Monthly Archives: décembre 2012

Le collaboratif inspire les jeunes entrepreneurs

Nouvelle génération d’entreprise

En ce dernier jour de l’année, j’ai envie de partager l’histoire de la naissance d’une nouvelle aventure entrepreneuriale, qui, je pense, amène espoir et donne un exemple du « faire ensemble » que j’affectionne. Contourner les contraintes de la crise que nous traversons, agir pour protéger la planète… et cela, tout en construisant un business rentable.
Ce sont de belles « résolutions » dont on peut s’inspirer pour 2013…

Ils sont jeunes, 23 ans, et viennent de terminer leurs études (HEC Entrepreneurs), Claire Cano et Idris Hassim se lancent dans l’entrepreneuriat avec LuckyLoc.

Leur activité fait partie de ces nouvelles générations de business autour de la mobilité. Pas celle du mobile, mais celui des services autour des transports, en particulier ceux qui révolutionnent notre rapport à l’usage de la voiture. LuckyLoc rejoint la famille des services développés par des nouveaux acteurs comme eux ou les grands acteurs du marché de l’automobile, tels que PSA, Renault, Michelin…

Depuis début décembre, LuckyLoc.com vous propose de ramener des véhicules de location à leur lieu d’origine et de bénéficier, en échange, d’une location à 1€ par trajet… Même pour un camion de déménagement. Seules conditions : Un permis valide et une carte bleue à votre nom.

Genèse du projet entrepreneurial

Claire vient de Bretagne et part à l’étranger après son intégration à HEC. Elle y découvre l’entrepreneuriat, des start-up inspirantes. Elle nous raconte :
« Tout part d’un voyage, celui que j’ai fait en 2009 en Nouvelle Zélande, où j’ai découvert un moyen très pratique pour voyager à l’œil : demander en agence s’ils n’avaient pas des véhicules à rapatrier. La pratique est courante là-bas. Elle l’était surtout pour les « vans » que les gens louent en Nouvelle Zélande pour voyager, des petits camions pour parcourir le pays à la mode hippie.
Et puis de retour en France, je me suis dit que ce concept devait bien exister chez nous, car que nous avons encore plus de loueurs de voitures sur le territoire français qu’en Nouvelle Zélande. Et non, cela n’existait pas. »

La graine est plantée dans l’esprit de Claire… En dernière année à HEC, elle décide de se pencher sérieusement sur le sujet et rencontre Idris, qui avait déjà créé une entreprise et une association pendant ses études à Montréal. « Nous avons commencé à sonder les loueurs de voitures qui ont exprimé un réel besoin de trouver des solutions logistiques complémentaires au camion transporteur et au train pour déplacer leurs véhicules. »

Idris est Malgache. Il a passé quatre années d’études à Montréal , période pendant laquelle il a vécu ses premières expériences de création sous la forme d’une association et d’une entreprise. Après un détour par la Thaïlande, il termine ses études en France en suivant la formation HEC Entrepreneurs et fonde LuckyLoc.

Le concept Luckyloc

logoLL« LuckyLoc.com est en ligne depuis début décembre, et nous travaillons avec deux loueurs aujourd’hui, FlyCar et Car’go. Flycar propose essentiellement des camions utilitaires à rapatrier, on peut désormais déménager en aller-simple pour seulement 1 € la location ! Nous allons aussi avoir bientôt des voitures, pour partir en week-end gratuitement.

La vocation de LuckyLoc est de proposer un réel service « d’opportunité », un peu comme lorsque vous allez regarder sur  TrocdesTrains s’il n’y a pas un ticket Prems pour votre déplacement. C’est une alternative au covoiturage, et puis nous espérons que cela pourra permettre aux gens qui n’ont pas de voiture de se déplacer plus facilement.
Notre objectif est de travailler avec de plus en plus de loueurs pour enrichir l’offre, qui est, au lancement, limitée à quelques destinations. Nous devons aussi nous faire connaître davantage, pour cela nous nouons des partenariats avec des sites internet de covoiturage, de déménagement low cost, etc…»

En louant votre voiture à un euro, vous pouvez également proposer les sièges restant disponibles à des « co-voitureurs » et ainsi avoir la possibilité de partager les frais d’essence et de péage.
LuckyLoc s’adresse aux 41 % des habitants des grandes villes et aux 19,5 % des Français qui n’ont pas accès à la voiture.
Claire et Idris s’en souviennent, étudiants à Paris venus de province, rentrer voir leur famille pendant les vacances, ou le week-end, constitue un vrai budget qu’il est parfois difficile de rassembler…
Sans oublier que de nombreuses familles rencontrent des difficultés à partir en week-end ou en vacances, faute de moyens…

