Monthly Archives: mars 2013

Pourquoi le partenariat BEEZ&CO et Iteem – 2 ème regard

Nous avons partagé l’interview de Caroline Valent, une des initiatrices du projet communautaire BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard, sur le partenariat entre ce dernier et l’ITEEM. En résumé c’est un projet innovant qui ose impliquer de futurs managers en fin d’études. Pour Caroline Valent leur implication dans le cercle de réflexion de BEEZ&CO, La Quadrature du Cercle, offre un nouveau regard, celui de douze individus d’une vingtaine d’années bientôt diplômés manager ingénieur entrepreneur. Aujourd’hui nous vous proposons de partager le regard de Pierre Daniel, Directeur adjoint de l’Iteem.

Qui a fait la démarche du partenariat entre l’ITEEM et BEEZ&CO?… Au départ Caroline Valent s’était rapprochée de moi pour voir ce que je pouvais apporter à la réflexion qu’elle menait dans le cadre de BEEZ&CO et en quoi je pourrais être un des contributeurs  en tant que chercheur, professeur autour de certaines problématiques: une nouvelle manière de regarder le business; un business sous un autre regard. Caroline me sait très sensible aux thématiques originales, innovantes: aspect de complexité, vision du monde comme un système. Ce sont des approches qui sont en compatibilité avec ce qu’elle fait, avec les réflexions qu’elle mène. Ensuite on a travaillé ensemble plusieurs semaines, plusieurs mois. On a appris à se découvrir, à échanger et on s’est rendu compte qu’on avait une très grande compatibilité de point de vue et qu’on pouvait se rendre service, l’un et l’autre dans cette réflexion.

A un moment donné, au bout de quelques mois je me suis rendu compte que ce que je pouvais apporter méritait de l’être en intégrant les étudiants avec lesquels je travaille. Je pouvais apporter des réflexions autour de champs théoriques, des nouveaux outils, de nouvelles manières de percevoir la gestion d’entreprise dans des approches un petit peu iconoclastes. J’aime faire cela avec des étudiants, je trouve que c’est un public qui est capable d’être créatif, décalé, dérangeant tout en étant structuré et tout en apportant une connaissance de fond. C’est à partir de là que j’ai exprimé le fait que ce serait peut être une bonne idée de faire intervenir les étudiants de l’Iteem, de les faire travailler dans la durée, car c’est le seul engagement que je pense pertinent, et d’aller un cran plus loin, de réfléchir à cet engagement comme un partenariat. Caroline a tout de suite dit oui à l’idée de lancer ce partenariat.

Est-ce que l’objectif initial du partenariat a évolué ?… Comme toute idée un peu innovante et qui se construit en marchant, forcément elle évolue, mais pas dans l’idée. Au départ, l’idée était d’amener l’expertise (en cours de développement) d’étudiants avec leur approche, comme je disais, iconoclaste, un peu décalé, un peu poils à gratter. Le but était aussi d’amener ce côté académique qu’ont les étudiants, c’est une partie de votre enseignement d’acquérir ce coté académique. Avant que vous sortiez de votre école, il est important de le confronter à des réflexions, des problématiques et des enjeux d’assez haut niveau en entreprise. Non pas par l’intermédiaire d’un stage mais par l’intermédiaire d’un travail différent et donc vous mettre en situation de côtoyer des dirigeants et de vous mettre en situation de devoir leur apporter quelque chose. Cet apport est notamment une maitrise théorique de problématiques qu’ils ne peuvent plus avoir parce qu’ils n’en ont plus le temps. Tout cela n’a pas changé, la seule chose qui va certainement évoluer, c’est la façon dont on va tout organiser. Nous ne savions pas exactement si nous intégrerions uniquement les cinquièmes années ou d’autres années de l’Iteem. Moi j’aimerais y intégrer d’autres personnes mais il vaut mieux commencer par des petits groupes et par des gens qui ont déjà une maitrise assez avancée. Nous allons aussi faire évoluer le partenariat en fonction des réussites et des échecs. Si on voit que la formule ne fonctionne pas, on la corrigera. L’idée c’est vraiment de vous mettre au cœur de cette réflexion entre le monde académique qui se doit d’avoir une expertise pour l’entreprise et le monde professionnel qui évidemment a la pratique mais qui se doit aussi de faire un pas vers les nouvelles tendances qui sont souvent des nouvelles tendances théoriques.

Pourriez-vous préciser l’apport que peut avoir BEEZ&CO sur les élèves de l’Iteem, et inversement ?

