Monthly Archives: octobre 2012

Ils osent, j’ose, nous osons


Capture d’écran 2012-10-02 à 19.57.17Trois mois après notre journée de conférences « BEEZ&CO, le Business sous un autre regard »  à Euratechnologies, nous avons envie de partager avec vous ce florilège de contenus issu des interventions « d’Osons la France », (OLF pour les intimes de ce forum),  qui a eu lieu au même endroit, lieu symbolique du changement, le 27 septembre dernier. Dans la continuité de l’idée de regarder différemment le monde qui nous entoure, nous vous invitons à vous en inspirer afin de changer de  paradigme et oser.

image-bourdon-en-vol-sur-fleur-de-trefle1Oser, c’est d’abord rappeler dans quel monde nous vivons, connaître nos fondamentaux, donner du sens à nos actions.

Changer de paradigme, c ‘est développer une ouverture d’esprit, croiser son regard avec celui de l’autre, et accepter que le monde est imprévisible.

Innover, c’est avoir du bon sens, c’est savoir que c’est à la portée de chacun et comprendre que c’est répondre à un besoin  réel.  C’est donc un acte de progrès produit afin d’améliorer son environnement proche. Et, l’innovation n’est pas une question élitiste, contrairement aux croyances du moment. Elle est nécessaire à tous et est un acte citoyen, d’évolution que chacun peut générer.

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Florilège de messages qui nous inspirent, nous interpellent…
A vous de piocher…

Ils sont agitateurs, médiateurs, directeurs de l’enseignement supérieur, présidents et responsables d’associations, artistes, créateurs d’entreprises et de projets, chefs d’entreprises PME, ETI ou grand Groupe, en France ou à l’international… et dirigeants, politiciens ou presque, Français, immigrés et étrangers, jeunes, vieux, des 4 coins de France…

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Ils nous transmettent leurs messages :

Osons la jeunesse.
Croire, c’est oser, c’est possible.
Oser entreprendre.

Oser, c’est n’être pas sûr de réussir, c’est espérer avoir le plaisir de réussir, c’est être convaincu que c’est dans la raison d’être de chacun.

Pour oser, il faut donner envie, c’est la raison d’être d’Oser.
Ne pas s’enfermer dans nos dogmes, rester ouvert.
Muter c’est changer, mais ce n’est pas tout foutre en l’air.
L’importance, c’est de savoir où l’on va.

Un Mot dangereux : le cynisme.
La France va bien.

C’est extraordinaire les gens, ils peuvent faire ou ils peuvent ne rien faire.

Oser le rêve.
Oser avoir des projets et ne pas hésiter.
Des talents ensemble, c’est plus fort que des talents dans des petits coins.
Tous les métiers sont nobles.
Je pense que l’on peut croire en nous.

Oser les talents.
Il faut mériter d’être patron.
C’est une nécessité d’oser.
On laisse les flingues et les casquettes au vestiaire.
Les héros sont fatigués, aux jeunes de relever le défi.

Avec son physique le bourdon ne peut pas voler mais il vole, parce qu’il ne le sait pas.
Quand on y croit ça marche !
Ne jamais dire jamais.
Il faut oser les différences.
Oser l’industrie, c’est retrouver les  lettres de noblesse.
Osons être français.
Osons chasser en meute.

Il n’y a pas de parents parfaits.
Il faut partager ses passions. Rester optimiste. Il faut y croire. Écouter nos envies.
Oser c’est une question d’envie, l’envie dépasse la peur.
Je veux réussir et en faire profiter ma famille

Des porteurs de projets sont des gens qui rêvent, et qui rencontrent de difficultés.
La crise nous oblige et nous permet.
Il faut donner du sens au long terme des progrès technologiques.

La loi a pris le pas sur la morale.
Projeter des scénarios possibles.
Le choc des civilisations remet en cause la morale.
Nous avons besoin de sens, de sacré, de rituel.

Obligation de réfléchir autrement : comment avec ce que je sais faire, je suis en capacité de faire autre chose ?
La pauvreté de l’imagination éteint l’espoir.
Nous avons beaucoup de mal à organiser notre monde héterchique (contraire de hiérarchie).

Oser utiliser le futur autrement.
Si nous n’arrivons pas à casser nos façons de concevoir la sécurité, nous serons dans une très grande pauvreté de l’imagination et donc d’innovation.
Les entreprises ont besoin de jeunes diplômés nomades.

Le Français a un esprit critique qui pousse à la créativité.
Les connaissances et les compétences sont devenues les avantages concurrentiels des entreprises.