Nous sommes décidément entrer dans l’ère de la consommation collaborative. Claire et Idris poussent même le concept vers « l’économie collaborative »en associant besoins des consommateurs, et intérêts des entreprises loueuses. De plus, les uns s’entraident en choisissant si besoin le co-voiturage (réduction des coûts dus au trajet) et les autres apportent conseils et services jusqu’à proposer aux utilisateurs de LuckyLoc des solutions pratiques, ou encore de conter leur voyage/déménagement (rendu possible grâce à la location à 1€).

Le modèle économique LuckyLoc

« Nous gagnons notre vie en demandant aux loueurs une contribution pour le service, à la hauteur de 50% des frais actuels de déplacement de véhicules (de ce que leur coûte un rapatriement en camion ou en train). »

Et Claire précise :
« Nous avons la chance d’être accompagnés dans notre lancement par l’incubateur Paris Pionnières, les femmes entrepreneurs à Paris, et aussi le tout jeune incubateur Accur’incub, l’incubateur de la société Accuracy nous héberge et nous suit quotidiennement. En effet, créer une société seuls n’aurait jamais été possible! »

Cet esprit de la “débrouillardise” n’est pas sans rappeler les débuts de AirBnB, par exemple, et c’est une réussite au moins à cette hauteur que je souhaite à LuckyLoc !

Merci Claire pour nos échanges et bravo pour votre initiative.

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI 

 Source images : LuckyLoc

Vivre le lâcher prise

Je veux partager ici mes lectures et expériences liées au lâcher-prise… Une thématique très tendance aujourd’hui, peut être si difficile à expérimenter… Et pourtant préconisée aussi en stratégies d’entreprises, notamment au travers du blog de Robert Branche qui m’interpelle souvent.
Oui mais… comment ça marche, comment laisser de côté pour un instant égo et mental ?
Les possibles sont multiples : je ne focaliserai pas trop longtemps sur les vertus que je connais et reconnais au Spectacle Vivant (une de mes passions) si ce n’est à dire que lors d’un atelier avec les jeunes de l’Ecole de la 2ème chance Grand-Lille, Gilles Bouillon, metteur en scène ingénieux et fougueux du centre dramatique régional de Tours, insistait sur le moment de respiration commune, de conscience, de présence à son corps et à la troupe, qu’il impulse auprès des jeunes comédiens de sa compagnie juste avant une représentation.
N’hésitez pas, si cela vous inspire, à suivre son travail sur scène pour vivre le jeu et la folie douce avec sa Compagnie.
Des discours, des leçons, des exemples de lâcher-prise certes mais qu’en est-il de ma propre expérience ? J’ai juste envie, ici, de vous faire partager les mots que j’ai mis sur ma pratique du yoga (chacun son truc).

Ou mes 20 vraies fausses bonnes raisons (ou le contraire) de pratiquer le Yoga depuis plus de 2 ans :

1-Réviser constamment droite et gauche pour éviter d’être toute tordue et au contraire retrouver le fil, l’équilibre, la joie de la posture même quand on n’a pas la latéralisation intégrée

2-Sourire des genoux, écouter ses épaules rebelles, desserrer les mâchoires, en bref sentir et ressentir son corps des cheveux aux petits orteils, ses messages et ses envies peut-être

3-Avoir le public du Stade de France qui se bouscule dans le cerveau mais en quelques instants retrouver une unité, son esprit d’équipe intime, un petit «lâcher-prise»

4-Economiser un massage du dos et du ventre : l’esthéticienne de rêve ou le superbe kiné ont de toute façon des tarifs et horaires dissuasifs par rapport à l’auto-massage

5-Apprendre à respirer : revenir à l’histoire du 1er cri mais en être simplement conscient

6-Connaître l’animal qui est en soi : se prendre pour un chat, un chien, un cobra, une gazelle et pourquoi pas un ours !

7-Voir la vie en couleur car quand on ferme les yeux, selon les jours, nos paupières cachent les teintes de l’arc-en-ciel… En tout cas, on n’ est jamais dans le noir

8-Etre connecté au monde !