Je crois profondément dans le fait que le contact est nécessaire entre des étudiants et des entreprises, entre des jeunes et des moins jeunes, entre une nouvelle génération avec des idées qui n’ont pas de contraintes et une génération en place qui a du pouvoir et des idées et qui sont forcément contraints par la réalité. Je pense donc que confronter ces deux mondes est primordial. Ces deux mondes se confrontent finalement dans une situation bien particulière: les stages, et assez exclusivement à travers eux. Je pense que ces stages sont des choses absolument nécessaires et extrêmement efficaces mais ça ne répond pas à une problématique qui est de permettre, aux deux mondes, de réfléchir ensemble autour de thèmes stratégiques. Je crois que c’est assez rare que dans le cadre d’un stage on réfléchisse et agisse ensemble dans le cadre d’une réflexion plus stratégique. On est plutôt dans une mission plus opérationnelle. Là, l’idée est de pouvoir vous confronter dans une réflexion plus stratégique, par exemple autour d’une nouvelle manière de s’organiser, d’une nouvelle manière de penser la stratégie, d’une nouvelle manière d’agir ensemble ou pas dans l’entreprise. Ça ne veut pas dire que parce que c’est stratégique, ça n’est pas pratique, bien au contraire, c’est plus stratégique, à un plus haut niveau. Ça ne peut pas être fait dans le cadre d’un stage et je pense que ça doit être fait dans un autre cadre.

En disant cela, je réponds, d’une certaine manière, à la première question: qu’est-ce que peut apporter BEEZ&CO? Elle peut justement apporter cette condition de confrontation. BEEZ&CO est  capable par son expérience, par ses contacts, par sa capacité à mettre les gens du monde de l’entreprise en contact mais aussi par sa capacité à être à l’écoute de mondes qui ne sont pas les mondes de l’entreprise ; le monde des chercheurs, des étudiants. BEEZ&CO est capable de faire ce lien en amenant le monde de l’entreprise avec les vrais problèmes de l’entreprise formulés de façon intelligente, intelligible, originale pour que vous puissiez y répondre.

Qu’attendez-vous de ce partenariat ?… Trois choses mais à des niveaux extrêmement différents. Je vais aller de l’élément le moins engageant mais très pragmatique à l’élément le plus engageant, à plus long terme. Tout d’abord  j’aimerais que cela puisse faire connaître l’Iteem et l’excellence de votre profil sous un angle différent. Pas parce que vous êtes des diplômés qui se placent bien, qui avaient des bons salaires et des bons jobs, ni parce que vous êtes des titulaires du baccalauréat que l’on recrute à un haut niveau. Non, pour une autre raison, parce que vous êtes des contributeurs d’une réflexion importante aujourd’hui dans le monde économique. J’aimerais que l’Iteem soit contributeur de cela. C’est un premier point, que ça amène de l’image, de la reconnaissance sur quelque chose de factuel, d’original et de haut niveau.

Dans un deuxième temps, je souhaite que cela apporte pour vous, mais aussi pour moi, une maitrise plus grande encore des problématiques pratiques de l’entreprise. Des problématiques d’avenir et donc éminemment stratégiques. Quand je parle de problématiques pratiques je parle de problématiques du quotidien, en contact avec la performance de demain, avec le mode d’organisation d’aujourd’hui et celui de demain. Il ne faut pas être déconnecté des problématiques pragmatiques mais être en revanche au sein de réflexions plus stratégiques. Voilà, je pense que cela peut apporter énormément pour votre développement, votre connaissance et votre capacité de demain à être de bien meilleurs managers. A moi aussi ça m’apporte, être capable d’être un expert académique, un chercheur qui n’est pas déconnecté dans sa tour d’ivoire, mais qui est au contact direct de la formulation des problématiques stratégiques de l’entreprise.

Dans un troisième et dernier temps, bien qu’il faille rester humble, c’est un enjeu que l’on se donne et une forme de promesse à laquelle on espère répondre. C’est contribuer à une nouvelle manière de faire dans les entreprises et contribuer au fait que quelques entreprises, quelques grandes organisations changent leurs manières de faire parce qu’on aura pu être à leurs cotés et qu’on aura été un élément de ce changement.

Souhaitez-vous élargir ce partenariat ?… A priori la réponse est bien évidemment oui. Moi en tout cas j’ai le désir que ça puisse prendre une forme plus large, n’oublions pas les trois promesses que l’on a données : faire connaitre l’Iteem, vous permettre de vous développer et développer votre profil et enfin contribuer au développement des entreprises. Donc on va d’abord commencer de façon pragmatique par ce qui est faisable et il faudra saisir les opportunités si cela fonctionne bien. Il faudra élargir le travail à condition que l’élargissement lui permette d’être plus efficace.

