Monthly Archives: mai 2013

Géocaching une chasse au trésor mondiale participative

A l’occasion d’un séjour passé chez des amis dans la région d’Avignon,  j’ai découvert le géocaching. Sans doute savez-vous ce que c’est. Personnellement j’ai découvert un concept ludique participatif. Vous aimez voyager.Vous êtes curieux de votre environnement. Vous recherchez un séjour insolite qui sort des sentiers battus alors vous êtes prêt pour tester le géocaching. Une chasse au trésor d’une ampleur inégalable. Plus de 2 millions de caches par minute  dans le monde depuis plus de 10 ans. C’est plus qu’une chasse au trésor, c’est une communauté de géocacheurs comme aime s’appeler la communauté française qui associe leur passion pour la randonnée.

Vous choisissez votre destination. Muni d’un Smartphone et d’un GPS , vous repérez l’endroit où devrait se trouver la boite où se cachent des objets laissés par vos prédécesseurs. La boite transportable peut avoir différentes tailles: de la taille d’un doigt à  celle d’une boite de chaussure. Les boîtes sont destinées à rester longtemps dans la nature dans leur cachette.
Tel Robinson Crusoé, vous laissez un message au crayon.
Comme si vous lanciez un message laissé dans une bouteille jetée à la mer, vous contribuez à la communauté et l’animez. Certains sont tellement adeptes qu’ils consacrent leur séjour uniquement à cette chasse au trésor. Ils cherchent ces endroits insolites, ils trouvent et laissent à leur tour un objet, leur message.  Et ils partagent leur aventure avec leurs amis, ceux de la communauté sur le blog, forum ou en vidéo. Les géocacheurs se prêtent au jeu et pour beaucoup deviennent mordus. Certaines caches sont de réelles énigmes et peuvent nécessiter plusieurs années pour être trouvées par la communauté.

Cette invitation à la découverte de notre environnement sous un autre regard est moderne. Elle concilie le plaisir du jeu, l’usage des nouvelles technologies et l’attachement à son écosystème. Le géocacheur  quand il accepte d’être membre s’engage à respecter la nature qui environne la cache. Il a le souci de nettoyer le lieu si celui-ci a été pollué. C’est un jeu ludique, communautaire et responsable.

Et c’est une nouvelle forme de business basé sur un jeu participatif. Il remet au goût du jour un jeu traditionnel et connu de tous. En l’amplifiant par l’usage des nouvelles technologies, Géocaching crée un nouveau modèle économique … pour créer une cache, n’oubliez pas d’acheter votre kit de jeu et votre gps sur le site geocaching.com.

Geocaching est un autre exemple de ces nouvelles formes de business qui reposent sur de  nouveaux usages (numériques) et de nouveaux comportements (communautaire).

Merci à Britt et Gilbert et vos amis géocacheurs pour cette découverte.

Caroline VALENT

 

Humaneo, ou comment rassembler les talents dans un écosystème qui développe l’entreprise ?

J’ai rencontré Laurent Vergult lors de la préparation de la 1ère Journée BEEZ&CO en 2012, son projet Humanéo étant réellement porteur des valeurs qui soutenaient le thème de cette 1ère journée : la Force de la relation, génératrice de valeurs pour l’entreprise.

Les deux heures passées en compagnie de Laurent, au sein du alors tout nouveau siège social d’Adeo, avaient été une réelle découverte : d’un projet fort, certes, mais aussi d’un homme dont l’humilité et la passion l’incarnent réellement.

Laurent nous avait fait le plaisir d’être l’un des témoins du débat Histoires d’Entreprises de cette 1ère Journée.
C’est donc tout naturellement que nous sommes restés en contact et que je prends toujours autant de plaisir à tenir Laurent informé de l’évolution du projet BEEZ & CO.
Je suis donc retournée le voir tout récemment et voici la retranscription de nos échanges.

Bonjour Laurent,

En quelques mots, peux-tu nous décrire l’histoire et la mission du projet Humaneo ?

Humaneo est né par la volonté de 3 collaborateurs désirant faire bouger leur entreprise suite à un voyage d’ouverture à San Francisco dont le sujet était « l’Homme au cœur de l’entreprise ». Humaneo est avant tout un état d’esprit et une communauté ouverte à tous. La  « mission » d’Humaneo est d’accompagner les collaborateurs ayant une idée si celle-ci apporte une plus-value à l’entreprise (quelle qu’elle soit). Humaneo s’appuie sur 4 piliers : le Bien-être, l’entreprise 2.0, l’attractivité et l’innovation.

Peux-tu nous donner quelques exemples de belles réalisations Humaneo ?
Humaneo a donné naissance à une cinquantaine d’actions portées par des collaborateurs. Le point commun entre toutes ces actions est la dimension humaine car derrière chaque action, il y a des rencontres, des échanges, des potentiels voire des talents méconnus de l’entreprise. Parmi ces réalisations, nous avons lancé des actions n’apportant pas de bénéfices financiers mais qui permettent de faire vivre les valeurs de l’entreprise ou de mieux comprendre son fonctionnement.
Je pense notamment au « Café’in »  qui permet à 8 collaborateurs de prendre un petit déjeuner  durant 3h30 avec le PDG. Leur participation se fait par cooptation via les 8 participants précédents. A ce jour il y a eu 45 Café’in et le format a été repris à l’international par les DG locaux.
Nous avons également développé une action que nous avons appelé « Les Bricos du Cœur ». Elle se traduit par des dons fait à des associations/fondations ainsi que des chantiers durant lesquels nous améliorons l’espace de travail des bénévoles de ces associations. Il y a également des idées liées au métier (que je ne peux dévoiler) dont une qui est devenue enjeu stratégique au niveau de Leroy Merlin France.