9-Se croire spirituel(le) alors que ce qui compte reste le chemin, le détachement progressif et les joies du quotidien : un cocktail qui finira par ressembler à la sérénité

10-Apprendre à dire Oui ou à dire Non, savoir que les paires d’opposées font la vie

11-Songer que l’énergie de la terre remonte en soi et qu’infiniment petit(e), on est digne de saluer le soleil… qui nous le rend bien

12-Se mettre sur la pointe des pieds en fixant un arbre et croire que le contraire se passe : être une partie du grand tout et tenter furtivement l’Harmonie

13-Etre toute sensible à un vocabulaire qui n’est pas que tendance : sérenpidité, gratitude, zen, intuition et vie et continuer une collection de mots

14-Avoir un vrai Rendez-Vous dans la semaine : une heure avec SOI, celle durant laquelle mari, enfants, poisson rouge ou permis à points ne comptent presque plus
15-Oser les positions incongrues et se remémorer des situations vécues comme ridicules alors que justement on regardait le monde d’une autre manière

16-Bailler de la cage thoracique à la main droite ou inversement et ne pas s’ennuyer du tout

17-Savoir que le cœur a sa raison que la raison ne connait pas… Et que pour le cœur symbolique c’est plus fort encore

18-S’entendre dire au boulot «ah tu fais un cours d’essai de yoga ce soir» alors que cela fait plus de 2 ans que tu t’ y adonnes (ça ne se voit pas encore ?)

19-Savoir, sans prétention, sans effort, sans compétition que ton purucha et ta shraddha te confirment qu’il n’ y a pas de honte à aimer ça

20-Avoir des fixettes, visualiser du positif, ressentir des mots de l’intérieur et attendre la petite phrase : «il n’y a pas de hasard, il n’y a que des Rendez-Vous» (merci Paul Eluard)

En remerciant vivement et sincèrement la juste, libre et souriante Céline sur ce chemin là ! 

Je sais aussi que la dérision et le sourire font partie de l’exercice, un petit lien à propos des massages ayurvédiques vous fera de l’effet, ici.

Et vous : Étudiants, décideurs, blogueurs, digital clients, acteurs du monde, comment osez vous le lâcher-prise ?

Sandrine DOVERGNE 

E-CO-SYSTEME – épisode 2

Innover en alliant réflexion intellectuelle et expérience terrain. Hier, nous expliquions que le thème de réflexion que propose BEEZ&CO en 2013 sera l’Ecosystème. Nous partagions la complexité d’un tel sujet. Et nous évoquions le défi que nous avons décidé de commencer à relever la semaine dernière avec une vingtaine de personnes aux sensibilités et expertises différentes,  théoriciens et praticiens. Le groupe dont je vous parle, nous l’appelons « La Quadrature du Cercle ». Il est constitué d’une « bio diversité » d’experts. Ce cercle de reflexion est plus qu’un Think Tank aujourd’hui. « La Quadrature du Cercle » s’en inspire dans sa démarche d’ouverture et d’indépendance ainsi que sa volonté de publier le contenu réfléchi. Elle recherche surtout à développer la « connaissance par la réalité » pour la mettre au service des décideurs.
Le challenge est de faire œuvrer théoriciens (intellectuels de différents domaines d’expertise) et praticiens (décideurs de différentes typologies, experts de la réalité du terrain) ensemble afin de produire un projet de  réflexion cible par la technique du questionnement (posture intellectuelle). Et on se laisse imaginer que La Quadrature du Cercle puisse aller jusqu’à accompagner sa mise en application… mais ce sera l’histoire qui nous le racontera. BEEZ&CO veut valoriser la connaissance en la rendant la plus applicative possible. BEEZ&CO veut inspirer, nourrir, et être un outil au service des décideurs afin qu’ils vivent leur propre changement. La rencontre entre la Quadrature du Cercle et les décideurs  se fait au travers de séances de co-réflexion en amont des ateliers de « Controverses ». Les ateliers permettent de co-produire des raisonnements nouveaux au point de changer de paire de lunettes et de revoir ses propres paradigmes. Ils ont pour objectif de livrer un ou plusieurs projets cibles pour les décideurs. Pas de solutions, ni de théories uniques, mais un principe de co-réflexion et de co-production d’un projet ou plusieurs cibles afin de ne pas perdre le sens du concret, celui du terrain. La première édition de ces ateliers de Controverses est prévu en 2013 lors de notre prochaine journée BEEZ&CO en juillet.

