Monthly Archives: octobre 2012

Passer du client au client digital : l’enjeu des dirigeants marketing d’aujourd’hui.

L’avènement des NTIC et des outils digitaux transforme nos métiers en profondeur. La révolution digitale a donné du pouvoir au consommateur pour communiquer sur les entreprises qui le servent.

Mais elle a aussi apporté des difficultés aux dirigeants marketing pour leur répondre. Les entreprises sont maintenant confrontées à l’explosion de la data, à l’impact des médias sociaux et à la démultiplication des canaux de communication et de vente. Ces nouvelles tendances remettent le client au cœur de la stratégie marketing.

Pour vous permettre de comprendre les clefs de succès dans ce nouveau contexte, et échanger avec des experts du sujet, l’équipe de Marketing & Business  vous propose une conférence le 22 novembre prochain dans les locaux de Skema Business School avec des intervenants particulièrement pointus sur ce sujet.

Sébastien DELPORTE : Associate Partner et responsable des offres services pour la région Nord chez IBM, il viendra commenter l’étude IBM CMO C-suite Studies menée auprès de plus de 1700 directeurs marketing dans le monde et qui dresse le constat des enjeux rencontrés par ces directeurs marketing dans ce nouvel environnement numérique et digital.

Yan CLAEYSSEN  est co-Président de l’agence ETO. Vice-Président de la délégation Customer Marketing de l’AACC. Expert du marketing client, du marketing digital et du CRM, il accompagne depuis près de 20 ans de grandes marques dans leur marketing relationnel et digital. Intervenant à l’ESCP-Europe et à Paris Dauphine, il donne de nombreuses conférences sur les nouveaux enjeux du marketing client. Sa double formation (DESS en Stratégie des Systèmes d’Information et Maîtrise de Philosophie) lui permet d’avoir un regard original sur l’émergence de la société numérique et ses conséquences. Il viendra apporter les résultats d’analyse qu’il a abordé dans son livre récemment paru « La marque face à la révolution client #. Les nouveaux piliers du marketing ».

Erwan GRINGOIRE est le fondateur et dirigeant de l’agence de communication Playgrnd spécialisée dans le content marketing, le digital et la marque. Diplômé de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs à Brest et de l’ESC Toulouse, il est devenu expert des stratégies de marques et du brand content. Il accompagne aujourd’hui, depuis presque deux ans, de grandes marques comme Peugeot, Canal + ou encore Longchamp dans leurs stratégies de communication de marque. Il est également intervenant et enseignant à HEC Paris, Sciences Po et l’ESC Toulouse.

Pascal de BAERE , responsable e-commerce Sarbec Cosmetics , nous apportera son retour d’expériences sur la mise en place d’une stratégie e-commerce au sein de la stratégie marketing.

La conférence sera co-animée par Laurent EVAIN, Consultant Senior et fondateur de l’agence de e-commerce ILOVEWEB, diplômé SKEMA (Promo 2000) qui, en accompagnant de nombreux clients, pour la majorité retailers, est particulièrement au fait des enjeux et écueils à éviter pour les directions marketing et Aurélie DUQUENNOY, consultante associée BeeZ, experte en développement de la clientèle, en marketing d’usage et comportement du consommateur.

Alors n’hésitez pas, inscrivez-vous vite en cliquant ici !  

Aurélie DUQUENNOY

La période de migration des pigeons est terminée

Surprenant ? Inattendu ? Les Pigeons décident de fermer leur page Facebook !

Beaucoup de bruit pour rien ? Pas si sûr…

Dès la première semaine, ils avaient insisté sur le fait qu’ils étaient apolitiques et qu’ils ne voulaient pas être récupérés par une quelconque institution.
Leur motivation d’action était simplement de proposer de réfléchir ensemble. Il semble que ce soit tâche difficile de faire respecter cette volonté. Les politiques, quel que soit le bord, comme les journalistes ont abusé des raccourcis et déformé leur message…

Alors les « Pigeons » ont réagi en fermant, hier à minuit, leur page Facebook malgré plus de 73000 personnes « fans » et plus de 9000 « followers » sur Twitter.

