Nous sommes les bébés de la planète

Qui a vu le Salva’s snow show ou plutôt qui ne l’a pas vu ? Qui a entendu parler de la 3° révolution industrielle de Jeremy Rifkin ou qui a participé au  World Forum ? Encore une fois, dans nos intentions de vivre intensément l’instant présent et les présents de l’instant, je ne peux m’empêcher de trouver des rapprochements entre ces 2 temps forts qui ont eu lieu à Lille.

Le propos de  Jeremy Rifkin a débuté par « Nous sommes les bébés de la planète » puis dans un développement pédagogique minutieux, il nous a rappelé que, selon sa théorie, cette 3°Révolution sera horizontale dans une société latérale, c’est-à-dire dans laquelle nous sommes tous connectés par des outils mais surtout par l’empathie … Sur ce point, des images en disent plus long sur les « homo empathicus » …

Dans son envie de mieux utiliser les énergies et d’impulser une société du partage, il aspire, espère,  suppose un changement des mentalités en cours et en UNE génération !  »Partageons l’énergie comme l’information » déclare-t’il et encore « Nous nous voyons comme des oeuvres d’art inachevées. Nous passons de plus en plus de temps à corriger, à améliorer notre corps. Nous sommes toujours en formation, jamais finis ». Voilà pour faire synthétique, évidemment on adhère, on triture, on malaxe la vision, les grands décideurs tels  que Vianney Mulliez préfèrent parler de Mutation, déjà on s’approprie l’idée, le défi. Quant à moi, Sandrine, en tant que femme, humain, être social, et professionnel, si on évoque l’énergie et empathie, mon petit clown s’éveille : celui qui me mène par le bout du nez.


Le Clown qui réveille notre esprit d’enfant 

Au fond de nous, tellement unique, ou sur Scène, le clown est plutôt drôle, plutôt triste, plutôt gauche … En tous cas il ne se prend pas au sérieux : fantaisie, poésie, incertitude, démesure, surprise, présence à soi et au monde, invention, le SLAVA’S SNOW SHOW nous a conviés à une «  bulle de bonheur » : Pour tous les publics comme ceux  du Colisée, lors des représentations de Slava, nous avons retrouvé l’enfant en nous, le fameux «  bébé de la planète terre » : prêts à rire, à s’émouvoir, à désapprendre, à faire simple… Un peu de douceur dans un monde complexe. Le monde, notamment celui de l’entreprise,  est incité à la créativité, à changer sa manière de négocier la réalité, les prévisions, les modèles : cela me rappelle les propos de Christian Guellerin, directeur de l’école de design de Nantes Atlantique venu témoigner dans Osons la France  qui proposait simplement cette méthode : comment avec ce que je sais faire,  je suis en capacité de faire autre chose ? Comment avec un porte-manteau j’émerveille le monde ?

Changer les paradigmes, avoir les yeux ouverts au monde qui change, avec et par nous, est une vraie opportunité dans le spectacle vivant, univers d’expression que je vis au quotidien… Etre « spect-acteur » du monde dans lequel on agit n’est plus un vain mot, comme tout interagit, c’est une possibilité de stimuler l’évolution, la mutation, la « REVE olution » !  Et encore, je pourrais vous parler de la conférence «  oser un nouveau modèle d’entreprise », dont j’ai retenu une phrase clé fut « grandir sans grossir »  sous-entendu sans perdre son âme, alors là évidemment l’image de François Morel en grand  Mamamouchi dans le Bourgeois Gentilhomme était directement associée ! Quel clown aussi ce MOLIERE.

Pour clore mon propos enthousiaste, une citation de Catherine Germain,  Le clown Arletti, vingt ans de ravissement : « faire rire est délicieux, faire rire une salle est de la joie pure ! »

Sandrine DOVERGNE