Author Archives: Mathilde Nicolas

Lectures, invitations à porter un autre regard

Le mouvement BEEZ&CO vous propose de partager les lectures inspirantes qui ont nourri depuis deux ans nos réflexions et actions. Ces références de livres sont choisies par les membres de la communauté BEEZ&CO. Elles ont été citées et utilisées pour enrichir notamment les échanges dans le cadre du cercle de réflexion La Quadrature du Cercle.

Innovations technologiques 

Digital Citizen de David LacombledDavid LACOMBLED, Digital citizen, Éditions Plon

 

 

 

Pierre BELLANGER, La souveraineté numérique, Édition Stock

Michel SERRES, Petite Poucette, Éditions Le Pommier

Gilles BABINET, L’ère numérique, un nouvel âge de l’humanité, Editions Le Passeur 

Emmanuel Davidenkoff, Le tsunami numérique, Éditions Stock

Paul GRAHAM, Hackers and painters : De l’impact du numérique sur nos manières de penser, de travailler, de vivre. Un discours atypique sur la manière d’aborder ce sujet, avec un parallèle fait entre les développeurs et les peintres de la Renaissance.

Erik BRYNJOLFSSON et Andrew MCAFEE, Race against the machine : Ou comment la révolution numérique accélère l’innovation et la productivité, et change de manière irréversible notre manière d’appréhender l’emploi et l’économie.

Navi RADJOU, Jaideep PRABHU, Simone AHUJA, L’innovation Jugaad : L’idée : les structures et processus industriels de l’après-guerre (budgets R&D, hiérarchies, etc.) ne sont plus complètement adaptés au monde complexe qui est le nôtre. Il faut redevenir ingénieux, être débrouillard, et faire plus avec moins.

Agir autrement :

Vincent LORPHELIN, Le rebond économique de la France, 85 innovateurs, acteurs de la croissance et de l’emploi témoignent, Éditions Pearson

Jason FRIED et Jason HEINEMEIER-HANSSON, Rework

Sylvain DARNIL et Mathieu LE ROUX, 80 hommes pour changer le monde

Muhammad YUNUS, Vers un nouveau capitalisme

Philippe GABILLIET, Éloge de l’optimisme, quand les enthousiastes font bouger le monde, Éditions Saint Simon

Anne-Sophie NOVERL et Stéphane RIOT, Vive la co-révolution ! Pour une société collaborative, Éditions Manifestô

Jean-Paul DELEVOYE, Reprenons-nous !, Éditions Tallandier

Ash MAURYA, La méthode Running Lean, Editions Diateino : Une manière différente d’organiser le lancement d’une nouveauté (produit, service, concept, etc.)

Femmes & Développement :

Sandra LE GRAND, Entreprendre : un peu, beaucoup, passionnément, Éditions Télémaque

Aude DE THUIN, Femmes si vous osiez, le monde s’en porterait mieux, Éditions Robert LAFFONT

Valérie ROCOPLAN, Oser être la chef, Editions LEDUC.S

Sophie et Laurent Mayeux, Elles ont osé être remarquables

Repenser nos économies :

Joseph E. STIGLITZ, Le prix de l’inégalité, Éditions Les Liens qui Libèrent

Karin BORAS, Développement durable : l’avenir des PME, Éditions Afnor

Lester BROWN, Basculement, Éditions Rue de l’échiquier

Michel MEUNIER, Rebond, Éditions Rue de l’échiquier

Lester R. BROWN, Le Plan B : Pour un pacte écologique mondial, Éditions Souffle Court

Jean-Claude LEVY, L’économie circulaire : l’urgence écologique ? Monde en transe, Chine en transit

Jacques ATTALI, Pour une économie positive, Éditions Fayard / La Documentation française

André COMTE-SPONVILLE, Le capitalisme est-il moral ?, Éditions Albin Michel

Jeremy RIFKIN, La troisième révolution industrielle, Éditions Les Liens qui Libèrent

Talent, facteur X :

Stéphanie CRESCENT, Tous intelligents, Editions Odile Jacob

Le blog de Seth Godin (http://sethgodin.typepad.com/) : Un billet quotidien qui fait quasiment toujours mouche. Un vrai talent !

Futurbulences, un groupe de réflexion qui collecte et analyse des signaux faibles pour anticiper le monde de demain : https://www.facebook.com/groups/Futurbulences/

Page Facebook du mouvement des Barbares : https://www.facebook.com/groups/les100barbares/

Peter SENGE, La cinquième discipline, Éditions First

Salman KHAN, L’éducation réinventée, Editions JC Lattès

Peter Gumbel, On achève bien les écoliers, Éditions Grasset

Un démonstrateur pour la ville intelligente (Isam SHAHROUR à TedxLille) : https://www.youtube.com/watch?v=3nlrYAdDcw0

Le facteur X

Leibenstein H (1979) “X-efficiency : from concept to theory” Challenge, sept-oct, p13-22.

Leibenstein H (1982), “The prisoners’ dilemma in the invisible hand : an analysis of intra firm productivity”, American economic review, Vol 72 n°2, p 92-97.

Leibenstein H (1966) “allocative efficiency vs X-efficiency” American economic review, 56, p 392-415.

Leibenstein H (1975) “aspects of the X-efficiency theory of the firm” bell journal of economics, Vol 6, n°2 p 580-606.

De Alessi L (1983), « property rights, transaction costs and X-efficiency : an essay in economic theory » American economic review, Vol 73

Leibenstein H (1983), “property rights and X-efficiency : comment” American economic review, Vol 73,

Leibenstein H (1987), Inside the firm, the inefficiencies of hierarchy, Harvard university press.

Leibenstein H »A Branch of Economics Is Missing: Micro-Micro Theory, » Journal of Economic Literature, 17: 477-502

Veran L(2006)« Contrôle de la performance, pression des pairs et régulation de la coopération.De l’interaction à l’institution »intervention à l’association francophone de comptabilité (Tunis).

Veran L (1998), « Visibilité des processus, situations décisionnelles et création de valeur » dans : « Valeur marché et organisation » Actes des 14èmes journées des IAE, coordinateur J-P Bréchet, tome 1, p 446-456.

Stigler G J (1976) « The Xistence of X-Efficiency », American economic review, Vol 66

Shen T Y (1985), “Worker motivation and X-efficiency”, Kyklos, Vol 38, n°3 p 392-411.

1979, “The General X-Efficiency Paradigm and the Role of the Entrepreneur”. in: Mario Rizzo (ed.), Time,

General X-efficiency Theory and Economic Development de Harvey Leibenstein (1979)

Inflation, Income Distribution and X-Efficiency Theory de Harvey Leibenstein (1980)

Inside the Firm: The Inefficiencies of Hierarchy de Harvey Leibenstein (1 juillet 1988)

Theory of Economic Demographic Development de Harvey Leibenstein

Inflation, Income Distribution and X-efficiency Theory de Harvey Leibenstein (avril 1980)

 

 

Rencontres autour du talent

Lundi 30 juin 2014, Euratechnologies : Une effervescence particulière agite ce pôle d’excellence des Technologies de l’Information et la Communication. Mais où vont-ils tous ?  Des flèches indiquent « Journée BEEZ&CO, Talent le facteur X ! »… Moi, ça m’intrigue en tout cas !10428297_469951953107373_3081717201081700249_o

9h : Déjà, les premiers participants arrivent, mais tout est prêt pour les accueillir. Un badge au prénom de chacun : après tout, on fait tous partie de la large communauté BEEZ&CO. L’ascenseur de verre marche à plein régime jusqu’au cinquième étage abritant la salle VIP et ses terrasses avec vue imprenable sur les toits de Lille. Le soleil semble au rendez-vous, et l’ambiance est très vite à la rencontre et la découverte de l’autre. Le brouhaha monte crescendo, chacun se connecte : déjà les premières cartes de visite s’échangent.

9h30 : Après un medley de vidéos souvenir des deux précédentes Journées BEEZ&CO, on se met doucement dans l’ambiance grâce à un Autre regard de dirigeant, celui de Corinne Molina, nouvellement Présidente du directoire du groupe Mäder. Cela rassure d’entendre que même les plus grands ont douté dans leur parcours, et qu’avec de la motivation, on arrive à dépasser ses craintes. Pour elle, le Talent est une question de sens et de confiance. « Il faut savoir écouter sa petite voix et apprendre à se connaître soi-même », nous confie-t-elle.

