Monthly Archives: février 2013

« Etudier » le Business sous un autre regard

Caroline a déjà commencé à vous les présenter… Ils sont 12, étudiants à l’ITEEM et, grâce à Pierre Daniel, ils rejoignent BEEZ&CO sur le thème de l’Ecosystème. Comme à tous les « contributeurs » qui s’investissent à nos côtés, nous leur avons demandé de rédiger leur auto-portrait… 1er défi relevé !

Nous vous invitons donc à faire leur connaissance, car très bientôt vous serez amenés à les lire.

Belles découvertes à tous !

L’équipe BEEZ&CO

Arthur Bourre. Aujourd’hui étudiant en 5ème année d’Iteem, demain acteur actif dans le monde de la construction. La construction est une passion qui l’anime depuis de nombreuses années et dans laquelle il a hâte de s’épanouir. Toujours intéressé par ce qui est différent, il aime comprendre les contrepieds que certains peuvent prendre. Détestant les lieux communs il cherche toujours à s’instruire sur les sujets qui le passionnent et ce qu’il préfère, se sont les échanges. Les échanges qu’il peut avoir avoir sa famille, ses amis et toutes les rencontres qu’il peut faire. Ces rencontres, il les fait partout, dans des manifestations culturelles (cinéma, spectacles , salons…), les sorties en ville et le sport qu’il pratique régulièrement. Fils d’entrepreneur, il aime l’idée du «faire soi-même» et s’engage donc pleinement dans les projets qu’il réalise. Son leitmotiv : «Lʼhomme absurde est celui qui ne change jamais». Il aime donc apprendre, se faire bousculer les idées et c’est dans cet axe qu’il participe au projet BEEZ&CO.

Aurélien Uster. Fort d’une expérience de 9 mois à New York dans une agence web présente sur 3 continents, Aurélien rentre en France avec des idées plein la tête, en s’inspirant notamment du marché américain qui le fascine. Avec pour moteurs principaux l’autonomie et l’esprit d’entreprendre, il possède par ailleurs la volonté de créer dès la fin de ses études car, comme il aime à le répéter, « 100% des gagnants ont tenté leur chance. Il en va de même pour les entreprises. ». C’est effectivement pour cela qu’Aurélien a choisi de faire ses études à l’Iteem, qui propose un cursus atypique d’Ingénieur – Manager – Entrepreneur parfaitement en adéquation avec ses aspirations. Aujourd’hui en dernière année, avec spécialité Informatique de Gestion, il travaille depuis plusieurs mois sur un projet de plateformes en ligne d’aide au développement des commerces. Il s’agit là d’une véritable aventure humaine qu’il mène avant tout avec son frère Clément, avec qui il monte ce projet. Le rêve de cet entrepreneur né commence donc vraiment à prendre forme.

Raphael Misset. Manuel et débrouillard, Raphael aime avoir les mains dans le cambouis, il trouve toujours une astuce afin de réparer ou améliorer son environnement. Raphael construit son parcours en gardant ses repères par le sport ; La pratique du vélo et de la course à pied en compétition lui permet de se challenger régulièrement et d’apprendre la rigueur tout en se divertissant. Curieux et ouvert d’esprit, Raphael se remarque par son dynamisme et son énergie débordante. Il aime discuter et connaitre le parcours des gens pensant qu’ils vont pouvoir lui apprendre quelque chose ou lui donner une leçon de vie. Comment le reconnaitre ? Il est toujours en train de scruter ce qui se passe autour de lui ne supportant pas l’idée de laisser une occasion de rire passer devant lui. Il se spécialise en mécanique des matériaux afin d’orienter sa carrière dans le monde de l’industrie. Etant fils d’ouvriers et issu d’un monde rural, il a su garder ses valeurs tout en développement son profil d’entrepreneur manager au sein de son école : l’ITEEM.

Sophie Ruta. A tendance hyperactive, Sophie est toujours à la recherche de nouvelles aventures. Une curiosité la pousse à s’investir dans toutes sortes de projets : partir à l’assaut du Maroc avec une 4L pleines de fournitures scolaires,  présider une équipe pour relancer l’association phare de l’Iteem (Lille aux enfants, association pour aider les enfants). Donner son temps pour les autres afin de les voir s’accomplir est pour elle-aussi une forme d’accomplissement personnelle, par exemple en transmettant sa passion pour la gymnastique rythmique aux plus jeunes. D’après elle, dans chaque jour on peut se challenger et évoluer sur tous les niveaux : une simple présentation pour les cours, réussir l’ouverture d’un entrepôt Oxylane en Chine, pousser ses proches à accomplir un projet… Et que ce challenge soit réussi ou non, on peut apprendre de toute expérience et l’utiliser pour imaginer de nouvelles solutions. Une réelle envie de manager  dans un monde d’hommes, pour mon avenir, je me tournerai vers le domaine de la logistique et porterai fièrement les chaussures de sécurité très féminines qui vont avec.

Jules Bergeron. « Where there is a will there is a way ». Que l’on pourrait traduire par la maxime populaire, “quand on veut, on peut” est l’adage qui lui correspond le plus, car il estime que lorsqu’on choisit de se consacrer à quelque chose, il est important de donner le meilleur de soi-même sinon cela ne vaut pas la peine d’y dédier du temps. Selon lui tout est une question de volonté, « la volonté permet de grimper sur les cimes ; sans volonté on reste au pied de la montagne » Jules a voyagé à travers le monde depuis son plus jeune âge, ce qui a aiguisé  sa curiosité et ancré en lui une envie de découverte, de nouveauté et d’innovation. Après son stage de fin d’étude cette année il envisage de partir vivre et travailler en Californie à San Francisco, puisqu’au au cours d’un précédent stage de 9mois à l’international il est tombé amoureux de cette ville, de la mentalité ouverte et amicale des personnes et il souhaiterait profiter de sa jeunesse pour découvrir toujours plus de nouveaux horizons. Il recherchait quelque chose d’original, d’innovant pour ses études lui permettant d’apprécier et d’apprendre dans la bonne humeur ce fut donc avec une agréable surprise qu’il découvrit l’Iteem où aujourd’hui il est étudiant en dernière année. Pour son futur professionnel peu importe ce qu’il fera à partir du moment que cela lui plaira et lui donnera l’envie de se lever chaque matin avec désir et motivation.