« Nous voulons confirmer par la fermeture de la page que nous ne sommes pas des politiques. Nous n’appartenons à personne, nous sommes libres. Aussi nous avons l’impression que plus notre action est médiatisée, plus le gouvernement et certains élus pensent que nous sommes des politiques, plus ils se braquent et moins ils écoutent. Nous fermons cette page dont la présence est devenue contre-productive, nous prouvons que nous ne sommes pas dans la politique alors S’IL VOUS PLAIT écoutez notre message qui est sincère et juste ! »

Après avoir montré que les réseaux sociaux pouvaient être une nouvelle forme de communication pour rassembler en un temps record, des entrepreneurs (!), et ainsi appuyer sur le fait que nous sommes dans une nouvelle ère où il nous faut réfléchir ensemble et autrement pour avancer vers un avenir où tout le monde doit être considéré, en prenant en compte les réalités de chacun… Cette nuit ils ont mis en place une autre forme de communication en stoppant la leur… ce qui ne manque pas de faire son buzz.

Quand hier sur les réseaux sociaux, j’ai capté l’information, lu les tweets annonçant la nouvelle, je dois le dire, je n’ai pas été surprise… J’ai même trouvé la réaction des «Pigeons» en cohérence avec ce qu’ils défendaient depuis le début : Ne pas vouloir être récupérés pour mieux dialoguer, et c’est ce qu’ils font.

 L’avenir nous dira ce qu’il restera de tout cela, car c’est une première à tous points de vues. Il y aura un avant et un après « Pigeons »… Ne serait-ce que sur le mode de communication qui a d’ailleurs déjà inspiré les médecins, les employeurs à domicile et même tout récemment les patrons des plus grandes entreprises françaises.

De plus, comme ils le disent : « Ce n’était pas notre premier but, mais nous avons la naïveté de penser que nous avons sensibilisé l’opinion sur l’environnement de l’entrepreneuriat en France. Ces derniers jours, environ 100% des média ont parlé des entrepreneurs dont des petits et jeunes qui se serrent la ceinture, la majorité d’entre nous. Les Français vous connaissent et vous comprennent un peu plus maintenant. Mieux, ils disent aimer les entrepreneurs, des sondages le prouvent. » Et je pense effectivement que cela est vrai et que malgré les récupérations que certains ont tenté de faire, les entrepreneurs de la base, tous ceux qui ont créé leur «petite entreprise», qui aujourd’hui connaît plus ou moins la crise, ont vu, su qu’ils n’étaient pas seuls. Les entrepreneurs se sont reconnus chez d’autres, « serial entrepreneur » ou pas, ayant « fait fortune » ou pas, les « Pigeons » ont dit tout haut le quotidien de tant de ceux qui se battent tout bas chaque jour pour donner vie à leurs envies d’entreprendre… Et ce au-delà des frontières.

Et bien que certains politiques (français ou étrangers) se soient servis des «Pigeons» pour critiquer le gouvernement. Aujourd’hui les entrepreneurs savent qu’ils peuvent se rassembler, se connecter, qu’ils ne sont plus seuls dans leur coin et cela autrement qu’en faisant partie d’un réseau où le montant du droit d’entrée à l’année fait une sélection à la « réussite »…

De ma fenêtre, j’ai l’impression que l’opinion publique a pu voir aussi que : Non, tous les entrepreneurs ne sont pas que des « sales patrons » qui arnaquent les autres pour gagner plus mais avant tout des « créateurs créatifs » qui ont envie de participer à la vie de la cité (ce qui est d’ailleurs étymologiquement la définition de la politique).

Entreprendre est une envie que l’on a ou pas, le nombre d’entrepreneurs qui ont d’ailleurs plusieurs entreprises (en même temps ou tout au long de leur parcours) le montre bien, c’est l’aventure de l’entreprenariat qui motive avant le fait d’espérer avoir une « réussite à la Facebook ».

C’est en suivant, notamment sur twitter, l’actualité d’entrepreneurs français tel que Patrick Robin, que j’ai pu constater : qu’ils soient de gauche ou de droite, la plupart d’entre eux, quand ils ont réussi à revendre leur entreprise, continuent à entreprendre et ajoutent à leurs casquettes celle de Business Angel pour encourager la nouvelle génération à créer.

Les « Pigeons » le disent en fermant leur page, si les choses ne bougent pas, ils reviendront.
Pour le moment, ils choisissent d’avoir confiance dans le potentiel de chacun de nous à savoir communiquer et avancer ensemble. Et, c’est une idée qui forcément me parle puisque cela fait partie des valeurs que je défends tous les jours, notamment dans mon aventure entrepreneuriale.
Encore au-delà, les  « Pigeons » nous rappellent que nous pouvons tous prendre la responsabilité de changer ce qui ne nous convient pas. Personne n’est personne, tout le monde peut décider de peser dans le choix des décisions que d’autres prennent pour nous. Une notion que j’évoquais déjà dans cet article : Tout commence à partir d’une seule personne, alors imaginons ce que nous pouvons réaliser à plusieurs…