Oser laisser rentrer les entreprises dans les établissements éducatifs.
Oser avoir confiance dans les jeunes.
100 millions d’étudiants sur la planète aujourd’hui, demain ils seront 300 000 millions. Les étudiants européens ne représenteront plus rien.

Les chemins créatifs attendent juste d’être empruntés.
L’Inertie n’est pas inévitable.
Penser simplement, ne pas imposer de contraintes de temps quand cela n’est pas nécessaire.
Il n’y a pas de limites à l’innovation.
We can learn from anywhere, anyone, any time.
There is no age for innovation.
Si on veut oser, il faut aller chercher des idées chez les gens.
Les enfants ont des idées, ils peuvent faire la différence et changer le monde.
What can we learn from frugality of people living on the margins.
La Pyramide de Maslow est fausse : des gens qui n’ont rien dans leur maison vont penser à créer des œuvres d’art, à planter des fleurs devant leurs maisons etc… Alors qu’ils n’ont pas forcément assez pour manger.
Pourquoi les idées viendraient-elles toujours du même endroit ?
La compassion amène souvent à la création, à la coopération et à considérer les innovations utiles pour les autres.
Il faut essayer de trouver des moyens de diffuser les innovations plus rapidement sur les marchés.

Je suis agacé par le pessimisme ambiant,
Nous osons constamment changer notre cadre de pensée.
Nous n’hésitons pas à bousculer les idées reçues pour envisager de nouvelles solutions du monde.
Un paradigme va rester d’autant plus longtemps qu’il est efficace.
Il existe une énorme résistance au changement y compris dans les milieux scientifiques.
Aujourd’hui, on est en train de pousser l’idée que le monde est complexe et imprévisible (Fluctuation des Energies des vides quantiques).

Donner le pouvoir aux citoyens d’être acteur dans la cité.
Nous sommes en métamorphose.
Nous sommes en terra incognita. Il faut tout remettre en cause, à condition d’avoir le goût d’aventure et le goût du risque. Il ne faut pas hésiter à remettre en cause la culture même du pays.
Il faut oser inventer.

La force de l’intuition féminine comme faisant partie des tendances du futur.

Il faut que la France se mette à avoir le goût du risque.
Arrêter de subir la dictature du court terme.
Oser dialoguer avec ceux qui pensent différemment.

 « Un bon leader à la capacité d’un strabisme divergent heureux » – Citation de Christian MONJOU 

Les serial entrepreneurs.

Il y a un décrochage entre la performance économique et la performance sociétale. Nous allons quitter la société de l’abondance pour la société de la rareté. Il faut oser imaginer un nouveau projet de société. Oser ne plus être cartésien. Changer la culture française.

Le droit à l’échec doit être reconnu en France.

Le livre doit avoir pour mission de nous tirer vers le haut. Il faut donc faire de vrais livres. Produire moins pour vendre plus, en éditant de beaux produits enrichissants.

Osez changer votre oreille et écoutez, non pas le bruit des arbres qui tombent, mais celui des arbres qui poussent… 

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L’Equipe BEEZ&CO

Source photos : euratechnologies, osons la france, www.nicole.fond-ecran-image.com, site et facebook des intervenants.

Le rêve américain est-il celui du start-upeur® ?

Start-up

Alors que le monde entier glorifie, encore une fois, la sortie d’un miracle technologique  appelé Iphone5, qui continue à contribuer à nous aveugler sur le « e-succès » américain de notre époque (l’Iphone5 devrait ajouter 3,2 milliards de dollars au PIB des Etats – Unis au quatrième trimestre et apporter 0,33 point de croissance annuelle supplémentaire – source challenges N°313), même si aux dires des experts c’est un loupé (mais je m’égare, je reviendrais sur ce sujet plus tard), d’autres prennent la parole pour faire prendre conscience des réalités.

En lisant l’actualité sur la sortie du livre de Joseph E.Siglitz, professeur d’économie à l’université de Columbia , « Le prix de l’inégalité »,  je ne peux que penser à ces jeunes que je côtoie tous les jours qui ont le rêve américain comme source d’inspiration. En choisissant de créer leur entreprise dans la « e-économie » ou «iconomie» (bientôt un article sur ce thème), ils ont bien compris qu’ils pouvaient se construire un eldorado comme celui qu’ils observent de l’autre côté de l’océan. Ils vont même sur  place en Californie, dans la Silicon Valley, pour toucher  du doigt la réalité d’un monde exaltant, frénétique et grisant. Il est pertinent de prendre exemple, de se former et de rencontrer des acteurs qui ont une expérience concrète de la création de start-up à success story. Mais  je m’interroge sur leur esprit critique. Et, pourquoi ?