Clément Bonte. Etudiant en cinquième et dernière année à l’Iteem, en option Génie Civil, Clément se forme depuis plusieurs années maintenant au métier d’ingénieur, vocation trouvée depuis ses jeunes années lycéennes. Passionné de lecture et de cinéma, Clément a aussi pour projet personnel, au-delà de son propre parcours professionnel à venir, de voyager, de rencontrer de nouveaux gens, de nouvelles cultures. On voyage pour changer, non de lieu, mais d’idées. Il a aujourd’hui à son actif plusieurs stages réalisés en entreprise, de domaines et durées très variés (vente, informatique, …) en France et à l’étranger. Sa volonté d’aller de l’avant, son engagement et son sens de l’organisation lui ont peu à peu permis de trouver sa voie dans le chemin tortueux des études et du monde professionnel.

Clémence Pruvost. « Le remède à l’ennui, c’est la curiosité. La curiosité elle, est sans remède. » Etudiante en dernière année d’école d’ingénieur à l’Iteem, département de l’Ecole Centrale de Lille, spécialisée en gestion des systèmes de production, Clémence est polyvalente. Passionnée de nouvelles technologies et curieuse de découvrir le monde, elle a travaillé pendant 8 mois à Boston pour Schneider Electric en développement d’application mobile. Aujourd’hui, Clémence est développeuse de plugin SageCRM pour Ateja mais comme une activité ne rassasie pas sa soif d’apprendre, elle est également en stage en Lean Management pour LU afin d’améliorer la production de l’usine. Grâce à toutes ses activités, Clémence découvre les problématiques des start-ups comme des grands groupes.

Côme de Matharel. De nature souriante et dynamique, Côme sait s’adapter à différents milieux, changer ses habitudes et s’intégrer dans n’importe quel groupe. Ayant beaucoup voyagé à travers toute la France puis à l’étranger, notamment pendant son stage de 8 mois en Serbie, il a appris à de devenir autonome et a acquis un caractère qui lui est propre. Son esprit créatif et son goût pour les travaux manuels l’ont conduit à beaucoup bricoler et aussi fabriquer des diverses objets comme les tables en mosaïques qu’il affectionne tout particulièrement en ce moment. Côme a toujours su ce qu’il voulait et est très engagé sur les sujets qui lui tiennent à cœur. D’autre part, il est minutieux et aime arriver au bout de ce qu’il entreprend. Cette volonté mélangée à sa créativité, son ouverture d’esprit et sa fibre entrepreneuriale l’ont poussé à devenir étudiant à l’Iteem dans l’objectif de créer sa propre entreprise.

Gaël Dazin. Né dans une famille d’entrepreneur, il hérite de l’envie d’entreprendre de son père. Il se tourne naturellement vers l’Iteem pour suivre ses études. Même si il a quelques expériences dans de grandes entreprises, sa préférence va vers les PME. Il effectue notamment un stage de huit mois dans la brousse sud-africaine pour une TPE française. Attaché à sa région natale, la Picardie, il s’intéresse à son activité économique.  Il est persuadé qu’avec l’association de quelques entrepreneurs motivés, ce territoire pourrait avoir le développement qu’il mérite. Aujourd’hui, il développe un projet avec Ici & Maintenant, afin de lancer son réseau de location de distributeurs de plats chauds en Picardie.  Il trouve en ce projet une aventure humaine, rattachée à un territoire qu’il apprécie. Au cours de sa dernière année à l’Iteem, Gaël fait connaissance avec Caroline Valent. Cette rencontre nourrit son envie d’intégrer l’aventure humaine BEEZ&CO.

Souad-Marie Assaad. Jeune fille de 22 ans, passionnée par le monde des systèmes d’information et du management, et future stagiaire chez Accenture. Souad-Marie a réalisé un stage de 8 mois à New-York simultanément dans les entreprises Sequoia Lab et Totsy. Dans l’entreprise Sequoia Lab, entreprise de consulting pour les « green » entrepreneurs, elle avait pour responsabilité de créer une plateforme d’échange comme Linked In dédiée aux entrepreneurs dans le développement durable. Ce stage lui a permis de se familiariser avec les réseaux sociaux et l’échange de pratique entre entreprises. Chez Totsy, entreprise de vente privée spécialisé pour les mamans, Souad-Marie avait pour rôle de coordonner les différents départements de l’entreprise dans le but de mettre en ligne les ventes. Avec ce poste, elle a rencontré les problèmes d’organisation de l’entreprise et a mis en place une organisation projet. La grande question à laquelle elle souhaite répondre est : quelles sont les réelles frontières intra et extra muros de l’entreprise ?