Puis, Serge Capot nous apporte un éclairage utile sur le facteur X, variable organisationnelle étudiée par un économiste, Harvey Leibenstein, dès les années 60, qui intègre le management dans la recherche économique… un contre-pied aux théories néo-classiques. Le facteur X  repose sur les liens invisibles entre les individus. Pour Serge, « C’est l’humain qui fait la différence dans la performance de nos entreprises et le rôle de l’entrepreneur ».

Pierre Daniel enchaîne et nous livre un témoignage remarquable sur l’importance de la rente relationnelle. On sait maintenant que le fonctionnement en réseau est plus efficace en entreprise que le fonctionnement bureaucratique.

Mourad Oural, homme de design, démontre dans son expérience que le Talent peut se révéler par le design, en particulier pour innover.  L’exemple de son expérience avec Les Eaux du Nord prouve que l’innovation est partout, et que les hommes, qu’il soient du terrain, manager ou dirigeant, ont en eux toutes les idées et réponses à l’évolution de leur entreprise. Il suffit de les révéler dans un contexte approprié, celui de la co-création, du co-design, « vous l’appellerez comme vous voudrez ». Mourad avoue ne pas être fan de ces verbatim, car ce qui compte selon lui, c’ est le fruit du travail en collectif.  Son mot à lui est les Ateliers Pang !

Après chaque Histoire autour du Talent, chacun y va de ses questions, remarques, ce qui provoque certaines controverses. Damien Selosse et Eric Delobel nous font voter : 1 doigt levé pour non, 3 pour bof, 5 pour oui absolument. A voté !

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11h15 : Après une pause gaufres et cafés, les témoignages s’enchaînent. Ça y est, on est hors timing, mais ce n’est pas grave, rien ne presse, on a La Journée devant nous !

Pour reprendre, le détonant Antoine Brachet nous présente son mouvement des Barbares, ceux « qui n’ont pas envie de faire l’autruche ».

Pour continuer, la provocante Isabelle Deprez nous invite à penser que « le talent, c’est plus le plaisir de faire ». Son témoignage et son invitation à la controverse ont fait naître un groupe de travail pour les ateliers de l’après-midi : le talent est-il le plaisir de faire ?

Je suis impressionnée par l’histoire de Jean-Charles Cailliez, ou le prof qui avait des devoirs le soir ! Son expérience de classe inversée nous bluffe tous, moi étudiante encore plus.

Isam Shahrour vient avec un autre angle de pensée sur le talent. Il insiste sur notre responsabilité à user de nos talents, notamment pour ralentir la dégradation grandissante de notre environnement… Un sujet essentiel pour notre bien-être à tous.

13h : Pause déj’ bien méritée, en compagnie de Gaël de Pulp Kitchen et de sa cuisine sans gluten et sans lactose, colorée, imaginative, talentueuse, en total accord avec cette Journée. Gaspacho aux saveurs du Mexique, quiche aux légumes du soleil, carrot cake au goût d’amande, et pour finir, une tuerie de « No cheese cake ». Impossible de résister, je m’en ressers ! Et pour accompagner ces délices, une petite dégustation des Vins (bio) de Pauline, le tout dans la bonne humeur et la convivialité. Tout pour se faire du bien, avoir du plaisir et continuer à se connecter.

14h15 : C’est déjà reparti pour deux dernières Histoires : celles de Nicolas Crestel et Stéphanie De Raikem, autour des notions de recrutement par recommandation et de gouvernance collaborative. Allez, on peut l’avouer, on a bien débordé, mais c’était passionnant de les écouter parler, pour Nicolas d’une autre forme de recrutement et pour Stéphanie de travailler par rôles et non pas selon des fiches de poste.10457655_469953089773926_5447386662479777967_o (1)

15h : Le café est enfin prêt, idéal pour réveiller les neurones qui commencent à chauffer fort, et se mettre en forme pour les ateliers. Chacun choisit son thème :  « Comment révéler le talent ? », « Sans plaisir, le talent est-il possible ? » ou bien « Talent et interculturalité ». Après 20 minutes de réflexion et une présentation pour chacun des trois groupes, ça hacke fort, et interdiction de répondre pendant que l’on se fait hacker.

17h : Grâce à Caroline Valent, nous savons maintenant que BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard, est un mouvement actif, avec du dynamisme à revendre pour 2015 ! Yann Griset nous livre sa synthèse de La Journée. Finalement, la controverse ne vient-elle pas de nos différences de définition du mot « talent » ? Parlons-nous de Talent ou d’effet talent ?

17 h 30 : La Journée BEEZ&CO touche à sa fin. On boit un verre. On continue à discuter. Chacun repart le sourire jusqu’aux oreilles.

C’était une Journée riche en rencontres et en sources d’inspiration : un Mondial des bonnes initiatives ? Former des équipes dans sa salle de classe ? Pendant que certains rangent, d’autres trouvent le moyen de concilier Talent et football… Verdict du match : 2-0 pour les Bleus. Preuve que les Français peuvent être talentueux !10516848_10152531753704847_3390325121981740723_n

Brd_JehIgAAHP1IEt puis d’autres ont tellement croisé les regards qu’ils en ont laissé leurs lunettes… En tout cas, il y a fort à parier qu’ils en soient ressortis changés, valorisés, prêts à voir le monde avec un regard neuf et à le diffuser autour d’eux, pour faire émerger « bouquets de talents » et initiatives.

L’équipe organisatrice vote 5/5 pour la réussite de cette Journée et remercie tous les participants ainsi que Pierre Visez pour ses clichés ! A l’année prochaine… le 30 juin 2015 !

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Mathilde Nicolas, étudiante à l’EDHEC Business School

Stagiaire et membre de la communauté BEEZ&CO

Membre de l’association Human’East

Le changement en entreprise

2 Dans le cadre de ses études, Samuel Le Goff, étudiant à l’École Centrale de Lille, a choisi de réaliser une interview de Caroline Valent, co-fondatrice de BEEZ&CO, sur le thème de la mise  en place du changement dans l’entreprise. C’est avec grand plaisir que Caroline a accepté de lui faire part de son expérience et d’évoquer son sujet de prédilection, le changement !

Pour commencer, Caroline, peux-tu me parler de ton parcours professionnel et de ce que tu fais actuellement ?

J’ai été dirigeante et je suis aujourd’hui chef d’entreprise, consultante et agitatrice. Cela fait 20 ans que je travaille : j’ai fait un parcours classique, prépa HEC puis école de commerce. Dans l’école, dès le départ, je voulais me rapprocher de la vente : ma passion, c’est le client.

J’ai d’abord fait mes armes dans l’agroalimentaire, en France, chez Häagen-Dazs, une marque de crème glacée. Cela m’a permis d’apprendre les techniques de vente et de négociation, et surtout de me rendre compte de l’importance du client.

Puis j’ai rejoint une start-up de télécom. J’ai vécu l’euphorie de la libéralisation du marché télécom. C’est là que j’ai fait mes premières armes de manager, en créant une business unit. Lors de mon dernier poste, je faisais partie des premiers à tester la vente à distance de services Internet et mobile.

Début 2000, j’ai rejoint le groupe 3 Suisses International. L’enjeu, c’était de basculer du papier vers le numérique. Mon job a d’abord été de commercialiser tout le savoir-faire du groupe auprès des pure players qui arrivaient : je leur disais « Occupez-vous de votre offre et de votre communication, nous on s’occupe de la logistique, de la prise de commande par téléphone, de la gestion des colis etc. ».

Après, j’ai lancé Mezzo, une filiale de centre d’appels, surtout de relation client. J’ai démarré en Tunisie, et un an et demi après, j’ai ouvert en France, à Bordeaux et à Toulouse. Depuis, Mezzo est une belle pépite pour le groupe 3 Suisses.

J’ai quitté 3 Suisses dans un contexte particulier, puisqu’en 2008 a éclaté la crise des subprimes. En même temps, le groupe cumulait une autre crise : le président qui m’avait embauchée est décédé brutalement, on est resté sans président pendant 6 mois. Le groupe a donc vécu une crise organisationnelle et une crise économique, sachant qu’il ne se portait pas forcément bien : les 3 Suisses, tout comme La Redoute, sont des sociétés qui n’ont pas réussi à faire rapidement leur reconversion par rapport au numérique.

Ensuite, j’ai voulu créer ma propre aventure : j’ai créé BeeZ, un cabinet de conseil, il y a 5 ans. Notre job avec Damien [Selosse] est d’accompagner les chefs d’entreprise et dirigeants pour trouver la stratégie qui correspond à leur enjeu de marché, sachant que nous sommes en pleine mutation : révolution digitale, environnementale, avec un changement radical des comportements du consommateur.

