Monthly Archives: décembre 2013

Réalités et changements #1

Avant de clore cette année 2013, portons un autre regard en s’inspirant de quelques chiffres pour continuer à se nourrir et réfléchir, et pourquoi pas bouger nos propres lignes … Réalités & Changements,  une nouvelle invitation à faire bouger nos propres lignes de pensées.

3.image-réseaux-sociauxLes français internautes utilisent les réseaux sociaux de façon plus mature. 86% des internautes français sont membres d’au moins un réseau social (+4 points). 4,5 réseaux sociaux, c’est la moyenne d’utilisation des internautes français (+1). 44% des membres passent moins de temps sur le réseaux sociaux qu’en 2012. 60% des internautes craignent pour leurs données personnelles. Ils sont 63% des internautes français inscrits sur Facebook, 32% des internautes ont un compte Google+, 17% ont un compte Twitter.- source baromètre IFOP des réseaux sociaux en France.

3.-RS2013-usage-temps

Le crowdfunding a été à l’honneur cette année, un vrai virage de l’économie financièrecrowdfunding. 5 milliards de dollars seront collectés grâce au crowdfunding en 2013 soit 2X plus qu’en 2012. 1% est la part que représente le crowdfunding dans le financement mondial aujourd’hui. 50 euros le montant moyen donné par un internaute pour une campagne – source crowdfunding.org Massolution.com

kisskissbankbankKisskissBankBank, un exemple de plateforme : création en mars 2010, 8 millions d’euros  grâce à 160000 contributeurs en 4 ans, 56% taux de réussite des projets en 2013, commission de 5% sur chaque collecte et 3% de frais (50% du CA), chiffre d’affaires 2012 439000€ (1,05 millions prévus en 2013)

Forbes évalue le poids du crowdfunding à 1000 milliards de dollars à horizon 2020. Près de 100 millions de bénéficiaires du microcrédit dans le monde au bout de 30 ans-source Socialter N°1 octobre-novembre

Arnaud Poissonnier, Babylone témoigne

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 Caroline VALENT-@carolinevalent

Revue de presse #17

Pour cet entre deux fêtes (Noël et Jour de l’An) , BEEZ&CO vous propose un florilège d’articles et vidéos autour de sujets tels que: l’innovation pour nos entreprises, une innovation « électrique »qui s’appliquera dans de nombreux lieux au service de l’usager, une agence de voyage dédiée aux handicapés inspirée du Japon, Google est-il Big brother?, génération Y et son rapport au travail et quelques réflexions sur notre compétitivité en France…

Bonne lecture …cliquez Ici

La communauté BEEZ&CO

L’expérience BEEZ&CO, un coup de pouce pour débuter ?

Dans le cadre de notre dernière année d’étude à l’Iteem, nous, Baptiste, Hugo, Louise, Cesar, participons au cercle de réflexion BEEZ&CO, La Quadrature du Cercle. Pour mieux comprendre la démarche d’apprentissage innovante qu’on nous propose, nous avons voulu recueillir le témoignage une jeune diplômée de notre école, Souad-Marie Assaad. Comme nous, lors de sa 5ème et dernière année d’école, elle a contribué à faire bouger les lignes autour des questions du développement des entreprises. Ce qui nous a intéressé était de comprendre sa lecture de son expérience et ce qu’elle lui a apporté, sachant que c’était la première année d’une telle expérimentation pédagogique entre BEEZ&CO et l’Iteem .

Pour commencer, Souad, peux-tu nous partager avec nous ta définition actuelle du business ? Le premier but d’un business, évidemment, c’est de ramener de l’argent et donc d’être rentable. C’est la première chose à avoir en ligne de mire. La seconde priorité est le management humain. En effet, même si la priorité première reste d’être rentable, je pense que la première difficulté est bien le management humain. Pour moi le business c’est donc aussi de l’organisation, interne et externe. On doit parler d’environnement et d’écosystème, parce qu’il est impossible selon moi de faire vivre un business en autarcie. Il faut donc prendre en compte les différentes variables telles que les salariés, les clients, les partenaires, les fournisseurs, les concurrents, etc…  Et pour finir, je pense qu’une grosse partie du business se fait évidemment en marketing.