Sylvain D’Hondt. « La vie est faite d’opportunités, à nous d’avoir le goût du risque et de faire les bons choix » Motivé par un esprit d’entreprendre et de partage, Sylvain sait qu’il créera un jour son entreprise. En attendant, il développe au jour le jour  les différentes facettes de l’entrepreneuriat, pour un jour atteindre son rêve. En vivant 9 mois à New Delhi, Sylvain a découvert une toute nouvelle facette du monde au niveau culturel, historique ou encore technologique. Il a maintenant hâte de les partager lors  projets innovants avec des personnes ouvertes et passionnées. Elève en 5ème année à l’Iteem (promotion 2013) en spécialisation informatique de gestion, Sylvain rencontre Caroline Valent lors d’un approfondissement en projet d’affaires. Grâce à cet approfondissement, Sylvain à maintenant l’opportunité partager avec vous sur les nouveaux concepts de BEEZ&CO.

Romain Cortèse. Originaire du nord, Romain est étudiant en dernière année à l’Iteem. Après une expérience de 8 mois effectuée en Chine dans le domaine de la qualité, il décide de se spécialiser dans la logistique par curiosité pour le fonctionnement de la chaine de valeur des entreprises. Son incursion dans la culture chinoise a  fait naître en lui le désir de découvrir le monde à travers les voyages. Il se destine ainsi à un début de carrière de consultant lui permettant de participer à des projets internationaux et donc de découvrir de nombreuses parties du monde. Sa capacité d’adaptation et sa curiosité lui permettent d’être à l’aise sur des projets innovants et risqués et il n’a pas peur de travailler sur des sujets qui ne font pas partie de son domaine de prédilection.

Inviter à la Controverse sur le thème écosystème


Journée BEEZ&CO 2012C’est l’invitation que nous donnerons le 2 Juillet 2013 lors de la seconde Journée BEEZ&CO, Le Business sous un autre regard.

La Quadrature du Cercle pousse la réflexion pour enclencher le mouvement 

Depuis fin 2012La Quadrature du Cercle, notre cercle de réflexion composé de «penseurs réalistes » aux sensibilités différentes s’élargit. Chefs d’entreprise, dirigeants, scientifiques, intellectuels, chercheurs, consultants, experts… nous sommes  désormais plus de 45 personnes à croiser nos pensées, nos connaissances, nos expériences sur le thème choisi de l’année. Le cercle de réflexion travaille sur un principe d’échanges et de coproduction en déclinant les sujets autour du thème choisi. Le fruit de ce croisement de regards est ce qu’on aime appeler « la Connaissance par la réalité »La Quadrature du Cercle crée l’émulation intellectuelle afin d’enclencher le mouvement au travers de ses Ateliers : les Ateliers de Co-Réflexions et les Ateliers de Controverses.les  penseurs réalistes 2013


Les Ateliers de 
Co-Réflexions : une invitation à la conversation

C’est un rendez-vous mensuel donné tout au long de l’année. Dans une démarche d’ouverture, d’échanges et de partage, les penseurs réalistes poussent leur(s) réflexion(s) et se nourrissent de celles des autres. Des questions sont soulevées autour du thème choisi de l’année. Chaque penseur expose ses points de vue, ses expériences et ses analyses. Chacun  croise son regard et enrichit celui de l’autre. En créant la conversation, le but est de progresser ensemble et de faire grandir ses propres réflexions sur son organisation et la création de valeurs. Chaque atelier est restitué sous la forme d’un compte-rendu dans le respect de la teneur des propos échangés et des recommandations  de contenus, tels que des études, des livres, des articles… Et le groupe de penseurs participant détermine les objectifs de l’atelier suivant. C’est un groupe en mouvement. Il peut être composé de différentes personnes à chaque rendez-vous. Chaque penseur peut suivre l’évolution de pensée en accédant aux partages de documents à distance (vive les outils collaboratifs !).

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Les Ateliers Controverses invitent à la confrontation des idées. 
Ils se préparent plusieurs mois avant la Journée annuelle de BEEZ&CO. Ils invitent à une démarche intellectuelle particulière sous forme de controverse par des techniques de questionnement et de visualisation en s’appuyant sur des travaux de recherches et documentation importants. Les décideurs qui s’inscrivent à ces ateliers poussent la réflexion de la création de valeurs et de l’évolution de leur organisation autour des sujets de recherche déclinés et choisis autour du thème de l’année. Sous l’éclairage avisé du groupe de penseurs investis dans la préparation des Ateliers Controverses, les décideurs participants viennent bousculer leurs convictions et idées sous l’impulsion de l’émulation intellectuelle générée. La Quadrature du Cercle joue le rôle de poil à gratter. Il n’y a aucun modèle ou solution pré-conçu en amont de ces ateliers. C’est le fruit de la controverse qui donnera quelque chose…ou pas.


Un sujet ambitieux : l’Ecosystème … 
Après «la force de la relation génératrice de valeurs pour nos entreprises», nous avons décider de traiter pour 2013 la notion d’écosystème. C’est un sujet vieux comme le monde, complexe et riche à la fois. Les angles de vision sont multiples,  les modèles d’organisations associés sont internes et externes, et la création de valeurs peut avoir différents indicateurs de performance. Dans notre rôle d’agitateur, nous souhaitons interpeller et aller jusqu’à créer la controverse en se ré-appropriant le mot et en le transgressant par un découpage sous la visualisation suivante: E-CO-SYSTEME

Le regard précieux de 12 étudiants de 5ème année d’une école mixant profil ingénieur et manageur… Après un premier travail en décembre, La Quadrature du Cercle a poursuivi en janvier afin de déterminer l’approche intellectuelle que nous souhaitions proposer dans le cadre des Ateliers de Co-Réflexions et de Controverses. Dans le cadre de ces derniers,  12 étudiants  de 5ème année de l’ITEEM rejoignent le cercle de penseurs réalistes. Ils contribuent aux travaux de recherches nécessaires à la construction de contenus éclairants. Ils enrichissent la réflexion en amont d’exemples concrets captés dans le monde : différents modèles de business d’écosystème, et de modèles en opposition à une stratégie ou une organisation d’écosystème. Et, ils animent les 3 « focus groupe » de décideurs organisés en mars, pour challenger la démarche des Ateliers Controverses prévus le 2 juillet, ainsi que les sujets déclinés cibles autour des modèles de développement  par l’écosystème.