J’ai voulu aussi défendre mes convictions : face à cette période de mutations, j’ai considéré qu’il était important d’accélérer le changement. Dans les organisations, on dit qu’il faut fonctionner d’une certaine manière, mais ça ne marche plus : peut-être y a-t-il d’autres formes d’organisation, d’autres manières de créer de la valeur. Il y a 2 ans, j’ai donc créé le mouvement BEEZ&CO, Le business sous un autre regard. Aujourd’hui, c’est une communauté de décideurs de tous types qui pousse la question du changement. L’objectif est, sous forme d’un cercle de réflexion, de pousser la réflexion sur des sujets un peu provocateurs et insolubles, d’où le nom de La Quadrature du Cercle. Mais pour nous, la réflexion est au service de l’action : par exemple, on a un territoire d’action autour de l’éducation et de l’enseignement, où on mène des expérimentations avec des étudiants, de l’Iteem notamment, autour de questions telles que : comment s’organiser autrement ? Comment travailler autrement ?

Et comme je suis une entrepreneuse et que j’ai peur de m’ennuyer, derrière le développement de BeeZ, on s’est rendu compte que des clients voulaient qu’on puisse les aider au-delà de la stratégie à mettre en œuvre : on a donc créé un département il y a quelques mois ; il s’agit d’une nouvelle forme d’agence de développement.

Par ailleurs, j’ai un autre combat à titre personnel : je suis sujette à l’intolérance au lait, aux œufs, au gluten et aux sulfites. Je suis donc en train de réfléchir à lancer mon entreprise sur ce sujet.

Qu’est ce qui peut pousser une entreprise à mettre en place une réforme ? Tu as déjà parlé du contexte économique, éventuellement des avancées technologiques…

D’après mon expérience en France, le réflexe français est d’être face au mur : c’est typiquement l’histoire de la Redoute et des 3 Suisses, ou de Kodak, qui en est mort d’ailleurs ; ils n’ont pas su voir que le monde et le client changeaient.

Un exemple : les VPCistes. Leur métier, c’est de vendre à distance sur du papier. Depuis 1930, ils évoluent avec la sociologie (émancipation de la femme après les deux grandes guerres notamment) et passent au prêt-à-porter. Puis il y a 25 ans, Internet arrive en France.  À l’époque, tous les dirigeants et managers se chamaillent pour savoir où mettre Internet, c’est-à-dire, où le figer dans une organisation pour avoir le pouvoir dessus. En aucun cas ils ne le considèrent comme une révolution : pour eux c’est juste un nouveau canal de vente. Finalement, ils ont juste dupliqué le catalogue papier en numérique. À aucun moment ils n’ont imaginé que le client était en train de changer et qu’il fallait peut-être retravailler la proposition d’offre fondamentalement. Beaucoup de dirigeants ont dit que le e-business n’existerait jamais.  Comme aujourd’hui : beaucoup de personnes disent que le big data n’existe pas.

Certains ne veulent pas voir la révolution qui est en cours. Des personnes comme nous essaient de leur faire comprendre que le sujet n’est pas de savoir si cela va marcher ou non : la révolution est là et c’est à vous de changer, sinon, vous ferez partie de ceux qui seront morts. La révolution digitale a radicalement modifié le comportement de tout le monde : on a tous un mobile aujourd’hui. Dans une journée, selon ta situation, ton humeur, tes envies, tu peux faire ce que tu veux : acheter, communiquer, t’informer… Un téléphone n’est plus un téléphone, c’est un mini-ordinateur. Il devient un élément contextuel et situationnel qui te suit dans ta vie, mais certaines entreprises n’ont pas vu ça. Pendant ce temps, en moins de 10 ans, un Google, un Amazon, un Facebook émergent et deviennent les acteurs les plus puissants du monde.

Quels peuvent être les obstacles à un changement dans l’entreprise ?

Ce sujet mène à la question de l’innovation. Selon mon point de vue, la technologie pour la technologie n’a aucun intérêt. Elle doit être au service de l’individu : si elle ne répond pas à un besoin, ça ne marchera pas. Il existe trois types de situations d’innovation :

– Première situation : je connais le problème et la solution : je vais chercher une solution toute faite qui répond au problème. Ce n’est pas une situation de changement, ni de rupture : on reste dans ses habitudes.

– Deuxième situation : je connais le problème, mais pas la solution : je sais que si je ne change pas, ça va être difficile de continuer. On est dans une situation où il faut réfléchir autrement : il faut être créatif, aller voir en-dehors du secteur, et accepter, soit qu’on ne fera pas partie de la solution, soit qu’il faudra changer dans son comportement. Par exemple, quand j’ai créé Mezzo, tout le monde disait que c’était un centre d’appels. Sauf que le numérique est arrivé : il a fallu que je sache traiter les chats, les SMS, les mails… À ce moment, j’ai deux solutions vis-à-vis de mon manager : soit je prends quelqu’un d’autre, soit je lui demande d’apprendre un nouveau métier et de se réinventer.

– Troisième situation : je ne connais ni le problème, ni la solution : je suis donc dans une situation de rupture. À un moment donné, c’est le vide et il faut recréer une histoire, comme si on créait une start-up. Beaucoup de marchés sont parvenus à leur terme aujourd’hui : il faut qu’ils trouvent leur solution pour pouvoir rebondir. Par exemple, on a reproché aux dirigeants de Kodak de n’avoir pas su aborder le virage numérique alors qu’ils en avaient la vision.

Est-ce dur à faire passer au niveau des employés ? 

Les employés sont les moins embêtants, car ils ont du bon sens. Ce  sont surtout les managers et dirigeants qui donnent du fil à retordre, car ils veulent tout maîtriser, et s’ils sentent que leur poste peut être remis en cause, ça devient compliqué : on touche des questions de pouvoir. Ceux qui sont sur le terrain connaissent bien la réalité du client et donc s’adaptent.

Selon toi, c’est là que l’intérêt d’une société de conseil réside ?

Oui et non. Dans le domaine du conseil, c’est toujours mieux d’être à plusieurs que tous seuls. BeeZ fait sens quand le client me dit que je l’ai fait grandir, voir autrement, comprendre où sont ses clés de succès. Par contre, le conseil n’est pas intéressant quand il donne des solutions toutes faites.

L’enjeu de notre époque, c’est l’appropriation comportementale. L’individu doit comprendre qu’il est capable d’être créatif  et innovant, qu’il a tout en lui et qu’il peut trouver des solutions qu’il n’imaginait pas en s’ouvrant aux autres, en allant puiser dans ses équipes, c’est-à-dire en travaillant de manière collaborative, en décloisonnant son métier. Son enjeu, c’est de s’ouvrir complètement au monde. C’est une démarche d’ouverture, une manière d’aller voir autrement, mais ce n’est pas la seule solution. Il faut avoir aussi une démarche de veille, de rencontre, sortir de son bureau, de son PC…

Selon toi, quelle est la clé d’une réforme réussie ? Comment faire en sorte qu’elle soit bien acceptée par les employés, ou par les chefs d’entreprise ?

Il faut mettre du sens. Je te conseille de regarder la vidéo de Simon Sinek : il évoque le « why », et prend des exemples connus pour tenter de comprendre pourquoi toute une communauté s’est créée autour d’Apple, pourquoi Martin Luther King a fait réunir des milliers de personnes à un endroit et à un moment précis : pourquoi un tel engouement ? Parce que les gens y vont pour eux-mêmes, parce que ça fait sens pour eux, parce qu’ils se sentent valorisés au travers de ça. Les choses réussissent à partir du moment où le dirigeant aborde sa stratégie en mettant du sens dans ce qu’il veut faire : il faut qu’il sache défendre son combat et apporter à son client une réponse. Le mass marketing n’est plus efficace : il faut un marketing où on est vraiment capable de mettre toute l’entreprise dans le sens et savoir ce qu’on veut apporter au client et au collaborateur : le collaborateur suit s’il sent qu’il y a du sens.

Un exemple : un des clients de notre centre d’appels propose un catalogue de vêtements pour personnes très senior. Il décide de faire à Noël une campagne de marketing direct par mailing : si vous commandez, vous avez ce cadeau PlayStation. L’image n’était pas explicite et les grand-mères ont cru que c’était une vraie PlayStation qu’elles pouvaient offrir à leurs petits-enfants, alors que ce n’était qu’un porte-clés. Notre client aurait dû réfléchir à cette opération en remettant du sens sur sa promesse vis-à-vis de sa clientèle, sur la relation qu’il voulait construire : ne pas rester enfermé dans son bureau et consulter ceux qui sont au contact du client. Les équipes de cette entreprise croiraient un peu plus à la marque. Si tu n’es pas en cohérence de bout en bout entre ce que tu veux réussir à produire chez ton client et la manière dont tu vas organiser ton entreprise pour réussir, le risque c’est d’essayer de faire croire à des gens que ce qu’ils font c’est génial alors qu’ils n’y croient pas.