Le fruit des premières co-réflexions : L’écosystème est un beau sujet, une belle déclinaison et une richesse de questionnements qui nous amènera certainement à pousser le sujet au delà de 2013. Alain M. et Maxence M. ont témoigné de leur expérience et de leur analyse faisant part de l’importance de l’altruisme comme moteur du mouvement, de la dynamique. Pierre D. et Isabelle D., en confrontant leurs travaux d’expertise se rendent compte du point de convergence entre les systèmes d’organisation et le système de leadership. A les voir aux tableaux challenger leurs propres schémas, on ose imaginer l’émulation intellectuelle que peuvent provoquer nos expériences de la « connaissance par la réalité » dans le cadre de nos ateliers de « Controverses ». A chaud, nous retenons quelques mots : vision, situation, leadership, altruisme, individu, collectif.

Réfléchir sur le sujet écosystème demande d’abord de définir cette notion ;  pas aussi simple notamment en comparaison des notions de réseau et de communauté. Nous avons partagé que nous sommes naturellement tous dans un écosystème. Nous avons parlé en amont sous l’expression de « Le Business sous un autre regard » de modèles d’organisation et de création de valeurs  pour traduire la notion de Business. Chekib G. a même résumé sa propre définition du projet BEEZ&CO « comment arriver à trouver le bonheur dans le business », faisant rebondir Isabelle D. sur la question de la capacité d’adaptation des entreprises/modèles d’organisation à créer de la valeur autrement, qui fut une des conclusions dIsam S.  L’enjeu serait de savoir l’identifier et de savoir l’utiliser afin de créer une chaîne de valeurs. Le sujet doit être justement positionné et apporter un intérêt certain pour des décideurs.

Nous retenons  qu’il sera important d’utiliser la partie conférence afin d’exposer le sujet et de guider sa compréhension (donner une grille de lecture) et d’orienter le sujet afin d’être réellement agitateur. La prise de conscience de l’écosystème, comment être un acteur actif (ne pas être là pour subir)  semblent être des pistes pertinentes. La rente relationnelle (notion  utilisée par les chercheurs en stratégie et management des organisations) sera certainement un des enjeux de réflexion et de questionnement afin d’aborder comment un écosystème (une valeur de partage) peut ou pas être un générateur de valeurs ?

Parler d’écosystème implique de confronter écosystème naturel (comme Aurélie D. le précisait « ce qui perpétue la vie ») à écosystème artificiel (pour reprendre les mots de Patrick B.) celui qu’on modélise afin de développer notre « business » d’affaires, créer de la valeur. Nous avons poussé la réflexion jusqu’à parler de « coopétition » notion citée par Marie Anne G. en écho d’un exemple de modèle inspiré de l’écosystème des fourmis dans le cadre de l’entreprise française Air Liquide évoqué par Florence R.. Est-ce que l’écosystème est une stratégie ? ou est un état de fait ? Doit-on savoir dans quel écosystème nous évoluons ? Est-ce cela l’enjeu ? Comment un écosystème va diffuser, rayonner ? Et l’écosystème est-il un super réseau ?

Aborder le  sujet écosystème n’est pas tâche facile, il provoque la controverse et pousse au questionnement. Ce que nous avons vécu cette semaine est sans doute la situation que nous avons envie de provoquer auprès de décideurs dans nos ateliers  »Controverses » en juillet 2013. A l’issue des 3 commissions de co-réflexion de décembre, la Quadrature du Cercle va se réunir à nouveau en janvier afin de choisir l’angle d’approche qui sera retenu lors de la première édition.

Vous l’avez compris, BEEZ&CO veut prendre sa place dans les acteurs du changement. Il veut défendre l’idée que le business  (la création de valeurs) peut être développé autrement et que chacun d’entre nous est acteur du mouvement, de la dynamique de développement s’il prend conscience de l’écosystème dans lequel il évolue et fait appel à sa capacité d’adaptation et d’interactions, qui en fin de compte est naturel. Il suffit de réveiller nos sens. BEEZ&CO se veut être un projet fédérateur, indépendant et actif. Sa raison d’être est le travail en réseau (par la connexion) , la création d’interactions (par la co-réflexion) , la création d’une communauté réelle et virtuelle d’individus convaincus et prêts à vivre le changement,  à porter d’autres paires de lunettes, afin de voir le monde qui nous entoure de façon globale. BEEZ&CO défend une forme de leadership reposant sur l’action de l’individu sur le collectif et inversement… le « CO ».