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De haut en bas de gauche à droite, Jules, Aurélien, Clément, Arthur, Clémence, Gaël, Côme, Sophie, Romain, Souad, Sylvain, et Raphaël découvrent et s’approprient le thème écosystème du haut de leurs vingtaines d’années.  Avec leur regard de futurs managers qui se préparent progressivement à rentrer dans la vie active, ils s’approprient le sujet qui pour certain étaient loin de leur raisonnement naturel. Hormis l’écosystème naturel, ils avaient peu d’idées au départ. La plupart se sont posés la question de l’intérêt du thème. En commençant un travail de recherches sur celui-ci, chacun a trouvé son sujet en faisant simplement et spontanément appel à sa sensibilité intellectuelle… Quelques sujets : stratégie océan bleue et son impact organisationnel, monnaie alternative, le comportement en interaction, le crowfunding, le management collaboratif, les clés de réussite d’une stratégie en écosystème, la RSE bien sûr….

En partenariat avec l’ITEEM (bientôt un article), BEEZ&CO sert d’outil pédagogique pour inciter des étudiants en fin d’études supérieures à réfléchir sur des modèles stratégiques innovants. Il s’agit de les inciter à porter un autre regard sur le Business et d’oser sortir du côté sachant et de procéder à une réflexion permanente de ce qui les environnent . Ils sont désormais intégrés dans la communauté et le projet. Ils sont moins étudiants, ils sont plus des penseurs réalistes.

Nous sommes heureux de les accueillir. Leur contribution est précieuse pour la préparation de la Journée du 2 Juillet.

Et, cette aventure humaine dans un contexte pédagogique est une manière de concrétiser « Le Business sous un autre regard »

A suivre…

Caroline VALENT

Be a part of something bigger !

Je vous ai déjà souvent parlé de Tiffany Shlain, réalisatrice américaine et fondatrice des Webby Awards (qui récompense le meilleur du web), que j’ai découvert grâce à une de ses interventions pour TEDx. Nous sommes « connectées » depuis et nous avons plusieurs fois échangé pour partager nos convictions, et réaliser que nous en avions beaucoup en commun !

Le premier film de Tiffany que je vous ai fait découvrir, via sa bande annonce, est Connected (ce documentaire-fiction est d’ailleurs depuis peu disponible sur iTunes). Dans ce film, pour le résumer très brièvement, elle dresse le constat de notre hyperconnexion via le web 2.0, phénomène qui a la capacité de positiver l’interdépendance qui existe naturellement entre tous les êtres humains et qui peut nous permettre de rendre le monde meilleur.

Rappeler à tous que chacun à la capacité de rendre le monde meilleur doit être la « mission » dans laquelle Tiffany a décidé de s’engager pleinement ! Avec un autre de ses films, Brain Power (conçu avec un TED Book téléchargeable sur tablette), elle compare le nombre de connexions existantes dans notre cerveau, aux connexions possibles sur la toile et nous fait passer le message que si notre cerveau a un nombre de connexions aussi impressionnantes que celles possible « on the World Wide Web »… Alors rien n’est impossible à réaliser dans la vie « réelle » comme dans le « virtuel », si nous croyons en nos capacités à le faire.

Mais pour aller encore plus loin, avec Let It Ripple – Mobile films for a Global change et sa société de production The Moxie Institute, Tiffany invite les internautes « all over the world » à participer à un projet, comme son nom l’indique : plus global. Pour cela, elle propose la création de films « collaboratifs », des « Cloud Film » destinés à être diffusés gratuitement, partout dans le monde. Comment en faire partie ? On envoyant une vidéo prise depuis son smartphone.

Ont déjà été réalisés, de cette façon:

A declaration of interdependence
 où chaque participant a pu déclarer reconnaître, en lisant un même texte (inspiré de la déclaration d’indépendance des Etats Unis) – chacun dans sa langue – son interdépendance avec tous les êtres humains de la planète et l’engagement qu’il prenait pour respecter les droits de tous et de chacun.

Engage
 où chaque participant a pu exprimé, en mettant la main sur son coeur, son engagement à créer des liens, ne pas oublier l’essentiel: l’humain et engager sa vie dans une démarche positive… car la capacité que nous avons à être « heureux » et à « agir pour »… est bien en nous. Tiffany en est convaincue ! Et vous ?

Si c’est aussi votre conviction, je vous invite à participer au prochain « Cloud Film » que nous propose Tiffany ! L’appel est lancé officiellement depuis vendredi 22 février.

Le thème de ce nouveau film : Le fait que nous pouvons, si nous le voulons, être la personne que nous souhaitons vraiment être et prendre conscience que notre comportement peut influencer notre environnement. En effet, Gandhi, Martin Luther King, et d’autres… n’ont-ils pas participé au changement, en partageant leur valeurs ?
S’appuyant sur de récentes études évoquant « La Science du caractère », qui met en évidence le fait que nous pouvons « influencer » notre caractère et par ricochet celui des autres, Tiffany nous invite à envoyer une vidéo où l’on répond à ces 2 questions :

Qui admirez-vous le plus et pourquoi ? (quelqu’un de célèbre ou une personne de votre famille, tout le monde compte !)
Comment pensez-vous que les gens vous décriront dans 20 ans ?

Voilà 2 questions qui méritent de se poser quelques instants pour y répondre, non ?