Selon toi, quels sont les facteurs clefs de succès d’Humaneo ?

Il y en a beaucoup mais je citerai :

–  Un soutien sans faille de nos dirigeants dans notre démarche
–  Une transparence totale sur tout ce que l’on fait et notre fonctionnement
–  Une confiance, une autonomie et une liberté données aux collaborateurs
–  L’absence de Hiérarchie au sein de la communauté
– L’interdiction de mots comme R.O.I, Réunions, Cahier des charges, demande d’engagement de dépense, Livre blanc
– Les valeurs de l’Entreprise omniprésentes dans tout ce que l’on fait
– Des règles basiques : «C’est celui qui dit qui fait…mais avec l’aide de la communauté », « des circuits courts sans faire de court-circuit », « Chacun peut participer au développement d’une idée », « Chacun fait ce qu’il veut dans le développement d’une idée » .

Qu’est-ce qu’apporte Humaneo à l’entreprise ? Et qu’est-ce que l’entreprise apporte à Humaneo ?

Je pense qu’Humaneo apporte :
– une autre manière de travailler (plus agile et avec une volonté de recherche d’efficacité à moindre coût)
– une vision décalée sur certains sujets
– des pépites au niveau des idées mais surtout au niveau des collaborateurs. Car ces collaborateurs qui participent aiment leur entreprise et veulent participer beaucoup plus à son développement que de par leur mission. Ce sont des collaborateurs sur qui l’entreprise peut compter.
– une image positive à l’extérieur par répercussion de ce que nous mettons en place.
L’entreprise apporte son soutien et sa confiance ce qui est énorme et différenciant par rapport aux autres entreprises.

L’an dernier, tu es intervenu lors de la Première Journée BEEZ&CO sur le thème de la Force de la relation, et Humaneo était au cœur de ce thème. Par rapport au thème de cette année autour de l’E-CO-système,  peux-tu nous dire si, selon toi, Humaneo fonctionne en éco-système ?

En regardant le diagramme de BEEZ&CO sur l’ E-CO-système, je trouve qu’Humaneo fonctionne totalement en E-CO-système puisque tout est fait en collaboration à travers notre communauté. Dans toutes nos actions, nous retrouvons les valeurs de l’’entreprise tout en travaillant différemment et c’est ce qui a construit notre identité. Plusieurs de nos actions peuvent être classées dans la catégorie « Web 2.0 » (même si nous, nous parlons d’Entreprise 2.0). Le seul point que je ne retrouve pas dans Humaneo concerne le Business Model car nous n’en avons pas réellement.

Qu’est ce que cet écosystème apporte à Humaneo ?

Cet écosystème nous permet d’avoir de plus en plus de membres dans notre communauté grâce à notre identité et par répercussion, des nouvelles idées et des nouvelles compétences.

Humaneo nourrit-il l’écosystème Adeo ?

Humaneo n’est pas encore présent partout dans l’entreprise mais là où Humaneo s’est développé, je dirais qu’Humaneo participe au maintien des valeurs de l’entreprise à travers son état d’esprit et ses actions. Humaneo permet aussi de prouver qu’il est possible de faire des choses sans forcément beaucoup de moyens et chacun peut, s’il le souhaite, devenir un véritable acteur dans le développement de son entreprise malgré la taille de celle-ci.
Des managers  s’inspirent également de son fonctionnement pour animer/manager leurs équipes ou pour travailler autrement.

Une dernière question : qu’est-ce qu’évoque pour toi « Le business sous un autre regard » ?

Le business sous un autre regard m’évoque une ouverture totale en termes de participants et d’état d’esprit. Chacun devra pouvoir participer de manière collaborative sur les sujets qui les intéressent (et qu’ils ont envie de faire bouger). Et les collaborateurs en charge de « territoires » devront ouvrir leurs frontières. Si l’entreprise arrive à ces deux objectifs, elle gagnera sur tous les fronts (turnover, efficacité, productivité, baisse des risques, etc.).

Penses-tu qu’il soit nécessaire de regarder le business  autrement dans le contexte économique actuel ?

Ce n’est pas nécessaire mais obligatoire de voir le business autrement car le contexte économique actuel a généré une autre manière de consommer qui restera, même si le contexte actuel évolue positivement. Une société qui ne prendrait pas ce virage risquerait très fortement de disparaître.

Laurent, merci beaucoup de ta participation à la Globosphère BEEZ&CO.

Suite à nos échanges avec Laurent, BEEZ&CO sera présent au campus Leroy Merlin le 12 juin prochain au cours de tables « inspirantes », pour transmettre l’état d’esprit de BEEZ&CO. Merci à la Direction des Ressources Humaines de Leroy Merlin pour la confiance accordée à BEEZ&CO.

Aurélie IZAMBERT-DUQUENNOY

L’E-CO-SYSTEME créateur de valeurs pour nos organisations ?… Le 2 juillet

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Un pari fou… 

En juin 2012, nous avions fait le pari -un peu fou-  de vous proposer La Journée BEEZ&CO-1ère édition : 6 conférences sur le thème de « La force de la relation génératrice de valeurs dans l’entreprise » .