Dire que l’on n’est pas d’accord, en France, nous savons le faire en manifestant et en faisant la grève pour nous faire entendre, c’est parfois indispensable… Les « Pigeons » nous ont montré qu’un autre chemin est possible pour engager le dialogue…

Nous continuerons chez BEEZ&CO à suivre cette aventure même si elle prend aujourd’hui une autre forme… Je retiendrai de leur communiqué de fermeture que ce ne sont que quelques personnes qui se sont réunis avec l’objectif commun de proposer pour changer les choses et qu’ils ont tous consacré du temps à cette aventure en plus de celui qu’ils consacrent déjà à leur entreprise… Et c’est une situation que je m’imagine très bien, parce que c’est aussi ainsi que BEEZ&CO peut exister, parce que des entrepreneurs se rassemblent pour défendre qu’une autre façon de fonctionner est possible…

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

De la récupération dans l’air !

Nous sommes dans l’ère de la récupération, aucun doute !

De nombreuses initiatives voient le jour dans le domaine. Je vous parlais il y a quelque temps du concept de la Give box. Et, vous avez sûrement vu ces publicités pour le site www.eco-systemes.fr qui propose de recycler vos appareils électroménagers.

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Il y a aussi celle-ci

Pour mener à bien ce vaste chantier qu’est celui d’avoir « l’esprit » de la Récupération, du Recyclage et donc de la valorisation (prise de conscience) de l’impact qu’ont nos actions au sein de notre écosystème… de nombreuses manifestations sont proposées au public.

logoNam-150x150A Namur les 1, 2 et 3 mars prochains, à lieu le salon RECUPère, 1er salon de l’éco-consommation et du réemploi. Si vous en avez l’occasion, plus de 50 exposants vous y attendent avec notamment des ateliers créatifs pour nourrir en vous le réflexe de ne pas jeter automatiquement et vous donner des idées pour réutiliser vos objets!

A Lille, Les 20 et 21 mars, Fédérec organise le 4ème Forum des Nouvelles Matières Premières et se demandera « comment les matières premières recyclées, ressources stratégiques, participent au projet de croissance de l’industrie française et européenne ».

Inspirant ?

meubles-et-rangements-fauteuil-multicolore-2419437-detoure-fauteuiil-2-52b53_minia-150x135Oui ! La Récup’ inspire de plus en plus, jusqu’à faire naître des vocations d’entrepreneuriat. C’est le cas de Barbara Pagnier qui a créé « Ma Bulle » pour transformer, récupérer des meubles souvent « abandonnés » aux encombrants et qui, généreusement, avec ses ateliers vous apprend comment ressusciter vos vieilleries.

Magazine-age-tendre-9-F-127x150Toujours dans le domaine de la récupération, celle de vieux papiers avec le site toupapier.com qui vous évitera de jeter vos anciennes revues et autres supports papiers, en leur donnant une nouvelle vie ! J’ai d’ailleurs personnellement fait appel à David Pasiak lors de mon déménagement et je sais que ce qui ne me servait plus a pu trouver un nouvel usage dans des bibliothèques et des maisons de retraite, et j’aime cette idée.
Son site est d’ailleurs une mine pour de nombreux collectionneurs.

Et vous ? Quelle est votre façon de faire de la Récup ? :)

 Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

 

Elles osent un peu, beaucoup, passionnément et businessement…


Aude et Sandra x2

Osons les créatrices d’entreprises

Le salon Créer 2012 a consacré une journée complète aux créatrices d’entreprises (voir article du 8 octobre) . Des femmes ont témoigné de leurs parcours et nous ont éclairé sur les spécificités de l’entrepreneuriat au féminin.

Femme osezAude de Thuin, créatrice entre autres du Women’s Forum for the Economy and Society, forum mondial d’inspiration féminine, était l’invitée de marque d’une conférence intitulée “Femmes Chefs d’Entreprises, osez”, qui faisait écho à son livre « Femmes, si vous osiez, le monde s’en porterait mieux ». Livre dans lequel, en s’appuyant sur diverses études récentes qui prouvent que la mixité est un facteur de progrès et une nécessité pour l’avenir, elle invite les femmes à s’affranchir des modèles anciens et à assumer enfin leurs ambitions.

Et les diverses intervenantes étaient là pour démontrer que c’est possible. « À condition de le vouloir, d’y croire, on y arrive », a conclu Monique Serrier dont le parcours m’a touché. Elle nous a raconté sa création d’une entreprise d’ambulances, il y a quarante ans. Les obstacles, à commencer par l’incompréhension de son mari, étaient alors nombreux.

