Monthly Archives: juin 2013

Etre entrepreneur de soi – épisode 1

Depuis que nous avons lancé notre projet communautaire BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard, je rencontre différentes personnes convaincues comme moi, en tant qu’individu, nous, en tant que communauté, que le monde change profondément et qu’il faut agir autrement pour développer notre avenir.

J’ai la chance de partager des réflexions et interrogations sur le rôle que nous devons jouer en tant qu’individu dans notre société en particulier en France, et au delà, avec des personnes d’une autre génération, d’un autre écosystème, Etienne W., Paul A. et Maxence B.  Nos échanges sont ouverts, controversés par nos différences et toujours motivés par la même énergie, celle de trouver le moyen d’agir pour changer la situation incertaine dans laquelle nous sommes, de produire nos propres solutions, afin de continuer à progresser personnellement et collectivement.

Nos discussions sont encore au stade de la conversation mais avec l’optique de produire quelque chose de concret. Nos croisements de regards et d’opinions sur nos sujets de préoccupations dessinent aujourd’hui une forme de projet, un « &CO-PROJET » potentiel.  Les pistes de réflexion et d’actions évoquées tournent autour de  l’importance d’être « entrepreneur de soi ». Le 2 juillet , lors de La Journée BEEZ&CO, nous avons invité d’autres personnes d’âges et de vécus différents à rejoindre notre petit groupe d’agitateurs.

12 personnes de 20 à 70 ans vont échanger et pousser la réflexion sur ce que pourrait être le projet. 1h30 pour décider conjointement s’il a un cap, un objectif à réaliser. Bien sûr il est encore trop tôt pour dire ce que sera cet objectif, mais voici un aperçu des sujets abordés, sous forme de questions soulevées :
Comment agir pour éviter de se noyer dans la dette du pays ?
Comment inciter nos institutions à « écouter la réalité » de nos vies ?
Comment les nouvelles générations doivent appréhender leur avenir ?
Comment concilier bien individuel et bien commun ?
Comment continuer à progresser alors qu’il est question que la France soit plus que ralentie, voire en dérive face aux défis de notre époque ?
Doit-on essayer de travailler aves les institutions ?
Doit on trouver nos propres solutions ?
Doit-on apprendre à avancer par nous-mêmes ?
Comment se mobiliser ? Comment se solidariser ?
Comment agir ensemble et s’entraider ?
Comment oser développer des projets ?
Comment donner l’envie d’oser en développer ?
Comment motiver à révéler son projet ?
Comment faire émerger les projets latents ?
Comment donner le goût du risque ?
Comment ne plus être suiveur mais acteur ?

En synthèse cela nous à amener à l’idée centrale que chacun doit être « Entrepreneur de soi avec tous ».

Afin d’illustrer cette idée, je vous invite à écouter Bono (spécial pour toi Paul). Si vous ne l’avez pas encore fait quand il est intervenu à Ted en mars 2013… édifiant… intelligent.

Caroline VALENT

Isabelle Decoopman : « Partager avec des experts et des professionnels d’horizons différents est une expérience unique »

L’année dernière, tu as contribué au choix du sujet de la première journée BEEZ&CO « La force de la relation, génératrice de valeurs pour l’entreprise » et tu y as fait une intervention remarquée.

Cette première journée a en effet été une première étape qui nous a permis de comprendre à quel point le concept de relation était central dans le processus de création de valeur et était un point d’ancrage incontournable à ce qui va nous réunir le 2 juillet : l’organisation en écosystème.

La 2ème journée BEEZ&CO a lieu le 2 juillet sur le thème : « Organisations en écosystème ; créateur de valeur pour tous » Je crois savoir que tu y participes aussi activement ?

Oui tout à fait, nous avons contribué à définir avec l’ensemble des membres du cercle de réflexion et de la Quadrature du Cercle une approche tout à fait originale et novatrice qui va permettre aux participants d’appréhender et de comprendre les nouveaux enjeux liés à ces thématiques d’écosystème qui caractérisent l’environnement actuel de nos organisations et sont encore peu connues des professionnels et des managers.
La notion d’écosystème d’affaire (issue du modèle de l’écosystème écologique) est relativement récente puisque qu’elle a été développée par Moore en 1996. En tant que professeur de stratégie, elle m’interpelle particulièrement car elle contribue à définir le destin stratégique de nos entreprises.

La création de valeurs est au centre de tes préoccupations ainsi que l’impact des nouvelles technologies de l’information sur la stratégie et les « business model » de l’organisation.
Quels liens fais-tu avec cette thématique de l’écosystème ?