Merci à Isabelle Deprez, Pierre Daniel, Maxence Brachet, Alain Mahieu, Isabelle Decoopman, Isam Sharhour, Chekib Gharbi, Sandrine Dovergne, Florence Roussel, Nathalie Menet, Patrick Blancke, de vos éclairages de fin d’année. Ils seront la lumière qui guidera nos propositions concrètes en 2013 et au delà …

Et vous chers lecteurs, si le sujet vous interpelle, attise votre curiosité, déclenche une envie de participer car vous avez des réflexions à partager, nous sommes en attente de votre connaissance, de votre expertise, et serons heureux de vous compter parmi La Quadrature du Cercle… virtuelle ou réelle.

A suivre…

Caroline VALENT

E-CO-SYSTÈME – épisode 1

Ecosystème, Business sous un autre regard ?  En cette période de fin d’année, BEEZ&CO lance un pari pour 2013. Après le thème de « La force de la relation, génératrice de valeurs » traité sous un format de conférences et de tables rondes en juin, nous avons décidé de lancer la réflexion et la controverse sur le sujet Ecosystème, en 2013. Nous donnerons rendez-vous en cours d’année afin de partager et de faire bouger les lignes de pensée de chacun sous l’angle « E-CO-SYSTEME ». L’objectif est de se confronter au questionnement que provoque ce sujet : vaste, large et d’interprétations diverses… mais dont les enjeux multiples et importants sont utiles pour comprendre notre époque, car ils soulèvent également des questions autour des sujets réseau, communauté, valeur de partage, rente relationnelle, sans parler des interactions entre individus et de la co-construction. Lors d’une séance de préparation, la semaine dernière, nous avons été plusieurs à mailler nos idées sur ce thème qui nous amène à nous interroger sur nos organisations et nos modes de fonctionnement entre individus ; entre hier, aujourd’hui, et pour demain… surtout. Faisant appel à nos différentes connaissances et expériences, nous avons tenté de démêler les fils de cette pelote, en explorant cette notion dont nous maitrisons plus ou moins son sens profond. Les échanges ont été riches, interpellants, chahuteurs et  provocateurs… c’est bon signe…

Continuer à évoluer dans son écosystème et le faire évoluer
Le thème a soulevé un certain nombre de questions, et quelques-unes essentielles, sur notre capacité en tant qu’individu à nous adapter face à notre environnement pour continuer à évoluer dans notre écosystème et le faire évoluer.

Nous étions une vingtaine de personnes de différentes sensibilités intellectuelles, et d’expériences variées, à nous prêter au jeu de la réflexion sur ce que peut être l’enjeu de l’écosystème pour notre développement. Nos réflexions croisées, dirigées sous l’éclairage de quelques experts pointus sur le sujet, ont montré que l’écosystème n’est en rien un modèle d’organisation mais qu’avant tout il est naturellement autour de nous. Et c’est là où tout se complique.

Depuis que le monde est monde,  notre écosystème naturel est le bio-environnement. Il crée un équilibre, il perpétue la vie. Et depuis, l’homme, s’inspirant de ses modèles, invente les écosystèmes d’affaires (1996 avec les théories de Moore…depuis d’autres théoriciens ont donné leur propre définition), en modélisant  nos organisations afin de créer de la valeur. Cette dernière mérite d’ailleurs d’être définie afin de traduire les différentes performances, pas seulement économiques. On parle alors de chaînes de valeurs.

Décidément, tout cela justifie réflexion et confrontation à la réalité pour tous ceux qui croient en l’importance et l’urgence de pousser ses propres raisonnements à une maturité de pensée sur les enjeux d’aujourd’hui et de demain, afin de créer de la richesse pour soi et pour tous. Alors suivez-nous! … Demain mardi, vous en saurez plus sur le fruit de nos co-réflexions.

Caroline VALENT

Quand le partage change la consommation et la rend Co-llaborative

Avec le web, le consommateur est aujourd’hui consomm’acteur, il se regroupe pour consommer différemment, il collabore pour mieux acheter, mieux utiliser …

On ne compte plus le nombre d’applications mobiles où il est possible de donner son avis sur des lieux, des produits. On ne compte plus le nombre de sites pour co-voiturer, co-utiliser des machines à laver … Pour co-partager l’utilisation de nos « outils », qu’ils soient physiques ou virtuels, de la scie sauteuse à celui de données en « open source » … Pour échanger des services : de la tonte du gazon contre babysitting ou pose de carrelage … Pour revendre le vélo du petit dernier afin d’acheter sa nouvelle console. Le « consommateur internaute », moi, vous, nous, réfléchit pour dépenser utile et mieux, afin de moins gaspiller.

