Monthly Archives: avril 2014

Rencontre débat à l’ITEEM #4

Innovation, why, how and who ?

A voir sur SlideShare : les grands axes présentés lors de la rencontre, ainsi que le compte-rendu détaillé de celle-ci.

On assiste à une rupture dans le business actuel. Les étudiants, décideurs de demain, sont les acteurs de ce changement. C’est dans cette optique qu’un partenariat entre l’Iteem et BEEZ&CO a été créé. A ce titre j’ai pu assister à un débat sur l’innovation organisé par des étudiants de 5ème année ; cette rencontre entre 8 étudiants et 6 décideurs a été très riche. Elle nous a amené à démystifier l’innovation et à trouver des leviers sur lesquels les employés peuvent s’appuyer pour la manager.

L’innovation est un terme assez vague, très à la mode.

Les invités ont précisé qu’elle peut s’exprimer de manière différente : produits, process, manageriale, services… Il est vrai qu’innover pour une start-up en création (comme ColisWeb avec Rémi Lengaigne) ou pour un groupe (Oxylane, Benoit Faure), ne se fait pas de la même manière. Il est primordial de définir à qui l’innovation va servir, sans oublier le relationnel c’est-à-dire le client final, ce que craignait Corinne Coppin (CCookie, efficacité commerciale).

Mais pourquoi innover ? Leonore Heemsterk, qui a travaillé sur le projet du Louvre Lens, répondrait que l’innovation était nécessaire pour changer l’expérience des visiteurs. Pour Oxylane, innover est une stratégie-produit qui permet de faire connaitre une marque et de lui donner du crédit. Innover permet aussi de créer des barrières à l’entrée pour les concurrents ou de se positionner sur un marché de niche…
On l’a bien compris : innover devient indispensable. Le challenge reste d’innover quand tout va bien et non quand on se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond. Cela dit, il ne faut pas forcer l’innovation : elle doit être spontanée et partir d’un constat.

L’innovation doit être spontanée mais elle ne tombe pas du ciel non plus ! Elle se fait grâce à un transfert de compétences, le plus souvent en utilisant et modifiant intelligemment quelque chose d’existant. L’innovation est dans ce cas une amélioration. Cependant, on a de plus en plus affaire à une innovation changement (on envisage la solution finale sans connaitre le chemin à parcourir) ou à une innovation rupture (on ne connait ni la solution ni le chemin). Lors du débat, les avis étaient partagés, certains étaient plus en faveur de l’amélioration que des changements importants et risqués. Ces différences de points de vue sont sûrement à mettre en relation avec une perception très différente par rapport à l’information (qui est maintenant immédiate et rapide).
Une constatation a été faite à l’unanimité : innover est avant tout une affaire sociale.

Quelle que soit l’innovation, et pas seulement pour « l’innovation à la Steeve Jobs » (comme l’a précisé Baptiste Vandenberghe), il est primordial que tous les collaborateurs se sentent impliqués. L’innovation est une co-création. Grâce aux nombreux témoignages, j’ai pu imaginer une liste de 10 bonnes pratiques de management de l’innovation :

– Communiquer sur la valeur ajoutée de l’innovation et sur la vision de l’entreprise

–  S’assurer que tous les employés ont compris et assimilé la VA = considérer les collaborateurs

– Se mettre à la place des gens (empathie)

– Faire participer toute l’échelle opérationnelle et s’appuyer sur les leaders (relai)

– Développer et mettre à profit la passion

– Commencer par un déploiement test (pilote)

– Toujours être respectueux de ce qui est fait

– Donner les moyens

– Rassurer et gérer les peurs (innover = changer pour mieux)

– Donner des perspectives d’évolution (responsabilités, carrières …)

Bien sûr, cette liste est non exhaustive et mériterait d’être adaptée à chaque projet d’innovation. On retiendra que l’innovation est portée par tous les employés d’une entreprise. La réussite d’un projet ne dépend, ni de sa pertinence ni de sa faisabilité, mais bien de l’adhésion de l’ensemble des collaborateurs.

 

Claire Leprévost, Etudiante en 5ème année à l’Iteem

Réfléchir au mot Talent

A quoi sert le Talent? C’est certainement le résumé de nos échanges suite aux deux rencontres de notre cercle de réflexion de février et mars. La Quadrature du Cercle* a ouvert le débat et tirer différentes ficelles de pensées. Chercher seul à définir le Talent ne semble pas la piste à suivre si nous voulons réfléchir vraiment à cette notion,…à ce MOT utilisé, détourné, galvaudé.
Provoquer la question de son intérêt semblerait plus passionnant en élargissant le champs de réflexion.
Et, Inviter le décideur à partir avec une autre définition du talent pourrait être notre pari de La Journée BEEZ&CO 2014, le 30 juin.
Pour la rencontre#3 du 5 mai 18H, à La Fusée de Skema Business School, nous allons faire évoluer notre approche comme cela avait été évoqué à notre dernière rencontre. 4 bulles de réflexion ont été retenues pour nourrir le débat et avancer sur la question  » A quoi sert le talent? »:
  • La Dimension du Beau/ Passion
  • La question de la Mesure/Méthode
  • L’impact du Contexte/temps
  • La Différence culturelle
D’autres bulles peuvent émerger…avançons déjà sur ces 4 là.
Chaque participant présent ou à distance va contribuer à prouver en quoi le Talent est une question de beauté ou de mesure ou encore de contexte ou enfin d’inter-culturelle. Et cela invitera à la Controverse dans le débat.
RDV le 5 mai…
Ce serait la première fois que tu participes, pas d’hésitation tu es « Bienvenue »
ou
RDV sur La Globosphère BEEZ&CO  pour suivre les échanges voire pourquoi pas y contribuer…à vos commentaires chers lecteurs
Et
*Le nom donné à notre cercle de réflexion BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard: Parce que nous souhaitons avoir une vision globale du monde qui nous environne et chercher la solution d’un problème que nous ne pourrons pas résoudre. La Quadrature du Cercle est une invitation à lâcher ses convictions et partager pour réfléchir ensemble et agir pour le changement.
La Quadrature du Cercle BEEZ&CO