Te considères-tu comme une business-woman ?

Selon moi, une « business woman » est une personne qui a une grosse part de responsabilité dans l’entreprise, et qui a un véritable impact décisionnel au sein de celle-ci. De plus, une business woman est quelqu’un qui est en contact avec le client, et qui ramène concrètement du chiffre directement ou indirectement. Pour répondre à la question, je pense que dire de moi que je suis une “business-woman” est pour l’instant un peu prématuré et de fait certainement prétentieux. Pour l’instant je n’ai pas fait mes preuves. Et, je considère que je suis un peu jeune pour prétendre à ce qualificatif. Pour le devenir, j’oriente mes choix vers des structures petites et moyennes pour apprendre et développer mes capacités de décideur. Le problème est que dans des grands groupes , tel que celui dans lequel je travaille actuellement , il existe  de “petits” postes qui ne font pas avancer les choses de façon significative, mais dont le travail est plus “complémentaire” et polyvalent.

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Tu as participé à la toute première expérience BEEZ&CO-Iteem dans l’objectif de construire ce qui devenu Les Ateliers de Controverses…Peux-tu nous expliquer sur ce quoi tu as travaillé? Le programme était en deux temps. Pour commencer nous avons travaillé sur la conception d’une offre innovante. Caroline Valent qui nous accompagnait dans ce programme a démarré sur une approche méthodologique marketing. Dans cette première partie elle intervenait en tant qu’experte en développement des entreprises, le métier qu’elle exerce en tant que conseil. Nous étions moins dans le contexte BEEZ&CO et plus dans une approche pédagogique apprenante sur un cas pratique, ce qui nous a permis de nous connaitre. Concrètement, nous sommes partis d’une entreprise existante et nous avons travaillé sur la conception d’une offre qui lui permettrait de grandir plus rapidement, d’innover. Par exemple, avec mon groupe de travail, nous étions partis de l’entreprise pimkie, et nous avons remis au goût du jour un concept produit de base qui  a lancé Pimkie à ses débuts: les chaussettes, les collants, les bas, etc… pour les filles, un peu à la manière “Calzedonia”. On s’était effectivement rendu compte que ce genre de produits était assez difficile à trouver, et faire un magasin spécialisé dans ces produits là était une bonne opportunité.

Nous avons dû remplir plein d’outils, issus des méthodes employées par le cabinet de conseil de Caroline, très utiles (dont je me sers d’ailleurs encore actuellement). Cette offre a été présentée à la fin d’une manière un peu plus originale qu’un simple business plan que l’on avait souvent l’habitude de faire : nous devions axer cette présentation sur le marketing et “faire rêver”, bref défendre notre « Killing idea »

table rondeDans une deuxième partie, nous avons organisé des rencontres avec des décideurs de tous types, dirigeants de grandes entreprises, chefs d’entreprise, créateurs. Nous les avons invité pour créer une discussion entre eux et nous sur le sujet 2013 choisi par le cercle de réflexion, l’écosystème. Egalement cela devait nous permettre de valider avec eux l’intérêt de proposer des Ateliers de Controverses sur ce thème. L’important dans cet exercice hors norme de ce qu’on peut vivre pendant 5 ans d’étude était de préparer un travail documentaire sur des thèmes de business modèle autour de la notion d’écosystème. Cet exercice nous a permis d’aborder des problématiques managériales avec des décideurs en direct.

L’exercice n’était pas simple. Le temps donné pour réaliser ces rencontres était court. Nous n’étions pas des experts en stratégie et management tel que Pierre Daniel qui nous accompagnait sur la partie rechercher documentaire sur L’écosystème. La difficulté est le degré d’implication de la part des dirigeants participants sur le sujet. Ils sont plus ou moins réceptifs à ce genre de problématiques posées de façon intellectuel. Au premier abord cela peut sembler éloigné de leur préoccupations quotidiennes. Selon le type de décideurs, il est peut-être difficile de les faire réagir. L’exercice d’animation est de ce fait compliqué. Et, notre propre implication pouvait être assez limitée. Nous devions nous répartir entre l’animation, la prise de vue caméra, les photos, les interviews et le scribe. Parfois nous pouvions avoir le sentiment d’être plus spectateur qu’acteur.