Le client « digital » a le « pouvoir » de donner son avis sur la toile, de se passer de certains intermédiaires … Vaste sujet que les « vendeurs » intègrent de plus en plus à leur campagne marketing.

Sur cette « thématique » de « faire ensemble » et de façon plus « intelligente », l’internaute se fédère, se rassemble, se reconnaît, se met en réseau … La toile a vu hier la mise en ligne de Newmanity (en version Beta), un réseau social qui se veut être celui de « celles et ceux qui aspirent à une société plus humaine, plus écologique et plus responsable » pour « le plaisir d’agir au quotidien pour soi et pour le monde ». On peut y créer et partager un événement, voir les stages et formations disponibles, y donner des conseils, échanger les places d’un concert … et faire sa bonne action du jour. Mais aussi se connecter à d’autres, participer à des forums et discussions. A suivre…

Il est évident que nous reviendrons sur le sujet sur ce blog, car ce « nouveau » mode de fonctionnement du consommateur, qui n’est plus une nouveauté aujourd’hui mais une évidence, fait partie des impératifs que nous devons absolument prendre en compte pour construire nos business d’aujourd’hui et de demain. C’était d’ailleurs le thème de la dernière conférence de Marketing et Business et Aurélie vous en parlera la semaine prochaine.

 BEEZ&CO

Nous sommes les bébés de la planète

Qui a vu le Salva’s snow show ou plutôt qui ne l’a pas vu ? Qui a entendu parler de la 3° révolution industrielle de Jeremy Rifkin ou qui a participé au  World Forum ? Encore une fois, dans nos intentions de vivre intensément l’instant présent et les présents de l’instant, je ne peux m’empêcher de trouver des rapprochements entre ces 2 temps forts qui ont eu lieu à Lille.

Le propos de  Jeremy Rifkin a débuté par « Nous sommes les bébés de la planète » puis dans un développement pédagogique minutieux, il nous a rappelé que, selon sa théorie, cette 3°Révolution sera horizontale dans une société latérale, c’est-à-dire dans laquelle nous sommes tous connectés par des outils mais surtout par l’empathie … Sur ce point, des images en disent plus long sur les « homo empathicus » …

Dans son envie de mieux utiliser les énergies et d’impulser une société du partage, il aspire, espère,  suppose un changement des mentalités en cours et en UNE génération !  »Partageons l’énergie comme l’information » déclare-t’il et encore « Nous nous voyons comme des oeuvres d’art inachevées. Nous passons de plus en plus de temps à corriger, à améliorer notre corps. Nous sommes toujours en formation, jamais finis ». Voilà pour faire synthétique, évidemment on adhère, on triture, on malaxe la vision, les grands décideurs tels  que Vianney Mulliez préfèrent parler de Mutation, déjà on s’approprie l’idée, le défi. Quant à moi, Sandrine, en tant que femme, humain, être social, et professionnel, si on évoque l’énergie et empathie, mon petit clown s’éveille : celui qui me mène par le bout du nez.


Le Clown qui réveille notre esprit d’enfant 

Au fond de nous, tellement unique, ou sur Scène, le clown est plutôt drôle, plutôt triste, plutôt gauche … En tous cas il ne se prend pas au sérieux : fantaisie, poésie, incertitude, démesure, surprise, présence à soi et au monde, invention, le SLAVA’S SNOW SHOW nous a conviés à une «  bulle de bonheur » : Pour tous les publics comme ceux  du Colisée, lors des représentations de Slava, nous avons retrouvé l’enfant en nous, le fameux «  bébé de la planète terre » : prêts à rire, à s’émouvoir, à désapprendre, à faire simple… Un peu de douceur dans un monde complexe. Le monde, notamment celui de l’entreprise,  est incité à la créativité, à changer sa manière de négocier la réalité, les prévisions, les modèles : cela me rappelle les propos de Christian Guellerin, directeur de l’école de design de Nantes Atlantique venu témoigner dans Osons la France  qui proposait simplement cette méthode : comment avec ce que je sais faire,  je suis en capacité de faire autre chose ? Comment avec un porte-manteau j’émerveille le monde ?