Nous connaissons aujourd’hui une forte mutation et migration des sources de valeur, ce que nous retrouvons quand nous travaillons sur les business model innovants et sur la mutation des business model traditionnels. Il suffit de voir à quel point certains secteurs d’activité sont chahutés par l’avènement de nouveaux modèles toujours plus novateurs et donc déstabilisants.
La complexité de l’environnement dans lequel nos organisations évoluent, son caractère systémique et donc fortement interactif, du fait de la multiplicité des liens qu’une organisation noue avec ses partenaires, nous amène à penser différemment le concept de valeur. La valeur aujourd’hui ne doit plus simplement être créée et captée par une seule organisation au détriment d’autres acteurs. Elle doit se partager et pourvoir ainsi croître de façon significative au sein d’un écosystème d’affaire. Seule une valeur partagée assurera à moyen terme la pérennité d’un écosystème et donc de ses composantes quelle que soient leurs formes (organisations, entreprises, artisans, commerçants, individus…).

Tu fais partie du groupe de penseurs « La Quadrature du Cercle » qui réunit des personnes de milieux professionnels très différents. Pourquoi ce choix?

Tu sais que j’ai toujours pensé que l’hétérogénéité des compétences et l’agrégation des intelligences individuelles primaient sur la seule intelligence individuelle d’un expert. Ce qui est particulièrement passionnant dans la Quadrature du Cercle est que les parcours fortement différenciés de ses membres nous ont permis de mettre en place une démarche tout à fait intéressante qui s’inscrit dans les nouvelles pratiques d’intelligence collective, ce qui devrait interpeller voire passionner les participants. C’est ce qui fait la richesse de cette démarche qui va nous permettre de penser autrement.

Qu’est-ce qui te motive, t’inspire dans ce projet ?

La passion comme toujours d’appréhender, de comprendre de nouvelles choses, de partager avec d’autres, de transmettre mais aussi de pouvoir me remettre en question en toute humilité, en un mot partager et pouvoir faire avancer les choses.

Tu es professeur-chercheur à Skema Business School, qu’est-ce que cette expérience avec BEEZ&CO t’apporte à titre professionnel ?

Cette démarche m’apporte beaucoup et apporte beaucoup à l’école, le fait de pouvoir partager avec d’autres experts appartenant à des disciplines différentes, des professionnels de toute activité est une expérience unique. La méthode que nous avons toutes et tous élaborée pour animer cette journée, notamment les Ateliers Controverse peut être très profitable pour nos étudiants si nous nous en inspirions et nous avons beaucoup à apprendre de ces rencontres et des groupes tels que « la Quadrature du Cercle » et le cercle de réflexion BEEZ&CO.
Une école comme Skema que je représente avec Pierre Daniel se doit d’être au centre de cette nouvelle dynamique régionale qui se cristallise lors de journées comme celle du 2 juillet. Comme je le répète souvent : il nous faut penser différemment pour sortir des évidences du secteur et créer la différence.

Quel message voudrais-tu faire passer à ceux qui ne sont pas encore inscrits à la journée du 2 juillet ?

Venez partager avec nous cette expérience unique et inédite, venez découvrir le monde de l’intelligence collective et n’hésitez pas à vous lancer dans une controverse qui devrait nourrir et enrichir notre vision des choses.
Le 2 juillet, rejoignez BEEZ&CO, le business sous un autre regard !

Propos recueillis par Marie-Anne GIROULT

BEEZ&CO

 

J-6… Vers La Journée BEEZ&CO 2013


logo bcVoilà plusieurs mois que nous partageons avec vous nos réflexions, nos interrogations et que nous relayons sur la Globosphère des initiatives qui nous interpellent, en lien avec le sujet de l’E-CO-SYSTEME, que nous avons décidé d’aborder pour La Journée BEEZ&CO – 2ème édition avec cette question :
« En quoi l’organisation en écosystème est génératrice de valeur pour tous ? »

A quelques jours de l’événement, voici un florilège de certains des articles, déjà publiés sur notre blog, que nous vous proposons de découvrir ou de (re)découvrir…

Des histoires d’entreprises et des témoignages d’entrepreneurs…
Humaneo, ou comment rassembler les talents dans un écosystème qui développe l’entreprise ?
Ecosystème ? point de vue de deux jeunes créateurs d’entreprise
Développer un écosystème autour de son agence de comm’

De nouveaux comportements, de nouveaux business modèles…
A la découverte du Ouishare Fest
(Re)Créer son propre écosystème…
Le collaboratif inspire les jeunes entrepreneurs
Sludging, couchsurfing, amap, slow wear, home testing… Parlez-vous Nouvelle conso ?