Une fois cela dit, j’aimerais revenir sur un point qui a été formulé. Je fais ce partenariat dans le cadre de l’Iteem en tant que cursus de Skema Business School, c’est-à-dire que vous êtes des étudiants de l’Iteem et que moi je représente Skema. Parmi tous les étudiants qui sont en contact avec moi, par exemple des étudiants de Master spécialisés, de Master of Science en Project and Program Management, de première et deuxième année de Skema, j’ai fait le choix de travailler avec vous, étudiants de l’Iteem cursus classique, pour différentes raisons. La première c’est que vous êtes un plus petit groupe auquel je pouvais accorder et passer plus de temps pour vous accompagner et vous amener à réfléchir. Comme je l’ai déjà dit, je pense que ce travail va devoir s’élargir. Dès cette année avec les quatrièmes années, je vais tenter quelque chose, pas dans le cadre du partenariat mais en tout cas je vais tenter quelque chose qui pourrait être inclus dans ce partenariat. De toute évidence et très probablement dès l’année prochaine avec les étudiant qui sont en MSC, cet élargissement aura lieu. Il est vrai que je suis assez sensible aux capacités que vous avez, vous étudiants de l’Iteem, cette maitrise de l’ingénierie et du management que vous connaissez bien. Cette maitrise m’est utile parce que les thématiques que l’on traite autour de l’innovation, des écosystèmes, des nouvelles manières de penser le business, nécessitent d’avoir une compréhension de ce qu’est la technologie actuelle et de ce que sont les problématiques d’ingénierie. Je pense donc que vous êtes un public qui est parfaitement adapté.

Vous voyez, je pense que ça va se développer à l’Iteem mais d’abord faisons cela correctement.

Selon vous, qu’est-ce qui pourrait faire office de performance concernant ce partenariat ?… Tout d’abord, l’objectif de ce partenariat est de démontrer que des étudiants de l’Iteem pilotés par moi, professeur, chercheur de Skema, forment un groupe de réflexion capable d’apporter quelque chose lorsqu’il s’engage dans un projet tel que celui de BEEZ&CO. Donc, le premier élément de satisfaction sera de voir dans quelles mesures les retours des entreprises, des dirigeants que vous aurez côtoyés, auxquels nous aurons apporté notre contribution par l’intermédiaire d’interviews, de synthèses de réflexion, diront que ça aura été bénéfique, utile et qu’ils aimeraient continuer cette approche. Deuxième chose, vous allez aussi apporter des livrables, des résultats tangibles à une autre communauté et pas uniquement celle des entreprises concernées mais aussi la communauté des chercheurs et experts qui travaillent dans «La Quadrature du Cercle» (c’est à dire aux côtés de Caroline Valent, j’en suis un membre). Nous allons leur apporter des éléments de synthèse, des pistes de réflexions, des angles d’analyses qui je pense leur seront très utiles. J’aimerais voir aussi dans quelle mesure ils nous diront que ça leur à été utile ou pas. Le dernier objectif, c’est de voir dans quelles mesures vous estimerez que cette expérience vous a apporté quelque chose dans votre apprentissage personnel.

Vous l’avez dit, vous êtes un membre de La quadrature du Cercle, est-ce que ce partenariat renforce votre engagement ?… Oui et plus que d’une certaine manière bien évidemment. Aujourd’hui j’ai, comme beaucoup de personnes qui sont un peu passionnées par ce qu’elles font, assez peu de temps pour faire tout ce que je voudrais faire. Je suis donc obligé de faire des choix. Et lorsque je fais un choix, je suis obligé de me dire que c’est celui qui m’intéresse et qui m’apporte quelque chose et que si je fais ça et pas autre chose, il faut que ça puisse avoir une contribution importante.

Donc du coup pouvoir s’engager personnellement en tant que chercheur dans une réflexion avec BEEZ&CO, pouvoir m’engager avec vous à travers des cours et vous donner du temps, me dire que cet engagement avec vous m’est utile et pouvoir vous demander de vous engager en vous accompagnant auprès d’une démarche plus large qu’est ce partenariat a du sens. Tout le temps que je vais passer: pour moi, même dans mon activité de chercheur, avec vous dans mon cadre d’enseignement et avec BEEZ&CO dans le cadre du partenariat me permet de contribuer à un objectif commun en dépensant plus d’énergie et en me donnant plus de chances que cet objectif aboutisse. Oui cette implication a du sens.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ou revenir sur un point abordé ?

