Apologie provocatrice d’émotion

apologie magCet été, nous avons pu suivre sur Facebook la naissance d’une nouvelle revue pas comme les autres : Apologie Magasine. Pour ceux qui ont suivi l’aventure, le magasine a voyagé pour se faire connaître : Annecy, Côté d’Opale ou encore Porto Vecchio… Photographié dans ces différents paysages avec beaucoup d’élégance, il a diffusé le message de ses créateurs, partager ce qui les anime au travers d’un bel objet que l’on a envie de poser sur sa table de salon pour apprécier à tout moment ses belles photos et ses textes.

Et si je vous disais qu’il est gratuit ? Vous me direz que les créateurs sont fous. C’est pourquoi j’ai invité le rédacteur en chef Nicolas Crestel pour que vous vous fassiez votre propre avis sur cette belle histoire de culture et de passion éditoriale. Je souhaite longue vie à Apologie.

 

 Nicolas, raconte moi l’origine, l’histoire du magasine Apologie.

Il y a quatre ans, j’ai collaboré avec Amaury, directeur artistique, et David, directeur d’une entreprise de communication visuelle. Tous les trois avions décidé de lancer un magasine sur la thématique de l’art. Étant moi même journaliste de métier, nous étions très complémentaires, et la combinaison de nos trois compétences avait bien fonctionné. Nous nous sommes tout naturellement retrouvés fin 2014 pour lancer un nouveau concept.

Est ainsi né Apologie Magasine. Le concept est plutôt simple, se différencier des autres magasines gratuits en proposant un bel objet, avec du vrai contenu et de vrais articles surtout. Ce magasine doit pouvoir trôner dans le salon par exemple, tel un objet de décoration. C’est ce qui explique le choix d’un beau papier. Concernant le contenu, nous souhaitions partager tout ce qui nous animait nous. Prenons l’exemple de la villa Cavroi, une réalisation architecturale surprenante et localisée dans le Nord, à côté de chez nous ! Nous sommes même allés plus loin : la date de réouverture de l’édifice était le 13 Juin. Ce fut la deadline que nous nous sommes fixés pour publier Apologie.

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Notre modèle économique est le suivant : publié trois fois par an, car nous avons tous notre activité professionnelle à côté, nous sommes financés par les annonceurs. Attention, nous souhaitons qu’Apologie Magasine soit une marque qui regroupe un électorat sensible aux sujets que nous évoquons, nous souhaitons donc conserver l’image d’une revue de contenu, et ne pas envahir nos pages de publicité diverses. Dans un second temps, si les revenus du magasine nous le permet, nous investirons plus dans le site internet, voire dans une application, puis nous développerons d’autres choses autour de cette marque, comme des produits dérivés, un système d’abonnement pour les personnes qui sont loin des circuits de distribution et qui nous ont demandé comment trouver ce magasine, ou encore une boxe avec des produits de nos annonceurs et la revue.

Le numéro 1 a été une vraie surprise pour nous. Les personnes ont apprécié le style éditorial, le design, le produit en entier. Nous avons reçu beaucoup de messages d’encouragement et de personnes qui ont dévoré le magasine. La marque plaît, et cela nous encourage à sortir un numéro 2 tout aussi riche.

En parlant de marque, que souhaitez-vous dire par « provocateur d’émotions » ? Le style très humain et personnel, le choix des histoires, ou même la beauté du papier choisi ?

C’est tout à fait ça. Prenons l’exemple de la forme : nous avons choisi par exemple de ne pas mettre de photo sur la une du magasine. Cela donnait l’effet d’un livre que l’on a envie d’ouvrir. Le code couleur aussi a vocation à changer à chaque fois pour toujours surprendre le lecteur. Le numéro 1 est jaune, de quelle couleur sera le numéro 2 ? Mystère … Nous avons pousser le design jusqu’au bout, jusqu’à la créa des publicités, qui ne doivent pas dénaturer le magasine. Les photos aussi participent à la beauté du produit et permettent l’évasion du lecteur.

Par ailleurs, les histoires que nous avons choisi de raconter doivent provoquer des émotions. Par exemple l’histoire des Cosmos. Cet article ne devait pas qu’interpeller les passionnés de foot ! Nous lui avons donné un côté croustillant, émotionnel. Ce sont des histoires humaines, de personnes, des anecdotes même. Nous n’avons pas pour vocation à être trop techniques ou exhaustifs, nous exprimons ce qui nous a fait vibré, tout simplement. Et nous essayons de faire vibrer nos lecteurs ainsi.
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Dans votre édito, vous dîtes que vous souhaitez apporter à vos lecteurs des histoires « comme on ne vous les a jamais racontées ». D’une certaine façon, vous êtes animés par la volonté de faire autrement ?

Exactement, nous avons la volonté de faire autrement et librement. C’est un petit peu une façon de faire de la qualité, mais à notre manière. Tous les trois avons déjà un certain parcours derrière nous et aujourd’hui, et nous avons envie d’indépendance et de liberté, oui, dans notre magasine. Et de faire vibrer d’autres.

Nous sommes en discussion tous les trois en permanence, concernant les thèmes, les textes, le design … Apologie nous ouvre tous le champ des possibles. Que contiendra le numéro 3 ?? En fonction des rencontres, des livres, des films, notre sensibilité évolue et nous donne envie de traiter de certains sujets, d’utiliser certaines photos … Et de produire quelque chose de surprenant à chaque fois !

Nous décidons aussi ensembles des photographes que nous publions. Nous recherchons un style qui nous interpelle et qui nous donne envie. Les clichés doivent dégager quelque chose de spécial, provoquer une émotion. D’où les choix de notre premier numéro. Certains photographes se rapprochent de nous, nous ne les retiendrons pas tous, peut être développerons nous une activité d’agent artistique avec le magasine plus tard.

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Une petite dernière question : il me semblait que seul toi, Nicolas, écrivait. Hors les noms sont variés. Combien êtes vous ?

(Rire) Il n’y a en effet que moi. Si tu regarde bien les signatures, se sont des petits clins d’œil ou des blagues, comme Roman Hichel .. Je ne signe pas de mon nom, et tu remarqueras qu’aucun de nos nom n’apparaît. Nous avons fait le choix de ne pas nous mettre en avant, pour mieux mettre en avant l’objet. Et nous sommes ravis de l’écho très positif que nous avons eu suite à la sortie du premier numéro. To be continued !

NICO

 

Merci Nicolas de m’avoir raconté cette belle histoire, je vous souhaite beaucoup de succès et attend avec impatience le prochain numéro !

 

 

charleneCharlene BRENIER

Membre actif de BEZZ&CO