Capture d’écran 2013-06-20 à 14.48.46Et parmi ceux qui  interviendront lors de La Journée #BEEZCO2013, il y a…
Pierre Giorgini, président-recteur de l’Université Catholique de Lille, ouvrira La Journée BEEZ&CO, le 2 juillet
Benjamin Tincq, co-fondateur de OuiShare
Alexia Noyon, la Chartreuse de Neuville
Pierre Daniel, Professeur associé – SKEMA Business School
Isabelle Decoopman, Docteur en Sciences de Gestion, Professeure et Chercheur – SKEMA Business School
Karim Toumi : Utiliser les nouvelles technologies pour fédérer les acteurs du changement
David Lacombled, Digital Citizen


Une préparation des Ateliers Controverses et Co-Réflexions proposée l’après-midi By La Quadrature du Cercle…
E-CO-SYSTÈME – épisode 1
E-CO-SYSTEME – épisode 2
Inviter à la Controverse sur le thème écosystème
Je participe aux Ateliers Controverses le 2 juillet après-midi, et vous ?
Nous participons aux Ateliers de Co-Réflexions le 2 juillet après-midi, et vous ?
Il reste encore quelques places si vous souhaitez participer et co-créer avec nous lors de La Journée #BEEZCO2013… Pour vous inscrire, cliquez ici !

Rendez-vous le 2 juillet !

L’équipe BEEZ&CO

Karim Toumi : Utiliser les nouvelles technologies pour fédérer les acteurs du changement

Diplômé d’économie, Karim Toumi a débuté sa carrière dans la finance. Dans le cadre de ses missions, il s’attache à valoriser les compétences de ses équipes et à mettre en commun leurs savoir-faire pour gagner en efficacité et trouver des solutions innovantes.

“Je trouvais dommage de perdre du temps et de ne pas mettre en commun tout ce savoir- faire pour trouver ensemble des solutions à nos problèmes. Cela permettait en plus de mieux nous connaître et de prendre du plaisir à travailler ensemble.”

Pour optimiser au maximum l’interaction entre collaborateurs, il fait, dans un premier temps, avec les moyens du bord en utilisant les outils à sa disposition. Mais très vite il imagine : « Une plateforme qui permette aussi de découvrir les talents cachés et les passions de ses voisins de bureau !”

Comme souvent… Une rencontre permet à Karim de prendre conscience du veritable potentiel de son projet, s’il était accessible à  tous. En 2010, il decide de quitter le monde de la finance pour créer Spotwork : un réseau social qui a pour ambition de connecter les talents et les idées…

 “Je suis convaincu qu’en libérant nos énergies nous pouvons créer un monde meilleur, qui donne sa chance à chacun. Le plus souvent, c’est la complexité et la solitude qui nous font renoncer à nos projets. Avec Spotwork, nous pouvons dépasser ces obstacles en partageant nos compétences et en travaillant ensemble. A travers ce réseau, chacun peut s’épanouir dans ce qu’il aime et ce qu’il fait de mieux. C’est dans un esprit que j’ai créé Spotwork”.

Les nouvelles technologies au service d’un monde meilleur, pour co-créer ensemble, un rêve ? Une utopie ? Pas si sûr… En ligne depuis fin 2012, cette plateforme de coworking, nouvelle génération, ne cesse de voir progresser le nombre de ses membres.

Sur Spotwork, loin de raconter sa vie privée, chacun y partage ses compétences, ses envies, ses projets et se connecte avec d’autres qui se reconnaissent dans les valeurs et aspirations partagées… Un bel outil qui nous a forcément interpellé.

Karim participe à notre débat tournant, lors de La Journée BEEZ&CO du 2 juillet ! Il partagera avec nous son expérience, ses motivations et sa connaissance du «  faire ensemble ».

Convaincu que :
– nous avons tous, quel qu’il soit, un talent… des talents qui peuvent venir enrichir les projets d’autrui
– si nous utilisons au mieux nos compétences et notre savoir-faire, nous nous épanouissons au travail, mais plus largement encore, dans la vie
– les nouvelles technologies doivent être des accélérateurs d’innovation et source de progrès pour nos sociétés

Karim fait partie de ceux qui veulent #ChangerLeMonde et il le revendique !

Pour vous inscrire et partager avec nous la journée du 2 juillet, c’est ici !

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

BEEZ&CO

Nous participons aux Ateliers de Co-Réflexions le 2 juillet après-midi, et vous ?

Au sein de la Quadrature du Cercle, en parallèle des Ateliers Controverses, nous sommes un petit groupe à nous réunir une fois par mois pour échanger, partager, réfléchir ensemble, croiser nos regards et nos expériences.

Le thème, ou devrions-nous dire « les thèmes », que nous avons choisi d’explorer cette année s’inscrivent parmi les approches de la notion d’E-CO-SYSTEME : « Collaboratif, Coopétition, Entreprise réseau. »

La Journée BEEZ&CO 2013 est pour nous l’occasion de vous proposer un Atelier de Co-Réflexions exceptionnel ! Ce 2 juillet, nous vous invitons, à participer activement à une séance animée par les « piliers » de l’atelier pour que nous puissions, tous ensemble, nous enrichir des réflexions, idées, expériences … de chacun sur le sujet. La synthèse de nos réflexions sera publiée afin d’être partagée avec le plus grand nombre.