Oui. Je l’ai déjà peut être un petit peu dit mais je pense que cette initiative qui débute de façon très limitée (12 étudiants) avec un engagement pas encore trop voyant a beaucoup de sens pour moi, dans ma fonction de directeur adjoint de l’Iteem. Je représente Skema Business School qui a une expertise assez forte autour des grands projets complexes mais aussi sur ce qu’on appelle le management entrepreneurial, c’est-à-dire gérer de façon plus entrepreneuriale, plus innovante. Cette expertise doit être visible et doit être reconnue et je trouve que c’est symbolique, intéressant d’utiliser la plateforme de l’Iteem qui est un programme de Skema mais un programme décentré. C’est intéressant d’aller chercher ces étudiants qui ont eux-mêmes un profil innovant, décalé, parfaitement en cohérence avec la logique de la complexité des nouveaux défis, la complexité d’innovation, du management entrepreneurial. Aller vous rechercher c’est quelque chose de symbolique et qui a du sens.

Ce partenariat est construit sur l’expertise de Skema, notamment la mienne autour du management, autour de la complexité du développement d’affaires, du management entrepreneurial. Il est construit sur un profil innovant d’ingénieur qui a une dizaine d’années. Il est temps que cette excellence commence à être reconnue sous un angle différent que sous un angle enseignement et diplôme. C’est un angle et une contribution différents et je crois profondément dans le fait que les écoles ne sont pas uniquement des pourvoyeuses de diplômés, elles sont des pourvoyeuses de valeurs ajoutées, de têtes pensantes, de jeunes professionnels qui sont déjà capables d’apporter à l’économie avant de sortir. Certains vont apporter en créant des entreprises avant d’être sortis, quel magnifique exemple ! D’autres doivent pouvoir apporter en contribuant à la réflexion et à la mise en œuvre de nouvelles pratiques dans les entreprises avant de sortir.

Finalement il est quasiment impossible de le faire si on ne le fait pas sur un mode qui ressemble à celui-là. Donc on va tester ce mode-là. Le stage c’est un autre mode. Ce mode-là est nouveau, original. C’est une nouvelle manière de promouvoir ce que Skema a envie de faire, innover dans la manière de développer les étudiants, de penser à ce qu’ils font, de construire leurs avenirs, leurs expertises. Puis s’appuyer sur un profil comme le vôtre c’est quelque chose qui a du sens et qui doit être médiatisé sous cet angle-là. Sous l’angle de ce partenariat et de cette excellence.

Arthur, Côme, Clément, Gaël

 

Tous les jours, elles créent, agissent et font avancer le monde

Nous vous avons parlé lundi de la journée de la femme digitale qui a lieu demain, jour consacré à la Femme, au niveau international.

Avec un jour d’avance par rapport au calendrier, nous avons eu envie de remettre en lumière certaines des femmes dont vous vous avons déjà parlé sur ce blog, une occasion de les (re)découvrir…

Tiffany Shlain, qui nous encourage à partager « all over the world » nos décisions et convictions,

Barbara Pagnier, qui a lancé son activité autour de la décoration et de la récup’,

Sandrine Dovergne, chargée des partenariats avec les entreprises au Colisée Théâtre de Roubaix,

Sophie Mayeux, photographe passionnée qui nous montre la « beauté » des femmes remarquables du Nord,

Florence Servan Schreiber, qui diffuse la science du bonheur,

Claire Cano, co-fondatrice de LuckyLoc où l’on vous propose de ramener des véhicules de location à leur lieu d’origine pour 1€,

Jennifer Siebel Newsom et Geena Davis, qui agissent pour changer l’image de la femme dans les médias aux Etats Unis,

Sandra Reinflet, écrivain, auteur – compositeur – interprète, photographe, voyageuse qui nous a fait le plaisir d’être notre « autre regard » lors de la 1ère Journée BEEZ&CO,

Clara Gaymard, Présidente GE France, qui a partagé avec nous son regard de dirigeant lors de la 1ère Journée BEEZ&CO

Isabelle Decoopman, Docteur en Sciences de Gestion, Professeur et Chercheur au sein de SKEMA Business School

Karin Boras, auteur de «Développement Durable, l’avenir des PME»

Aude de Thuin, créatrice entre autres du Women’s Forum for the Economy and Society et du forum Osons La France

Sandra Le Grand, créatrice de CanalCE, auteur de « Entreprendre : un peu, beaucoup, passionnément »

Isabelle Deprez, créatrice et directrice scientifique du programme « Femmes et dirigeantes » à ESCP Europe
Et nous en oublions sûrement beaucoup ! Vous avez été tellement nombreuses à nous inspirer, nous soutenir, vous investir et venir enrichir la communauté BEEZ&CO !