Si tu pouvais modifier quelque chose à cette organisation de rencontres avec des décideurs, que changerais-tu ? Je pense qu’il faut que l’on soit beaucoup plus participant dans le débat. Cela permettrait d’avoir une vraie réflexion de la part des étudiants. Le temps nous a manqué certainement pour avoir plus de recul et être ne maîtrise.

Ta post-expérience: cette rencontre avec BEEZ&CO t’a-t-elle fait grandir humainement parlant ?  Humainement, je ne sais pas. Après, je peux dire qu’elle m’a encore plus donnée goût au marketing. À ce niveau-là, Caroline (@carolinevalent) a une vision vraiment intéressante, elle organise des conférences Marketing&Business (@MetBLille) à SKema Alumni qui sont vraiment pas mal. Je vous conseille d’y aller, les intervenants sont souvent captivants. J’avais beaucoup appris aussi car elle nous avait présenté une étude d’Apple avec la théorie marketing de Steve Jobs. J’ai trouvé ça vraiment très bien. Toujours sur le plan marketing, si Caroline sent que l’on est réceptif, elle nous pousse à la réflexion et c’est vraiment enrichissant.

Maintenant, est-ce que l’expérience BEEZ&CO m’a fait grandir humainement, je ne pense pas! J’ai quand même terminé en stage en management des SI! (rires.)

L’expérience BEEZ&CO a-t-elle modifié ta vision du business ? Je trouve qu’en sortant de l’Iteem, on est déjà au courant de tout ça. C’est principalement en raison de la formation Ingénieur-Manager qui nous pousse déjà à remettre en question notre vision, à la “casser” en quelque sorte. C’est d’ailleurs ça qu’il ne faut absolument pas perdre au niveau de la formation Iteem.

Pour préciser ma pensée, je pense que l’expérience BEEZ&CO va dans le même sens que l’Iteem et se présente dans la continuité de notre formation. Mais, je ne dirais pas qu’elle a bouleversé ma vision du business.

BEEZ&CO t’a-t-elle aidé dans ton début de vie professionnelle ? Je reviens sur le marketing, dont je parlais plus tôt. L’expérience m’a vraiment poussée à aller plus loin dans ma réflexion. De ce fait, je me suis intéressée, j’ai creusé et ça m’a été bénéfique.

marketingJ’aime beaucoup la façon de penser  de Caroline et de voir les choses. Je me suis inspirée de ce qu’elle m’a dit pour trouver un boulot. Dans le sens où j’en avais marre de chercher un job en répondant à des offres sur des sites comme Monster, etc. Ça ne sert à rien, et ce n’est pas du tout le meilleur moyen de se faire embaucher. Il y a des domaines dans lequel ça marche encore, mais c’est surtout le cas dans le web et le marketing. Si le candidat répond à des offres comme ça, c’est qu’il n’a pas compris ce qui se passe en ce moment dans ces domaines. BEEZ&CO, et plus particulièrement Caroline m’ont poussée à travailler mon image web, sur LinkedIn par exemple, en m’efforçant à me montrer convaincante et intéressante aux yeux d’un recruteur.

Selon toi, qu’est-ce que les étudiants de l’Iteem peuvent apporter à BEEZ&CO ?  Je pense que les étudiants de l’Iteem peuvent réellement dynamiser BEEZ&CO, en “rajeunissant” en quelque sorte la communauté.

Quelque chose à ajouter Souad ? Je vais lancer une entreprise dans quelques mois, et afin de m’aider, j’ai pris contact avec Caroline. C’est une personne qui a les pieds sur terre, qui connaît toutes les démarches à suivre. En marketing, en web, en création d’entreprise, je pense que Caroline est clairement une personne à garder dans son réseau. Elle peut être très bénéfique et elle sait surtout de quoi elle parle.