Le Business sous un autre regard, vision d’étudiant

Dans le cadre de l’expérience pédagogique Iteem-BEEZ&CO 2014, plusieurs étudiants ont organisé des rencontres débats avec des décideurs de tous horizons sur des thèmes de business modèles. Ce fût une invitation en mars à débattre et inviter à croiser les regards sur les thèmes choisis. Mais selon eux qu’est ce que « le business sous un autre regard » ?

amineAmine F. … « De mon point de vue, le business sous un autre regard implique une façon d’aborder le business en rupture avec les normes usuelles. C’est aussi une manière de faire bouger les lignes dans la pratique du business en partageant avec tous plusieurs angles de pensée différents, impliquer tous ceux qui veulent changer les choses ou faire les choses autrement dans une organisation.

Un autre regard, c’est aussi, intégrer une dimension éthique dans le développement du business et non pas la recherche de l’avantage pécuniaire. « 

12571_10151213851161868_1936864271_nBaptiste F. … « Le monde actuel est en crise, et connaît des problèmes de développement. Les entreprises françaises d’aujourd’hui ont beaucoup de mal à se développer, à innover, et à être compétitif face à une concurrence de plus en plus accrue. Le monde évolue, mais les entreprises ne suivent pas toujours cette évolution et restent dans une vision du business qui ne correspond plus au modèle qui se développe actuellement. D’où l’apparition d’un business sous un autre regard, qui s’adapte et anticipe les besoins actuels. Il faut revoir sa vision du business pour rester « dans la course », et mettre en place des actions concrètes qui répondent au monde économique d’aujourd’hui. »

CAMILLE, EGLISECamille F. … « Le business sous un autre regard est une question intéressante pour des étudiants qui, comme nous, suivent le management, la communication, le business depuis maintenant 5 ans. Pour moi,  afin de pouvoir s’ouvrir à un business sous un autre regard il faut aussi et simplement s’ouvrir, ne pas rester sur une idée fixe, un concept figé. Se laisser porter par d’autres opinions sans en voir forcement un résultat concret, direct avec un objectif : Changer de filtre, changer le regard que nous portons. Dans notre société actuelle, notre environnement change nous sommes confrontés à de nouveaux challenge et de nouvelles problématiques : 3ème révolution industrielle, nouvelles technologies, changements des échanges multi-culturels, évolution des frontières… Autant de nouvelles problématiques auxquelles les méthodes et concepts acquis ne répondent plus totalement. D’où l’importance d’une nouvelle réflexion et d’un nouveau regard …. »

CésarCesar G. … « Le business sous un autre regard permet d’avoir une vision plus complète, qui donne accès à un savoir autre que celui que l’on acquière lors des études par exemple. C’est une approche assez différentes de l’approche habituelle du business qui nous permet de réfléchir sur différents sujets en essayant d’avoir une vision plus large, différente qui nous amène à un temps de réflexion avec les personnes présentent afin d’avoir un débat constructif. Cela permet aussi d’essayer de trouver les tendances futures pour tout ce qui concerne le business en général afin d’anticiper les différents mouvement à venir. »

claire

Claire L. … « Le business sous un autre regard serait en fait, pour moi, le business sous d’autres regards. L’idée principale de notre expérience Iteem-BEEZ&CO est de partager, d’échanger et d’apprendre de managers et de dirigeants. En croisant nos regards, on peut ainsi élargir son horizon. C’est de la discussion que jaillit la lumière. Pour l’instant, nous n’avons pas assez recul et l’expérience pour comprendre le business et toutes ses composantes. En nous aidant du regard des autres nous pourrons nous créer notre propre définition du business.

Hugo-Closier

Hugo C. … « Voir le business sous un autre regard, c’est selon moi prendre en considération et même utiliser les nouvelles données sociales, sociétales et environnementales. Le monde change et notre façon d’entreprendre, de manager, de communiquer et de faire des affaires doit suivre ce changement. Cela peut passer par la mise en place d’un commerce équitable, l’application de modes de fonctionnement écologiques, de la minimisation de l’empreinte carbone, l’emploi de personnes handicapées, la création d’entreprises dans des zones économiquement «délaissées», etc… Le business autrement, c’est peut-être le business en pensant aux autres. »

beezandco_HibaHiba M. … « Le business sous un autre regard m’inspire une démarche d’observation et d’analyse des entreprises et de la façon dont leurs dirigeants font du « business » aujourd’hui et comment ils pourraient créer de la valeur autrement, intelligemment, durablement en suivant des chemins auxquels ils n’auraient pas pensé auparavant mais qui se révèlent tout aussi riches. Tout ceci en stimulant l’échange entre plusieurs personnes qui font du « business » ou qui sont concernées par le « business » pour faire émerger des idées et des problématiques. »

JordanJordan L. … « La fin de la phrase « sous un autre regard » implique un point de vue qui change de l’ordinaire. Et pour avoir ce point de vue, soit vous sortez de l’ordinaire par votre personnalité, soit vous entrez dans un brainstorming délirant avec d’autres interlocuteurs. Le business sous un autre regard doit donc naître de discussions et d’interactions avec toute sorte d’intervenants, plus ou moins expérimentés professionnellement, de tous horizons et partageant des idées différentes. Le business sous un autre regard pourra naître des confrontations de ces idées et de ce qui en ressortira. C’est la raison pour laquelle il est important d’entretenir un réseau riche et varié, et de se remettre en question régulièrement. »


Martin Beez and coMartin S.
…  « Pour moi, l’expression « le business sous un autre regard » me fait penser à travailler, échanger d’une manière qui est différente de ce qu’on peut trouver aujourd’hui. Cela rejoindrait selon moi, le slogan d’Apple de 1997 à 2002 : « Think different » (pensez autrement). En terme de stratégie, on pourrait associer cette expression à l’océan bleu : essayer d’innover, de se différencier de ses concurrents afin de trouver un marché où nous sommes seuls (différent de l’océan rouge ou la concurrence est omniprésente).Pour résumer, le business sous un autre regard nécessite sans cesse d’être au courant de ce qui se passe autour de nous et d’avoir une grande réactivité. »