A toutes Merci et Bravo !

Et juste pour terminer cet article et un peu jouer notre rôle de « poil à gratter »…
Ne devrait-on pas fêter les femmes, les hommes, les êtres humains (en somme) tous les jours de l’année ? :)
C’est promis dans les 364 jours à venir, on vous parlera aussi d’hommes qui agissent, bougent et changent le monde…

L’équipe BEEZ&CO

Pourquoi le partenariat ITEEM et BEEZ&CO ? – 1er regard

Dans le cadre du partenariat entre l’ITEEM et BEEZ&CO, nous, Arthur, Clément, Côme et Gaël, quatre élèves de cinquième année de l’ITEEM, vous proposons l’interview des deux protagonistes principaux de cette collaboration, Pierre Daniel et Caroline Valent. Ils se sont prêtés au jeu en répondant à nos questions. Ce genre de partenariat, associer un projet communautaire sur des questions de réflexion stratégique sur nos organisations et leur création de valeur, est une nouveauté au sein de l’ITEEM. Il s’intègre dans les actions réalisées par La Quadrature du Cercle, que nous rejoignons par la même occasion en tant que futurs managers.
Pour commencer nous partageons avec vous les réponses de Caroline Valent à nos questions.

Qui a fait la démarche du partenariat entre l’ITEEM et BEEZ&CO ?

J’ai d’abord rencontré Pierre Daniel, car j’étais à la recherche de différentes personnes qui avaient des contenus de recherche assez poussés. J’ai connu Pierre par l’intermédiaire d’Isabelle Decoopman, tous les deux travaillant à Skema Business School. Avec Pierre, on a passé quelques moments à discuter sur le projet BEEZ&CO.  En échangeant, l’idée est venue naturellement. Pierre a trouvé intéressant de pouvoir utiliser l’ITEEM pour aider BEEZ&CO, mais surtout d’utiliser BEEZ&CO pour apporter un projet innovant dans le cadre de l’ITEEM. C’est donc plutôt Pierre qui a été à l’initiative, car il connaissait les enjeux pédagogiques qui l’intéressaient, mais c’est au final le fruit de plusieurs conversations à deux qui a donné naissance à ce projet concret.

Selon vous, qu’est-ce que les élèves de l’ITEEM peuvent apporter à BEEZ&CO?

Déjà vous pouvez apporter un œil neuf, car vous êtes une jeune génération, du haut de votre vingtaine d’années. Vous avez tout à découvrir du monde du business. Vous vous en faites une idée, un rêve, voire un fantasme. Vous avez des convictions parfois déjà bien arrêtées de jeunes adultes qui ont des croyances … donc vous avez cette capacité à challenger tous les sujets avec beaucoup de sincérité, et sans a priori. Il sera intéressant de voir comment vous allez vous approprier le projet, car vous êtes douze, donc douze sensibilités différentes. Vous allez nous challenger, créer de la controverse, interpeller, faire découvrir des choses que l’on n’avait pas vues … Parmi ceux auxquels BEEZ&CO souhaite s’adresser, il y a tous les futurs managers, donc le fait que vous participiez nous permettra de nous enrichir (mutuellement) sur « comment peuvent-ils réfléchir sur ces sujets de changement de paradigme ?»

Avec notre participation, des choses ont-elles changé depuis que nous sommes rentrés dans le projet ?

Actuellement nous sommes au début de votre participation. Il va se passer des choses dont on ne soupçonne pas toute la teneur. Vous nous avez déjà fait changer. Le fait de travailler avec douze étudiants, cela nous oblige à faire évoluer notre organisation et intégrer le groupe que vous êtes. On doit réfléchir à un plan d’action que l’on n’avait pas imaginé il y a six mois, au sein de BEEZ&CO. Il y a donc un projet dans le projet. Aussi, Pierre et moi sommes obligés de réfléchir à comment vous amener à ce que nous visualisons comme « résultat », tout en vous faisant rentrer dans le projet global.
La deuxième étape dépend de vous. Vous allez faire réagir un public de décideurs. En rentrant dans le projet, vous allez produire un autre effet. Lors de la restitution du 5 avril, tout ce que vous aurez réalisé nous sera présenté : votre recherche et documentation et les retours d’avis du panel de décideurs que vous aurez fait réagir lors des focus groupe que vous êtes en train d’organiser.  Vous aurez mûri et vous allez nous faire mûrir … Donc dans deux mois on aura encore changé, à mon avis !

Inversement, qu’est-ce que BEEZ&CO peut apporter aux élèves de l’ITEEM ?