Penser aux traits de caractère que nous voulons développer, avoir, et espérer les voir apparaître chez les autres… Afin de contribuer à une vie meilleure ! Beau programme… qui demande des efforts :). Mais imaginer un monde avec plus de Persévérance, de Curiosité, de Self-control, d’Enthousiasme, d’Optimisme et de Gratitude, par exemple, n’est pas une chose désagréable…

Les artistes qui le souhaitent sont également invités à participer avec une de leurs oeuvres.

Tous les renseignements pour participer et envoyer votre vidéo sont ici !
Comme pour les deux précédents « Cloud Film », il sera possible pour toute organisation (même si elle n’a pas participé au film) d’apposer son logo à la fin de cette future vidéo pour la diffuser auprès de ses contacts, et par cette action revendiquer les valeurs auxquelles elle croit. Pour cela, le film sera traduit en plusieurs langues.

Pour terminer je vous laisse en compagnie de Tiffany qui vous explique justement The Science of Character film’s project !

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Bonne vidéo !

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Savoir équilibrer sa vie personnelle et familiale avec sa vie professionnelle

Il est toujours bon de se poser pour prendre du recul et faire le point sur notre réalité. C’est ce que nous propose Nigel Marsh lors de son intervention pour TEDx à Sydney.

« Reconnaître la réalité dans laquelle nous sommes, reconnaître la réalité de la société dans laquelle nous évoluons.
Reconnaître que ce n’est pas les gouvernements ni les sociétés qui vont résoudre les problèmes pour nous.
Il ne tient qu’à nous en tant qu’individus de prendre le contrôle et la responsabilité du mode vie que nous voulons mener. Car, si vous ne concevez pas votre vie quelqu’un d’autre le fera pour vous… »

L’organisation d’une journée idéale, qui concilie le temps passé en famille, le temps pour soi, et la productivité est-elle possible ?

Je vous encourage à visionner cette vidéo pour vous poser VOS bonnes questions et découvrir ce que Nigel Marsh nous propose pour atteindre cet équilibre entre le travail et la vie personnelle auquel beaucoup d’entre nous aspirent.

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J’ai aimé son intervention car, oui, chaque petite chose compte, les meilleurs journées ne sont pas forcément celles où nous faisons des choses extraordinaires mais bien celles où nous respectons notre équilibre et ceux qui nous entourent. Et cette vidéo nous rappelle, un point essentiel, utile à ceux qui veulent changer le monde et la société, le fait que c’est par notre changement que nous provoquons le changement… Soyons la société dans laquelle nous vouloir vivre.

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

 

Le biomimétisme (suite) : de l’économie Verte à l’économie Bleue !

Il y a quelque temps je vous expliquais ce concept ancestral du biomimétisme qui consiste à aller chercher auprès de Dame Nature des solutions à nos problèmes de développement.

Ce n’est pas nouveau, me direz vous ! Cela fait plusieurs décennies que le Bio est à la mode : nous produisons bio, nous consommons bio, nous trions nos déchets… Nous revendiquons notre habileté «  développement durable » et continuons notre vie de consommateur ou d’entrepreneur la conscience (presque) en paix.

Mais peut on se satisfaire de l’Economie verte quand on apprend qu’une certaine fabrication bio faite dans un environnement BBC est très négativement compensée par la production de déchets de toutes sortes, par de la déforestation ou par la disparition d’espèces oubliées du bout du monde ?

gunter PauliC’est l’expérience qu’a fait Gunter Pauli, alors président fondateur d’Ecover, société belge fabriquant des produits d’entretien écologiques. Il revendiquait fièrement sa contribution à l’économie verte par la grande biodégradabilité de ses produits, eux même fabriqués dans une usine faite de bois et ayant le plus grand toit végétal d’Europe. Il décida de quitter ses fonctions quand il s’aperçut que le développement de ses produits engendrait une demande accrue d’huile de palme laquelle contribuait à la déforestation de forêts primaires en Indonésie et par conséquent à la disparition des orangs-outans.

De cette constatation, est née l’idée de créer un nouveau « business model » basé sur notre écosystème naturel que cet entrepreneur – économiste – écologiste a baptisé l’économie bleue.

Bleue, en opposition au rouge de l’ère industrielle et au vert du développement durable. L’économie bleue s’applique à transposer à l’échelle industrielle les prouesses de la nature.

L’économie Bleue, en images :

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Le principe de l’économie bleue est d’observer la nature pour s’en servir et produire, sans faire de mal à notre environnement et donc en s’attachant à la régénération.

La nature fonctionne depuis des millénaires avec une absolue maîtrise… Nous n’avons qu’à la copier, nous en inspirer…

Comment bénéficier du flux infini de la Nature en matière de créativité, d’adaptabilité et d’abondance ?

Pour illustrer le concept Gunter Pauli en a fait un livre au titre éloquent : « L’économie Bleue. 10 ans, 100 innovations, 100 millions d’emplois » dans lequel sont détaillées 100 découvertes et innovations alternatives, inspirées de la nature et favorisant un développement durable.

livre economie bleueDeux ans après sa sortie, un tiers des projets développés dans le livre ont été réalisés.

En deux ans, le secteur a créé 2 000 entreprises, représentant 50 000 à 60 000 emplois. Un début prometteur pour ce spécialiste de produit bio, très critique à l’égard du développement durable : « Dans l’économie verte, il faut beaucoup d’argent pour faire, non pas le bien, mais le moindre mal. Ce n’est pas sérieux ! »

Beaucoup sont encore des prototypes et attendent un entrepreneur pour se concrétiser.

J’évoquais, lors de mon précédent article sur le Biomimétisme, l’innovation consistant à produire des champignons à partir des déchets du café. Cette initiative a déjà créé environ 15 000 emplois dans le monde, le potentiel s’élèverait à 50 millions…

Toutes ces idées sont d’autant plus intéressantes qu’elles ne nécessitent que très peu de capitaux pour être lancées.

La globalisation nous fait oublier que la réalité, que notre plus proche, est locale : la macroéconomie est la somme des microéconomies.

En France, nous ne manquons pourtant pas de ressources naturelles. Alors où sont nos idées bleues ? A quand la technologie bleue pour générer des emplois bleus, durables, à forte valeur économique et environnementale ?  Et enfin, voir la vie en rose…

Sandrine LEMAN

Sources : Paris Match Novembre 2012, Wikipédia, Le monde Février 2013

Autre liens vidéos pour creuser le sujet :

Introduction à l’économie bleue  et The blue economy

Soyons enthousiastes pour notre avenir

Vous en avez assez … d’entendre chaque matin à la radio les informations alarmistes de notre monde, d’entendre parler de désindustrialisation, crise économique, crise bancaire, de sentir le  manque d’inspiration de nos politiques face à la période que nous vivons.  Eh bien, il existe pourtant un antidote aux idées noires, les Ted conférences ! La première édition du genre Tedx Saint Sauveur Square a eu lieu à Lille jeudi soir dernier  sur le thème « Désordre global, solutions locales ». Ce type d’évènement donne confiance en l’avenir et à la formidable époque de  changement que nous vivons !

image4- logo tedxEn écho des articles déjà diffusés  sur le blog de BEEZ&CO (« Tedx, l’effet WOW » de @DamienS et « être optimiste dans nos business en France 3ème épisode » de @carolinevalent) sur ce sujet, je vous propose un rapide rappel d’abord. Les conférences Tedx sont des déclinaisons « locales » en plus petit format des célèbres TED conférences nées en 1984 en Californie.

« Propagateurs d’idées » ces conférences nous invitent à un autre regard sur le monde à travers des témoignages, parcours de vie, expériences vécues, présentation de solutions innovantes, des idées, des initiatives à partager … Ces conférences connaissent aujourd’hui un véritable succès grâce à leur diffusion via les réseaux sociaux.

Médecin, professeur, entrepreneurs, artiste, fondateurs de mouvement de pensées, citoyens engagés,  les orateurs présents jeudi soir  ont interrogé notre regard sur le  monde  et le rôle que chacun d’entre nous  a envie de jouer demain. Point commun à certains d’entre eux ils ont  notamment insisté sur le rôle des réseaux sociaux et du collectif dans l’invention de solutions et l’émergence de nouveaux modèles économiquesBlog Tedx Saint Sauveur Square

Je vous livre quelques sujets abordés lors de la soirée, les vidéos seront consultables sur le site.

Voici quelques exemples d’initiatives enthousiasmantes :  création d’une plate-forme collaborative de crowfunding dédiée au micro-crédit Babyloan (1ère plate-forme européenne) pour rendre les plus démunis acteurs de leur propre vie, le site Sparknews qui propose des vidéos de journalistes relatant des initiatives éclairées de citoyens, Ouishare un site dédié à l’économie collaborative pour lutter contre le consumérisme et  de citer l’expérience de Joe Justice qui a construit la voiture la plus efficiante au monde grâce aux réseaux sociaux, défiant des temps records  de réalisation en recherche et innovation. Oui,  Internet peut changer nos vies si  on s’appuie sur la force du collectif. Il contribue à rapprocher les gens et fait partager les savoirs, les connaissances.

Grâce aux réseaux sociaux on s’affranchit du nombre, des distances et fait nouveau les individus collaborent de leur plein gré sans pression hiérarchique. Par ricochet ce mode de pensée 2.0 gagne l’entreprise et ré-invente le management. Et de s’interroger dans quelle mesure l’entreprise contribue-t-elle au bien-être des salariés ? 11% des salariés s’estiment engagés pour leur entreprise.

Un chiffre plutôt inquiétant pour la performance des entreprises. Ce manque d’engagement est le plus souvent lié à l’absence de prise en compte des idées des collaborateurs hors des circuits classiques de la hiérarchie. Or si l’entreprise décloisonnait son organisation et se pensait en contributeur de bien être de ses salariés,  in fine leur taux d’implication en serait d’autant augmenté ! C’est la thèse défendue par Isaac Getz qui l’a démontré  avec beaucoup  d’humour et de pertinence lors de son exposé.

La conférence s’est clôturée avec le témoignage de Marc de la Ménardière qui nous aMarc de la Ménardière rappelé à ce que nous sommes : des êtres vivants constitutifs de la nature, de la biosphère. Notre cartésianisme, les révolutions industrielles nous ont progressivement éloignés de notre état 1er. Entreprenant un tour du monde sur les acteurs du changement, il nous a questionnés sur l’industrialisation, notre mode de vie occidental (gaspilleur et consumériste)  et nous a invités à repasser un pacte avec la nature.

Je suis ressortie pleine d’enthousiasme de cette soirée et regonflée à bloc confortée dans l’idée que l’intelligence collective permet de soulever des montagnes mais aussi avec une grande humilité me disant que chacun à son niveau pouvait être acteur du changement et que oui,  nous aussi avions  comme ces orateurs des solutions à inventer pour faire progresser notre société.

Delphine COFFART

 

L’histoire digitalisée par Google

Il y a quelque temps, je vous posais la question : Are we Google-Human ? Google fait partie de nos vies et pense notre futur de manière technologique, mais que fait Google de notre passé, de l’Histoire avec un grand H ?
Il semble que Google la numérise …

En 2012,  Nelson Mandela Digital Archive a vu le jour sur la toile. Cette opération a été financée par Google à hauteur de 250 000 dollars.