Hervé Bébin et Xavier Gendron introduiront la séance en racontant leur expérience commune du travail collaboratif.

Nourri du témoignage de Pierre Giorgini (9h00) et de l’expérience des intervenants du débat tournant (10h00-12h30), nous vous attendons de 14h à 16h00 pour produire en collaboration et convivialité.

Pour inscrire, il vous suffit de cliquer ici.

Nous vous attendons nombreux car c’est votre présence qui contribuera à faire de cet atelier une réussite !

Anne Lucie, Karine, Loren, Catherine, Antoine, Delphine, Florence, Matthieu, Sophie, Stéphane…

BEEZ&CO

Je participe aux Ateliers Controverses le 2 juillet après-midi, et vous ?

En lisant le programme de la journée BEEZ&CO du 2 juillet, peut-être vous posez-vous des questions :

  • C’est quoi un Atelier Controverse ?
  • En quoi c’est différent du format «Conférence» ?
  • Qu’est-ce que ça va m’apporter, à moi dirigeant, décideur, manager ?
  • Qu’est-ce que ça va apporter à mon organisation ?
    Mais surtout,  si je n’y vais pas, qu’est-ce que je vais manquer ?

Nul doute, vous allez manquer un concept innovant !

Guidés par un travail de recherche & de documentation préalable et une technique de visualisation développée par La Quadrature du Cercle, les décideurs participants bousculent leurs convictions et leurs idées. Ils créent la controverse sur leur vision de l’organisation en écosystème.

La Quadrature du Cercle dans cet atelier joue le rôle de poil à gratter.

Après s’être nourri et laissé s’inspirer en assistant le matin au débat tournant, c’est une superbe opportunité de réfléchir de façon pragmatique sur l’organisation en général, et la sienne en particulier.

C’est aussi la possibilité d’échanger en se connectant avec d’autres décideurs de tous horizons,  d’être acteur de son évolution sur le sujet  « En quoi l’organisation en écosystème est génératrice de valeur pour mon entreprise ? »

Partager et non rechercher le consensus, repartir en se posant les bonnes questions, celles pertinentes pour son organisation et non venir trouver des réponses ; voilà les objectifs des Ateliers Controverses, sur un format de 2 heures en petit groupe, animés par les  membres de La Quadrature du Cercle.

Marie-Anne GIROULT

Inscrivez-vous ici  !

BEEZ&CO

Pierre Giorgini, président-recteur de l’Université Catholique de Lille, ouvrira La Journée BEEZ&CO, le 2 juillet

Vous le savez, notre journée annuelle de conférences aura lieu de le 2 juillet prochain à Euratechnologies.

C’est avec Pierre Giorgini que nous ouvrirons cette journée. Il partagera avec nous son regard sur le business et la façon dont il fait évoluer l’enseignement autour du mode collaboratif.
Sa passion et son expertise pour le fonctionnement en « CO » nous éclaireront sur la façon dont il crée le chemin au sein, notamment, de l’Université Catholique de Lille.

Nous le remercions très vivement d’avoir accepté, sans hésitation, de s’investir à nos côtés pour faire de La Journée BEEZ&CO 2013, une journée d’exception qui nous permettra de nous enrichir mutuellement de rencontres et d’expériences, afin d’innover au coeur de nos structures et organisations.

« Organisations en E-CO-SYSTEME, création de valeur pour tous ? », l’édition 2013 de La Journée « BEEZ&CO, le business sous un autre regard » est un rendez-vous unique pour tous ceux qui souhaitent s’inspirer d’autres angles de réflexions afin de faire évoluer leur organisation et vivre le changement.

Afin d’être certain(e)s de pouvoir profiter de cet événement, nous vous invitons dés à présent à vous inscrire, en cliquant ici !

Rendez-vous le 2 juillet !

L’équipe BEEZ&CO

#BEEZCO2013

La femme entreprend – épisode 5

Pour notre dernier épisode « La femme entreprend », je vous propose de découvrir le portrait de deux Marie-Anne , représentantes de deux générations de femmes entrepreneures. Pour commencer Marie-Anne Giroult explique comment elle a choisi de devenir entrepreuneure de soi, … d’elle. Et Marie-Anne Bernasconi partage sa conviction de créer une  forme de liberté que recherche sa génération (digital native).

Pour commencer, place aux dames, je vous laisse apprécier le témoignage de Marie-Anne Giroult qui, après un parcours dans un grand groupe, décide de suivre son propre chemin et de suivre sa nouvelle ligne de vie.


Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? et l’entreprise que tu diriges ? … 
Diplômée d’une école de commerce et d’un MBA en management, j’ai un parcours de 25 ans de management en entreprise, dans le retail et l’IT. Avec une expérience concrète de gestion de changements significatifs et complexes en environnement multiculturel, j’ai choisi en 2010 de quitter le monde du salariat pour créer mon entreprise AlterDim en 2010.

J’accompagne les entreprises dans leurs transformations en développant le potentiel des collaborateurs et l’efficacité de leur mode de fonctionnement collectif, au travers de coaching individuel et collectif, de formation en management et développement personnel et d’animation d’ »assessment center ».

Pourquoi choisir d’être entrepreneure ? Est-ce différent d’être entrepreneure vis-à-vis de son entourage ou vis-à-vis de la société ? … Avant d’être entrepreneure, ma démarche était d’abord une volonté de changer d’activité et d’aligner mon activité professionnelle avec mes valeurs et mes centres d’intérêt, d’être en phase avec ce que j’étais devenue.

L’activité choisie, activité de service,  m’a naturellement amenée vers l’entrepreunariat. L’attrait était la liberté d’action et de décision, la volonté de gérer sa propre activité et de construire.

C’est forcément différent pour l’entourage d’être entrepreneure par rapport à salariée, dans la compréhension de ce que l’on fait, dans la reconnaissance, dans l’implication et dans la gestion de son temps. Cela demande d’être soutenue et encouragée par l’entourage.

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ? … Croire en son projet et le porter, savoir s’entourer, être capable de fonctionner dans un environnement d’insécurité, avoir confiance dans ses capacités et oser dépasser ses freins, persévérer et garder le cap.

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? As-tu le sentiment de réussir à les respecter  au quotidien? … Respect de soi et de l’autre, ouverture, Intégrité, loyauté, Courage…Partenariat, esprit d’équipe, partage. J’ai le sentiment de respecter ces valeurs au quotidien.

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … C’est une forme d’activité qui se développe avec des formes nouvelles et d’autre encore à créer. De plus en plus on encourage les jeunes à créer leur propre activité et à oser se lancer pendant leurs études. Au delà de la création d’entreprise, c’est aussi une forme de responsabilisation, d’être acteur de ses choix et de sa vie.

Au delà de l’initiative individuelle, l’entrepreunariat doit être valorisé et encouragé par les pouvoirs publics plus qu’il ne l’est aujourd’hui.

Quelles recommandations souhaites-tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ? … Avoir le soutien de son entourage sur le projet et sur la durée. Bien anticiper l’aspect financier pendant la phase de lancement. Placer l’aspect commercial et prospection au cœur de ses priorités et de la gestion de son temps. Partager avec d’autres entrepreneurs, ne pas rester seul.

Toujours garder à l’esprit la motivation profonde qui nous a amené à faire ce choix, « Croire en son projet », Rester fidèle à ses valeurs.

Marie-Anne Bernasconi, elle, est une toute jeune entrepreneure. Elle défend une vision du monde actuelle et post-moderne. Elle utilise son entreprise pour devenir acteur du changement en cours.

Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? et l’entreprise que tu diriges ?

Après 1 an et demi en Chine comme développeuse commerciale et 3 ans dans une start-up innovante en charge de la construction de l’offre puis de la commercialisation, j’ai décidé de créer EstreLab. C’est une agence d’accompagnement des décideurs et entrepreneurs dont l’objectif est de faire émerger des solutions nouvelles aux problèmes concrets auxquels ils font face en cette période de crise. Nous sommes convaincus que c’est en adoptant une logique disruptive que nous trouverons des solutions aux grands enjeux actuels. Nous nous appuyons pour cela sur des méthodes d’intelligence collective open source et sur des initiatives existantes notamment provenant des économies émergées.

Pourquoi choisir d’être entrepreneure? Est-ce différent d’être entrepreneure vis-à-vis de son entourage ou tout vis-à-vis de la société ? … L’envie d’être entrepreneure date de plusieurs années durant lesquelles je souhaitais d’une part contribuer à créer de la valeur en tant qu’individu, et d’autre part tenter de résoudre des équations telles que «ressources limitées, croissance illimitées».

Ce choix de créer son emploi et de tenter de réaliser ses ambitions ne laisse pas indifférent. Certaines personnes regardent l’aspect prise de risque avant de voir cette liberté d’entreprendre.  Globalement, le fait d’être entrepreneure crée une dynamique dans l’entourage et suscite intérêt et envie de contribuer.

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ? … La persévérance dans ses convictions, le fait d’assumer son positionnement, et une forte volonté de réussir. Je pense que ces clés correspondent à ma situation actuelle de créatrice, et vont nécessairement évoluer avec la croissance de mon entreprise.

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? As- tu le sentiment de réussir à les respecter  au quotidien? … Je pense qu’au sein d’une entreprise, les relations humaines doivent être basées sur la motivation et les compétences plutôt que sur un rapport hiérarchique. Le chef d’entreprise doit être garant de la vision tout en laissant suffisamment d’espace à l’équipe pour qu’elle s’exprime et s’épanouisse dans ces projets. Il est également pour moi incontournable que l’entreprise maximise ses effets positifs sur l’humain et l’environnement. C’est sur ces valeurs que je souhaite développer mon entreprise. L’enjeux est de les respecter avec la croissance de l’activité, mais également dans le choix des clients et des projets.

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … Entreprendre en France semble être au premier abord risqué puisqu’il faut sortir de la zone de confort liée au statut de salarié. Il y a néanmoins une aide structurée qui permet d’être conseillé dans sa stratégie et dans ses choix juridiques. Je pense que l’entrepreneuriat séduira de plus en plus les jeunes par l’espace de liberté qu’il crée, mais aussi parce qu’il permet d’inventer un emploi qui a du sens, et de renverser l’ordre établi pyramidal des grands groupes.

Quelles recommandations souhaites tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ? … Croire que tout est possible et suivre son intuition!

Avec ces deux portraits, j’achève cette première série de témoignages de femmes qui entreprennent sans hésitation en respectant ce qu’elles sont et en créant un projet de vie cohérent à leur envie de réalisation.

Si je devais retenir quelques idées fortes de ces 11 interviews  je partagerais la suivante: n’entreprenez pas par défaut , suivez vos convictions, ayez des valeurs, travaillez votre réseau, homme ou femme même combat et peut-être une manière de porter un autre regard sur le développement de nos entreprises…mais sur ce dernier point cela reste à prouver …qui sait cela pourrait faire l’objet d’un sujet de recherche.

Caroline VALENT

Quand la femme entreprend – épisode 4

Toutes deux créatives dans leur domaine d’expression, elles ont décidé depuis quelques années de vivre leurs propres aventures entrepreneuriales : Anne Lucie en défendant ses idées même si elles peuvent sembler avant-gardistes, et Sophie en quittant sa vie de salariée de grande entreprise et en s’associant à son mari.

Anne Lucie nous inspire en partageant sa vision de l’entrepreneuriat. Elle explique comment elle concilie sa croyance en l’Homme et son envie d’entreprendre.

Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? Et l’entreprise que tu diriges ? 

Après avoir été salariée pendant plus de 15 ans, j’ai créé une première entreprise dans l’agroalimentaire en 2009, puis je me suis associée pour créer une 2ème structure en 2011 dans le secteur de l’audiovisuel et enfin j’ai créé mon activité de Conseil en communication et Créativité fin 2011 et d’autres projets sont en cours …

Pourquoi choisir d’être entrepreneure ? Est-ce différent d’être entrepreneure vis-à-vis de son entourage ou vis-à-vis de la société ? … Je n’ai pas vraiment choisi, mon entourage savait depuis longtemps que je finirais par me lancer quand je ne le savais pas encore moi-même. Aujourd’hui j’aurais beaucoup de mal à être de nouveau salariée à part entière parce que je suis créatrice de ma vie et même s’il n’est pas évident de poursuivre quand on stresse de ne pas avoir de visibilité à 3 mois sur notre chiffre d’affaires, j’éprouve une liberté que je ne pourrais pas remettre en question.

Et oui, c’est différent pour l’entourage, surtout ceux qui ne sont pas dans la même situation professionnelle … On devient « chef d’entreprise », « patron » avec tout ce que cela implique dans l’inconscient collectif … Et puis on travaille quasiment tous les jours car notre affaire dépend entièrement de nous, pas facile pour la famille parfois … Enfin vis-à-vis de la société, l’image est différente, car l’entrepreneur est seul à prendre les risques avec peu de soutien … La société, l’Etat sont tout juste en train de prendre la mesure de l’importance des entrepreneurs en France …

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ? … Rester fidèle à ce que nous sommes ; même si l’idée de départ évolue, ne pas oublier notre motivation du départ… Pourquoi on a décidé d’entreprendre ? Savoir être à l’écoute de notre environnement sans forcément le laisser nous influencer, mais au moins pour prendre la « température » de ce qui nous entoure. Etre « open mind » ! Savoir s’entourer de personnes différentes et complémentaires, savoir se remettre en question quand cela est nécessaire.

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? As-tu le sentiment de réussir à les respecter  au quotidien ? … Ce que je défends c’est l’Humain, le fait que chaque individu a le droit et le devoir d’être considéré et de considérer l’autre comme une personne ayant un vrai potentiel de créativité, de réalisation, de production … Je revendique le droit à la différence, ce qui n’est pas tous les jours facile dans notre société qui a pourtant besoin de cette diversité.

Oui, j’ai de plus en plus le sentiment de respecter mes valeurs au quotidien, peut-être justement parce que je suis chef d’entreprise et que je n’ai plus à faire pour ceux qui ne veulent, ou ne peuvent, respecter les valeurs que je défends. Et je pense que cela se sent.

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … Je trouve les entrepreneurs très courageux, surtout ceux qui ne sont soutenus par des grands groupes. En France, jusqu’à aujourd’hui (j’espère que cela changera demain), il faut être un peu fou pour oser se lancer. Ceux qui se lancent sont aujourd’hui, pour beaucoup, ceux qui ont des idées et l’entrepreneuriat est un trésor pour l’innovation et la compétitivité de la France. Le regard sur l’échec est, enfin, en train de changer en France et l’on commence à considérer qu’un entrepreneur qui n’a pas réussi sa première affaire est justement quelqu’un avec une expérience qui lui permet d’être vigilant. Ça a l’air plus facile dans d’autres pays de se lancer, d’être soutenu, d’échouer et de recommencer … Mais je considère qu’il n’y a pas de hasard quant à l’endroit où nous sommes pour mener notre action. Si je suis entrepreneuse en France c’est que là est ma mission et m’investir dans BEEZ&CO, Le business sous un autre regard donne du sens, encore plus profondément, à mon action dans ce pays.

Quelles recommandations souhaites-tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ? … Qu’il faut essayer si on en ressent le besoin plutôt que de rester avec une envie inachevée. Rencontrer d’autres entrepreneurs avant de se lancer, des « qui ont réussi » et d’autres « qui n’ont pas réussi », pour savoir, sans surprise, ce qui peut arriver. Savoir s’entourer de personnes de confiance qui pourront vous soutenir dans les moments difficiles. Avoir confiance en son potentiel sans pour autant être arrogant. Partager son envie et son expérience sur le sujet pour sentir ce que nous renvoie notre entourage, cela nous permet de mesurer, en fonction de ce que nous recevons, quand nous sommes prêts à nous lancer. Si l’on a une idée avant-gardiste, il faut savoir être prêt à attendre que la société soit prête aussi … Etre patient !

Sophie a un parcours classique et décide de s’investir dans ce qui paraît être le projet de sa vie, celui de donner du sens à ce qu’elle réalise, ce qu’elle produit … ce qu’elle nomme le travail.

Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? Et l’entreprise que tu diriges ?

J’ai fait toute ma première partie de carrière professionnelle (15 ans) dans le domaine des établissements de crédit. J’ai rempli des missions d’analyste de crédit, de chargée de recouvrement, contentieux, de chef de produit marketing, de chargée de relations presse. J’ai mené une démarche qualité, travaillé sur le passage à l’euro, mené des projets de migrations informatiques, d’adaptation des process et des organisations aux fameux accords de Bâle (ça parlera aux banquiers 😉 … Je gérais donc des projets d’assistance à maîtrise d’ouvrage en organisation et systèmes d’informations lorsque l’idée de quitter ce monde m’a titillée.
 Aujourd’hui, je dirige avec Laurent, mon époux, Sophie et Laurent Mayeux Photographies, un studio photographique qui réalise des travaux dans le domaine du corporate, de l’institutionnel et de la publicité. Cette petite entreprise, nous sommes deux, aura 10 ans l’année prochaine.

Pourquoi choisir d’être entrepreneure ?
 Est-ce différent d’être entrepreneure vis-à-vis de son entourage ou tout simple vis-à-vis de la société ? … Tout cela est le résultat d’un chemin, celui de vouloir donner du sens à son travail. Au moment où j’ai décidé de sauter le pas, dans l’entreprise dans laquelle je travaillais, j’étais en manque de sens et de liberté d’action. J’avais un peu l’impression d’étouffer et de me gâcher.

Vis-à-vis de son entourage, c’est différent car notre situation peut faire «peur», dans le sens où nous sommes en situation de risque. L’entrepreneuriat est très souvent lié à l’image de l’insécurité d’une situation financière.

La société pense souvent que l’entrepreneure est «libre» dans son rapport à l’organisation de son travail, elle peut partir en vacances quand elle veut, elle peut s’organiser comme elle veut … Cette liberté est peut‐être parfois enviée, mais je peux vous dire, qu’une entreprise, cela vous colle à la peau et au cerveau 24/24 et 7/7 !

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ? … La capacité à se remettre en question : ne pas hésiter à changer, ne pas se reposer sur ses lauriers et se demander si on ne peut pas faire mieux ou autrement. La curiosité et l’ouverture d’esprit : être ouvert au monde, savoir ce qui s’y passe, s’y dit, s’y décide est forcément inspirant. La capacité à tenir un cap : savoir où on va, ce que l’on veut devenir est indispensable et déterminant. L’innovation : je ne pense pas forcément à l’innovation technologique, mais à l’innovation des process et des modes d’organisation ; c’est à mon avis la clé actuelle de réussite.