BEEZ&CO c’est une organisation « nébuleuse », qui sort du cadre dans lequel vous vivez depuis des années, un cadre structurant, dans lequel on vous inculque une connaissance de modèles économiques et d’entreprises assez établis. Avec BEEZ&CO on vous « oblige » à travailler sur un projet qui n’est pas une entreprise, un centre de profit, une solution technique,… ça vous demande donc un effort comportemental qui fait appel à vos réflexes intellectuels et philosophiques. Je pense que l’intérêt vient de l’opportunité que chacun d’entre vous peut saisir pour pousser la réflexion, sur des sujets qui ne sont pas naturellement les vôtres. Quand, à chaud, on a échangé sur le thème Ecosystème, on s’est bien rendu compte avec Pierre que ce n’était pas forcément un élément de réflexion qui occupe vos pensées. On constate que ça vous oblige à puiser des idées qui sortent de votre quotidien et de vos préoccupations d’étudiants manager-ingénieur-entrepreneur. C’est cette ouverture qui nous intéresse, la manière de vous approprier le sujet avec audace. L’enjeu de BEEZ&CO est que chaque individu donne au thème 2013 un autre regard. Donc il n’y a pas qu’un seul angle de réflexion mais plusieurs. Cela vous oblige à travailler votre capacité de vision stratégique.

Quel est l’intérêt, la finalité de ce partenariat ?


logo bcDans l’esprit BEEZ&CO, ce qui est important est d’enclencher le mouvement. Chaque personne qui rentre dans le projet impulse quelque chose de nouveau. Même si vous n’avez pas choisi par vous-même de rejoindre le mouvement BEEZ&CO, au final vous allez contribuer à générer une réflexion et une action concrète. Ce qui nous intéresse est la façon dont vous allez vous approprier le projet BEEZ&CO et le résultat que vous nous proposerez pour l’action qui vous est demandée. Vous allez générer un processus dynamique, une nouvelle énergie, et donner un autre regard. L’intérêt du partenariat est d’associer deux visions innovantes, celles de l’ITEEM et celle de BEEZ&CO, au travers de votre implication. Avec Pierre, nous avons pensé qu’il était pertinent de concrétiser ce que BEEZ&CO veut défendre, dans un contexte étudiant, au travers d’un diplôme qui cherche à démontrer que les profils de futurs manager sont formés à l’innovation au sens complet du terme.

Ce que nous vous proposons, via l’ITEEM, c’est d’avoir des clés pour être de futurs créateurs d’entreprise, innovants, avec un regard nouveau du monde… Si vous décidiez de prendre cette voix. Nous imaginons que vous deveniez « provocateurs » de choses différentes. En associant BEEZ&CO à l’ITEEM, nous contribuons à votre ouverture dans ce sens-là, aller au delà des « carcans ». C’est un peu la même idée qu’avec vos stages à l’international … sauf que l’on n’a pas besoin de se déplacer pour développer ses idées !

Souhaitez-vous que ce partenariat perdure dans le temps ?

Oui. Chaque année on va choisir un thème. Par exemple l’écosystème, que nous traitons cette année est un thème tellement large qu’on peut tirer la réflexion pendant dix ans. Ce n’est qu’en fait un prétexte pour le décliner. Et à observer la manière dont vous appréhendez le sujet, on constate qu’à douze cerveaux on a douze approches complètement différentes. Cette diversité de pensées « réveillées-révélées » tous les ans est une belle perspective de capacité de renouveau.

Lors du bilan du 5 avril que nous partagerons ensemble, vous nous ferez part de vos recommandations pour l’année prochaine. Vous nous ferez sans doute part de vos idées, de vos conseils. Devons-nous construire le programme de la même manière ? Quelles nouvelles idées pouvons-vous retenir ? Avec Pierre nous souhaitons travailler dans la durée. On voudrait que cela « inspire », que cela donne envie à d’autres universités ou écoles. L’idée n’est pas de dupliquer un modèle unique, mais de provoquer des rencontres avec d’autres étudiants. Avec l’ITEEM, l’idée est de contribuer à mettre en avant cet enseignement innovant qui produit des profils différenciants.

Pensez-vous étendre ce partenariat avec d’autres écoles et/ou d’autres promotions de l’ITEEM ?