Vos réactions, suite à l’événement, nous ont encouragées à poursuivre ce que nous avions initié. Depuis, la communauté ne cesse de grandir. Notre cercle de réflexionLa Quadrature du Cercles’est réuni pendant 10 mois pour pousser la réflexion de ce qu’est « Le Business sous un autre regard » et plus particulièrement pour construire une démarche de controverse sur le thème 2013 : l’écosystème. Notre blog, La Globosphère atteint les 300 articleset augmente son nombre de lecteurs de jour en jour.  

C’est parti… 

Le 2 juillet prochain nous vous donnons à nouveau rendez-vous pour La Journée BEEZ&CO-2ème édition, afin de regarder ensemble le business autrement.

Les invitations sont lancées. Dans 7 semaines nous vivrons à nouveau un moment privilégié, nous partagerons nos expériences et croiserons nos regards pour faire évoluer nos organisations. Nous vous attendons nombreux et de tous horizons économiques, intellectuels, universitaires, institutionnels, entrepreneuriaux.

Parce que rien ne sera jamais plus pareil. Parce que vous  êtes plus en plus nombreux à vouloir accélérer ou vivre le changement. Parce que vous êtes convaincus que la création de valeurs par nos organisations peuvent être de différentes formes. Alors réservez dès maintenant votre place en cliquant ICI !

L’équipe BEEZ&CO

NB: Si vous souhaitez nous contacter pour nous communiquer vos coordonnées afin d’être informés par email, écrivez-nous sur contact@beezandco.com :) 

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Pour en savoir plus et s’inscrire 

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Vous pouvez dés maintenant réserver votre place en cliquant ICI !

La définition BEEZ&CO du Décideur : de l’indépendant au grand dirigeant de groupe international, un décideur est un homme/une femme, concerné par les prises de décision et impliqué dans la création de valeurs de notre pays, de notre monde.

Quand la femme entreprend

A l’occasion de la semaine de l’entrepreneuriat au féminin du 13 au 18 mai en France, j’avais envie de faire réagir 11 femmes sur cette expérience qu’elles vivent au quotidien. Elles sont de profils différents, indépendantes, chefs d’entreprises ou au stade de la création. Ce sont leurs regards sur l’entrepreneuriat qui m’intéressent, leurs convictions et la manière dont elles traduisent leurs valeurs dans l’exercice de leur métier de dirigeante. Leurs témoignages sur la Globosphère est une illustration concrète sous leur angle de vision de ce qu’est « Le Business sous un autre regard », celui d’une femme accomplie dans ses différentes missions. Cette semaine nous démarrons avec Valérie et Zehira .


valerie-blanchot-courtoisJe vous laisse découvrir l’interview de Valérie Blanchot Courtois, 
polytechnicienne, docteur en sciences, basée à Nice.

Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? et l’entreprise que tu diriges ?… Si j’essaye de résumer mon parcours professionnel en une phrase, je dirais que j’ai développé en 26 ans une expertise pointue en management de l’innovation responsable, que ce soit dans un contexte de laboratoire de recherche, de grand groupe, de PME et de start-up, dans l’enseignement supérieur via mon implication dans SKEMA Business School, et dans le milieu associatif. Mon parcours se décompose en 3 grandes périodes, qui se chevauchent les unes les autres :

  • Une douzaine d’années dans la R&D et le management de la R&D ;
  • Une quinzaine d’années dans le management ;
  • Une dizaine d’années dans l’entrepreneuriat au sens large, y compris dans le milieu associatif.

J’ai fondé en 2004 Human Ventures, cabinet de conseil en management de l’innovation responsable. Human Ventures est une société de conseil et de formation dont la mission est d’aider les dirigeants d’entreprise à créer de la valeur économique, humaine et environnementale en libérant l’énergie de leurs collaborateurs.
Je fais du conseil stratégique auprès de dirigeants de business units de grands groupes, de PME, de patrons de start-up que j’aide à (re)penser leur stratégie et à identifier des relais de croissance, et à les mettre en œuvre. Je m’appuie sur un réseau d’une dizaine de consultants seniors dans des domaines connexes au mien.

Pourquoi choisir d’être entrepreneure ? Est–ce différent d’être entrepreneure vis à vis de son entourage ou vis à vis de la société ?… Le choix de l’entrepreneuriat m’est apparu comme une évidence à un moment de mon parcours professionnel. Une fenêtre d’opportunité s’est ouverte, j’ai regardé à l’extérieur via cette fenêtre, j’y ai vu un soleil masqué par une brume matinale ; j’ai à peine réfléchi et je me suis envolée … J’y suis toujours presque 10 ans plus tard. Choisir l’entrepreneuriat, c’est reconnaître que l’on a des convictions, une certaine vision du monde tel que l’on aimerait qu’il soit et une envie de tenter d’apporter sa contribution à ce monde en changement par son énergie, ses compétences, sa capacité à convaincre, à transformer l’essai dans la durée. Etre entrepreneure, c’est s’assumer et assumer sa différence. C’est accepter de ne pas être dans une case. C’est se construire, se déconstruire et se reconstruire au quotidien. C’est douter pour mieux créer. C’est donner inlassablement son énergie au service des autres, de ses clients,  et de ses parties prenantes.