C’est possible et même, ça marche ! Si on en croit Aude de Thuin, « dans le monde entier, quand une entreprise compte plus de 30 % de femmes, les résultats financiers sont meilleurs de 30 à 40 %. »

Sandra-LegrandIl y a quelques mois, j’ai eu le plaisir de rencontrer une autre femme au parcours brillant, Sandra Le Grand, créatrice de CanalCE. Je vous invite à lire « Entreprendre : un peu, beaucoup, passionnément » qui est à la fois un témoignage de son histoire et une méthode, truffée d’astuces concrètes, à l’usage de « celles (et ceux) qui veulent créer leur entreprise ».

Une des convictions fortes de Sandra est : « oser, mais oser pleinement, pas du bout des doigts, comme si on avait peur de se salir »…

Osons rêver

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Oser est un verbe que n’aurait pas boudé une autre Sandra, Sandra Renfleit, notre prodigieux « Autre regard » du 28 juin. Son histoire, incroyable périple qu’elle raconte dans « Same same, but différent » est devenu possible parce qu’un jour, elle a décidé d’oser et de vivre son rêve. Un rêve qui n’était autre que le rêve de sa vie.

Osons la France

Osez, Osons… OSER est un verbe d’action qui plait à Aude de Thuin. A l’aube de la soixantaine, cette chef d’entreprise hors pair a lancé un nouveau projet aussi vaste et passionnant que le Word Forum : Osons la France.

Aude de Thuin : « Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, mais demande toi ce que tu peux faire pour ton pays ! ». Le forum « Osons la France » est ma réponse à Kennedy. Parce que, comme bon nombre de Français, j’en ai assez du défaitisme ambiant, de courber l’échine devant les mauvaises nouvelles, d’entendre que face à la mondialisation la France ne fait pas le poids, j’ai décidé de fédérer les esprits libres et optimistes, les créatifs et créateurs, les pionniers qui réinventent le modèle français. « Osons la France » donne la parole à la société civile, en appelle à la responsabilité et au talent de chacun et chacune, encourage et accompagne toutes les initiatives qui vont de l’avant. La suite…

Nous aurons l’occasion de revenir sur cette journée du 27 septembre qui, à plus d’un titre, a fait écho à notre journée du 28 juin…

Karine LAFONTAINE

To see like a super hero

Je vous en parlais déjà dans mon article « On n’arrête pas le progrès », les nouvelles technologies peuvent nous permettre de donner une autre vision à nos projets professionnels ou personnels, et ce au sens figuré comme au sens propre.

imagesVoir à la façon de Stark quand il porte son armure d’Iron Man, c’est voir le monde en réalité augmentée. Selon Futura-Sciences, le domaine de la Réalité Augmentée se situe entre la réalité et le monde virtuel, lorsque l’on superpose à l’image vidéo, soit telle que perçue par le cerveau, des informations graphiques et textuelles. Et, aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’être un des Avengers pour avoir ce « super pouvoir » !

Certains en ont rêvé et Google l’a fait en créant LA paire de lunettes qui nous permet de voir la vie en Réalité Augmentée.

Alors, en attendant que nombreux d’entre nous s’équipent pour voir la vie en réalité augmentée, je vous propose d’imaginer…

… ce que sera votre vie avec les lunettes Google

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Et pour réaliser que ce n’est en rien de la science-fiction, je vous encourage à lire cet article concernant les recherches d’une équipe de l’université de Washington qui déjà en 2010 travaillait à nous concocter des lentilles de réalité augmentée.

Qui sait ? Prochainement il me suffira de dicter mon article, à ma branche de lunettes, pour ensuite d’un clignement de l’œil le mettre en ligne sur La Globosphère BEEZ&CO… Et ce « prochainement » arrivera peut-être plus vite qu’on ne l’imagine car @mikiane (Michel LEVY-PROVENCAL Joshfire founder & CEO. Brightness co-founder. TEDxParis founder & curator. France24 former digital director. Rue89 cofounder) partageait dans ces tweets du week-end : « Hier à TEDxParis, un participant portait des Google Glasses. »

Quoiqu’il arrive, gardons notre capacité à faire la part des choses pour avancer intelligemment et veiller à laisser à la vie sa part de magie et d’imprévus.

Encore merci à Julien, pour m’avoir aidé à documenter cet article.