En conclusion, Souad-Marie ASSAD semble satisfaite de son expérience BEEZ&CO, etSouad Marie Assaad en sort enrichie en connaissances et en expériences humaines ou plutôt personnelles. BEEZ&CO s’inscrit, selon elle, très bien dans la continuité de notre formation, et peut nous permettre d’approfondir notre vision du business et tout ce que cela implique. Nous comptons donc sur projet en affaires (le nom donné au sien de l’Iteem) pour nous aider à éclaircir notre idée du business et notre façon de voir les choses, mais aussi à construire une nouvelle pensée autour des thèmes comme le marketing, l’entrepreunariat, et le management en entreprise.

Merci à Souad pour sa franchise et le temps qu’elle nous a accordée dans son emploi du temps surchargé d’entrepreneuse en plein lancement.

Cette interview a été réalisée par : Louise SteinbachClaire LeprevostCésar GalliotBaptiste Fantino et Hugo Closier.

source: www.lesimparfaites.com, www.123rf.com, www.crcgm.fr

Revue de presse #16

Pour entamer cet avant dernier week-end de 2013 ou démarrer ses vacances de Noël (pour ceux qui font un break)  ou encore pour alimenter vos discussions lors des repas de fêtes, L’&CO de BEEZ&CO vous propose de découvrir l’écoconstruction, d’écouter Danny Hillis sur sa vision d’internet et la nécessité de prévoir un plan B, de découvrir des innovations qui font appel au bon sens  et donnent vie à des sources premières ou redonnent vis à des produits, de comprendre pourquoi s’intéresser à investir sur le continent africain…et bien d’autres sujets qui vous donnent l’occasion de porter un autre regard sur le business.

Bonne lecture …cliquez ici

L’équipe BEEZ&CO

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C’est quoi le succès ?

Parce que j’ai vu l’infographie que Funders and Founders partageait aujourd’hui sur sa page Facebook… j’ai eu envie, à mon tour, de la partager avec vous…

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Le succès comparé à un iceberg, j’aime bien l’image… J’aime le fait que l’on n’oublie pas de prendre en considération tout le travail fourni en amont, toutes les personnes qui nous ont soutenus, avant que nous puissions arriver à être visibles, voire… à avoir du succès…

Et cela m’a rappelé une autre infographie qui avait illustré un de mes articles pour Spotwork à propos de savoir dépasser sa peur de l’échec pour réussir… celle-ci nous disait que le Succès n’est pas toujours ce que nous voyons… et c’est bien mon avis, vous l’aurez compris 😉

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Il est important pour chacun, entrepreneur(e)s ou pas d’ailleurs, que la base, les fondations soient solides..

C’est quoi le succès ? Chacun aura sans doute sa recette en fonction de son expérience… A l’heure où nous approchons de la période qui veut que nous prenions de « bonnes résolutions » pour la nouvelle année qui arrive… j’ai eu envie de me reposer la question.

Une question qui en amène d’autres forcément si on prend le temps de se la poser…
Echec, réussite, succès… être heureux et accomplir ce pour quoi l’on est fait, avec passion… Agir, c’est certain !
Bref ! Et peut-être se souvenir qu’il est important de ne pas toujours se fier apparences… :)

Bon succès à tous, quelque soit le domaine où vous exercez votre talent et bonnes fêtes de fin d’année !

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI
@aludv

Revue de presse #15

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Pour entamer votre week-end,  BEEZ&CO a concocté un cocktail d’articles aux sujets variés à lire sans modération: culture et changement dans nos organisations, notre mai 68 numérique est devenu un grille-pain fasciste, des jeux pour changer le monde, des gants clignotants pour éviter les accidents…

RDV vendredi prochain….Bonne Lecture CLIQUEZ ICI

L’équipe BEEZ&CO

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Renouveler le développement de nos entreprises

Parce qu’il faut faire d’une contrainte une opportunité …

Notre époque nous confronte à de nombreuses questions pour nos entreprises, face à plusieurs formes de crises ; les plus évidentes : économique, sociale ! … les plus compliquées : écologiques.

Le rapport de Brundtland ne date pas d’aujourd’hui. Depuis presque 30 ans, les Etats réfléchissent  à la manière de préserver notre planète mère et continuer à nous développer.

En 2013, personne ne souhaite arrêter ; au contraire tout comme le consommateur français, nous cherchons à développer plus ;  mais pour moins ! Moins de ressources naturelles, moins de produits manufacturés à des prix « habituels », moins de temps dans un monde changeant où révolution digitale et de la data changent radicalement la donne en terme de relation et d’interactions entre individus et organisations ; et cela dans le monde entier.


3 ème révolution industriellePar choix ou obligation, la 3ème révolution industrielle est en marche.

Elle  incite expressément nos entreprises et nos institutions à repenser ses propres modèles de développement, non pas comme un suiveur (suivre une tendance) mais bien comme acteur de son propre renouveau, de son innovation. De nombreuses initiatives sont en cours afin d’inciter chaque entreprise. Cette entreprise qui doit réfléchir à ses nouveaux défis, trouver ses propres réponses à ses questions de performance, de compétitivité, de développement face à un marché plus concurrentiel, à un client/ consommateur aux comportements modifiés et une marge dégradée liée à l’augmentation des coûts des énergies.

Depuis 10 ans le Salon JADDE  sur Lille défend cette vision et invite décideurs de tous secteurs à s’inspirer. Au travers de conférences et témoignages d’entreprises, c’est l’opportunité de découvrir la performance des modèles de développement durable. Comme se plaît à le préciser Christophe Sempels, l’enjeu aujourd’hui des stratégies de développement durable est « la conciliation d’une performance, d’un progrès économique et un progrès environnemental et social ». Et, ré-aborder sa stratégie de développement implique de revoir son organisation pour atteindre la qualité et la performance exigée par ces nouveaux modèles.

Aujourd’hui le développement durable est plus qu’un sujet politique pour l’avenir de nos pays, c’est un sujet de stratégie et de management essentiel pour nos entreprises. Un mouvement national tel que l’AFQP (anciennement MFQ) l’a bien compris. Les enjeux sont plus complexes. Notre époque nous invite à se réinventer, à innover jusqu’à créer la rupture. Bref, à se réorganiser différemment.afqp

Pour pousser votre réflexion vous pouvez assister à Lille à la conférence “Réjuvénation” ou Diversification du 12 décembre sur « Quels choix stratégiques pour relancer votre développement ? » ou suivre à distance les travaux des experts et entreprises qui interviendront.

En résumé

Qualité&Performance+ Développement durable

= Business*

*création de valeurs

Une équation à résoudre en portant un autre regard sur le Business : -)

Caroline VALENT

Enseigner autrement le développement durable #épisode 2

Le 29 novembre 170 groupes d’étudiants Skema business School ont livré le fruit de leur réflexion sur une problématique Développement durable. Chaque groupe a choisi un angle de réflexion autour des modèles de Développement Durable. Chaque équipe a travaillé en se documentant et en allant à la rencontre de professionnels et experts pour recueillir leurs témoignages. Le fruit de ce travail est un documentaire de 2mn30 et un enrichissement d’une base de connaissance et d’analyse et d’échanges sur wiki. Dans l’épisode #1,  Christophe Sempels  a présenté son projet d’enseignement qu’il a lancé cette fin d’année en pariant sur une éducation apprenante. Il parle notamment de transformation. Pour continuer à partager avec lui sa vision du Développement durable dans nos entreprises, je vous invite à poursuivre l’échange.

Cette démarche éducative peut – elle inspirer voire aider les entreprises et organisations dans la réflexion de leur Business Modèle ? Je ne sais pas si nous pouvons avoir une ambition aussi grande, mais les interactions des dirigeants avec nos étudiants sont l’occasion de bénéficier d’un miroir et de questions parfois un peu naïves… mais ce sont souvent celles-là qui vont progresser une réflexion.question-reponse

Par ailleurs, le matériel collecté (reportage, page wiki) sera évidemment trié, mais les meilleurs reportages seront rendus largement disponibles et pourraient susciter des premières ressources intellectuelles pour amorcer une  réflexion de fond.

Néanmoins, cela n’est pas l’objectif premier et il existe des moyens bien plus efficaces pour les entreprises d’évaluer la robustesse, ou devrais-je dire la fragilité à concilier une performance économique avec une performance environnementale et sociale. Etudier les limites et les impasses d’un modèle économique pour un dirigeant, voilà ce qui pour moi est de nature à le/la mettre en mouvement.

A plus long terme néanmoins, j’ai l’espoir que certains étudiants entrant sur le marché de l’emploi deviennent des « agents de changement » d’un système économique malade qu’ils ont appris à diagnostiquer, à comprendre et à faire évoluer.


movilabAu delà de ton métier d’enseignant, as tu d’autres engagements dans l’accompagnement du développement durable dans les entreprises ? 
J’ai effectivement la chance d’être impliqué sur de nombreux projets qui complètent et s’interfacent à merveille avec mon métier de professeur. Je suis d’abord le co-fondateur de Movilab et à ce titre, j’ai la chance d’interagir et de porter un nombre important de projets d’innovation sociétale originaux. Je collabore aussi bien avec des entreprises qu’avec des collectivités ou des membres de la société civile, pour faire naître de nouvelles formes de coopération au service du développement intelligent de projets à forte valeur sociale, environnementale mais aussi économique.

J’ai également la chance d’accompagner beaucoup de dirigeants dans des trajectoires d’évolution vers de nouveaux modèles économiques durables. Je participe ainsi à titre d’expert, au côté de mon collègue et ami Christian du Tertre, à une opération collective portée par le Réseau Alliances et le Centre des Jeunes Dirigeants sur les trajectoires d’évolution d’entreprise vers des modèles relevant de l’économie de la fonctionnalité. Ce dispositif, financé par la Région Nord-Pas de Calais, permet à 22 dirigeants de bénéficier d’un accompagnement de 14 mois pour faire évoluer leur modèle économique dans une logique relevant de l’économie de la fonctionnalité.

economie-circulaireJe lance, toujours avec Christian, une initiative comparable dans les Alpes Maritimes, avec le Club des Entrepreneurs du Pays de Grasse. Nous allons cette fois accompagner 12 dirigeants dans les mêmes objectifs. J’ai finalement la chance de travailler en collaboration étroite avec partenaires stimulants : la Fondation Ellen MacArthurl’Institut de l’économie circulaire, le réseau Alliances, le CJD, le Club des Entrepreneurs , les nombreux partenaires de Movilab (O2Zone, Openscop, Arsenic, Fondaterra, la ville de Mouans-Sartoux, …). Tout cela nous permet de tester quantité de nouveaux modèles économiques dans des conditions réelles et de faire ainsi progresser des connaissances utiles à l’action, ensuite partagées avec mes étudiants.

Quelle est ta définition du développement durable ? selon toi quel est son enjeu pour tous et chacun ? Il y a certes la définition officielle de Brundtland, mais de manière plus pragmatique, le développement durable renvoie pour moi aux conditions deconciliation d’une performance et un progrès économique avec une performance et un progrès environnemental et social. Comme je le disais précédemment, cela passe par deux portes d’entrée : faire moins pour la même chose (comme p.ex. l’éco-conception) ou faire radicalement différemment (comme p.ex. l’économie de la fonctionnalité). Je suis personnellement un farouche partisan de la seconde approche tant les besoins et l’urgence du changement sont criants.

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Qu’est-ce que chacun d’entre nous peut faire sur un plan individuel ? Je ne veux pas apparaître comme un donneur de leçon, aussi je serai très général. J’ai simplement envie d’inviter les personnes qui nous lisent à s’interroger sur le monde dans lequel ils/elles aspirent vivre, aux types de relations humaines que nous cherchons à promouvoir, aux types de progrès que nous cherchons à encourager. A chacun(e) ensuite de trouver en fonction de ses ressources propres le chemin qui lui parait le plus adéquat par rapport aux réponses qu’il/elle aura apportées à ces questions.

A Suivre…

Caroline VALENT

Avec le témoignage de Christophe Sempels