Et même si cet article pose le problème des droits d’auteurs, sur lesquels il est judicieux de rester vigilants dans ce genre d’opération, je trouve cette initiative très intéressante. Permettre au plus grand nombre d’accéder à l’Histoire, et notamment à celle de Mandela, a pour but, à mon avis, de faire en sorte que l’expérience de certains profite aux autres (même si un dicton nous dit le contraire) … Afin que le plus grand nombre puisse s’inspirer de leurs actions et ne pas reproduire les « faux-pas » de l’Histoire ?

En attendant d’avoir le temps de découvrir en détail cette mine d’informations concernant Mandela et son histoire, je vous conseille, les jours où les choses sont moins faciles (car il y a des jours comme cela) de visionner cette vidéo. Vous pourrez y apprécier le poème Invictus (qui a inspiré le titre du film de Clint Eastwood sur une partie de la vie de Mandela), qui se termine par : « Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme ». Quand on sait que c’est Le Poème qui a permis à Mandela de supporter les années passées en prison, on se dit qu’il peut faire partie du best-of des encouragements parfois nécessaires pour relever les défis de la vie !

Bonne semaine à tous !

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Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Entreprendre en France… et s’exporter à l’étranger ?

Le saviez-vous ? Cette année, le salon des entrepreneurs fête ses 20 ans !

Effectivement hier et aujourd’hui au Palais des Congrès, Créateurs et Dirigeants d’entreprises exposent, débâtent, assistent à des conférences, agrandissent leur réseau… Pourrait-on se permettre de dire que cet événement est devenu incontournable, voire même qu’il « consacre » certains entrepreneurs ?

Je pense par exemple à Michel et Augustin, marque créée en 2004, Trublions du goût, comme ils aiment le dire, à la communication novatrice, ils ont plus que fait leurs preuves… Et Augustin PALUEL-MARMONT, Co-fondateur et Directeur général de Michel & Augustin, dont voici les 5 conseils qu’il adresse aux jeunes entrepreneurs, donne conférence au Salon des Entrepreneurs pour défendre l’idée : « If you can dream something, you can make it happen »… beau programme !

Et justement : « Make it happen » aux USA, c’est la mission que se donne NETVA… NETVA  pour « New Technology Venture Accelerator », est un programme (initié par l’ambassade de France aux Etats-Unis) de préparation et d’immersion sur les marchés américains des hautes technologiques destiné aux Jeunes Entreprises Innovantes (JEI) et à l’occasion du Salon des entrepreneurs NETVA lance l’appel à candidatures 2013, avec un atelier où les intervenants, très impliqués dans les éditions précédentes (manager, sponsors, anciens lauréats, formateurs), présentent le programme et sa réussite.

Echange avec Adrien Destrez (Deputy Scientific Attaché – Office for Science and Technology – Consulate General of France in Boston) :

« La première édition a été mise en place en 2010 par le poste de Boston de la Mission pour la Science et la Technologie (service de l’ambassade de France aux Etats-Unis) après une version-test réussie en 2009. L’objectif était de faire bénéficier les atouts de l’écosystème entrepreneurial de Boston, un des plus dynamique au monde, à de jeunes entreprises innovantes françaises en phase d’internationalisation. Ainsi, les entrepreneurs français sélectionnés se voyaient offrir l’opportunité d’approcher le marché et surtout les partenaires technologiques américains afin d’assurer leur avenir ou leur développement. La priorité était donnée aux jeunes entreprises issues du systèmes académique et scientifique (université, écoles, organismes de recherche, etc.) ou d’incubateurs, de pépinières ou de technopoles.

Avant d’envoyer nos entrepreneurs sur le territoire américain, bien différent de l’Europe et à fortiori de la France, il était essentiel de les former aux us et coutumes entrepreneuriales locales. Ainsi, une formation de deux jours était dispensée à Paris, deux mois environ avant la semaine d’immersion aux E.U. Les entrepreneurs pouvaient alors bénéficier de conseils d’experts et de consultants français et américains sur la manière d’approcher le marché des hautes technologies aux E.U. Ils bénéficiaient aussi de conseils personnalisés à leur entreprise. En 2012, une troisième journée s’est ajoutée au programme, destiné aux candidats non sélectionnés et aux entrepreneurs français en général. Avec près de 200 personnes, cet événement a montré l’intêret des entrepreneurs français pour les E.U. 

A la suite de ces journées de formation, chaque entrepreneur lauréat bénéficie du suivi personnalisé d’un mentor unique qui l’accompagne jusqu’à sa venue sur le territoire américain et assure sa mise en relation avec les acteurs clés.

L’immersion aux E.U. était initialement limitée à Boston mais San Francisco, pour sa proximité avec l’écosystème le plus dynamique du monde, la Silicon Valley, s’est greffé au programme en 2012. Durant une semaine intense, les entrepreneurs bénéficient de rencontres personnalisées avec les acteurs clé (organisées au préalable par l’équipe NETVA), de participation à des énévement majeurs (comme MassChallenge, la plus grande « business plan competition » du monde) et des séminaires de préparation et d’optimisation de la stratégie d’approche des marchés américains (sous forme de « workshop » tous les matins, par des consultants/experts locaux qui apportent une formation vraiment unique et presque introuvable en France).