Lepoutre NicolasNicolas L. … « Le business sous un autre regard est pour moi la réaction des individus face à un environnement professionnel ne correspondant plus aux nouveaux acteurs du marché. Pour faire face à cette situation, des communautés se proposent de mettre en place des groupes de réflexions afin de pouvoir repenser notre façon de voir et d’agir dans le domaine professionnel. Le business sous un autre regard n’est pas pour moi une rupture rejetant l’ensemble des règles et postulats définissant le monde professionnel de ces dix dernières années. Son but est au contraire de remettre en question notre vision du business afin de mettre en place un ensemble de réflexions autour de ce sujet et ainsi reconstruire ces principes pour qu’ils puissent correspondre à l’environnement actuel. Par leurs initiatives, les groupes de réflexions espèrent pouvoir influencer les décideurs sur leur façon d’interagir avec les acteurs de leur domaine et ainsi pouvoir modifier notre façon de faire du business. »

lequebin_photoBenoît L. … « Le business est un domaine qui évolue au fil des années et qui est primordial pour la cohérence et le développement social. Après des années florissantes où les entreprises avaient pour seul but de produire en masse, plusieurs crises d’envergures ont permis d’émettre des signaux sur l’importance du respect de l’environnement et l’être humain afin de permettre aux générations futures de connaître les mêmes conditions que nous à notre époque. Cette prise de conscience assortie au développement de nouvelles technologies comme l’informatique et le web permettent au jour d’aujourd’hui de poser toute une réflexion autour d’un business sous un autre regard. Selon moi, ce « nouveau regard » prendra forme sous l’interconnexion omniprésente entre les individus, leur bien-être ou encore le développement de technologies vertes, éléments qui définiront avec succès les businesses de demain. »

steinbach_louiseLouise S. … « Selon moi, le business sous un autre regard est un business qui ne cherche pas uniquement à tirer du profit, c’est-à-dire qu’il a d’autres objectifs que le fait de faire du chiffre. Certes, une entreprise est vivable uniquement si elle gagne de l’argent, mais une entreprise « sous un autre regard » a d’autres objectifs tels que : le développement social, le développement environnemental. Elle cherche à équilibrer le gain financier et ses autres objectifs : elle veut être juste ! Le business sous un autre regard est aussi un business créé autrement. L’innovation est, selon moi, une façon de voir le business autrement : ne pas se contenter de ce qui existe, chercher sans cesse à proposer autre choseSelon moi, un bon exemple d’un business sous un autre regard est le micro-crédit. En effet, il permet de concrétiser des projets et favorise l’activité et la création de richesses dans des pays en développement. Il permet d’apporter une solution financière, aux personnes dans le besoin, pour les aider à concrétiser leur projet. D’ailleurs, la mise en place à grande échelle de ce système a été récompensée par le Prix Nobel de la paix (attribué à Muhammad Yunus). »

MatthieuFougeredeComarmond 2Matthieu F. … « Pour moi BEEZ&CO c’est tout simplement un ensemble de personnes souhaitant entreprendre, manager, créer, et innover différemment. La mise en commun de leurs connaissances et expériences leur permet de sortir des sentiers battus et de trouver ainsi des solutions nouvelles, des idées nouvelles. C’est aussi un mouvement citoyen qui pousse les entrepreneurs d’aujourd’hui et de demain à prendre conscience de leur environnement, et de l’impact que leurs actions peuvent avoir dessus. C’est réussir à comprendre que l’on peut réellement changer le monde dans lequel on vit à travers une prise de conscience. « 

Faucon_PaulinePauline F. … « Le business sous un autre regard est selon moi une façon nouvelle de voir les choses. C’est une manière originale d’aborder le business, sous des angles différents de ceux habituellement employés. Cependant ces notions restent pour moi générales et il m’est donc difficile de me faire une idée précise et concrète de l’association de ces deux termes. J’espère donc que les interviews des décideurs à venir vont m’aider à mieux comprendre et à me faire une idée plus personnelle sur ce que peut être le business sous un autre regard. »

Portrait-gros planPhilippe R. … « La nécessité d’aborder le business sous un autre regard vient du désir pour les organisations de se réinventer. En effet, les pressions liées à la mondialisation, les attentes de la nouvelle génération, le débat autour de la qualité dans une concurrence mondiale accrue bouleversent l’organisation classique du travail et remettent en question les modèles de ceux qui sont aujourd’hui aux postes de dirigeants ! Tous sont lucides sur les menaces auxquelles leur entreprise sera confrontée. Ils sont conscients qu’il faudra répondre à ces enjeux de manière innovante. Le point commun des grands décideurs qui ont fait le pari du business sous un autre regard, c’est qu’ils choisissent de co-construire cette innovation managériale. »

DSC_1085 - CopiePierre D. … « Envisager le Business autrement, pour moi aujourd’hui, c’est se dire que l’économie, les échanges de biens et d’argent, les actions et mouvements producteurs de richesses peuvent être responsables sur le plan social, solidaire même, humain, et environnemental. Je suis convaincu que l’entrepreneuriat d’aujourd’hui doit tenir compte des réalités humaines autant qu’économiques et qu’insérer un facteur responsable et « utile » dans la réflexion de production de richesse peut être tout à fait profitable et apporter une dimension durable qui ne peut être que bénéfique pour l’entreprise qui se donne la peine d’adopter cette démarche. Mais ceci n’en est peut-être qu’une dimension. Le business sous un autre regard, c’est tenir compte des mutations sociétales et alors faire l’effort de remettre en cause la vision traditionnelle de l’entreprise et de l’économie pour imaginer de nouvelles manières de consommer et de faire consommer. »

sarahcaruelSarah C. … « Pour moi, le business sous un autre regard reste une façon nouvelle d’aborder les problématiques que nous rencontrons dans le monde du travail. Ce qui est intéressant pour nous, c’est que nous avons encore une vision peu définie du monde du business, avec peu d’expérience, et nous allons pouvoir confronter nos opinions face à des décideurs, qui eux ont une grande expérience. Le business sous un autre regard entre dans les tendances actuelles, avec la volonté de changer les choses, de se poser des questions, de résoudre les problèmes et d’avancer dans la meilleure direction possible. Malgré tout, j’ai encore du mal à voir concrètement où cela va nous mener, mais je suis curieuse de le découvrir. »