Par exemple, le plus gros problème de McDonald’s, c’est de réussir à maîtriser le turn-over des jeunes. Les jeunes voient ça comme un job temporaire, et donc McDonald’s n’arrive pas à recruter des managers. Il n’y a aucune place pour l’autonomie, c’est un job de production comme dans une usine ! Si McDonald’s veut fidéliser ses équipes et produire des futurs managers, encore faut-il que les managers aient des équipes qui puissent contribuer à l’entreprise, par exemple, en participant à la réflexion sur les futurs menus.

Quelles sont les compétences que doit acquérir un manager pour réussir à mettre en place des changements au sein d’une entreprise ?

Avant des compétences, il faut un savoir-être : un manager ce n’est pas une compétence, c’est d’abord une personne qui aime s’intéresser aux autres, qui sait qui il est, qui a une vision des choses et va capitaliser sur le comportement, l’expérience, mais qui va y mettre du sens et qui va aller chercher l’organisation qui correspond le mieux à un contexte.

Manager, c’est véritablement aimer les hommes : il faut savoir  communiquer, accompagner, écouter, être patient, il faut avoir l’œil aiguisé, sentir les potentiels, organiser, gérer, il faut savoir surtout faire confiance et donc SE faire confiance. Il y a plusieurs types de management qui dépendent du contexte : autoritaire, empathique, participatif… Il n’y en a pas un mieux que l’autre selon moi. Manager, c’est savoir orchestrer son équipe en fonction des compétences et surtout en fonction du contexte, du résultat qu’on veut atteindre et du sens que l’on veut mettre. Si on ne lui donne pas d’objectif, si on ne lui explique pas sa stratégie, un manager aura du mal à manager. Pour orchestrer, il faut avoir une organisation, une structure et une vision.

Merci à Samuel pour son travail de journaliste et à Caroline d’avoir fait partager sa vision sur le changement !

A l’aube d’une révolution controversée…

Pour la deuxième année consécutive, l’Iteem et BEEZ&CO poursuivent leur partenariat et continuent l’expérience avec 18 étudiants de 5e année dont nous faisons partie. Le projet initié l’année dernière faisait émerger une expérience pédagogique innovante en entraînant des étudiants d’école d’ingénieur dans un mouvement d’intelligence collective autour des questions du business sous un autre regard. Cette année l’expérience évolue, fort de la première édition, et nous invite à contribuer à lancer les cartouches de la connaissance, un nouveau contenu de réflexion à destination des décideurs sur les business modèles.

Pour mieux comprendre notre action dans cette démarche, nous posons nos questions à Caroline Valent, une des protagonistes de cette collaboration entre enseignement supérieur et mouvement d’intérêt commun

Quels sont la finalité et l’objectif principal de ce partenariat ?

L’idée de départ reste la même : croiser l’action de la communauté BEEZ&CO et l’enseignement instruit à l’Iteem.

Pierre Daniel, avec qui j’ai forgé cette idée, et moi  défendons la conviction que notre époque nous invite à réfléchir autrement à nos modèles de business et à nos organisations. Les défis actuels et à venir nous incitent à créer des opportunités d’évolution voire d’innovation. Pierre Daniel fait partie de La Quadrature du Cercle, que nous choisissons de traiter. Intellectuels, chercheurs, experts et dirigeants, chefs d’entreprise, créateurs croisent leurs connaissances avec leurs expériences. C’est ce que nous appelons la Connaissance par la réalité.

C’est tout naturellement qu’impliquer des futurs managers nous a semblé évident. Votre regard de futurs décideurs (quelle que soit la forme de votre projet et le choix de votre parcours professionnel à venir) est important. Votre participation à une communauté de décideurs qui pousse à la réflexion sur nos actions dans nos entreprises et leur environnement est une nécessité. C’est vous, entre autres, qui allez contribuer au monde dans lequel nous vivrons, et surtout celui de vos enfants (même si ce n’est pas votre préoccupation du moment).

Pierre Daniel et moi, avec nos quarantaines d’années passées, faisons partie de ce que j’appelle une « génération pont ». Nous avons appris à nous adapter aux enseignements et aux systèmes forgés par nos anciens. Nous sommes les enfants de la génération 68’. Nous avons intégré dans notre vie le digital alors que nous avons été éduqués par l’écriture au stylo à plume. Comme vous, nous ne sommes plus des hommes traditionnels mais des hommes cyborg du point de vue anthropologique.

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Le monde dans lequel nous vivons change notre modèle de civilisation, notre modèle de pensée, de fonctionnement. Nous devons continuer à avancer et progresser, et accompagner le changement profond de comportement. C’est en vous impliquant que nous pouvons réussir à développer les 20 ans à venir avec vous. C’est comme une sorte de Nouvelle Renaissance, pour reprendre le thème du TEDxLille qui aura lieu le 8 mars.

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Nous sommes convaincus que vous avez tout à gagner à être acteurs de vos choix, à être entrepreneurs de vous-mêmes… avec tous.

Pour cela nous avons choisi un mode d’apprentissage différent ; celui de mettre à profit votre côté sachant développé depuis que vous allez à l’école avec votre esprit critique et votre capacité à partager avec d’autres sans être pollué de règles instruites dans l’entreprise après quelques années.

C’est votre liberté de conceptualisation, de réflexion et d’expression qui nous intéresse ici.

La promesse de l’Iteem est de créer des profils différenciant de futurs décideurs par leur croisement de sensibilités : ingénieur, manager, entrepreneur. Les profils Iteem sont réputés pour avoir une ouverture d’esprit et un autre regard sur leur apport à la société.

La promesse de BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard, est de mettre la réflexion au service de l’action en prônant l’enrichissement par la diversité, l’importance de l’indépendance de pensée afin de nourrir le débat, et d’inciter chacun à être entrepreneur de soi pour son bien individuel et le bien commun.

La finalité est donc d’élargir la réflexion collective de la communauté BEEZ&CO avec des futures générations de décideurs.

L’objectif est de vivre une expérience pédagogique innovante avec des étudiants d’enseignement supérieur qui se préparent à rejoindre le monde du travail.

Est-ce que ces points ont évolué et sont-ils voués à évoluer ?

Your Way Road Arrow Direction Moving ForwardLe projet a vu le jour en partant d’une idée convergente de deux personnes. La première expérience nous a permis de créer le sens de ce que nous recherchions (voir première question). L’enjeu d’un tel projet n’est pas d’être dans le WHAT ou le HOW (ce qui nous est enseigné à tous dans les écoles/universités et entreprises pour développer un projet), mais dans le WHY. Et pour respecter le WHY, le mode itératif est naturellement la manière dont nous construisons cette expérience avec les étudiants : pas à pas, en mode test et dans le temps par vague de cycle. Avec vous nous vivons l’expérience du second cycle.

Le projet n’est d’ailleurs pas né d’une démarche institutionnelle (qui passe par une validation conceptuelle du projet par une instance mandatée qui juge stratégiquement si cela est conforme ou non au schéma directeur) mais d’une réelle envie de développer une expérience qui fera sens par son simple résultat et évoluera naturellement poussé par d’autres expériences d’autres étudiants.

Le projet dépend donc de la manière dont les étudiants prennent possession de sa réalisation, pour cela il doit faire sens… et ce n’est pas le terrain de connexion le plus évident au contraire.

Pourquoi avoir fait évoluer le partenariat et le module proposé aux élèves ?

De l’idée de départ (intégrer des futurs managers dans la Quadrature du Cercle et tester une expérience pédagogique différente dans ce cadre), nous l’avons enrichie pour lui donner une forme « produit » au sens marketing. Nous sommes passés de l’idée au concept (une démarche logique de création).

Le défi de cette année est de créer un concept de contenus qui sera le fruit de la contribution des étudiants de 5ème année de l’Iteem.

Dans une logique de créer la connaissance par la réalité (croisement de la connaissance avec l’expérience terrain), Pierre Daniel vous propose de choisir chacun un sujet de business modèle qui vous inspire et de travailler son/ses concepts ; ce qu’il appelle la conceptualisation. Il vous invite à pousser votre réflexion  dans une démarche de recherche initiatique.