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? As-tu le sentiment de réussir à les respecter au quotidien? … L’authenticité de notre travail, de notre comportement, pour faire naître une relation bienveillante avec nos clients. Chacun de nos travaux s’attache à remettre l’homme au centre des préoccupations. La proximité est pour nous une seconde nature. Nos parcours respectifs nous ont permis de développer écoute et empathie La collaboration pour confronter notre travail à d’autres regards, pour enrichir, faire évoluer et partager notre travail

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … J’ai confiance dans l’entrepreneuriat en France, car je suis toujours étonnée par le nombre de personnes qui ont des projets, la multitude des structures qui les accompagnent, et cela n’est pas assez dit, ni mis en valeur. Il y existe un tas de bonnes et belles idées en France et surtout un grand nombre de gens qui les rendent concrètes par des entreprises et des emplois. Alors certes, le contexte et les conditions de l’entrepreneuriat ne sont pas roses, il ne faut les ignorer, mais il y a un moment où il faut agir. C’est ce que font tous ces entrepreneurs.

Quelles recommandations souhaites-tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ? … Bien préparer son projet, sans oublier à un moment donné de se lancer quand même ! On apprend en marchant. Ne pas (trop) écouter les «tu ne vas jamais y arriver», «ce n’est pas le moment» etc … Parce que ce n’est jamais le bon moment et il y a toujours l’exemple de quelqu’un qui s’est planté.

Il faut reconnaître que décider de tout plaquer fait quand même un peu peur, à soi, à ses proches, à sa famille. La raison revient au grand galop vous rappeler qu’il faut rembourser son crédit immobilier, assurer le budget quotidien de la famille, mais il y a un instant où le sens, les valeurs prennent le pas. C’est là que l’on bascule dans la décision, et la raison est évincée car les convictions qui sont ancrées au fond de vous sont plus fortes. La décision prise, acceptée et assumée, on met alors tout en œuvre pour réussir et prouver à sa raison qu’on a bien fait de prendre cette décision. Enfin, le soutien de l’entourage proche, mais aussi des réseaux divers.

Merci à toutes les deux. Vos témoignages sont deux exemples de réalisation de vie. On comprend bien qu’entreprendre pour vous est l’adéquation entre vos idées et le sens que vous donner en les réalisant sous la forme d’une entreprise.

Caroline VALENT

La notion d’amitié sur les réseaux sociaux

Nos amis Facebook sont-ils nos amis dans la vie ? C’est la question que semble s’être posée Nescafé…

L’histoire, nous dit-on, a démarré quand la marque a proposé à Arnaud de partir à la rencontre de ses amis Facebook pour leur ouvrir un café. Son défi : « Really friends » consiste à aller sonner chez ses « amis Facebook » sans prévenir afin de saisir leur réaction spontanée… seront-ils content de le voir ou pas ?

Bien sûr c’est une opération marketing humoristique et dynamique, une occasion de mettre cette marque de café en avant, de façon efficace et ludique… Mais cette campagne de publicité m’a interpellée car elle pose la question de ce qu’est devenue la notion de l’amitié, depuis que Facebook nous propose d’appeler « amis » tous nos contacts sur ce réseau social. Alors que les autres réseaux sociaux nous proposent d’avoir des « contacts » ou des « followers »… Facebook, le réseau « affectif », a utilisé des termes forts : Amis, Aimer (Liker)…

Nous avons tous des comportements différents par rapport à cette notion d’amitié sur Facebook, certains n’ont que leur « vrais amis de la vraie vie » dans leurs contacts, d’autres acceptent tous ceux qui se présentent quand l’essentiel est d’avoir le plus d’amis possible… Ou encore réagissent au feeling, en ouvrant parfois la porte de l’accès à leur « mur » et à leurs photos quand ils considèrent que les réseaux sur la toile sont aussi l’occasion de faire des rencontres qui n’auraient pas été possible dans le réel.

Fake ou pas ? Cette campagne est une bonne occasion de s’interroger sur l’usage que nous faisons de nos profils sur le web… Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadéo, Spotwork, Newmanity, Google+, Instagram… La liste est longue… Qui sommes-nous derrière chacun de ces profils ? Où est-on sincère ? Où est-on en stratégie ? Aurions-nous envie de prendre un café avec chacun ?

Une campagne qui nous dit de boire du café, enfin du Nescafé… Mais qui nous dit aussi, peut-être, que « malgré » ce nouveau monde, virtuel et connecté, dans lequel une grande partie de la planète vit aujourd’hui… Les relations entre les Hommes (avec un grand H, ce qui inclut aussi les femmes) se sont toujours « tissées » dans un monde bien réel… et que, même si une rencontre est au départ « virtuelle », c’est lorsque nous l’a concrétisons dans le réel (en se rencontrant ou via la réalisation d’actions concrètes), qu’elle prend tout son sens et toute son envergure.

« Really friends » est forcément une aventure à suivre sur la toile, où Arnaud partage les vidéos de ses rencontres. Un pari réussi, et un sujet qui interpelle sans doute beaucoup de monde, car au moment où j’écris cet article le nombre de vues, sur la page dédiée, approche des 7 millions… Un beau buzz.

Et quand Arnaud revoit Colombe…

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI