Être entrepreneur de soi avec tous – épisode 2

Pour ce second épisode, j’ai envie de vous parler de Maxence Dhellemes que je viens d’écouter ce matin lors de son intervention dans le cadre de Lille Place Tertiaire, qui nous a expliqué (au comité intimiste, attentif que nous étions) le choix qu’il a fait pour lui-même et la manière dont il le traduit dans son projet d’entreprise.

Maxence DhellemesMaxence explique avec son cœur et ses tripes qu’il est à un moment de sa vie où il décide d’agir autrement. Il cherche à équilibrer ce qui le motorise profondément (être libre de pensée), ce qui l’inspire (l’humain) et ce qui le constitue dans son savoir-faire (ingénieur-entrepreneur) et son système de valeurs, celles des familles de l’industrie textile du Nord.

En créant un « écosystème de bienveillance », il crée une nouvelle forme d’entreprise qui, pour lui et ses comparses aussi convaincus, doit aider les entreprises à aborder la question de l’innovation par un angle différenciant, celui de l’utilité rendue à l’usager. C’est une question de bon sens bien sûr ; mais c’est aussi une question comportementale qui invite chacun à contribuer à une démarche individuelle et collective basée sur l’acceptation de l’importance de la méconnaissance. Avec humilité, une innovation doit être abordée du point de vue anthropologique, celui de l’humain qui a un besoin et non pas uniquement du point de vue business (client-fournisseur pour paraphraser Pierre Giorgini).

Maxence défend cette posture car il l’adopte pour lui-même depuis quelque temps. Comme il le précisait lors de notre première rencontre le 2 juillet, lors de La Journée BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard, dans le cadre des Ateliers de Controverses, il vit actuellement son propre processus de changement. Il a décidé de devenir acteur de sa vie en alignant ce qui le nourrit spirituellement (le sens de sa vie) et matériellement.  Il défend ses convictions telles que : l’importance d’observer, d’imaginer, de développer sa capacité à l’enseignabilité. Il construit un équilibre entre sa vie en tant qu’individu et son entreprise.

Maxence a la particularité d’être né entrepreneur par le biais de son héritage familial. Il est donc naturellement prédestiné à « être entrepreneur de soi » au sens business pur. Pour autant il a vécu sa période de questionnement et a commencé son travail personnel de quête du projet qui le rendra réellement entrepreneur de lui-même.L'arbre humain

Si vous l’écoutez, il n’est qu’au début de son chemin et utilise son projet entrepreneurial pour être le tremplin de son projet personnel : faire de la recherche sur l’objet qui le passionne véritablement, l’homme.

Cette rencontre m’a donné envie de partager ce que Maxence a voulu nous faire comprendre ce matin, (même si l’exercice lui a demandé de rester dans un cadre, ce qu’il n’aime pas trop) : «Comment valoriser le capital humain ? », « Peut-il aider des personnes à se sentir bien ?». C’est sa définition de la bienveillance, qu’il essaye d’ailleurs d’appliquer à lui–même et à son écosystème proche. La preuve de l’efficacité opérationnelle par le vécu est la méthode de réflexion et d’action qu’il défend.

Etre entrepreneur de soi n’est pas tâche aisée pour qui que ce soit, Maxence nous le prouve. Il est un exemple inspirant pour ceux qui veulent développer leur propre projet quel que soit leur âge et leurs référents de départ.

Bon vent Maxence dans ton aventure humaine. Nous aurons sans doute l’occasion de recroiser nos chemins. Et merci pour ta sincérité !

Caroline VALENT