7En parallèle, je vous aide à préparer les rencontres avec des décideurs (5 à 8 par rencontre par groupe) afin de croiser votre réflexion sur vos propositions de sujets de business modèles avec leur expérience concrète du terrain de l’entreprise et du marché. Entre septembre et décembre 2013, vous préparez. Entre  janvier et mars 2014, vous vous confrontez à la réalité. A l’issue des rencontres, vous aurez construit un contenu pensé, enrichi de témoignages. Ce sera la première base des cartouches de la connaissance que nous voudrions lancer à terme avec Pierre Daniel.

Sous un format 5Mn ou 15Mn à lire, nous aimerions proposer aux décideurs d’accéder à une connaissance enrichie, filtrée intelligemment et accessible simplement et rapidement. C’est une occasion de prendre de la hauteur en bénéficiant de l’apport d’une intelligence collective réputée Iteem-BEEZ&CO. C’est ce que nous appelons Les Cartouches de la Connaissance.

Pour la deuxième année d’expérience, vous allez nous aider à créer les fondements de ce concept.

Quels sont les atouts qui ressortent de l’expérience précédente ?

Ils sont de différentes natures:

▪         Cette première expérience faisait sens. Les étudiants ont joué le jeu et permis de préparer Les Ateliers de Controverses lancés lors de notre Journée du 2 juillet 2013. Ils ont contribué à donner naissance à un contenu BEEZ&CO.

▪         Certains ont réfléchi à leur projet professionnel. Bien sûr, c’est la globalité des expériences qui les ont aidés à avancer dans leur réflexion ; mais je crois volontiers que certains ont intégré de nouveaux angles de pensée suite à cette expérience hors norme (conscient et inconscient).

▪         Un débriefing important a fait apparaître les axes de travail et confirmé l’intérêt de réitérer l’expérience mais en la faisant évoluer (mode itératif).Business Discussion

▪         Capitaliser sur une telle expérience pour donner l’occasion à un étudiant de présenter son implication dans un projet sociétal qui vient enrichir son cursus de projets managériaux ou entrepreneuriaux.

▪         Aller plus loin dans l’expérience et lui donner son périmètre propre dédié au partenariat avec l’Iteem au travers de la démarche pédagogique de Pierre Daniel et de l’ambition de l’Iteem de faire de ses étudiants des « entrepreneurs de soi »

Etant à l’initiative de ce partenariat, quels sont pour vous les points forts de cette collaboration entre les élèves Iteem et la communauté BEEZ&CO ?

Nous ne sommes qu’au début. Le temps nous fera découvrir d’autres opportunités et questionnements. Mais cette première expérience a forgé certaines convictions :9

▪         Pour créer une intelligence collective active et utile à la communauté, il est nécessaire d’enrichir les sources et les points de vue. Celui des étudiants du haut de leurs vingtaines d’années est aussi important que celui d’une personne déjà très expérimentée voire qu’on qualifierait de sage de par son grand âge. La mixité de pensées est obligatoire pour faire évoluer notre société très suiveuse actuellement.

▪         Aider à développer l’esprit critique des jeunes face au monde qui les environne ; voire peut-être leur faire découvrir ce monde. Je suis étonnée parfois du manque de curiosité ou plutôt de clés de lecture sur le monde actuel. Nous sommes très enfermés dans une vision unique de notre société. Notre plus grand danger est de croire que nous savons tout et que nous maîtrisons tout. C’est ce que ce plait à rappeler Clara Gaymard, dirigeante de GE France et intervenant pour BEEZ&CO. Comme le rappelle Luc Simonet, l’optimisme n’est pas un combat contre le pessimisme mais plutôt contre le cynisme.11

▪         Donner envie à des futurs décideurs de s’impliquer en étant moins égoïstes et plus enclins à être acteurs du monde qu’ils façonneront tout en partageant avec les autres leurs connaissances, expériences, et en sachant prendre des décisions justes qui maintiennent un équilibre entre l’économique, le social et l’environnement ; mais surtout avec l’homme.

Je ne peux qu’être ravie de savoir que certains d’entre vous êtes investis et engagés.

▪         Créer une expérience unique qui démontre de l’intérêt de distinguer l’enseignement d’une école comme l’Iteem.

Qu’est-ce que les élèves de l’Iteem peuvent apporter à BEEZ&CO, et inversement ?

La force de l’interaction entre les étudiants de l’Iteem et BEEZ&CO est dans la rencontre avec les décideurs. Ces derniers sont choisis de façon aléatoire puisque c’est le fruit de votre travail de constitution du fichier d’invités.

Ceux qui participeront et échangeront avec vous sur le fruit de votre réflexion donneront sens à vos idées et à votre travail conceptuel. C’est ce croisement qui donnera naissance à un contenu BEEZ&CO fiable et viable ; pas celui que vous imaginez être exact, pas celui qu’on lit dans les livres, celui que vous aurez CO-construit avec ces décideurs.

1C’est le fruit du travail de réflexion, de partage et de collaboration qui donnera naissance à une intelligence collective d’une qualité propre aux personnes qui y contribuent.

Vous,  étudiants de l’Iteem, apportez votre énergie, vos doutes, votre regard neuf.

BEEZ&CO est un moyen de vous donner la parole auprès de décideurs et de réfléchir ensemble à ce qui pourrait aider l’autre dans son rôle de dirigeant, chef d’entreprise, créateur ou encore administrateur.

Pensez-vous que le partenariat perdura ? Quelles sont les actions à mettre en place pour cela ?

Nous sommes seulement à la seconde expérience. On a envie que cela dure, car chaque année, une nouvelle équipe d’étudiants vient challenger la démarche initiée. Tous les ans, cela produit une nouvelle dynamique, puisque les acteurs changent. Comme j’aime à l’appeler, c’est une spirale dynamique de mouvement. Et elle s’arrêtera quand elle ne pourra plus se nourrir des interactions entre individus et organisations motrices.

Il faut accepter que l’éphémère soit dans la durée. Il faut souhaiter que cela dure tant que cela fait sens. Le risque est dans l’institutionnalisation (décrocher de la réalité et des hommes). C’est pourquoi  je suis sûre que cela durera tant que ce sera porté par une communauté de personnes convaincues. Pierre Daniel et moi-même sommes à la genèse, mais demain ce seront peut-être d’autres qui rejoindront cette expérience pour l’enrichir et la faire évoluer : qui sait ? Des étudiants de la première expérience, des enseignants, des décideurs, d’autres ?

L’avenir nous le dira …à suivre.

Souhaitez-vous étendre ce partenariat avec d’autres écoles et/ou d’autres promotions de l’Iteem ?

Nous avons d’autres partenariats en cours avec d’autres écoles (SKEMA sur la performance du Développement Durable) et universités, avec d’autres démarches pédagogiques complémentaires.

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Comme je l’ai précisé, ce projet est issu de la réflexion de deux personnes dont Pierre Daniel. L’Iteem est entre autres son terrain d’expérimentation pédagogique. Les cartouches de la connaissance forgent leur ADN dans l’Iteem sous la ligne directrice de notre mouvement… en tout cas c’est ce que je crois aujourd’hui. Toutefois le but n’est pas de cloisonner mais bien de co-produire. En somme, rien n’est acquis, tout est à découvrir.

Conclusion

La démarche de BEEZ&CO s’inscrit dans le cadre d’une réflexion sur les modèles business actuels, afin de faire émerger de nouvelles idées et opportunités d’innovation. De par la nature de cette démarche, il est naturel que des élèves de l’Iteem, futurs décideurs, souhaitent s’impliquer dans ce projet. Ce travail de réflexion nous permettra de mieux comprendre la complexité de l’environnement dans lequel nous seront amenés plus tard à travailler et entreprendre, nous aidant ainsi à nous poser les bonnes questions lorsque nous aurons des décisions importantes à prendre.

A travers la création des cartouches de connaissances, nous sommes amenés à rechercher intelligemment du savoir nouveau. La mise en abîme de ces connaissances face à l’expérience des décideurs d’aujourd’hui nous permettra de mieux appréhender la relation à la réalité des concepts choisis.

Les discussions qui en découleront serviront de point de départ à un processus de réflexion commun qui évoluera au travers des rencontres avec d’autres décideurs.