Valentin LECERF Photo de profilValentin L. … « Le business sous un autre regard est une notion assez vague. La première chose qui me vient en tête est le développement d’un business durable. Penser autrement en intégrant les notions d’environnement, d’économie et surtout sociales. Quand je pense business autrement, je pense à des entreprises qui regardent plus loin que le simple profit, en mettant par exemple, l’Humain au centre de ses processus. Ainsi, motiver l’Homme reviendra à augmenter les profits de la société. Je me pose des questions: Est-ce que les décideurs cherchent à changer leur façon de penser et d’agir ? Est-ce que moi j’arriverais à changer ma façon de penser, plutôt que de suivre ce qu’on nous a appris au long de notre scolarité? Je suis impatient de continuer cette aventure afin d’avoir des réponses à mes questions. »

BEEZ&CO et Iteem

Revue de presse #32

revue de presse #32 BEEZ&CO

L’&CO de BEEZ&CO est sorti…au programme cette semaine des articles qui nous invitent à réfléchir sur notre environnement, en particulier la ville, la data et son impact sur notre liberté d’agir, continent africain zone de développement? et bien d’autres

Bonne Lecture …cliquez ici

BEEZ&CO

Revue de presse #31

La revue de presse BEEZ&CO vous propose cette semaine de se pencher sur l’organisation du travail, ou sur l’ambition et les femmes …quelques thèmes à propos …Bonne Lecture

Pour lire, cliquez ici

revue de presse #31 BEEZ&CO

 

BEEZ&CO

 

On a testé pour vous … TEDxLille

TEDxLille J'aime source Caroline valentOn avait attendu patiemment ce 8 Mars 2014, on avait tweeté notre enthousiasme pour le #TEDxLille, raconté à notre entourage l’expérience que l’on s’apprêtait à vivre, préparé notre touche de rouge… JOUR J, on s’installe, on se met en mode éponge sèche prêts à absorber toutes les bonnes idées. On sent l’excitation monter autour de nous. Tout autour des personnes de tous horizons, la communauté TEDxLille vient de naître ! “La nouvelle Renaissance”, tel était le thème de cette édition. Il y résonne l’idée d’un renouveau, celui de notre économie, de notre société ou de notre regard sur ce qui nous entoure, et c’est avec Loren, la Madame Loyal de la soirée, que nous avons embarqué pour notre voyage.

On a d’abord fait un flashback dans le temps grâce à Laetitia Barragué-Zouita pour redéfinir ce qu’est la Renaissance. On est même retourné jusqu’au Moyen Age, pour se dire finalement que l’image de brutale rupture que nous avons entre les deux périodes est biaisée. Nos cours d’Histoire nous évoquent un Moyen Âge sombre et gothique face à une Renaissance éclairée et prolifique, comme si l’on pouvait changer de temps en claquant des doigts. Le découpage que nous faisons de l’Histoire n’est pour nous qu’un moyen supplémentaire de ranger les époques dans des cases, plus facile à étiqueter.

Retour en 2014 pour parler Business Model avec Louis David Benyayer. Nous, ça nous a donné envie d’expérimenter ! Comme ce garçon qui s’est mis en tête d’écrire 52 histoires pendant un an, une par semaine, car parmi celles-ci, il y en aurait forcément une qui sortirait du lot. Expérimenter, c’est aussi accepter l’échec, se lancer dans l’inconnu ! Alors, “on fait quoi demain ? Qu’est ce qu’on expérimente ?”…

Et maintenant quid de la renaissance personnelle ? Parmi les intervenants certains ont eu à renaître après un choc dans leur vie. Pour Pascale Eraldi, fille de notre région, puisque Dunkerquoise d’origine, son cancer du sein l’a révélée ! Après l’avoir vaincu, elle n’avait qu’une seule envie, croquer la vie à pleines dents, profiter de chaque instant. Qui n’en aurait pas envie ? Des discours qu’elle avait entendu auparavant de la part de ses patients puisqu’elle-même est infirmière. Sauf que cette fois elle en comprenait la subtilité ; une  belle leçon : “On a deux vies, la deuxième commence le jour où on réalise qu’on en a qu’une”. En savoir plus son action europadonna

Le voyage se poursuit, bienvenue en ville, la ville version 2014, celle qui tend à saturer. Isam Sharhour nous a expliqué en quoi la ville telle qu’elle est aujourd’hui doit se réinventer : sa population s’accroît de jour en jour, ses habitants vieillissent, ses réseaux sont vétustes et inadaptés, son cadre de vie ne s’adapte plus à l’usager (Rio, c’est 30% d’habitants dans les bidonvilles!!). La renaissance de la ville c’est la ville intelligente celle qui utilise l’intelligence collective. Et comme le monde est petit on apprend que Isam Sharhour a choisi notre campus de Lille 1 pour tester THE campus intelligent. Le retour de cette expérience permettra à une application à plus grande échelle… affaire à suivre!

La Nouvelle Renaissance c’est aussi un état d’esprit,et à en écouter Luc Simonet on se dit qu’on a bien raison ! On a envie de participer à la création d’un nouvel Etat de conscience qui ferait du mal au cynisme (contraire d’optimisme) pour évoluer vers d’avantage de fraternité ! Nous sommes devenus efficaces dans les technologies mais connaissons nous encore le sens de ce que nous faisons, pourquoi évoluer si cela n’a plus de sens ? La compréhension est acquise, mais dans quel état se trouve notre esprit ? L’état d’esprit en entreprise doit lui aussi évoluer : le profit doit redevenir un outil de pérennisation et non plus une fin en soi.