Changer les paradigmes, avoir les yeux ouverts au monde qui change, avec et par nous, est une vraie opportunité dans le spectacle vivant, univers d’expression que je vis au quotidien… Etre « spect-acteur » du monde dans lequel on agit n’est plus un vain mot, comme tout interagit, c’est une possibilité de stimuler l’évolution, la mutation, la « REVE olution » !  Et encore, je pourrais vous parler de la conférence «  oser un nouveau modèle d’entreprise », dont j’ai retenu une phrase clé fut « grandir sans grossir »  sous-entendu sans perdre son âme, alors là évidemment l’image de François Morel en grand  Mamamouchi dans le Bourgeois Gentilhomme était directement associée ! Quel clown aussi ce MOLIERE.

Pour clore mon propos enthousiaste, une citation de Catherine Germain,  Le clown Arletti, vingt ans de ravissement : « faire rire est délicieux, faire rire une salle est de la joie pure ! »

Sandrine DOVERGNE 

Sandra aime (maintenant)


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Pour commencer la semaine en douceur, je vous propose un intermède culturel.
Non, plus :  une émotion créative.

Nous vous avons déjà, plusieurs fois, parlé de Sandra Reinflet. En effet, son premier livre Same same but different fait partie des ouvrages qui ont inspiré notre action. Sandra avait aussi accepté d’être notre « autre regard » lors de La Journée de conférences BEEZ&CO, en juin dernier, et vous avez pu découvrir, récemment, ses interventions lors de cette journée et sa conférence, en visionnant les vidéos que nous avons déjà partagées avec vous.

743_482197598490993_1307511192_nLe 29 novembre dernier, le dernier ouvrage de Sandra est sorti dans toutes les bonnes librairies. Avec Je t’aime (maintenant) Sandra nous confie ses 24 histoires d’amour, celle avec son père, celle avec le héros de sa série préférée… 24 histoires d’amour, comme les 24 heures d’une journée. Pour chaque histoire, le souvenir gardé de « l’histoire d’amour » et sa rencontre « dans le présent » avec ceux qu’elle a aimé. A leur tour, ces personnes partagent avec nous une de leurs histoires d’amour. Entourés des photos de Sandra, tous ces souvenirs nous connectent à toutes ces rencontres qui ont compté pour nous et pose la question de ce qu’il nous reste en mémoire quand une histoire se termine, de ce que cela laisse en nous, de comment cela nous construit.

Sandra la voyageuse, partage avec nous, dans ce livre, tout comme dans Same same but different, son voyage à la rencontre des autres. Elle nous ouvre l’esprit, nous rappelle à quel point être créatif et fidèle à soi-même est une force.

Comme j’ai eu la chance d’être de ceux qui était jeudi dernier à la soirée de lancement de Je t’aime (maintenant) au Thé des écrivains, je partage avec vous ici quelques photos de cet événement riche en émotions.

Lors de la soirée Sandra a lu un extrait de son livre.

Image de prévisualisation YouTube

Sandra a aussi chanté, car oui, Sandra est aussi chanteuse sous le pseudonyme de Marine Goodmorning, alors pour vous donner envie de découvrir également ce talent qu’elle partage avec nous, je vous laisse écouter Lover dose, chanson qu’elle a écrite avec Erwan Larher.

Image de prévisualisation YouTube

Et si l’envie vous pousse à vouloir en entendre davantage, voici deux autres chansons écrites par Sandra/Marine Goodmorning : Forever 24 heures et Mens-moi.
Et en bonus Escucha abandonanda et Les bêtises.

Vous l’aurez compris, j’ai déjà dévoré Je t’aime (maintenant) et je vous invite, sans retenue, à en faire autant !

Merci Sandra ! A très bientôt j’espère, pour une nouvelle aventure.

Edit du 14/12/12 :

soirée sandra reinfletHervé Pauchon, de « Un temps de Pauchon » – France Inter, était à la soirée de lancement du livre de Sandra…
Alors pour « entendre » l’ambiance de cette belle soirée et écouter Sandra vous expliquer pourquoi elle a voulu « Je t’aime (maintenant) », je vous invite à écouter « 24heures de la vie de Sandra » 

Bonne écoute !

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Photos et vidéos : @aludv – Opening Out