Les retours des lauréats sont jusqu’ici très bons. Généralement, ces derniers ne s’attendent pas à ce qu’il leur arrive, certains parlent de « claque professionnelle » tellement la manière de faire du business aux E.U. est plus franche et dynamique qu’en France. Si certaines retombées sont mesurables, avec des contrats et des partenariats scientifiques signés au terme de la semaine, c’est plus l’effet d’accélération qui est important ici. Pour des startup en biotechnologie par exemple, le développement (phase de recherche, phase pré-clinique, phase clinique, demande de mise sur le marché, commercialisation, etc..) est extrêmement longue (généralement plus de 10 ans), et c’est là que NETVA peut vraiment apporter de l’aide à la startup en mettant en relation avec des partenaires prestigieux comme la Harvard Medical School en 2012, par exemple.

Une chose importante à garder à l’esprit : NETVA n’est pas un programme de business-développement mais un programme de formation et d’exposition pour les JEI présentant un grand potentiel à l’international.

Après 3 éditions, le programme a gagné en maturité et en visibilité, grâce à des partenaires de haut niveau (Microsoft Bizpark à Paris met à disposition ses prestigieux locaux et une équipe logistique pour l’événement de formation en France). L’extension à San Francisco a fait doubler le nombre de candidatures (de 30 à plus de 60 en 2012). Nous sélectionnons maintenant 5 candidats pour Boston et 5 pour San Francisco. Nous touchons aussi plus de monde avec nos outils de communication (plus de 100 000 personnes). »

Les candidatures sont possibles jusqu’au 7 avril 2013, ça vous tente ?

Tous les renseignements sont sur leur site et ici leur présentation vidéo.

And don’t forget : « If you can dream something, you can make it happen » :)

 

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Le Biomimétisme ! Innovation ?

Léonard de Vinci disait à ses élèves : « allez prendre vos leçons dans la nature ».

Pour mettre en pratique ses conseils, il a étudié le vol des oiseaux et longuement observé l’anatomie de leurs ailes. C’est ainsi qu’il invente l’ornithoptère, une machine semblable à des ailes d’oiseau activées par la force humaine.
Chaque époque a recherché dans la nature des solutions à ses problèmes techniques…

Les Inuits auraient bâti leurs igloos en imitant la tanière de l’ours blanc.

Le biomimétisme, késako ?

Le biomimétisme est l’application des formes et mécanismes du vivant à de divers domaines techniques. Le terme est alors synonyme de bionique, plus couramment utilisé. Le terme vient du grec, bios (vie) et mimesis (imiter) et donc on peut parler du génie de la nature. Depuis 3,6 milliards d’années, les organismes et leurs tissus et processus se sont parachevés par tâtonnements. Le domaine émergeant du biomimétisme a donné naissance à de nouvelles techniques inspirées par cette ingénierie biologique à la grande échelle et à l’échelle naine. Quelques exemples …

Des champignons cultivés sur les déchets du café
Le café est un produit de grande consommation générant l’un des plus importants volumes de déchets. Après l’ensemble des traitements et transformations pour qu’il arrive chaud et savoureux dans notre tasse, c’est 99,8% de la biomasse qui est perdue (sans compter la capsule !).

Or la caféine contenue dans ces résidus stimule la croissance du mycélium, à tel point que l’on peut faire pousser des champignons tropicaux- shiitaké, maitaké- sur ces déchets en seulement trois mois au lieu de neuf, et des pleurotes en moins de trois semaines.

Des rasoirs en lames de soie

Certaines araignées et des vers de muriers produisent de la soie qui dépasse les performances du titane. En roulant sur la peau, ces fils peuvent retirer les poils des barbes légères avec l’avantage de ne jamais couper la peau.

Les formes comme source d’inspiration
L’imitation de la forme ou de l’allure d’une espèce vivante permet d’améliorer l’impact des technologies sur l’environnement et de faire des économies d’énergie. Dans le domaine des transports, les oiseaux sont une première source d’inspiration mais il y a aussi les poissons et les mammifères marins.

Par exemple le TGV japonais, le Schinkansen, traverse de nombreux tunnels qui provoquent une résistance et donc une perte d’énergie. Les ingénieurs ont remarqué que le martin-pêcheur passe de l’air dans l’eau sans perdre beaucoup d’énergie. Ils imitent la forme du bec avec un résultat étonnant : consommation électrique en baisse et plus grande rapidité. Le vol silencieux du hibou est dû aux plumes dentelées sur les ailes. Les ingénieurs japonais s’en inspirent pour diminuer le bruit du train.

Apprendre des écosystèmes pour mieux se soigner

Pendant très longtemps nous avons compté sur les végétaux pour élaborer des médicaments. Pourtant à la fin des années 70 les plantes ont cessé d’être les seules candidates pour la recherche en pharmacologie, la chimie de synthèse et la biologie moléculaire les ont quasi remplacées. Aujourd’hui nous assistons à un retour des plantes pour des raisons financières mais aussi idéologiques… L’étude des animaux et les échanges avec les peuples qui ont continué à se soigner avec les plantes locales, sont source d’inspiration.

Apprendre des écosystèmes encore et toujours !

C’est Janine BENYUS, l’ingénieuse biologiste américaine qui a élaboré le concept de biomimétisme. A partir de sa passion : observer le monde du vivant, elle a imaginé mille manières de copier la nature. Elle est convaincue que l’on pourra résoudre un certain nombre de nos problèmes quotidiens en reproduisant les schémas et procédés de fabrication des organismes vivants.

Alors, hasard ?

Alors qu’il est question  de management biologique, est ce un hasard si le thème de l’année 2013 BEEZ&CO est l’écosystème ? Sommes-nous des penseurs vraiment idéalistes de vouloir repartir des fondements biologiques de l’écosystème pour essayer de poser ou de distinguer des nouveaux modèles d’entreprises ? Réponse dans quelques semaines…En attendant les résultats de nos ateliers, je reprendrai le sujet du biomimétisme pour présenter ses vertus économiques.

Sandrine LEMAN