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ?   « Le but, c’est le chemin » (Goethe). L’essentiel est d’avoir des convictions, de les mettre en œuvre au quotidien et de s’y tenir. Il faut voir loin, et avancer pas à pas malgré les embûches et les difficultés. Apprendre de ses échecs et toujours rebondir. La clé de la réussite de l’entrepreneuriat, c’est sans doute d’y croire suffisamment pour avancer sans relâche mais avec suffisamment de recul pour éviter de s’enliser et préserver à chaque étape son énergie vitale. Sans énergie, il n’y a pas d’entrepreneur, ni d’entrepreneure.

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? As- tu le sentiment de réussir à les respecter au quotidien? … Le respect, de soi, des autres, du monde, comme principe fondamental. L’humilité. Le droit à l’erreur, comme source d’enrichissement. Le doute, comme force vitale. L’ouverture. Le droit de tenter de transformer des rêves en réalité. La liberté de penser et d’agir.

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … L’entrepreneuriat est essentiel à la vitalité de l’économie d’aujourd’hui et au renouveau de l’économie de demain. Or, il n’est pas assez valorisé en France. On entend encore trop « il ou elle a entrepris faute de mieux ! ». On manque crucialement de ‘role models’ en France permettant de personnaliser l’entrepreneuriat dans ses multiples facettes, et tout particulièrement de ‘role models’ féminins. Quand arriverons-nous à valoriser l’échec comme source d’apprentissage plutôt que d’ostraciser ceux qui en sont à l’origine ? La clé est dans l’éducation ; nous avons tous un rôle clé à jouer, en tant que parent, enseignant, professionnel pour accompagner la jeune génération dans la voie de la création et de l’entrepreneuriat.

Quelles recommandations souhaites-tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ? … Avant tout écouter votre ‘petite voix intérieure’ et ne pas hésiter à vous lancer quand vous sentez que le moment est venu. Avant cela, se préparer en développant votre réseau relationnel et en le cultivant. Toujours partir d’un besoin non satisfait pour lequel vous pensez pouvoir apporter une solution. Ne pas partir seul. Bien choisir ses associés car s’associer en affaires, c’est se marier professionnellement parlant. Voir grand et voir loin. Ne jamais se décourager et se faire aider par ses pairs.

Merci Valérie pour ce partage d’expérience et de sagesse.

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Voici le témoignage de Zehira Telion, diplômée d’école de commerce, jeune chef d’entreprise, basée dans la région de Valenciennes.

Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? et l’entreprise que tu diriges ?    Issue de la grande distribution puis des services aux particuliers et aux entreprises, j’ai toujours créé ou participé à la création de nouveaux postes, de nouvelles Business Units. Fille d’entrepreneur, expatriée pendant 5 ans pour créer un centre de relation client outsourceur, j’ai eu envie de CREER à nouveau pour moi, pour les clients que j’ai choisis, en mettant à disposition les savoir-faire construits pendant 15 ans dans les domaines des RH , de l’organisation et de la qualité. Ainsi, j’accompagne aujourd’hui des entreprises, dont je partage les valeurs, dans leurs problématiques de développement de compétences et organisationnel : Recrutement, Evaluation de Compétences, Formation et Définition et Mise en œuvre de leur stratégie RH, Organisationnelle et Qualité.

Pourquoi choisir d’être entrepreneure? … Pour créer de la valeur ajoutée ! Partager des savoirs, savoir-faire ! Etre libre de choisir des projets qui ont du sens au regard de mes valeurs, des valeurs des entreprises clientes.

Est–ce différent d’être entrepreneure vis à vis de son entourage ou vis à vis de la société ? … Vis-à-vis de son entourage : l’entourage qui a vécu l’aventure de l’entrepreneuriat donne le sentiment d’avoir ainsi rejoint un « groupe à part », qui a vécu une ou plusieurs expérience(s) unique(s) en leur genre. Cet entourage se montre d’un coup très apporteur de conseils, de soutien, de provocations constructives pour contribuer à faire avancer le projet. L’entourage qui ne connaît pas cette expérience, ni directement ni par le biais d’un proche, semble plein de préjugés et d’incompréhension. Les échanges autour de la vie professionnelle sont devenus moins nombreux, moins riches. Des clichés demeurent sur le chef d’entreprise « vénal »…, et d’autres sur le fait qu’une femme chef d’entreprise c’est d’abord une femme…et l’entreprise ne semble devoir être qu’un « jouet »…C’est d’ailleurs chez les autres femmes que cette perception est la plus vive…

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ? … La CONGRUENCE du projet d’entreprise et de son projet de vie : valeurs, équilibre familial : première clé pour être un chef d’entreprise épanoui, heureux, prêt à affronter les bourrasques. Pour réussir son projet ensuite : pertinence du Business Plan en amont, puis pilotage rigoureux de sa trésorerie à court, moyen et long terme. Point essentiel : se faire aider, accompagner pour préserver sa prise de recul, sa créativité. Un facteur clé pour moi : considérer le marché et les concurrents comme favorables et jouer la complémentarité tout autant que  la différenciation : mes concurrents sont avant tout des partenaires, voire des clients !

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? … Etre Soi-même ! Etre enthousiaste et loyale : c’est dans la difficulté que l’on apprend le plus, c’est dans la différence que l’on construit la tolérance !

 As-tu le sentiment de réussir à les respecter  au quotidien? … Sans problème…mais cela a un prix. Il y a des prospects avec lesquels je choisis de ne pas travailler ou de limiter le travail …c’est ma première liberté de chef d’entreprise. Je pense que c’est le fait même de faire vivre ces valeurs qui me permet de fidéliser 100% de mes clients ! Ils savent que je les ai choisis, qu’ils peuvent compter sur moi pour aller au bout de leurs problématiques, même s’ils sont « coincés » sur le plan budgétaire : nous construisons les solutions ensemble.

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … Des idées, des concepts, nous en avons. Des structures d’aide à la création aussi…certaines plus efficaces que d’autres selon le contexte de la création, le profil de l’entrepreneur. Comme pour une prestation de service quelconque, il faut prendre le temps de définir son besoin et de sélectionner ensuite la bonne structure. Par contre, que de freins au niveau des banques pour les femmes notamment…: pas besoin de financer un BFR, notamment s’il est lié à la rémunération de la dirigeante : son conjoint fera « bouillir la marmite » !! Autre point sur le financement des entreprises, la mise en place de la BPI gèle aujourd’hui tous les dispositifs publics ou parapublics de contre-garanties, comment permettre dans ces conditions de poursuivre le développement de l’entrepreunariat ?

Bref, si des structures d’aide existent, le nerf de la guerre que constitue le financement des entreprises me semble encore extrêmement complexe à gérer et donc peu favorable au développement d’une vraie culture entrepreneuriale en France. La volonté politique est-elle là véritablement ?

La France me semble être un terrain peu propice à l’entrepreneuriat dans sa culture même. L’aventure est souvent vue comme trop risquée, trop lourde en investissement temps….Un conseil de lecture : « Capitalisme et Protestantisme » de Max Weber.. : permettra de mesurer toute la différence culturelle entre les USA et la France sur le sujet!

L’entrepreneuriat au féminin, un petit constat : les femmes ont également du mal à se mobiliser pour construire leur réseau et perdent ainsi en visibilité sur le marché. Elles perdent aussi, je pense, en échanges qui leur permettraient de donner d’autres dimensions à leurs entreprises.

Quelles recommandations souhaites-tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ?

  1. Définir son projet de vie puis son projet d’entreprise
  2. Se faire accompagner
  3. OSER !

Zehira, merci pour cette sincérité et ce partage de convictions.

A la lecture de ces deux interviews, vous aurez noté que Valérie et Zehira sont des femmes engagées et qui assument leurs propos avec le souci de transmettre des valeurs de vie et de partager leurs opinions. Merci à vous deux, j’ai pris beaucoup de plaisir à vous lire.

Caroline VALENT

Faire le pari d’un média « neuf »…

C’était annoncé depuis quelque temps et, comme promis, à 18 heures, hier, le 14 mai 2013, naissait sur la toile un nouveau média : L’Opinion.

Un pari fou, comme l’annonce son directeur de rédaction Nicolas Beytout, celui de donner vie à un nouveau média, numérique certes, mais qui existera aussi sur papier, et ce de façon quotidienne ! Vous pouvez, en effet, dès aujourd’hui, vous procurer L’Opinion en kiosque, tout en ayant la possibilité de le suivre sur le web et via les applications dédiées.

Mais qu’est-ce qui motive l’équipe de l’Opinion à oser sortir un quotidien de plus, même si celui-ci est aussi  « en ligne », à l’heure où depuis des mois, voire des années, la presse traditionnelle se bat pour rester en vie, en intégrant justement les « nouvelles technologies » et l’usage de la vidéo au format papier traditionnel ?

editoLa crise de la presse, la crise tout court, est bien présente, et Nicolas Beytout ne la nie pas, au contraire. Dans son édito, il liste avec précision pourquoi tout s’est écroulé dans le secteur «  de la presse » : la baisse des recettes publicitaires, l’arrivée du digital, du « tout gratuit », de la « démocratisation de l’écrit », qui permet à tout un chacun de devenir « diffuseur d’informations et d’opinions ».

« Est-ce une raison pour se résoudre au déclin ? » nous demande t-il… Non, car, pour Nicolas Beytout, pour l’instant, tous ces changements de comportement, ces crises, n’ont pas encore débouché sur la création nouveau modèle qui soit durable.

abonnement-offres-introL’ambition de L’Opinion ? Devenir un îlot de prospérité dans l’océan d’informations. Comment ? En étant un média d’opinion, engagé et ouvert, qui sera libéral, pro-business, européen. Voilà des mots forts de sens, que Nicolas Beytout prend la peine de nous expliquer, afin qu’il n’y ait pas méprise sur leurs intentions : « C’est un positionnement qui ne va pas de soi : lorsqu’on dit «libéral», le Français qui entend mal comprend souvent «ultra-libéral». Non : on peut être libéral sans être ultra, faire confiance au marché et à l’individu sans rejeter en bloc l’Etat et la puissance publique, défendre la liberté de créer sans pour autant nier la nécessité de la régulation. Avoir une ligne «pro-business», c’est défendre l’idée que l’entreprise est le meilleur lieu pour produire la richesse et la faire partager, et qu’il revient à l’Etat de bâtir autour de l’entreprise un contexte favorable à son développement et à la création d’emplois. Etre «européen», c’est croire que l’avenir d’un pays comme le nôtre passe par un changement d’échelle, et que l’Europe nous offre la meilleure chance d’y parvenir. »

Un média qui défend « la liberté de créer », le fait que « l’entreprise » soit considérée comme nécessaire à la construction d’un avenir pérenne et européen… ne pouvaient que nous interpeller au moins sur la démarche « audacieuse » de revendiquer de faire les choses « autrement »… Même si la première réaction est de se demander, comme l’ont fait bon nombre des personnes que les créateurs du journal ont rencontrées pour construire ce projet, ce qu’il y a vraiment de différent ?

Le fait de revendiquer ses opinions, ses convictions, suffira-t-il au journal pour sortir du lot, alors d’autres le font déjà ? Le fait de proposer « une information sélectionnée, hiérarchisée, éditée, mise en forme et en perspective » veut-il dire que les autres médias, parfois centenaires, ne savent pas le faire ? « Allier l’audience et les coûts serrés d’Internet à la puissance du papier » sera-t-il suffisant ?

« Créer mon entreprise, mettre à profit mes expériences de journaliste et de manager, inventer sans cadre imposé un nouveau modèle… » tel est le défi que s’est lancé Nicolas Beytout, et c’est la raison pour laquelle j’ai trouvé la démarche « interpellante ».

Je découvrirai dans les jours prochains si les opinions de l’Opinion sont aussi les miennes, ou si ce n’est pas le cas, si elles apportent une dimension différente, susceptible de m’interpeller… Quoi qu’il en soit, je souhaite à toute cette équipe audacieuse une belle aventure pleine de succès et de qualité, comme elle s’y engage.

Et c’est en compagnie de Nicolas Beytout que je vous laisse… L’Opinion: le projet présenté par Nicolas Beytout par Lopinionfr

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Ma petite entreprise ne connaît pas la crise

Mon sujet est moins la chanson que nous fredonnait de sa voix inégalable Bashung, mais plus l’entrepreneuriat. Nous avons vécu une semaine d’entre deux, celle du passage d’avril en mai, hésitant entre la chaleur du soleil et le froid de l’air, entre la  célébration de la fête du travail et la médiatisation des Assises de l’entrepreneuriat. Aujourd’hui en plein mois de mai, cumulant déjà 3 jours fériés, nous entamons une semaine entière de jours travaillés et qui sera dédiée à l’entrepreneuriat au travers de manifestations  et d’actions menées partout en France.

Le mot entrepreneuriat circule de plus en plus sur les ondes radio, TV et numériques en France comme si c’était un mot nouveau du dictionnaire. Il provoque la controverse entre les personnes convaincues traditionnellement que notre pays est en opposition entre patrons et salariés, et d’autres qui savent que le monde dans lequel nous vivons n’est plus le même. C’est un monde actuel qui invite à repositionner certaines convictions forgées à une époque désormais révolue. Nous sommes au XXIème siècle. Il est la fin d’un long cycle dans lequel nous avons progressé à tous niveaux. Il est l’aboutissement d’une civilisation occidentale issue européenne qui a créé son modèle et l’a imposé. Nous sommes au début d’un nouveau cycle de la réalité duquel nous avons plus ou moins conscience, qui redistribue les cartes et la manière de les jouer (mondialisation et croissance exponentielle de pays hier listés comme émergents, révolution digitale, raréfaction de nos ressources naturelles).

D’un point de vue micro, l’entrepreneuriat est un des phénomènes issus de ce changement d’époque, que je me plais à appeler révolution ou plutôt « Rêv-olution » dans le monde du travail et de l’éducation. La preuve en est, avec différents exemples que j’ai envie de partager avec vous.

195759_370553499691379_398094627_nLe mouvement des pigeons a éveillé et réveillé la communauté des entrepreneurs et son environnement en créant un mouvement amplificateur sur internet, en particulier twitter. Car quand nous sommes entrepreneurs, ce qui est mon cas, il est commun de devoir se justifier de ce « statut » en France. Il est encore perçu comme exclusif à une minorité qui ose quitter le système salarial, très risqué, en opposition au confort auquel on s’est habitué. Cependant j’ai à cœur de croire que les mentalités évoluent et que les bonnes questions commencent à se poser.  Et c’est une prise de parole comme celle de Patrick Robin (@robin24H00) qui invite à développer notre esprit critique et réfléchir à l’importance de l’entrepreneuriat pour notre société ; et comment se positionner soi-même dans son parcours professionnel.

Patrick Robin invite les lecteurs à lire  « Générations Pigeons » d’Olivier Jay et de Jean-David ChamborédonVoici quelques passages sélectionnés de la dernière lettre ouverte de Patrick Robin sur Le Point le 22 avril à la sortie de ce livre:

« Quand 56 % des Français pensent que l’essentiel des problèmes de la France vient des « patrons », il me semble que ce livre (avec quelques autres) devrait faire partie des lectures recommandées dans toutes les écoles, par prosélytisme, bien sûr, mais plus encore pour commencer à réconcilier les Français avec leurs entrepreneurs qui sont aussi, parfois, leurs « patrons » – osons ce mot qui claque trop souvent comme une insulte depuis quelque temps. « 

« Je ne puis que conseiller à tous de lire Génération pigeons – la totalité des droits d’auteurs de Jean-David Chamborédon ira à l’association « 100 000 entrepreneurs » de Philippe Hayat qui fait un travail remarquable dans les écoles pour faire découvrir le monde de l’entrepreneuriat aux collégiens et lycéens. Quand vous l’aurez lu, j’ai une petite idée à vous soumettre. Envoyez votre livre à votre député avec une petite dédicace ou votre propre témoignage. Si cela permettait à quelques-uns de mieux comprendre ce qui s’est vraiment joué cet automne et à quel point il y a urgence à rectifier les erreurs du passé, alors dans quelques années nous pourrions bien tous participer à l’écriture d’un autre ouvrage, qui, celui-ci, raconterait comment la France a su « pivoter » pour enfin retrouver le chemin de la réussite. Nous pourrions alors enfin quitter le registre des volatiles et intituler ce nouveau tome Génération champions ! « 

Pour moi c’est une hymne à L’entrepreneuriat…Entrepreneuriat,  je t’aime

logo-60000-rebonds-300x135L’association « 60000 Rebonds » lance un pavé dans la mare, en créant un mouvement autour de ceux qui osent créer et pour qui l’expérience n’est pas toujours un succès. Comme l’association le précise sur leur site.

« 60.000 : c’est le nombre d’entreprises qui déposent en moyenne le bilan chaque année en France. Un échec entrepreneurial d’autant plus mal vécu par les entrepreneurs que la société leur renvoie encore l’image balzacienne éculée du failli. Difficile de se faire prêter 2.000 euros par une banque quand votre entreprise a déposé le bilan et que la Banque de France vous attribue la terrible note « 040″ en tant que dirigeant d’entreprise.»

Rien ne prédestine à entreprendre. Entreprendre est un choix, un engagement, une prise de risque qu’on assume quelque soit son résultat. C’est une expérience qu’on n’apprend pas dans les livres. C’est une question de vécu. Entreprendre c’est aussi un réflexe qui se forge avec le temps dans l’exercice de l’entrepreneuriat. On peut nous donner des techniques, mais sans la pratique il sera difficile d’être crédible. La première étape dans ce processus d’apprentissage c’est de se lancer. C’est pour cela qu’aider ceux qui bénéficient de cette expérience est précieux car leur courbe d’expérience est selon moi le terreau  de la dynamique de développement d’un pays.

L’entrepreneuriat n’est pas une question de connaissance mais de savoir-être. C’est ce que revendique l’école de commerce Kedge, qui refuse de donner des cours d’entrepreneuriat. C’est  une démarche pertinente à mon sens qui oblige à chercher l’excellence par l’action et l’implication et non pas par une bonne note à un QCM. Je préfère des initiatives telles que LEPA « Entreprendre pour apprendre« . Le principe d’éducation est de créer une pépinière d’entrepreneurs dès le primaire. Aujourd’hui, 14 mai, a lieu le salon régional des mini-entreprises à Lille. Les différentes équipes de collégiens et lycéens vont soutenir leurs projets face à des chefs d’entreprise et entrepreneurs  pendant cette journée.

Les idées fusent, les concepts sont défendus et parfois l’un d’entre eux sort du lot et émerge aux yeux du public, tel que la mini-entreprise Ecokannette qui est passé au JT de 20H sur TF1 en avril. Comme aime à le préciser l’EPA, « François Hollande annonce que l’entrepreneuriat va faire son entrée dans le cursus scolaire de la 6ème à la Terminale !  L’équipe d’EPA est prête à relever le défi !!!! »

L’entrepreneuriat gagne à être mieux connu… Source de créativité, de développement de projets, générateur d’économie et d’emplois, il est un moyen pour chacun de faire des choix et de s’engager dans sa vie. Choisir d’entreprendre, c’est choisir d’agir et non pas d’appliquer une technique toute faite. Entreprendre c’est savoir utiliser ses connaissances dans un contexte réel. Cela demande ouverture, audace, créativité, implication, beaucoup de travail  et de la chance. Entreprendre, c’est Créer des réflexes issus de son propre vécu.

Entreprendre, c’est être Entrepreneur de soi.

Caroline VALENT

Développer un écosystème autour de son agence de comm’

photoA l’occasion du déjeuner que j’ai eu avec Vianney Bourgois et son associé Martin Tiberghien récemment, j’ai eu envie de les interviewer sur leur vision et surtout leur expérience de l’écosystème qu’ils défendent et qu’ils vivent au quotidien.

Au-delà de cette expérience concrète qui me semble un bel exemple de ce que peut apporter le fonctionnement en écosystème à une organisation, j’ai eu aussi le plaisir de ressentir l’enthousiasme qui les anime. Enthousiasme que l’on a tous envie de remettre en avant dans une période compliquée, comme l’écrivait Karine récemment sur Beez&Co.

L’exemple de Be Seen me semble très intéressant pour avoir des clefs de lecture de la force d’un système relationnel.

Bonjour Vianney,

Créée depuis 5 ans, Be Seen, dont l’équipe a un âge moyen de 27 ans, fonctionne sur un modèle totalement nouveau que tu aimes présenter : l’écosystème relationnel développé autour de ton équipe de créateurs et de développeurs. Bel exemple de ce que BEEZ&CO veut démontrer cette année !

Peux-tu tout d’abord nous expliquer ton parcours et la raison pour laquelle tu as choisi de créer Be Seen ?

J’ai fait des études de marketing et publicité au CELSA (Sorbonne) et une première expérience chez Publicis Activ, à Lille, au planning stratégique. J’ai toujours fait de la création graphique en parallèle. Pour pouvoir être à la fois stratège et créatif, je n’avais qu’une option : créer mon agence ! Je me suis donc lancé juste après mes études, et nous sommes une douzaine aujourd’hui.

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Quel est le métier de Be Seen aujourd’hui ?

Nous sommes une agence de communication traditionnelle, mais très orientée création et stratégie de marques. Nous faisons de la publicité, de l’édition, du web, du packaging et des points de vente. La moitié de nos clients sont des PME, l’autre moitié des marques nationales connues. Dans tous les cas, ce sont des marques en forte croissance.

Vianney, tu évoques souvent le fonctionnement en écosystème de Be Seen, peux-tu nous expliquer ce que tu entends par là ?

Le principe est simple : nous prenons chaque acteur de la chaîne et lui demandons de remplir un rôle inattendu. On demande à nos clients de nous trouver du business, et on fait en sorte qu’ils en fassent entre eux. On demande à notre banquier de former nos salariés à l’épargne, plutôt que de nous prêter de l’argent. Du coup on emprunte à des proches, et les sommes prêtées sont rémunérées selon le résultat de Be Seen. On informe même les créatifs du montant disponible sur les comptes, ce que beaucoup d’agences considéreraient comme une pollution de leur créativité.

Et pour toi, quelle est la création de valeur que cela apporte à ton entreprise et à ton écosystème ?

Cela permet de mettre tous les acteurs en éveil permanent et de s’attendre à ce qu’une bonne idée débarque de nulle part au moment le plus inattendu. C’est une excitation intellectuelle et relationnelle de tous les instants.

Si tu devais traduire la chaîne de valeurs que tu as construite avec ton entreprise, sur quels critères la mettrais-tu en avant ?

Simplicité, ouverture, curiosité et volonté de partager.

Lors de notre conversation, tu as évoqué les « afterworks » qu’organise Be Seen une fois par mois.  J’ai trouvé l’idée particulièrement intéressante car plutôt qu’une simple rencontre, ce sont de véritables mises en connexion que vous organisez. Peux-tu en décrire le principe ?

On a été un peu dépassés par le succès de ces soirées mensuelles et on les a mises en standby, mais le principe était de boire un coup en favorisant le business entre tous les gens touchant de près ou de loin à Be Seen. On fait désormais une ou deux grosses soirées par an, et on continue à multiplier les partenariats. Nous avons par exemple créé une marque de Champagne, Krusador Kasimir, qui est partenaire du lancement de la nouvelle BMW Série 3 GT. La fête promet d’être grandiose, et le fait qu’elle se fasse avec l’un de nos meilleurs clients est encore plus plaisant.

Vianney, à t’entendre parler de Be Seen et de toute cette intelligence relationnelle que vous développez autour… comment te sont venues toutes ces idées et qu’est-ce qui fait que tu es parti dans cette direction ?

Je ne sais pas, j’ai toujours cru depuis que je suis enfant que tout était possible, que tout était faisable. On vit dans un pays et à une époque où la créativité peut s’exprimer dans un nombre incroyable de business et où les seules limites sont celles que l’on s’impose bêtement. Rencontrer un inconnu et me dire qu’on va peut-être devenir riches ensemble, humainement ou financièrement, me surexcite. Je ne m’en lasse jamais.

Merci Vianney pour ces échanges très « oxygénants ». C’est avec plaisir que nous t’accueillons dans la communauté BEEZ&CO. Peut-être qu’à l’occasion de notre débat tournant du 2 juillet, aurons-nous l’occasion de t’entendre parler de ton expérience  qui présentera un panorama de différentes formes d’écosystème d’un point de vue stratégique, organisationnel et conceptuel.

Aurélie DUQUENNOY

Ouishare Fest évènement européen à Paris


Ouishare FestPour la première fois, un salon dédié à l’économie collaborative en Europe, le Ouishare Fest. Trois jours (2, 3 et 4 mai 2013) pour discuter et partager ses connaissances, ses expériences et surtout les projets d’économie collaborative. Une grande foire à l’échange, ouverte aux professionnels et au public.

A l’initiative, une communauté Ouishare co-fondée par Antonin Lenard (@Antolenard) qui est venu à Lille partager son histoire lors du Ted Saint Sauveur Square. Je vous laisse découvrir son intervention en vidéo.

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Nous (la communauté BEEZ&CO) avons une réelle conviction de l’importance de cette nouvelle économie dans le monde. Anne Lucie a déjà écrit un certain nombre d’articles sur la Globosphère qui expliquent et mettent en avant des exemples concrets de projets d’entreprises. C’est un autre regard sur la manière de développer un business, bref de créer de la valeur sous une forme d’organisation adaptée. C’est une réelle innovation de nos modèles économiques qui fait appel au bon sens, à l’utilité et la créativité. L’objectif n’est pas de créer une «économie financière» mais de créer une «économie humaine». C’est avant tout une réelle révolution comportementale, inspirée de pays émergents qui, depuis longtemps, savent mieux que les occidentaux trouver des solutions pour que chacun puisse développer son bien individuel et contribuer au bien collectif : trouver de la ressource là où on considère dans un modèle 100% capitaliste qu’il n’y a pas de potentiel.


économie collaborative

Arnaud Poissonnier, originaire d’Ambleteuse, comme il aime à le rappeler quand il revient dans le Nord, nous explique très bien ce qu’est le crowdfunding, une des formes d’économie collaborative.

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Cette économie existe et se développe sur des principes fondamentaux de fonctionnement en écosystème : un modèle d’organisation, de création de valeurs autour du «  CO ».

L’E-CO-SYSTEME, tel que nous l’avons réécrit en le transgressant, est le thème 2013 choisi par La Quadrature du Cercle pour pousser la réflexion et inviter à la controverse de sa propre organisation. Après le Ouishare Fest, à qui nous souhaitons le plus grand succès, retenez sur vos agendas « La Journée BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard »  le 2 juillet à Lille.

Pour résumer, deviens ce que tu es, tu développeras un jour une économie collaborative.

Caroline VALENT