“Qu’attendez vous pour demander un visa direction l’Optimistan !”

Avec Stéphane Hugon, on a parlé innovation et collaboration, parce qu’il n’y a qu’ensemble que nous serons plus fort. Les modèles économiques de demain seront fondés sur la collaboration celle entre les consommateurs mais aussi celle entre le consommateur et le producteur. L’innovation doit rencontrer le consommateur, une bonne idée sans marché n’est pas suffisante, qui se souvient des slips jetables de Bic !

Et là c’est un danseur, Ucka, qui débarque sur la scène, mais ce qu’on ne sait pas encore c’est que nous sommes aussi danseurs et que nous allons aussi danser (oui, oui on a tous dansé au TedxLille !). Il fait aussi partie de ceux qui après une rupture ont dû se réinventer. N’attendons pas une dure épreuve pour changer nos vies et se poser les questions essentielles.

Olivier Berut, le “La Fontaine” de cette édition, lui, nous a parlé du regard, celui que nous portons sur ce qui nous entoure. Regarder les choses en face, c’est bien pour réenchanter le monde mais pas trop longtemps car ce qui est plus intéressant c’est d’être en accord avec ce que l’on souhaite être et/ou devenir. Olivier nous a partagé l’histoire de son ami Muhammad Yunnus, un des pères du micro-crédit, faisant écho aux paroles de Luc : l’argent est un moyen, pas une fin en soi.

Helene de la Mouyere redonne naissance à des panneaux publicitaires. C’est comme ça qu’avec Bilum, elle redonne vie au matériau en faisant des sacs uniques et made in France !  Ses équipes ont ainsi développé un savoir faire unique. Alors la renaissance c’est aussi celle que l’on est capable de donner aux choses qui nous entourent. Helene a insisté sur l’importance de sa présence dans ces ateliers. Elle est capable de comprendre chacune des étapes de la confection d’un sac

Enfin, Sandra Reinflet est venu échanger avec notre enfant intérieur. Que voulait-il faire de sa vie ? Quels étaient ses rêves ? Qu’en est-il aujourd’hui ? Un accident de voiture, et là le déclic. Il était temps qu’elle réalise les rêves de la gamine qu’elle était qui voulait devenir : « Chanteuse, écrivain, photographe, voyageuse ». Un voyage autour du monde pour rencontrer 81 femmes remarquables nées en 81, un tour d’Europe en “pouce”, un voyage à la recherche de ceux qu’elle a aimés, et plusieurs livres pour nous raconter ses voyages. Et nous, quand est-ce qu’on laisse s’épanouir nos rêves de gosse ? Parce qu’il n’y a rien de mieux que s’imaginer “Vieillir sans ternir”.

Et voila, l’expérience TedxLille se termine, un sentiment de trop peu et déjà l’envie de recommencer ! Ça nous donne envie de faire naître des initiatives TEDx partout, aussi bien dans les grandes villes que dans les petites villes. Répandons cette optimisme autour de nous, ensemble nous sommes les bâtisseurs du monde de demain!

Pour prolonger l’expérience TEDxLille, connectez-vous :

Nawal AtmaneNawal Antmane

Etudiante Iteem & membre de la communauté BEEZ&CO

Le Blog BEEZ&CO est de retour

La Globosphère BEEZ&COEn mars 2012, le blog de BEEZ&CO voyait le jour. Après deux ans d’écriture, 400 articles, le blog s’est offert une pause. Le mouvement BEEZ&CO a évolué  aussi. Il était temps de faire « mourir « notre premier blog  pour faire naitre  son successeur. Il sera à l’image du mouvement: une invitation à la réflexion vers l’action du changement pour chacun et son organisation…Le Business sous un autre regard.

WordPress est un de ces outils de gestion de contenu opensource qui a ce coté magique pour nous utilisateurs « non geek« . Il nous offre l’opportunité de communiquer à tous, librement. Il évolue et améliore notre usage dans le temps et s’adapte aux différents supports numériques (device). Notre nouveau blog est désormais « responsive design« . Les mobinautes pourront suivre notre éditorial dans les meilleures conditions.

Avec ce nouveau design, nous souhaitons donner envie au lecteur de partager ces regards croisés exprimés sous de nouvelles  rubriques: s’inspirer, participer, agir et nous rejoindre. Nous avons pour prétention de croire qu’à sa lecture, peut-être, chacun y trouve l’envie, la volonté, la motivation d’enclencher le mouvement; voire accélérer le changement.

Le Blog BEEZ&CO version 2C’est votre regard qui compte. Le blog comme vous le constaterez est en mode expérimental. Il se construit au fur et à mesure de son « expérience terrain ».

Donnez votre avis sur le nouveau blog BEEZ&CO et apporter vos suggestions sont pour nous la meilleure manière de le faire grandir.

Une chose, cependant, que nous avons souhaité garder, est le nom que nous lui avons donné: La Globosphère.

La communauté BEEZ&CO

 

 

Rencontre débat à l’ITEEM #3

Pour pouvoir innover, a-t-on droit à l’erreur ? Le multiculturalisme en entreprise, est-il une richesse ?

A voir sur SlideShare : les grands axes présentés lors de la rencontre, ainsi que le compte-rendu détaillé de celle-ci.

Lors du débat qui a eu lieu à l’ITEEM, différents professionnels de divers horizons venant aussi bien du monde de l’entreprise que de l’université ont pu échanger sur différents sujets, entre autres la capacité du manager à motiver ses équipes et leur donner droit à l’erreur, faire des différences culturelles une richesse et un avantage concurrentiel.

Le rôle du manager est de s’appuyer sur les forces de ses collaborateurs, de déceler ce qui les motive. En plus d’avoir une vision,  il doit être en parfaite connaissance de son environnement.

Au delà d’être visionnaire, le manager se doit d’expliciter à ses collaborateurs qu’ils peuvent être source d’innovation et qu’ils disposent d’une marge d’erreur sans avoir à les blâmer car avant d’être manager, on est un humain tout d’abord. L’innovation doit donc être une démarche collective impliquant l’ensemble des acteurs.

Généralement, quand on est l’auteur de l’erreur, nous avons tendance à la dissimuler  ou à la minimiser, alors que lorsqu’on est du côté opposé, celui du manager,  on cherchera à  la sanctionner. Ainsi, donner droit à l’erreur c’est rassurer son auteur qu’il n’y aura pas de sanction tout en faisant preuve de discernement.

Il ne s’agit pas de nier l’erreur ou d’en minimiser les conséquences mais d’en tirer des leçons et que cela ne remette pas en cause les qualités du collaborateur puisque lui mettre la pression ne l’aidera pas à considérer son erreur.

L’un des moments forts du débat était la discussion autour des différences culturelles. Faire de ces différences une richesse plutôt qu’un frein est un avantage considérable surtout pour une entreprise à dimension internationale. Le manager devrait donc faire preuve de souplesse et d’ouverture d’esprit, d’appréhender ces différences et de faire en sorte de fédérer l’ensemble de ses équipes et de les faire avancer vers le même but.

Si comprendre ces différences reste important pour le manger, nommer un médiateur qui fera l’intermédiaire entre lui et ses collaborateurs n’en demeure pas moins quand il s’agit d’un environnement culturel difficile à maitriser pour un manager, c’est le cas par exemple d’un expatrié européen en Chine.

Le manager devrait donc dégager une valeur ajoutée et faire en sorte que les différences ne soient pas oubliées ou ignorées. Il devrait anticiper les freins des deux partis : de lui-même et du managé.

Il devrait par ailleurs s’intéresser à la culture à laquelle il est confronté, parler quelques mots de base et comprendre les us et les coutumes.

Enfin, le manager n’a pas à intégrer cette culture pour pouvoir mener à bien sa mission, mais de manifester son intérêt, accepter et reconnaitre cette culture pour pouvoir rassembler tout le monde autour de lui.

 

Amine

A l’aube d’une révolution controversée…

Pour la deuxième année consécutive, l’Iteem et BEEZ&CO poursuivent leur partenariat et continuent l’expérience avec 18 étudiants de 5e année dont nous faisons partie. Le projet initié l’année dernière faisait émerger une expérience pédagogique innovante en entraînant des étudiants d’école d’ingénieur dans un mouvement d’intelligence collective autour des questions du business sous un autre regard. Cette année l’expérience évolue, fort de la première édition, et nous invite à contribuer à lancer les cartouches de la connaissance, un nouveau contenu de réflexion à destination des décideurs sur les business modèles.

Pour mieux comprendre notre action dans cette démarche, nous posons nos questions à Caroline Valent, une des protagonistes de cette collaboration entre enseignement supérieur et mouvement d’intérêt commun

Quels sont la finalité et l’objectif principal de ce partenariat ?

L’idée de départ reste la même : croiser l’action de la communauté BEEZ&CO et l’enseignement instruit à l’Iteem.

Pierre Daniel, avec qui j’ai forgé cette idée, et moi  défendons la conviction que notre époque nous invite à réfléchir autrement à nos modèles de business et à nos organisations. Les défis actuels et à venir nous incitent à créer des opportunités d’évolution voire d’innovation. Pierre Daniel fait partie de La Quadrature du Cercle, que nous choisissons de traiter. Intellectuels, chercheurs, experts et dirigeants, chefs d’entreprise, créateurs croisent leurs connaissances avec leurs expériences. C’est ce que nous appelons la Connaissance par la réalité.

C’est tout naturellement qu’impliquer des futurs managers nous a semblé évident. Votre regard de futurs décideurs (quelle que soit la forme de votre projet et le choix de votre parcours professionnel à venir) est important. Votre participation à une communauté de décideurs qui pousse à la réflexion sur nos actions dans nos entreprises et leur environnement est une nécessité. C’est vous, entre autres, qui allez contribuer au monde dans lequel nous vivrons, et surtout celui de vos enfants (même si ce n’est pas votre préoccupation du moment).

Pierre Daniel et moi, avec nos quarantaines d’années passées, faisons partie de ce que j’appelle une « génération pont ». Nous avons appris à nous adapter aux enseignements et aux systèmes forgés par nos anciens. Nous sommes les enfants de la génération 68’. Nous avons intégré dans notre vie le digital alors que nous avons été éduqués par l’écriture au stylo à plume. Comme vous, nous ne sommes plus des hommes traditionnels mais des hommes cyborg du point de vue anthropologique.

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Le monde dans lequel nous vivons change notre modèle de civilisation, notre modèle de pensée, de fonctionnement. Nous devons continuer à avancer et progresser, et accompagner le changement profond de comportement. C’est en vous impliquant que nous pouvons réussir à développer les 20 ans à venir avec vous. C’est comme une sorte de Nouvelle Renaissance, pour reprendre le thème du TEDxLille qui aura lieu le 8 mars.

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Nous sommes convaincus que vous avez tout à gagner à être acteurs de vos choix, à être entrepreneurs de vous-mêmes… avec tous.

Pour cela nous avons choisi un mode d’apprentissage différent ; celui de mettre à profit votre côté sachant développé depuis que vous allez à l’école avec votre esprit critique et votre capacité à partager avec d’autres sans être pollué de règles instruites dans l’entreprise après quelques années.

C’est votre liberté de conceptualisation, de réflexion et d’expression qui nous intéresse ici.

La promesse de l’Iteem est de créer des profils différenciant de futurs décideurs par leur croisement de sensibilités : ingénieur, manager, entrepreneur. Les profils Iteem sont réputés pour avoir une ouverture d’esprit et un autre regard sur leur apport à la société.

La promesse de BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard, est de mettre la réflexion au service de l’action en prônant l’enrichissement par la diversité, l’importance de l’indépendance de pensée afin de nourrir le débat, et d’inciter chacun à être entrepreneur de soi pour son bien individuel et le bien commun.