Cette interview a été réalisée par :

Matthieu FOUGERE DE COMARMOND

Camille FOURNIER

Valentin LECERF

Nicolas LEPOUTRE

Benoit LEQUEBIN

Sources des images :

http://business.lesechos.fr/images/2013/10/07/9432_1381161528_management-autrement.jpg

http://dantotsupm.files.wordpress.com/2010/11/discussion-2.jpg

http://a402.idata.over-blog.com/400×265/4/34/14/20/2013-2/multi-channel-consumer-300×199.jpg

http://tech.co/wp-content/uploads/2013/09/TED_SimonSinek.jpg

http://www.janssens-coaching.com/wp-content/uploads/2013/08/Fotolia_49501707_XS.jpg

http://www.blablachronique.com/wp-content/uploads/2011/06/Intelligence_collective_et_betise_individuelle_t.800.jpg

http://www.expert-comptable-architectes.fr/wp-content/uploads/2013/01/architecte-autoentrepreneur.jpg

http://cache.media.education.gouv.fr/image/Innovation_et_experimentation/59/5/innovation-experimentation_248595.jpg

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Les étudiants de l’Iteem 2014 ont rejoint le cercle de réflexion BEEZ&CO

12571_10151213851161868_1936864271_nBaptiste Fantino. Actuellement en dernière année à l’Iteem, Baptiste s’apprête à se lancer dans la « vraie » vie et à voler de ses propres ailes. De retour d’une expérience de 9 mois dans l’une des plus grandes villes de Chine où il travaille en tant qu’acheteur, il fait grandir de plus en plus son envie d’entreprendre. Curieux et intéressé, il cherche sans cesse une idée qui pourrait améliorer nos vies. « Qui ne tente rien, n’a rien » dit-on…
Baptiste a choisi la logistique pour spécialisation de dernière année d’étude grâce à sa petite expérience dans ce domaine qu’il a pu acquérir pendant son immersion dans le monde shanghaien et qui lui a donné envie de s’y intéresser. Passionné par les voyages et la découverte du monde, l’idée de travailler dans un métier à dimension internationale le passionne.
Enthousiaste et plein d’énergie, Baptiste est toujours prêt à réaliser de nouveaux défis et à aller de l’avant.

lequebin_photoBenoît Lequebin. Etudiant en dernière année d’école d’ingénieur, Benoît s’intéresse aux domaines de la gestion et de l’optimisation.

Dans cette logique, il se spécialise cette année dans la logistique qui, par une mondialisation de plus en plus présente, devient un élément crucial dans l’atteinte des objectifs d’une organisation.

En parallèle de l’Iteem, Benoît prépare un master finance à Lille 2 afin d’acquérir une dimension autre de la gestion tout en perfectionnant sa vision du fonctionnement de l’économie.

Etant de nature introvertie, il a su développer un sens d’observation et d’analyse qu’il a pu mettre à profit dans sa participation à des jeux de gestion d’entreprise ou encore dans ses investissements en bourse.

A travers ses différentes expériences en France et à l’étranger, il a su faire preuve de motivation, de flexibilité et d’organisation pour mener à bien les missions qui lui ont été confiées, expériences sur lesquelles il compte consolider pour mener avec succès son projet professionnel.

camilleCamille Fournier. « Une fille qui sourit est toujours plus attirante qu’une fille qui ‘fait la tronche’ ! »

Cet adage motive Camille à s’armer constamment d’un dynamisme et d’un sourire qui lui permettent d’avancer dans sa vie.

Des projets humanitaires jusqu’au sport en passant par le théâtre, Camille s’emploie à toujours être occupée. Elle est multi-tâche et aime varier ses activités.

Camille a choisi le secteur de l’énergie pour s’épanouir. Ce secteur l’attire autant pour sa diversité que pour ses multiples problématiques. Le peu de filles dans son option actuelle ne l’effraie pas et Camille fait pencher cet atout à son avantage.

Grâce aux sports qu’elle pratique, escalade,  handball et  plongée,  Camille évacue son trop-plein d’énergie et se focalise sur sa concentration, le dépassement de soi, l’esprit d’équipe et la performance.

Sociable, bavarde et adepte du Couchsurfing depuis son retour du Vietnam, Camille accroît son activité favorite : la découverte de nouvelles personnes ! Partager des cultures, des expériences, des idées… L’aventure BEEZ &CO augmentera son envie de développer sa capacité à échanger dans sa vie professionnelle !

CésarCésar Galliot. César est une personne dynamique et attentive qui aime passer du temps avec ses amis et sa famille. C’est une personne curieuse qui aime découvrir de nouvelles choses. César est une personne sportive, il a pratiqué le hockey sur gazon pendant de nombreuses années et aime se dépenser en jouant au squash avec ses amis ou en allant courir. Il aime aller en vacances à Belle-Île, que ce soit en famille  ou avec des amis, afin de se ressourcer et de se reposer. Passionné de voile, il s’investit dans l’association de son école afin de pouvoir pratiquer ce sport durant son temps libre.

Actuellement en cinquième année à l’Iteem, il se spécialise en Architecture d’entreprise afin de finaliser ses études durant lesquelles il est parti pendant 9 mois en stage à Shanghai. Une expérience qui lui a permis de découvrir une nouvelle culture, d’acquérir une expérience professionnelle de longue durée mais aussi de découvrir l’autonomie. Il prend goût aux voyages et aimerait repartir à l’étranger rapidement afin de découvrir un peu de nouveaux endroits et de nouvelles personnes.

beezandco_HibaHiba Mdidech. Intéressée par les nouveaux horizons et la richesse engendrée par l’interaction de plusieurs cultures, Hiba a naturellement choisi de quitter Casablanca pour venir faire ses études à l’Iteem. Son stage de 8 mois au Vietnam a été l’occasion de lui confirmer son envie de voyager, de rencontrer et de travailler avec des personnes de formations et de cultures différentes. C’est avec le même enthousiasme de bâtir de nouvelles rencontres qu’elle se spécialise en Génie Civil pour construire les projets d’avenir.

Motivée par l’envie d’agir, elle se consacre à la solidarité internationale avec Human’Iteem où elle a monté avec une équipe un projet d’accès à l’eau potable dans un village du Haut Atlas Marocain.

Hugo-ClosierHugo Closier. L’esprit souvent occupé par de profondes réflexions sur des petites choses futiles et d’autres beaucoup plus utiles, Hugo est un animal social, animé par les interactions avec les autres. Il aime parfois être seul mais puise son énergie (et y laisse aussi beaucoup, notamment pour amuser la galerie) dans ses relations avec ses amis, sa famille ou tout être rencontré au comptoir, au coin de la rue ou tout autre endroit incongru.

Très ouvert d’esprit, Hugo aime échanger avec les autres, partager ses expériences et apprendre.

Il est créatif et a l’âme artiste, puisque né au cœur d’une famille portée par l’amour de la musique. Il pratique d’ailleurs plusieurs instruments.

À part ça, Hugo est en fin d’études à l’Iteem, formation qu’il a beaucoup appréciée tant elle lui a apporté sur les plans humain et professionnel, via notamment un stage de 8 mois qu’il a effectué à Shanghai qui l’a fait grandir, et passer dans le monde des « grands ». Hugo n’est pas encore fixé sur le chemin qu’il va emprunter mais ça ne l’empêche pas d’être ambitieux ! Il aimerait simplement pouvoir mettre à profit son esprit créatif et ses aptitudes sociales.

JordanJordan Lauwerier. D’un naturel souriant, Jordan a appris à toujours voir le côté positif des choses.

Il aime sortir de la routine et découvrir de nouveaux modes de vie. Depuis les huit mois qu’il a passés à Pékin, il souhaite repartir à l’aventure pour rencontrer de nouvelles personnes, cultures, et continuer à se rendre compte de la chance qu’il a d’avoir la vie qu’il mène.

Plein d’énergie, il a fortement besoin de se dépenser plusieurs fois par semaine, de se donner jusqu’au bout de ses forces. Il aime s’essayer à de nouveaux sports et se challenger dans ses sports favoris : running, football extérieur et intérieur, squash, VTT.

Etant fils d’ouvriers et issu d’un monde rural, il garde les pieds sur terre et a la tête sur les épaules. Au cours de son expérience professionnelle à Pékin, il a trouvé un intérêt pour l’analyse des performances et l’amélioration continue des processus en industrie. Il se spécialise en architecture d’entreprise dans l’optique d’optimiser les processus liant plusieurs activités différentes, au sein de sa formation d’ingénieur manager : l’Iteem.

P1040330Louise Steinback. De nature volontaire et dynamique, Louise a de l’énergie à revendre ! Ne supportant pas vivre seule, Louise a besoin d’être entourée pour être heureuse. Elle souhaite donc travailler en équipe dans son futur emploi. Selon elle, échanger, discuter, partager, confronter les idées sont indispensables puisque « il y a plus d’idée dans deux têtes que dans une ».

Louise a une forte fibre créative : elle aime tout ce qui se fait avec les mains, tout ce qui est beau. Elle confectionne d’ailleurs de nombreux bijoux, cela la détend et elle y consacre beaucoup de temps !