Mon expérience de start–up dans les télécommunications en 1997 au moment de l’ouverture du marché en France, des premières ventes des accès ADSL et du mobile en 1999, passant par une introduction boursière incroyablement réussie et d’une revente fracassante à des Américains, m’ont donné quelques leçons. Oui, je pense à ce rêve américain qui inspire les  jeunes entrepreneurs. Je pense à ce rêve américain dont on voit des succès absolument époustouflants tels que Microsoft, Apple, Amazon, E-Bay, Google, Facebook….qui incitent chacun à se surpasser et trouver « l’Idée » qui lui fera gagner des millions.  Et, j’avoue que moi-même, en tant que créateur et chef d’entreprise, j’aime (#I like) cet esprit pionnier («j’ai peur de rien.»), créatif («j’ai l’idée du siècle !»), et entrepreneur (« je crée, je développe, je gagne de l’argent »).

Mais le rêve américain* est-il le nôtre et est-il toujours aussi performant?

Le rêve américainIl a fonctionné au point de passionner les foules à son apogée dans les années 80. Au point qu’aujourd’hui beaucoup veulent leur rêve américain: Français, Brésilien, Tunisien, Chinois, Japonais, Indien, Africain, Australien, … Il est source d’inspiration pour tous car il est le symbole du capitalisme ; ce modèle économique qui influence nos civilisations actuelles et a engendré tous nos progrès du 20ème siècle. Aujourd’hui notre manière de penser et de fonctionner est issue du capitalisme, de près ou de loin. Nous en connaissons plus ou moins les mécanismes et nous les suivons ; à défaut de les maîtriser. Mais aujourd’hui, comme le précise Clara Gaymard, Présidente de GE France et de la World Investment Conférence, quand elle partage son regard de dirigeante influente, le modèle américain est en péril et celui de notre monde occidental avec. La crise financière 2008, le 11 septembre sont des faits majeurs qui prouvent que nos économies sont en déséquilibre profond et qu’on ne peut rien prétendre maitriser en fin de compte.

Si le rêve américain est remis en cause, c’est peut-être le moment de se poser la question de notre rôle en tant qu’entrepreneur dans les choix que nous faisons pour nous et pour notre environnement. Je crois que ces jeunes auxquels je pense doivent nourrir leur esprit critique. Ils ont beaucoup à gagner à comprendre le monde dans lequel ils vivent. Ils seront plus performants en développant leur culture générale, en s’instruisant sur l’économie, la sociologie, l’histoire. Ils seront des stars si leur entreprise a des résultats; et aussi si elle contribue au monde auquel elle appartient.

Bref, soyons éveillés, soyons conscients de nos choix, donnons du sens à nos actes pour aujourd’hui et demain. Bref, soyons uniques. Car être chef d’entreprise, c’est être acteur,  pas suiveur. Etre chef d’entreprise, c’est trouver un équilibre entre ses convictions, ses actions et les valeurs générées. Etre chef d’entreprise, c’est aussi être inspirant pour d’autres.

Alors, mettre à jour nos connaissances sur l’économie d’aujourd’hui, c’est ne pas se tromper d’analyse sur ce qu’est le rêve américain, c’est s’inciter à regarder autour de nous, voir notre monde tel qu’il est et réfléchir à nos rêves pour qu’ils deviennent une belle réalité.

Pour finir,

Le prix l'inégalité de Joseph E. StiglitzJe vous invite à prendre ce temps qui parfois vous semble si précieux pour écouter cette interview complète de Joseph Stiglitz sur France Inter réalisé par  Stéphane Paoli que je remercie pour cette prise de hauteur.

*Définition « Le rêve américain » source :www.wikipedia.fr : « Le rêve américain(American Dream en anglais) est l’idée selon laquelle n’importe quelle personne vivant aux Etats-Unis, par son travail, son courage et sa détermination, peut devenir prospère. Si cette idée a été incarnée par plusieurs personnalités ou émigrés revenues investir dans leurs pays d’origine, la réalité sociale américaine a fait déchanter de nombreux immigrants. Ce concept a néanmoins été, et demeure encore un des principaux moteurs du courant migratoire vers les États-Unis, l’un des plus importants dans l’histoire de l’humanité. La notion de cette possibilité pour n’importe quel immigrant de réussir à partir de rien, a été fortifiée par l’étendue territoriale, les ressources et le libéralisme politique et économique qui caractérisent les États-Unis. Cette idée est aussi vieille que la découverte du continent américain, même si sa formulation a évolué (on peut ainsi penser au mythe de l’Eldorado).

Source : start-up sur www.excellence-operationnelle.tv, rêve américain sur www.smashou.info

Caroline VALENT

« For global change »… Let it Ripple !

Je vous avais déjà parlé de Tiffany Shlain et de son initiative avec Let it Ripple. Elle avait lancé un appel vidéo aux internautes du monde entier afin de montrer la force de la connexion et de « l’interdépendance » des êtres humains à pouvoir enclencher des actions positives. De tous les témoignages recueillis est né un film. Ce film est d’ailleurs toujours disponible pour que chaque entreprise qui le souhaite puisse l’utiliser pour sa propre communication en y apposant son logo.

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To be a part of something bigger 

Derrière le slogan « Let it Ripple » se cache le projet « Mobile films for a global change ». Tiffany et son équipe cherchent à montrer la force que peut procurer la décision de s’engager dans le changement. Pour cela ils ont lancé un nouveau défi aux internautes du monde entier : envoyer un film réalisé avec leur mobile, se mettant en scène, la main sur le cœur en signe de promesse à engager leur vie dans une/des action(s) positive(s), « to be a part of something bigger ».

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Comme il nous l’est suggéré à la fin du film «  La vie peut être courte, qu’allons-nous faire pour que la nôtre compte ? »…

Soyons « act’ernautes »®

L’équipe « Let it Ripple » vous propose de partager sur leur site la manière dont vous vous engagez dans le but d’agir positivement pour notre futur à tous. Et elle vous invite à diffuser leur film sous votre logo afin de présenter votre engagement et communiquer sur vos actions.

Que ce soit dans notre vie privée ou dans nos business, nous avons toujours le choix de décider d’agir pour « a global change ». Sommes-nous sûrs d’aller loin sans respecter notre engagement moral personnel ? Nous savons dans l’absolu qu’il faut changer. Et s’y engager, n’est-ce pas une manière de devenir acteur ? Mettre en accord ses valeurs et ses actions pour atteindre les objectifs de développement, n’est-ce pas une des clés pour réussir ?… Tiffany nous aide à nous poser toutes ces questions autour du changement.

Inviter chacun à s’engager par une action simple et relationnelle en créant son propre film à l’aide d’un mobile (cet outil devenu indispensable dans nos vies) est une sacrée idée. J’aime la façon dont elle provoque le mouvement. Elle fait appel à la capacité de chacun à se mobiliser et à mobiliser ses voisins. Elle met en valeur ce qui pourrait être considéré comme de petites actions; mais qui sont en réalité simplement des actions. Tiffany nous rappelle ainsi que chaque geste, chaque comportement, compte dans la balance, vers un monde plus responsabilisé.

Merci Tiffany pour toutes ces initiatives …

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Réduire les conditionnements pour vendre davantage ?

Un pavé dans la mare … C’est un peu ce que le groupe Unilever a lancé cette rentrée dans le milieu de la grande consommation en annonçant la commercialisation de conditionnements de produits plus petits pour en faciliter l’accessibilité (La Tribune du 27 août 2012).

Préparer le retour de la pauvreté, comme le justifie Unilever, c’est effectivement prendre en compte la situation économique actuelle que connaissent de nombreux consommateurs européens.

Dire s’inspirer d’une politique commerciale menée en Asie, qui permet de maintenir une rentabilité même sur de petits emballages, est déjà à mon avis un peu plus manipulateur. En effet, même si le pouvoir d’achat dans de nombreux pays asiatiques est bien inférieur à celui de nos pays européens, la raison d’être des petits emballages dans ces pays orientaux est aussi ergonomique, les logements étant souvent plus petits que chez nous.

Diminuer la taille des conditionnements pour permettre aux consommateurs de continuer à acheter malgré une trésorerie domestique plus faible, c’est surtout continuer à vendre les mêmes produits mais morcelés.

Pour préparer la pauvreté, est-ce qu’il ne faudrait pas plutôt revoir les compositions des produits, pour les rendre moins élaborés et moins sophistiqués, et donc préserver des niveaux de marge (indispensables pour préserver l’emploi dans les entreprises fabricantes), mais baisser les coûts de revient et donc les prix de vente moyens ?

D’ailleurs, est-ce la bonne stratégie pour répondre aux besoins des consommateurs dont le pouvoir d’achat diminue ? D’après un article paru dans le numéro 311 de Challenges, L’Oréal est revenu de cette politique de petits conditionnements à prix accessible. Alors certes le marché de la beauté et le marché de l’hygiène ne répondent pas aux mêmes besoins. Mais c’est en innovant sur des solutions nouvelles que l’Oréal arrive à relancer son chiffre d’affaires.

Aux fabricants de se poser les bonnes questions, de repenser leurs offres autrement.

A quand les véritables partenariats avec les fabricants de machines à laver permettant d’acheter des doses annuelles de détergents par abonnements par exemple ?

Aurélie DUQUENNOY