La finalité est donc d’élargir la réflexion collective de la communauté BEEZ&CO avec des futures générations de décideurs.

L’objectif est de vivre une expérience pédagogique innovante avec des étudiants d’enseignement supérieur qui se préparent à rejoindre le monde du travail.

Est-ce que ces points ont évolué et sont-ils voués à évoluer ?

Your Way Road Arrow Direction Moving ForwardLe projet a vu le jour en partant d’une idée convergente de deux personnes. La première expérience nous a permis de créer le sens de ce que nous recherchions (voir première question). L’enjeu d’un tel projet n’est pas d’être dans le WHAT ou le HOW (ce qui nous est enseigné à tous dans les écoles/universités et entreprises pour développer un projet), mais dans le WHY. Et pour respecter le WHY, le mode itératif est naturellement la manière dont nous construisons cette expérience avec les étudiants : pas à pas, en mode test et dans le temps par vague de cycle. Avec vous nous vivons l’expérience du second cycle.

Le projet n’est d’ailleurs pas né d’une démarche institutionnelle (qui passe par une validation conceptuelle du projet par une instance mandatée qui juge stratégiquement si cela est conforme ou non au schéma directeur) mais d’une réelle envie de développer une expérience qui fera sens par son simple résultat et évoluera naturellement poussé par d’autres expériences d’autres étudiants.

Le projet dépend donc de la manière dont les étudiants prennent possession de sa réalisation, pour cela il doit faire sens… et ce n’est pas le terrain de connexion le plus évident au contraire.

Pourquoi avoir fait évoluer le partenariat et le module proposé aux élèves ?

De l’idée de départ (intégrer des futurs managers dans la Quadrature du Cercle et tester une expérience pédagogique différente dans ce cadre), nous l’avons enrichie pour lui donner une forme « produit » au sens marketing. Nous sommes passés de l’idée au concept (une démarche logique de création).

Le défi de cette année est de créer un concept de contenus qui sera le fruit de la contribution des étudiants de 5ème année de l’Iteem.

Dans une logique de créer la connaissance par la réalité (croisement de la connaissance avec l’expérience terrain), Pierre Daniel vous propose de choisir chacun un sujet de business modèle qui vous inspire et de travailler son/ses concepts ; ce qu’il appelle la conceptualisation. Il vous invite à pousser votre réflexion  dans une démarche de recherche initiatique.

7En parallèle, je vous aide à préparer les rencontres avec des décideurs (5 à 8 par rencontre par groupe) afin de croiser votre réflexion sur vos propositions de sujets de business modèles avec leur expérience concrète du terrain de l’entreprise et du marché. Entre septembre et décembre 2013, vous préparez. Entre  janvier et mars 2014, vous vous confrontez à la réalité. A l’issue des rencontres, vous aurez construit un contenu pensé, enrichi de témoignages. Ce sera la première base des cartouches de la connaissance que nous voudrions lancer à terme avec Pierre Daniel.

Sous un format 5Mn ou 15Mn à lire, nous aimerions proposer aux décideurs d’accéder à une connaissance enrichie, filtrée intelligemment et accessible simplement et rapidement. C’est une occasion de prendre de la hauteur en bénéficiant de l’apport d’une intelligence collective réputée Iteem-BEEZ&CO. C’est ce que nous appelons Les Cartouches de la Connaissance.

Pour la deuxième année d’expérience, vous allez nous aider à créer les fondements de ce concept.

Quels sont les atouts qui ressortent de l’expérience précédente ?

Ils sont de différentes natures:

▪         Cette première expérience faisait sens. Les étudiants ont joué le jeu et permis de préparer Les Ateliers de Controverses lancés lors de notre Journée du 2 juillet 2013. Ils ont contribué à donner naissance à un contenu BEEZ&CO.

▪         Certains ont réfléchi à leur projet professionnel. Bien sûr, c’est la globalité des expériences qui les ont aidés à avancer dans leur réflexion ; mais je crois volontiers que certains ont intégré de nouveaux angles de pensée suite à cette expérience hors norme (conscient et inconscient).

▪         Un débriefing important a fait apparaître les axes de travail et confirmé l’intérêt de réitérer l’expérience mais en la faisant évoluer (mode itératif).Business Discussion

▪         Capitaliser sur une telle expérience pour donner l’occasion à un étudiant de présenter son implication dans un projet sociétal qui vient enrichir son cursus de projets managériaux ou entrepreneuriaux.

▪         Aller plus loin dans l’expérience et lui donner son périmètre propre dédié au partenariat avec l’Iteem au travers de la démarche pédagogique de Pierre Daniel et de l’ambition de l’Iteem de faire de ses étudiants des « entrepreneurs de soi »

Etant à l’initiative de ce partenariat, quels sont pour vous les points forts de cette collaboration entre les élèves Iteem et la communauté BEEZ&CO ?

Nous ne sommes qu’au début. Le temps nous fera découvrir d’autres opportunités et questionnements. Mais cette première expérience a forgé certaines convictions :9

▪         Pour créer une intelligence collective active et utile à la communauté, il est nécessaire d’enrichir les sources et les points de vue. Celui des étudiants du haut de leurs vingtaines d’années est aussi important que celui d’une personne déjà très expérimentée voire qu’on qualifierait de sage de par son grand âge. La mixité de pensées est obligatoire pour faire évoluer notre société très suiveuse actuellement.

▪         Aider à développer l’esprit critique des jeunes face au monde qui les environne ; voire peut-être leur faire découvrir ce monde. Je suis étonnée parfois du manque de curiosité ou plutôt de clés de lecture sur le monde actuel. Nous sommes très enfermés dans une vision unique de notre société. Notre plus grand danger est de croire que nous savons tout et que nous maîtrisons tout. C’est ce que ce plait à rappeler Clara Gaymard, dirigeante de GE France et intervenant pour BEEZ&CO. Comme le rappelle Luc Simonet, l’optimisme n’est pas un combat contre le pessimisme mais plutôt contre le cynisme.11

▪         Donner envie à des futurs décideurs de s’impliquer en étant moins égoïstes et plus enclins à être acteurs du monde qu’ils façonneront tout en partageant avec les autres leurs connaissances, expériences, et en sachant prendre des décisions justes qui maintiennent un équilibre entre l’économique, le social et l’environnement ; mais surtout avec l’homme.