Etudiante en 5ème année à l’ITEEM, Louise ne regrette en rien son choix d’école. Elle est fière aujourd’hui d’avoir cette double compétence ingénierie/management, qui la démarque d’un profil typique. Elle a choisi de se spécialiser en Gestion de Production et souhaiterait par la suite travailler en équipe dans des projets d’optimisation et d’amélioration continue.

photo Martin Singer 3eme personneMartin Singer. Curieux et plein d’énergie, Martin trouve toujours une occasion pour s’occuper. Son pire ennemi : l’ennui. Il n’hésite pas à chercher des solutions afin d’optimiser son temps et pouvoir se consacrer davantage à son loisir favori : le sport. Dans son travail comme dans sa passion, il aime voir une vraie cohésion d’équipe et ne perd jamais une occasion pour détendre l’atmosphère. Son souci du détail le pousse constamment à se dépasser et il n’hésite pas à motiver son équipe pour donner leur maximum. Sa maxime préférée ? « Never give up » que l’on pourrait traduire par : « Ne jamais abandonner ». La défaite ne l’effraie pas, au contraire elle la motive à se surpasser.

Après son expérience de 8 mois à Shanghai et la découverte d’une nouvelle culture, Martin s’est découvert l’âme d’un aventurier. Après la fin de son cursus scolaire, il est convaincu qu’il renouvellera l’expérience. L’Amérique centrale et plus particulièrement le Brésil l’ont toujours intéressé. C’est pourquoi, il s’est mis à apprendre le portugais dans le but pourquoi pas de rejoindre un projet concernant les JO de Rio de Janeiro qui auront lieu en 2016.

Lepoutre NicolasNicolas Lepoutre. Rarement calme, souvent agité, Nicolas ne s’arrête jamais. Que ce soit au travail, en famille ou bien avec ses amis, il est toujours plein d’entrain et cherche à profiter de chaque moment de sa journée. Il trouve sa source de vitalité dans le sport : basket-ball, course à pied, natation, musculation…, tout lui plaît, tant que cela lui permet de se dépenser.

Curieusement, Nicolas est assez réservé, préférant cultiver quelques relations profondes et sincères plutôt que de nombreuses fragiles ou superficielles. Il réserve ainsi énormément de temps aux amis qui lui sont chers. Malgré cela, il aime discuter et échanger avec les personnes qui l’entourent et le font évoluer.

Professionnellement, il a toujours été attiré par la technique. Il s’épanouit en développant ses compétences scientifiques et en les utilisant. C’est pour cela qu’il a choisi de se spécialiser dans la connaissance des systèmes électriques et électrotechniques. Par la suite, il aimerait voyager de nouveau à l’étranger afin de pouvoir y travailler et pourquoi pas s’y installer.

Faucon_PaulinePauline Faucon. Etudiante en cinquième année à l’Iteem, Pauline revient d’un stage de neuf mois en Bavière qui lui a permis de découvrir une nouvelle culture que ce soit professionnellement ou dans la vie de tous les jours. Cette expérience lui a donné le goût de l’aventure et l’envie de découvrir encore plus dans sa vie quotidienne depuis son retour en France. Que ce soit en rencontrant de nouvelles personnes ou en essayant de nouveaux sports comme le rugby, elle va vers l’inconnu avec plus de curiosité et d’aisance qu’auparavant.

Intéressée à la fois par le métier d’ingénieur et par le commerce, elle s’est naturellement dirigée vers l’Iteem et suit cette année l’option « E-business et mobilité ». Cette option lui permet de continuer à allier le côté technique et le côté commercial tout en travaillant dans un domaine en constante évolution qui lui autorise d’être créative.

Portrait-gros planPhilippe Remy. Véritable globe trotteur, il aime se retrouver dans un avion. Ce qui nous interroge sur pourquoi faisons-nous des voyages.  Est-ce les hommes qui font des voyages ou les voyages qui font l’Homme ? Très jeune déjà, il était attiré par les affaires étrangères et la politique. Il choisit finalement de s’engager pour les entreprises.

C’est pourquoi il intègre la prestigieuse formation d’Ingénieur-Manageur-Entrepreneur de l’Ecole Centrale de Lille en 2009. Durant cette période, il s’intéressera à l’économie et il choisira de se spécialiser en génie des organisations. Parti pendant 8 mois en solitaire à Dubaï, ville de la démesure et où on ne reste jamais très longtemps seul, il a beaucoup apprécié ce choc des cultures, des civilisations et des pouvoirs d’achat en une seule et même ville. Grâce à son travail d’ingénieur technico-commercial dans le domaine des télécoms, Philippe a pu découvrir le charme de beaucoup de pays du Moyen-Orient et leur sens quasi inné des négociations.

Revenu de cette expérience convaincu du rôle éminent de la psychologie et donc de l’humain dans l’économie, sa vision est que dans notre monde mondialisé c’est aujourd’hui plus l’entreprise qui métamorphose nos sociétés (et l’Homme) que la politique. On pourra lui concéder que certaines multinationales sont déjà ou tendent à devenir plus importantes qu’un Etat. Sa philosophie et son parcours l’ont conduit à rejoindre l’Oréal, multinationale qui atteindra bientôt, il en est sûr, le milliard de consommateurs ! Homme de pouvoir et d’action, Philippe pense que c’est en prenant part à un système qu’on agit le plus efficacement possible pour son bien. Vous l’aurez compris, le monde des grandes entreprises est son terrain de jeu favori pour les enjeux qu’il présente.

DSC_1085 - CopiePierre Delannoy. Avant d’entamer sa dernière année d’études à l’Iteem et afin de s’engager dans la vie active selon les idéaux qui lui tiennent à cœur, il a poursuivi sa passion d’aventure et sa quête de sens au travers de près de deux ans de voyage : accompagnement de création d’entreprise en Inde, éducation en ONG au Nicaragua, installation de pompes à eau au Cameroun et, pour couronner le tout, traversée de l’Amérique du Sud à vélo pour promouvoir le Don du Sang.

A travers ces expériences et son emploi du temps chargé de pièces de théâtre, groupes de musique et autres camps scouts, il continue de construire à sa façon un monde qu’il veut différent et plein d’implication dans des projets porteurs de sens tournés vers la rencontre et le partage.

sarahcaruelSarah Caruel. Etudiante en dernière année à l’Iteem, département de l’Ecole Centrale de Lille, spécialisée en E-business et mobilité, Sarah est avant tout une jeune femme curieuse et toujours à la recherche de nouvelles sensations. C’est pour cela qu’elle a voulu faire un stage de 8 mois en Chine, car s’intégrer dans un pays avec une culture sensiblement différente et loin de la France lui paraissait être une expérience enrichissante. Elle en est rentrée encore plus avide de découvrir le monde et de faire de nouvelles expériences professionnelles à l’étranger.

Passionnée des nouvelles technologies, elle rêve de pouvoir travailler dans le domaine du Digital Commerce afin de pouvoir s’épanouir dans des projets innovants où sa curiosité et son dynamisme pourront être mis à profit. Sarah part du principe que dans la vie, on n’a rien sans rien. C’est pour cela qu’elle travaille à développer de nouvelles compétences et à découvrir de nouveaux domaines qui pourront ou non l’intéresser, mais elle aime avoir un avis fondé sur pas mal de choses. Elle espère sincèrement que sa volonté d’avancer lui permettra de pouvoir réaliser ses projets.

Sarra_SLIMSarra Slim. D’origine Libano-Tunisienne, Sarra a grandi à Bizerte en Tunisie. Une fois le diplôme du baccalauréat obtenu, elle décide de quitter son petit confort ensoleillé de la Méditerranée afin de poursuivre ses études dans le froid du Nord.

En effet, dotée d’une grande curiosité et faisant preuve de ténacité, Sarra décide d’Intégrer l’Iteem (Département de l’école Centrale de Lille codirigé par SKEMA Business School), une formation atypique d’Ingénieur-Manager-Entrepreneur en parfaite adéquation avec ses attentes et aspirations professionnelles.

Férue de challenges et de défis, Sarra choisit le Libéria pour son stage de 8 mois à l’international.  Forte de cette expérience unique au sein de Bolloré  Africa Logistics, elle découvre le monde du Transport International avec un intérêt certain. C’est pourquoi, une fois de retour en France, elle s’oriente vers le domaine du Transport et de la Logistique pour son année de spécialisation au sein de l’Ecole Centrale de Lille.