Pierre est plus avisé sur ce sujet.
Mon sentiment, cependant, est que la fin de votre parcours au sein de l’ITEEM semble le moment où l’on peut peut-être se permettre d’être sur ce genre de mécanique d’ouverture et de créativité, à la suite de votre stage à l’étranger en quatrième année. Mais il n’est pas idiot de réfléchir à la manière d’intégrer ce type d’opportunité de réflexions dès la première année du cursus.
Cela peut aussi donner des idées. Entreprendre ce n’est pas que créer une boîte, cela peut aussi être créer une association, un projet, car on a des convictions etc … J’ai le sentiment que pour le moment cela concernera les étudiants qui se préparent à la vie active.
Au-delà de l’ITEEM, je trouverais intéressant qu’il y ait d’autres universités/écoles qui utilisent le projet BEEZ&CO en l’adaptant à leurs objectifs pédagogiques. Le champ des possibles est ouvert !

Avec quelles finalités considéreriez-vous ce partenariat comme une réussite ?

Tout d’abord la manière dont vous allez prendre possession du projet. C’est intéressant de vous voir évoluer intellectuellement et sur le plan comportemental. Même si ce n’est qu’à la fin du programme qu’on pourra apprécier le travail réalisé. C’est avant tout l’appropriation que vous aurez individuellement et en groupe qui dessinera la réussite de cette initiative. Par exemple, la vidéo d’une minute trente que vous devez réaliser pour promouvoir ce qu’est BEEZ&CO fera apparaître ce qui vous aura marqué, touché, et intéressé pendant deux mois. Nous regarderons votre vision, votre vécu. 1 mn30 pour vous exprimer, imposer votre « patte» personnelle.

Du point de vue BEEZ&CO, ce sera réussi parce que vous nous aurez fait avancer sur le sujet de réflexion de l’année : l’écosystème.  Vous nous aurez apporté un éclairage. Vous nous aurez aidé à challenger l’approche intellectuelle que nous développons pour les Ateliers Controverses du 2 juillet.

Arthur, Clément, Côme et Gaël

Le digital au féminin

Leurs parcours n’auraient pas été les mêmes sans le « digital ».  « Cet extraordinaire canal nous a permis, chacune à notre manière, de nous lancer et surtout de concilier vie professionnelle et personnelle. La Journée de la femme digitale s’est créée sur ce constat », a confié Delphine Remy Boutang à IT.espresso.fr.

Pensée par Delphine Remy Boutang et Catherine Barba, la première journée de la femme digitale aura lieu ce vendredi 8 mars (clin d’oeil aux femmes oblige). « Une plongée dans le digital pour avoir envie d’oser, d’innover, d’entreprendre... » telle est leur invitation.

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Après avoir lu les propos de Delphine Remy Boutang, je me suis posé la question de savoir si le digital me permettait de concilier ma vie personnelle et ma vie d’entrepreneuse… Tout cela fait tellement partie de nos vies désormais que prendre le temps de se poser pour y penser n’est pas inutile.
Est-ce parce que je suis une femme… que je ne compartimente pas tant que cela les choses ? J’ai du mal à dire que j’ai une vie personnelle et une autre professionnelle bien séparées l’une de l’autre… est-ce parce que je suis entrepreneuse et que mon(mes) entreprise(s) est(sont) en moi ?
J’ai une vie où je suis femme / entrepreneuse / mariée à / mère de /et tellement d’autres choses… mais je suis tout cela en même temps, 24 heures sur 24. Et, effectivement, le digital me permet sûrement de vivre tous les aspects de ma vie « maintenant et tout le temps ».
Je peux être connectée où et quand je veux, participer à une réunion professionnelle hyper importante un mercredi depuis mon domicile (jour que j’essaye au maximum de passer chez moi – parce que je suis maman), je peux être en déplacement à Paris et gérer un dossier qui se passe à Lille, partager des documents avec qui je veux quand je veux, je peux travailler le soir quand tout le monde dort… en y réfléchissant… Je ne serai, effectivement, peut-être pas créatrice d’entreprises sans la mobilité, la liberté, la connexion que nous offre le Digital. Et vous ? Votre vie est-elle différente parce que le digital en fait aujourd’hui partie ?

Après, évidemment… le tout est de savoir savamment doser le temps que nous consacrons à travailler ou pas… parce que le Digital peut nous permettre de ne jamais nous arrêter… L’an dernier, on vous parlait du « Unplugged Day » (qui avait à nouveau lieu ce week-end aux USA) car il est important aussi de savoir se déconnecter de notre smartphone et de nos ordinateurs, outils majeurs par le biais desquels nous travaillons aujourd’hui… Mais c’est un autre débat !