Edit du 10/12/12 : Une vidéo de nouveau en ligne (qui ne l’était plus au moment de mise en ligne initiale de ce billet), le film “Sight”, un court métrage réalisé par Eran May-raz et Daniel Lazo, qui pousse au bout ce que pourrait devenir notre quotidien « Façon Réalité Augmentée », visible aussi sur Inrocks TV.

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Source photo : allociné.com

L’entrepreneuriat au féminin, osons !


automn10-32Le 12 septembre dernier, Les Femmes Chefs d’Entreprises Grand Lille ont lancé leurs 7ème Trophées “Elles créent en Nord-Pas de Calais” sur le salon Créer. Un salon qui a mis, cette année, les femmes à l’honneur.

Le Trophée “Elles créent en Nord-Pas de Calais” a été créé par les FCE Grand Lille dans l’objectif de soutenir la création d’entreprise au féminin. En six ans, les FCE ont reçu plus de 250 dossiers et ont ainsi accompagné une trentaine de jeunes femmes dans leur projet.

Preuve de la reconnaissance des femmes dans la création d’entreprise, c’est le stand des CCI Nord de France qui accueillait cette année le lancement de la 7ème édition lors du salon Créer.

 En France, les femmes représentent 30 % des créateurs d’entreprise (en 2006) et 27 % des dirigeants de PME/TPE, ce qui place la France dans la moyenne européenne.

Selon une étude de Stéphanie Chasserio, FCE et chercheure SKEMA Business School, la femme entrepreneure n’est effectivement plus un phénomène marginal en France. Elle apparaît au contraire comme une réalité incontournable dans le paysage économique français. Qui est-elle ?

Les femmes représentent aujourd’hui environ 30% des créateurs d’entreprise (INSEE, 2006) contre 9% en 1986. Elles créent principalement dans le secteur des services aux particuliers, le commerce de détail et dans les activités de santé et d’action sociale (secteurs d’activité fortement féminisés). Elles sont très largement diplômées de l’enseignement supérieur (46%). Elles ont en moyenne 38,5 ans lorsqu’elles créent. Lors de la création, plus de 50% d’entre elles ont eu besoin de moins de 8 000 € de capitaux. La création d’entreprises sans salarié est la plus fréquente dans l’éducation-santé-action sociale (97% des créations dans ce secteur) et l’immobilier (95%), secteurs où la part des femmes est importante.

Un portrait robot qui ne semble pas surprenant. Pourtant notre quatuor de chefs d’entreprises n’entre pas dans le cœur de cible. Mais gageons que cela  ne vous étonnera pas…

Le Networking au féminin

Les FCE Grand Lille avaient convié au lancement de leurs Trophées d’autres associations de Femmes de la région lilloise. Force Femmes, Paris Pionnières , Terra Femina, Initiatives Plurielles, Réseau Tremplin, InncommNetworking women Lille et BPW avaient répondu présentes. Toutes ces associations ont en commun d’œuvrer dans le domaine professionnel, que ce soit pour des femmes salariées, en recherche d’emploi ou chefs d’entreprises.

L’idée était d’apporter un éclairage sur les différents réseaux féminins dont les actions sont très complémentaires, de partager expériences et savoir-faire, d’initier et renforcer les synergies régionales au bénéfice de l’entrepreneuriat féminin.

 Lire ici le dossier de Place des réseaux sur les réseaux féminins.

« L’entrepreneuriat féminin sera au cœur de mon projet de ministre des Droits des femmes«

À l’occasion de sa visite à l’incubateur Paris Pionnières, le 26 juillet  dernier, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, a répondu aux questions de Chefdentreprise.com. sur les obstacles à la création d’entreprise au féminin et les leviers d’action possibles pour améliorer l’accompagnement des femmes dirigeantes.

Un objectif : inciter les femmes à entreprendre davantage en améliorant leur accès au crédit, notamment via la prochaine banque publique d’investissement.

L’entrepreneuriat au féminin, enfin un sujet d’actualité ?

On ne peut que le souhaiter ! Autour de ce sujet, SKEMA Business School organise d’ailleurs le 16 novembre prochain un petit déjeuner d’experts et le 29 novembre un plateau/conférence. On vous invite…  à vous y intéresser. Car nous avons tous (et toutes !) à y gagner…

Nous reviendrons, en temps voulu, sur cette actualité à laquelle je m’intéresse de près. Car c’est un sujet qui me « touche ». Je suis, en effet, une de ces femmes interrogées entre 2009 et 2011 par Stéphanie Chasserio pour construire son étude, qui est la seule étude française sur le sujet…

Karine LAFONTAINE

 

Assisterait-on à un rééquilibrage entre consommateur et distributeur ?