Avec pour principaux moteurs l’adaptabilité, l’ouverture d’esprit et la soif d’apprendre, Sarra a su forger sa personnalité en tout en gardant ses valeurs ainsi que ses principes.

amineAmine Faraj. Actuellement étudiant en 5ème année à l’Iteem, codirigée par l’Ecole Centrale de Lille et la Skema Business School, il se voit un acteur actif dans le monde des NTIC.

De nature calme et réfléchie, il aime apprendre les choses sur le tas et être en relation avec le monde de l’entreprise, il souhaite toujours apporter sa pierre à l’édifice dans les choses qu’il entreprend et qu’il aime faire, comme les compétitions sportives à titre d’exemple, donner de son temps pour les autres afin qu’ils réussissent, car pour lui c’est également une forme d’accomplissement personnel.

Curieux et passionné de nouvelles technologies, il a travaillé pendant 8 mois à Munich dans une entreprise de vente de billets d’activités de loisir sur la toile, en charge de projets IT, il souhaite ainsi travailler dans un environnement international.

MatthieuFougeredeComarmond 2Matthieu Fougère de Comarmond. Matthieu a eu la chance de passer une grande partie de son enfance à voyager de pays en pays. Ces expériences à la fois enrichissante et déroutante lui ont permis de développer une forte capacité à s’adapter à tout type de situation. Vif d’esprit, il appréhende rapidement et avec envie toutes les nouvelles idées et nouveaux concepts qu’on lui fait connaître.

Cette passion du voyage, transmise par ses parents, n’a pas cessé de se développer avec le temps. Il continue à parcourir le globe, s’émerveillant des richesses de ce monde et s’épanouissant à travers les nouvelles rencontres qu’il réalise lors de chacune de ses aventures.

Une forte envie d’entreprendre par lui-même et d’innover l’ont poussé à rejoindre l’Iteem qui lui permettait d’atteindre au mieux les objectifs de vie qu’il s’est fixés. Il profite de ses années d’études pour découvrir avec plaisir les mondes du court-métrage et des jeux de société qui lui permettent de s’ouvrir à toujours plus d’horizons culturels.

claireClaire Leprévost. Claire est une jeune fille de 21 ans, étudiante en dernière année à l’Iteem (ingénieur manager entrepreneur).  Elle revient d’un stage chez Bouygues Construction à Hong Kong.
Elle a la joie de vivre et une grande énergie. Très adaptable, elle est à l’aise comme un poisson dans l’eau quel que soit son environnement.
De nature extravertie, elle aime rencontrer du monde et participer à des projets.
Par exemple elle a beaucoup participé au Bureau des élèves de son école et à une association humanitaire.

Ce  qu’elle préfère de loin, c’est transpirer et partager sa sueur avec son équipe de handball ! Elle pratique ce sport depuis 7 ans et elle a été plusieurs fois coach / capitaine. Elle a également tâté un peu le ballon ovale…
Pourquoi les sports co ? Eh bien c’est qu’elle adore travailler en équipe, collaborer. Elle est persuadée que tout le monde trouve sa place dans un groupe et elle aime tirer le meilleur des personnes.  C’est plus sympa de relever les défis à plusieurs !

Au niveau professionnel,  même en ayant apprécié le BTP, elle a choisi le génie des systèmes de production. En effet elle est polyvalente et aime l’idée de pouvoir mettre ses compétences au service d’un secteur qui lui plait : l’industrie.  Elle va peut-être poursuivre ses études en se spécialisant en optimisation / planification.

Valentin LECERF Photo de profilValentin Lecerf. Valentin est étudiant en cinquième et dernière année à l’Iteem, en option Architecture d’Entreprise mais n’a pas toujours eu la vocation d’ingénieur. Il est entré à l’Iteem dans un premier temps pour assouvir sa curiosité et étendre sa culture générale avant de choisir sa spécialité.

Aujourd’hui, il vit  ses compétences à travers ses passions, aussi bien lors de jeux de rôles à plusieurs ou lors de parties de bowling effrénées. Il allie avec efficacité les compétences d’équipe comme celles individuelles. Il n’a pas honte de sa passion pour les jeux vidéos et autres technologies vidéo-ludiques qu’il diffuse : “Embrace your inner geek !” Blizzard Inc.

Valentin est quelqu’un de passionné par la nouveauté. Il s’est épanoui dans diverses associations, ce qui lui a donné envie de poursuivre dans la voie de l’entrepreneuriat. Après avoir finalisé le lancement de son association, il pourra se consacrer à celle de son entreprise. En effet, il a besoin de se sentir impliqué pour être totalement efficace.

Valentin attache beaucoup d’importance aux valeurs qu’il peut partager avec les gens ; des valeurs comme l’entraide et l’intégrité entre les différents acteurs d’un projet ou d’une entreprise, ou la responsabilité, au niveau de la gestion des projets qu’il dirige et de la voix égale qu’il donne à chacun.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Revue de presse #18

2014 is out!…pour démarrer cette nouvelle année un cocktail d’articles qui ouvre l’appétit pour une orgie  de réflexions. Au menu cette semaine: innovations en tous genres, travailler mieux, gouvernance des entreprises, laquelle?, cybersécurité comment gérer la question de la surveillance?, puce RFID implantée pour mieux contrôler la santé!, l’espérance de vie quelle est sa face cachée?, concept 3ème révolution industrielle de J.Rifkin avenir ou désillusions? …

Bonne lecture …CLIQUEZ ICI

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Revue de presse #17

Pour cet entre deux fêtes (Noël et Jour de l’An) , BEEZ&CO vous propose un florilège d’articles et vidéos autour de sujets tels que: l’innovation pour nos entreprises, une innovation « électrique »qui s’appliquera dans de nombreux lieux au service de l’usager, une agence de voyage dédiée aux handicapés inspirée du Japon, Google est-il Big brother?, génération Y et son rapport au travail et quelques réflexions sur notre compétitivité en France…

Bonne lecture …cliquez Ici

La communauté BEEZ&CO

Revue de presse #16

Pour entamer cet avant dernier week-end de 2013 ou démarrer ses vacances de Noël (pour ceux qui font un break)  ou encore pour alimenter vos discussions lors des repas de fêtes, L’&CO de BEEZ&CO vous propose de découvrir l’écoconstruction, d’écouter Danny Hillis sur sa vision d’internet et la nécessité de prévoir un plan B, de découvrir des innovations qui font appel au bon sens  et donnent vie à des sources premières ou redonnent vis à des produits, de comprendre pourquoi s’intéresser à investir sur le continent africain…et bien d’autres sujets qui vous donnent l’occasion de porter un autre regard sur le business.

Bonne lecture …cliquez ici

L’équipe BEEZ&CO

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C’est quoi le succès ?

Parce que j’ai vu l’infographie que Funders and Founders partageait aujourd’hui sur sa page Facebook… j’ai eu envie, à mon tour, de la partager avec vous…

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Le succès comparé à un iceberg, j’aime bien l’image… J’aime le fait que l’on n’oublie pas de prendre en considération tout le travail fourni en amont, toutes les personnes qui nous ont soutenus, avant que nous puissions arriver à être visibles, voire… à avoir du succès…

Et cela m’a rappelé une autre infographie qui avait illustré un de mes articles pour Spotwork à propos de savoir dépasser sa peur de l’échec pour réussir… celle-ci nous disait que le Succès n’est pas toujours ce que nous voyons… et c’est bien mon avis, vous l’aurez compris 😉

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Il est important pour chacun, entrepreneur(e)s ou pas d’ailleurs, que la base, les fondations soient solides..

C’est quoi le succès ? Chacun aura sans doute sa recette en fonction de son expérience… A l’heure où nous approchons de la période qui veut que nous prenions de « bonnes résolutions » pour la nouvelle année qui arrive… j’ai eu envie de me reposer la question.

Une question qui en amène d’autres forcément si on prend le temps de se la poser…
Echec, réussite, succès… être heureux et accomplir ce pour quoi l’on est fait, avec passion… Agir, c’est certain !
Bref ! Et peut-être se souvenir qu’il est important de ne pas toujours se fier apparences… :)

Bon succès à tous, quelque soit le domaine où vous exercez votre talent et bonnes fêtes de fin d’année !

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI
@aludv

Revue de presse #15

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Pour entamer votre week-end,  BEEZ&CO a concocté un cocktail d’articles aux sujets variés à lire sans modération: culture et changement dans nos organisations, notre mai 68 numérique est devenu un grille-pain fasciste, des jeux pour changer le monde, des gants clignotants pour éviter les accidents…

RDV vendredi prochain….Bonne Lecture CLIQUEZ ICI

L’équipe BEEZ&CO

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