Pour rester dans le thème du digital, je vous propose de revenir sur quelques-uns des nombreux articles, sur notre blog, qui traitent de ce vaste et passionnant sujet qu’est le Digital, et la façon dont il fait aujourd’hui partie de nos vies ! Be a part of something bigger, Etre ou ne pas être digital human ?, Are we Google Human ?, Le phénomène smartphone, Innover pour créer du lien entre les générations…

Par le biais de cet article aujourd’hui…
Digitalement vôtre :)

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

 

Etre ce que nous sommes, rien de moins, rien de plus

Delphine évoquait dernièrement la première édition TEDx à Lille, une soirée après laquelle il était plus facile d’être enthousiaste pour notre avenir qu’à l’accoutumé, quand dés le matin, à la radio, la journée commence souvent par de mauvaises nouvelles…

C’est sur la page Facebook dédiée que depuis mercredi, les vidéos sont en ligne… Je vous encourage, bien évidement à toutes les regarder… Mais celle que je partage avec vous ici est l’intervention de Markus Mann, aujourd’hui musicien, chanteur, auteur-compositeur. Je précise « aujourd’hui » car Markus nous raconte que cela n’a pas toujours été le cas. Enfin, si, Markus a toujours su qu’il était fait pour cela : Vivre de et pour sa musique, mais pas facile quand on est jeune de « braver » la volonté de son entourage qui nous encourage à suivre une voie plus « raisonnable », nous décourage de faire ce pour quoi l’on est fait… Alors dans la première partie de sa vie, Markus a d’abord été architecte. Un architecte de talent, « successful », réussissant, avec un beau chiffre d’affaire, mais pas un architecte heureux pour autant.

Markus témoigne pour encourager chacun à être celui (ou celle) qu’il doit être, pour que les parents soient vigilants et toujours veillent à encourager leurs enfants à se réaliser dans LEUR voie et pas forcément celle du « raisonnable ».

Certes, la vie est dure, il y a une réalité évidente : il faut gagner sa vie !
Mais doit-on toujours penser que vivre de sa passion, de son talent, de son art… quel qu’il soit, est forcément se priver d’une réussite sociale complète ?

Markus le met en évidence : il faut du temps pour se former, et ce, que cela soit pour faire des études d’ingénieur, ou apprendre à devenir un musicien professionnel… Dans tous les cas, durant cette période de « formation », quelque soit le métier que l’on ait envie de faire, on ne gagne pas d’argent.

J’aime ce témoignage, car le message de fond que Markus partage avec nous est : « Be what you are. Nothing less. Nothing more »… Apprenons à nous écouter, à respecter ce pourquoi nous sommes fait et à accomplir nos envies (et pas forcément ce que les autres projettent pour nous).
De plus, il est vrai que je suis convaincue, que même si notre métier n’est à priori pas « artistique », c’est en révélant notre créativité dans son entièreté que l’on changera le monde, celui du business y compris. Le talent ne se cantonne pas aux domaines dits artistiques, des créateurs d’entreprises / des managers / des dirigeants sont aussi, à mon avis, des artistes dans leur domaine : celui de savoir donner vie à une idée, la faire exister.

Etre ce que nous sommes, rien de moins, rien de plus... Cela parait si simple exprimé ainsi… Le parcours n’est pas forcément simple lorsque l’on suit le « riche » chemin de la réalisation de soi (au travers de nos actions), mais c’est, souvent, LE chemin qui nous correspond le plus. Et même, si de nombreux obstacles se dressent face à nous, dans le but de nous faire renoncer… Si nous suivons le chemin qui répond à toutes nos attentes, où l’on peut exprimer tous nos talents, alors nous trouvons les ressources d’y croire et de continuer.

Comme le dit Markus dans sa chanson « So proud » : « Yes, I can, I believe I can do it ».

Nous pouvons tous faire le choix d’y croire, de nous réaliser pleinement. Il ne s’agît pas forcément de tout plaquer du jour au lendemain pour passer du statut de Directeur d’une entreprise de 800 personnes à celui de berger au fin fond de la Creuse… Mais peut-être juste, pour commencer, de s’accorder le droit, où que nous soyons aujourd’hui dans notre parcours de vie, de respecter nos convictions pour construire le monde que nous voulons. Chaque être humain est un être humain, rien de plus, rien de moins et chaque être humain a le « pouvoir » de changer les choses…
Sinon, pourquoi aurions décidé, les initiatrices de « BEEZ&CO-Le Business sous un autre regard », de créer et de nous investir (bénévolement, en plus du temps que nous consacrons déjà à nos entreprises respectives) dans ce projet, avant d’être rejointes par d’autres (de plus en plus nombreux) ?

Pour terminer, je vous laisse en compagnie de Markus Mann, qui, avec sa vie, nous le dit : oui, c’est possible :)

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 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI