue que ce n’est pas sans émotion que je l’ai découvert. Un mot se détachait tout au long de la journée : « risquer » et ses variantes et il était rassurant de voir que la performance, l’innovation ne se fait pas sans « oser », sans « dépasser des limites », voire sans « brises des barrières », mais cette performance ne se fait pas de manière égoïste comme en témoigne le mot phare de la journée « confiance ». Peut-être est-ce là la leçon à tirer de cette journée, à savoir que la performance ne se fait pas sans les autres ?

 

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Jean François Cauche