Le terme de « consomm’acteur » est maintenant utilisé depuis plusieurs années, en particulier sur Internet. Il qualifie la personne, le consommateur, qui à la fois reçoit et crée des informations, mais surtout la personne qui reprend la main sur sa consommation.

Le consomm’acteur est bel et bien vivant !

Le développement des hypermarchés dans les années 70 a vu la disparition de la relation directe entre le vendeur et l’acheteur, et donc la nécessité de développer la connaissance du client par les outils de CRM (Customer Relationship Management) qui permettent aujourd’hui aux industriels et distributeurs d’être en possession d’une multitude de données autour du consommateur. On parle même de BIG DATA tellement la quantité de données devient importante.

Cela a forcément un coût, qu’il faut pouvoir justifier dans son ROI (Return on Investment ou Retour sur Investissement), et surtout de nouveaux process à mettre en place pour intégrer ces données dans la définition des stratégies marketing des entreprises…. on est loin du temps du bon vieux panel Nielsen.

Puis le développement des canaux de commercialisation alternatifs (comme l’explique cet article des Echos du 19 juin) retraçant l’évolution de la grande distribution, conjointement à la multiplication des voies de communication avec en particulier l’émergence du web 2.0 et des téléphones mobiles, a redonné le choix au consommateur.

De passif, il est devenu actif, pouvant à nouveau s’exprimer comme il le faisait auparavant auprès de son commerçant de quartier. S’exprimer aussi bien positivement, et partager les « bons tuyaux » avec ses amis, que négativement, et plusieurs marques en ont subi les conséquences lors de commentaires défavorables.

Le client est plus que roi : il est lui-même vendeur de son acte d’achat

Ce mouvement de reprise en main de ses choix, de ses décisions, de ses effets sur les industriels par le consommateur pourrait encore s’accélérer.

En effet, il nous faut observer ce qui se passe actuellement en Grande Bretagne où le gouvernement lance un appel d’offres pour son projet midata, projet permettant au consommateur de s’approprier les données le concernant. Ce qui devrait pourtant sembler naturel…

Comme l’explique l’article du blog Marketing Client, cela permettra aux clients de ré-exploiter ces données et de les valoriser auprès d’autres marques pour qu’elles puissent faire une offre personnalisée au meilleur prix correspondant au profil de consommation.

Cela permettra automatiquement un rééquilibrage entre les marques, les services, et les clients, et donc un assainissement de la relation. La plate forme qui naîtra de ce projet permettra aussi aux consommateurs de choisir les informations qu’ils veulent partager, afin d’orienter les offres qui leur seront faites. C’est le passage du CRM (CUSTOMER Relationship Management) au VRM (VENDOR Relationship Management).

Passer de l’attention à l’intention

J’aime tout particulièrement l’appellation que le journaliste américain Doc Searls donne à ce nouveau mode de relation : nous allons passer de l’économie de « l’attention » à l’économie de « l’intention ». D’une économie où les marques cherchaient à capter l’attention de leur client, les consommateurs vont exprimer leurs intentions d’achat et de mises en contact par les marques. Son interview sur le blog de la Harvard Business Review explique clairement la nuance qui a toute son importance.

Si ce projet voit le jour, nul doute que d’autres pays suivront. Il est donc grand temps pour les entreprises de savoir comment développer son business avec un client digital, avant que ce dernier ne soit maître du jeu des échanges. La relation serait alors réellement déséquilibrée.

Ce que je retiens de ces évolutions est qu’une grande question se pose pour les dirigeants marketing : celle de savoir comment réussir sa stratégie marketing en passant du client au client digital pour continuer à développer son business,  thème qui sera abordé lors de la prochaine conférence Marketing&Business le 22 novembre prochain, à Lille .

Aurélie DUQUENNOY

ConnecTED

Les rendez-vous donnés autour de la question du changement sont décidément d’actualité depuis plusieurs mois, après La Journée BEEZ&CO du 28 juin, Osons la France du 27 septembre, ce week-end était sous la couleur rouge de TED.

Lors du journal de France 2, hier midi, dimanche 7 octobre, Michel Serres nous expliquait que les mots Vertu et Virtuel ont la même racine… et il est certain que  samedi 6 octobre, le « monde virtuel », notamment celui de Twitter, a eu la vertu de permettre à des milliers de followers (comme moi) de suivre le TEDxParis comme si nous y étions.

Pour cette journée à l’Olympia, TEDxParis avait concocté un programme riche de sens et d’innovation pour penser notre futur, avec 2030 en ligne de mire.

Alors en attendant les vidéos… Si vous aussi, vous voulez en savoir plus sur ce qu’ont exprimé les 21 intervenants présents sur la scène de l’Olympia, alors que vous n’étiez pas parmi les 1200 personnes présentes dans la salle… je vous invite à découvrir le liveblogging de l’événement sur le site de TEDxParis, les tweets échangés sur le(s) sujet(s) de l’après-midi, les photos ou encore le résumé de la journée par Les Echos ou par le blog Personal Branding.

Alors pour vous mettre en appétit et vous donner envie, j’ai choisi 2 des nombreux contenus relayés sur Twitter samedi :

Une phrase de Lydie Laurent, qui était sur la scène de l’Olympia avec son fils autiste : «Je souhaite que la peur et la pitié à l’égard du handicap soient remplacées par de l’ambition.»

Et une autre de Mathieu Baudin : « L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare ».

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

En plein dans l’actualité…

Il y a trois mois, nous abordions le thème de : La force de la relation, génératrice de valeurs pour nos entreprises.
L’actualité brûlante sur les réseaux sociaux autour du mouvement des « pigeons » démontre bien l’importance de la connexion, d’une démarche collaborative et de l’intelligence collective.

Dans l’esprit de partage, nous avons décidé de diffuser les contenus de nos conférences de La Journée BEEZ&CO du 28 juin 2012. Pour ceux qui y ont assisté, c’est un bon moyen de se replonger dans vos réflexions depuis certainement maturées, pour ceux qui n’étaient pas présents c’est le moment d’en profiter et de vous nourrir.

Pour commencer, nous vous proposons un Medley de cette journée et nous vous donnons rendez-vous vendredi 12 octobre pour écouter Clara Gaymard.

Bon visionnage.

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L’Equipe BEEZ&CO

Le Buzz du pigeon ou le phénomène social des pigeons entrepreneurs

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Non, nous en sommes pas dans le jeu Angry Birds mais bien dans la réalité et ce ne sont pas des oiseaux qui dégomment des cochons ou des singes, mais des entrepreneurs qui se mettent en colère contre les décisions du gouvernement et au final les politiques en général…

195759_370553499691379_398094627_nEt la palme d’or du Buzz de la semaine est attribuée… aux Pigeons en colère contre la loi de Finances 2013.

Comme ils le disent sur leur site : « Nous croyons quant à nous en la puissance des médiaux sociaux que nous maîtrisons parfaitement »… Effectivement !

Preuve en est :

Lundi matin il y avait environ 3000 fans sur leur page Facebook (fermée depuis)
à 12h52  : 5364 fans, 2923 followers sur Twitter
à 14h20 : 1000 fans de plus sur Facebook
à 16h20: 7500 fans sur et 3346 followers sur Twitter…
à 19h47:  9600 fans Facebook et 3678 followers sur Twitter
à 20h15: 10063 fans Facebook,
à 21h35: 11310 fans sur Facebook,
à 21h58:  4010 followers sur Twitter,
à 00h00 13813 fans sur Facebook et à 00h10 13928 fans facebook…

Quelle campagne peut revendiquer le fait d’interpeller 100 fans en 10 minutes, la nuit…?
…et plus de 13000 en 24 heures ? Car mardi matin, à 9h00,  leur page Facebook affichait 16011 fans, et 4695 followers sur twitter…

Ce matin, jeudi 4 octobre, à 9h22 : 40380 « j’aime » sur Facebook et 6679 followers sur Twitter…

Et on ne compte plus le nombre de personnes qui ont mis un pigeon en photo de leur avatar sur les réseaux sociaux, le nombre de fois où le hashtag #geonpi apparaît sur twitter, le nombre de blogs qui ont relayé l’info, le nombre d’articles à l’international qui commentent le phénomène, ceux qui l’analysent, le nombre de billets ou d’articles où les entrepreneurs expriment combien créer sa société est une aventure passionnée mais non sans sacrifice…

391688_10151052357031570_2141379138_n-251x300C’est en regardant mon mur d’actualité sur Facebook, lundi matin, que j’ai vu l’info sur celui de Michel et Augustin, visiblement en soutien au mouvement des « pigeons ». Un des commentaires de leurs fans évoquait qu’ils ne devaient pas mélanger la politique et leur activité commerciale…  comme si dire que l’on est pas en phase avec un projet de loi d’un gouvernement de gauche, c’est que l’on est forcément à droite… Pourtant ces « pigeons » insistent sur le fait qu’ils sont apolitiques. Et pourtant, il est réel que les clivages gauche/droite, sur les réseaux sociaux notamment, saisissent le mouvement pour servir leurs arguments respectifs… comme si il était impossible de concevoir le fait qu’une communauté ait juste envie de faire entendre son inquiétude sans brandir une étiquette, si ce n’est celle de connaître la réalité du terrain…

Alors à 15 000 fans sur Facebook, les « pigeons » insistent :
« Malgré nos messages répétés, certaines personnes tentent aujourd’hui de faire croire que le mouvement des Pigeons n’est en fait qu’une formidable machination orchestrée par je ne sais quel parti politique ou association libérale… »
Et ils décident de prouver que tout est parti d’une banale conversation, en la partageant (noms de famille masqués, pour rester anonymes), « Et si plus de 15.000 personnes se sont ralliés à cette page c’est que visiblement nous n’étions pas les seuls à nous inquiéter… »

A l’heure où des manifestations comme Osons la France s’organisent et où Jean-Paul Delevoye intervient pour nous dire qu’il faut « Oser demander aux politiques d’accompagner celles et ceux qui prennent des risques. », il semble que les entrepreneurs français aient l’impression d’être mal compris et qu’ils osent…

La question, à mon avis, n’est pas de savoir si ce mouvement est de gauche ou de droite, la question est d’arriver à voir que les anciens modèles sont morts, qu’il faut accepter que nous changions de paradigmes pour inventer notre futur.

Dans leur proposition, les « pigeons » invitent à aller plus loin et à trouver ensemble, avec le gouvernement, des solutions car les idées « souvent innovatrices » des entrepreneurs peuvent aider à trouver des solutions. Et c’est vrai, il est innovant dans notre pays, pour les entrepreneurs, de n’utiliser que les réseaux et médias sociaux pour se faire entendre. Ils ont d’ailleurs confirmé hier cette stratégie en appelant à ne pas manifester dimanche prochain, puisque la mobilisation impressionnante sur le web avait pour effet de faire bouger les choses et avait réussi sa mission première : ouvrir le débat, commencer le dialogue. Ils le revendiquent fermement, c’est uniquement par le web et les médias que se fera entendre la voix des #geonpi.
Et cela fonctionne, dirait-on, car ce matin le Ministre de l’Economie annonçait que le projet de loi allait être revu et des rencontres s’organisent…

C’est parce que notre époque est en rupture avec nos modèles de développement que nous pensons que c’est notre rôle d’Homme et notre défi à tous de faire face à nos incertitudes et de saisir de nouvelles potentialités de création de valeurs pour nos entreprises.
C’est parce que nous pensons qu’il faut agir afin d’enclencher le mouvement et bouger les lignes afin d’accélérer le changement que nous avons créé le projet fédérateur et indépendant « BEEZ&CO Le business sous un autre regard », en proposant, notamment, chaque année, une Journée de conférences pour réfléchir ensemble…

A leur manière les « pigeons » proposent de réfléchir autrement et en utilisant les réseaux sociaux comme outil de communication, ils se positionnent dans l’air du temps, montrant qu’ils maîtrisent parfaitement leur environnement.

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Ce qui contribue aussi grandement au buzz des « pigeons » c’est qu’ils revendiquent le fait qu’il n’y aura pas de porte-parole, pas de « représentants », qu’ils ne sont « qu’une conséquence  et qu’on ne négocie pas avec les conséquences »… Ainsi sans visage, sans étiquette, chacun, s’il en a envie, peut s’identifier aux « pigeons », chacun peut s’y reconnaître du moment qu’il est entrepreneur, auto-entrepreneur, ou qu’il est proche de l’un d’entre eux. « Les pigeons » c’est personne mais potentiellement tout le monde…

D’après Emmanuel LEPRINCE de PACTE PME, qui est intervenu à Osons La France, il y a plus d’entreprises par habitant en France qu’aux USA, la France est donc un pays d’entrepreneurs… il se peut donc que le mouvement continue de grandir… L’avenir nous dira si les « pigeons » vont continuer à « roucouler » comme ils le revendiquent… Une chose est certaine, ceux qui ont décider de lancer cette opération n’ont pas à s’inquiéter sur l’utilisation optimale des réseaux sociaux pour leurs entreprises…

Pour découvrir une partie des articles déjà parus sur ce sujet : leur scoop it, et ce qu’on en a dit sur BFM lundi soir : ici.

Anne Lucie DOMANGE VISCARDI

Crédits photos : Facebook et site des « pigeons » et « Michel et Augustin ».