Je ne peux qu’être ravie de savoir que certains d’entre vous êtes investis et engagés.

▪         Créer une expérience unique qui démontre de l’intérêt de distinguer l’enseignement d’une école comme l’Iteem.

Qu’est-ce que les élèves de l’Iteem peuvent apporter à BEEZ&CO, et inversement ?

La force de l’interaction entre les étudiants de l’Iteem et BEEZ&CO est dans la rencontre avec les décideurs. Ces derniers sont choisis de façon aléatoire puisque c’est le fruit de votre travail de constitution du fichier d’invités.

Ceux qui participeront et échangeront avec vous sur le fruit de votre réflexion donneront sens à vos idées et à votre travail conceptuel. C’est ce croisement qui donnera naissance à un contenu BEEZ&CO fiable et viable ; pas celui que vous imaginez être exact, pas celui qu’on lit dans les livres, celui que vous aurez CO-construit avec ces décideurs.

1C’est le fruit du travail de réflexion, de partage et de collaboration qui donnera naissance à une intelligence collective d’une qualité propre aux personnes qui y contribuent.

Vous,  étudiants de l’Iteem, apportez votre énergie, vos doutes, votre regard neuf.

BEEZ&CO est un moyen de vous donner la parole auprès de décideurs et de réfléchir ensemble à ce qui pourrait aider l’autre dans son rôle de dirigeant, chef d’entreprise, créateur ou encore administrateur.

Pensez-vous que le partenariat perdura ? Quelles sont les actions à mettre en place pour cela ?

Nous sommes seulement à la seconde expérience. On a envie que cela dure, car chaque année, une nouvelle équipe d’étudiants vient challenger la démarche initiée. Tous les ans, cela produit une nouvelle dynamique, puisque les acteurs changent. Comme j’aime à l’appeler, c’est une spirale dynamique de mouvement. Et elle s’arrêtera quand elle ne pourra plus se nourrir des interactions entre individus et organisations motrices.

Il faut accepter que l’éphémère soit dans la durée. Il faut souhaiter que cela dure tant que cela fait sens. Le risque est dans l’institutionnalisation (décrocher de la réalité et des hommes). C’est pourquoi  je suis sûre que cela durera tant que ce sera porté par une communauté de personnes convaincues. Pierre Daniel et moi-même sommes à la genèse, mais demain ce seront peut-être d’autres qui rejoindront cette expérience pour l’enrichir et la faire évoluer : qui sait ? Des étudiants de la première expérience, des enseignants, des décideurs, d’autres ?

L’avenir nous le dira …à suivre.

Souhaitez-vous étendre ce partenariat avec d’autres écoles et/ou d’autres promotions de l’Iteem ?

Nous avons d’autres partenariats en cours avec d’autres écoles (SKEMA sur la performance du Développement Durable) et universités, avec d’autres démarches pédagogiques complémentaires.

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Comme je l’ai précisé, ce projet est issu de la réflexion de deux personnes dont Pierre Daniel. L’Iteem est entre autres son terrain d’expérimentation pédagogique. Les cartouches de la connaissance forgent leur ADN dans l’Iteem sous la ligne directrice de notre mouvement… en tout cas c’est ce que je crois aujourd’hui. Toutefois le but n’est pas de cloisonner mais bien de co-produire. En somme, rien n’est acquis, tout est à découvrir.

Conclusion

La démarche de BEEZ&CO s’inscrit dans le cadre d’une réflexion sur les modèles business actuels, afin de faire émerger de nouvelles idées et opportunités d’innovation. De par la nature de cette démarche, il est naturel que des élèves de l’Iteem, futurs décideurs, souhaitent s’impliquer dans ce projet. Ce travail de réflexion nous permettra de mieux comprendre la complexité de l’environnement dans lequel nous seront amenés plus tard à travailler et entreprendre, nous aidant ainsi à nous poser les bonnes questions lorsque nous aurons des décisions importantes à prendre.

A travers la création des cartouches de connaissances, nous sommes amenés à rechercher intelligemment du savoir nouveau. La mise en abîme de ces connaissances face à l’expérience des décideurs d’aujourd’hui nous permettra de mieux appréhender la relation à la réalité des concepts choisis.

Les discussions qui en découleront serviront de point de départ à un processus de réflexion commun qui évoluera au travers des rencontres avec d’autres décideurs.

Cette interview a été réalisée par :

Matthieu FOUGERE DE COMARMOND

Camille FOURNIER

Valentin LECERF

Nicolas LEPOUTRE

Benoit LEQUEBIN

Sources des images :

http://business.lesechos.fr/images/2013/10/07/9432_1381161528_management-autrement.jpg

http://dantotsupm.files.wordpress.com/2010/11/discussion-2.jpg

http://a402.idata.over-blog.com/400×265/4/34/14/20/2013-2/multi-channel-consumer-300×199.jpg

http://tech.co/wp-content/uploads/2013/09/TED_SimonSinek.jpg

http://www.janssens-coaching.com/wp-content/uploads/2013/08/Fotolia_49501707_XS.jpg

http://www.blablachronique.com/wp-content/uploads/2011/06/Intelligence_collective_et_betise_individuelle_t.800.jpg

http://www.expert-comptable-architectes.fr/wp-content/uploads/2013/01/architecte-autoentrepreneur.jpg

http://cache.media.education.gouv.fr/image/Innovation_et_experimentation/59/5/innovation-experimentation_248595.jpg

http://aidealaconquetecommerciale.files.wordpress.com/2011/06/interview-de-dc3a9cieurs-dentreprise.jpg