Ils ont osé être remarquables

Femme et mari, photographe… et photographe, Sophie et Laurent Mayeux ont édité en mars un superbe livre, hommage aux femmes qui entreprennent. BEEZ&CO s’en était déjà fait l’écho. J’ai voulu en savoir plus sur le projet, et sur ce couple, qui nous invite à regarder les femmes autrement.

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  • Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce livre ? De vous lancer dans ce projet ?

Laurent Mayeux : L’objectif était double. Primo, faire un travail de portrait, c’est une thématique que j’aime beaucoup. Le portrait est, pour moi, ce qu’il y a de plus difficile, mais aussi de plus passionnant car c’est un moment intense. C’est une discipline contradictoire qui nécessite à la fois un travail de préparation, d’anticipation en amont et de l’instinct, du feeling, de l’irrationnel au moment où l’on réalise le portrait.

Secundo, c’était un moyen d’impliquer pleinement Sophie dans le studio. Sophie n’étant pas photographe de formation, on se demandait comment exploiter ses compétences en matière de gestion de projet, de rédactionnel.

Ce livre est devenu le moyen de répondre à ces deux objectifs. À l’instar d’un service R&D, il a révélé comment cette association singulière de deux compétences différentes pouvait ouvrir de nouvelles perspectives tant dans nos travaux personnels que dans nos travaux de commandes.

Sophie Mayeux : Je pense que c’est un grand tout. D’abord, je fais partie d’une famille où les femmes sont plus nombreuses que les hommes, elles ont de la personnalité, elles ont fait des choix déterminants dans leur vie. J’ai beaucoup pensé à elles toutes tout au long de ce projet.

Ensuite, en classe de première, pour le bac de français, nous avons étudié « Une vie », de Guy de Maupassant. Ce livre m’a marquée. L’histoire de cette femme en quête d’elle-même m’a réellement émue. Depuis, j’aime les récits qui racontent des parcours de femmes, j’aime me demander ce que j’aurais fait dans leur cas, dans le contexte de leur époque, de leur éducation, de leur culture.

Puis, il y a mon expérience de vie personnelle. Dans l’environnement du travail, j’ai été renvoyée à mon statut de femme. Dans l’environnement de la famille, je me suis souvent interrogée sur la situation de mon quotidien, le partage des tâches, la manière d’éduquer ma fille et mes garçons sans faire de distinction de genre… Ce sont des questions que nous abordons. Je dis à mes garçons de respecter les filles dans leur langage. Lorsque le petit dernier m’a dit un jour « Maman, je vais me marier parce que, sinon, qui va me faire à manger ?», je lui ai expliqué que ce serait normal qu’il fasse à manger aussi. Et je me suis rendue compte que c’était moi qui préparais effectivement le plus souvent les repas.

Enfin, je voulais “faire” quelque chose, participer à ma modeste mesure à l’évolution de la condition de la femme. C’est très pompeux, mais, à mon niveau, je voulais montrer tout le talent que les femmes sont capables de déployer.

  • Sophie, vous dites que vous avez voulu ce projet pour qu’on regarde les femmes autrement ? Pourquoi est-ce nécessaire ?

S M : C’est nécessaire car on regarde bien souvent les femmes avec le prisme des stéréotypes. La maman continuellement absente parce que ses enfants sont toujours malades. La maman qui “ne travaille pas” et donc “ne fait rien”. La femme qui a choisi de ne pas avoir d’enfant, de ne pas se marier. La femme hystérique, la femme qui n’a pas besoin d’augmentation parce que son mari a un bon travail… Parfois, les femmes finissent par se persuader que, si ces stéréotypes existent, c’est parce qu’ils ont peut-être un fond de vérité.

Je voulais donc me positionner sur un terrain positif, montrer que les femmes sont une réserve de talents et d’énergie qu’on n’exploite pas suffisamment et qu’on ne met pas assez en valeur. Quand elles le décident, elles sont capables de soulever des montagnes, de faire avancer des projets, quelquefois un peu fous, mais elles réussissent.

  • Comment avez-vous choisi les femmes qui sont présentées dans votre livre ?

S M : J’ai regardé la presse régionale, cherché sur internet, mais surtout, j’en ai beaucoup parlé. Le bouche à oreille a très bien fonctionné. Les gens me recommandaient des femmes, je les laissais leur présenter le projet et, si elles étaient d’accord pour entrer en contact avec moi, je les appelais.

  • Dans la préface, Isabelle Deprez dit que le dénominateur commun de ces femmes, c’est : engagement et générosité. Pensez-vous que ces deux qualités soient essentiellement féminines ? Avez-vous trouvé d’autres points communs, l’un ou l’autre ?

L M : Non, on peut trouver ces qualités chez les hommes, Dieu merci ! En revanche, dans l’engagement féminin, il n’y a pas forcément un combat, un objectif pour gagner quoique ce soit ou obtenir un retour. L’acte est souvent plus gratuit que chez les hommes.

S M : En effet, ces qualités sont universelles. Mais je pense que, lorsque les femmes sont convaincues, elles sont capables de s’engager sans limites et de tout mettre en œuvre pour atteindre leur objectif. Elles fédèrent, elles emmènent, elles font attention de ne laisser personne au bord du chemin. Et c’est en cela qu’elles sont généreuses dans leur engagement, elles partagent.

Leurs témoignages montrent aussi qu’il ne faut pas opposer les femmes aux hommes, car c’est ensemble que les choses avanceront. La complémentarité des genres est le critère de réussite.

  • Dans la préface, toujours, il y a une jolie expression : « la puissance du féminin assuré ». Pensez-vous qu’il y ait aussi la puissance du masculin assuré ? Comment se traduirait-il ?

L M : En reconnaissant cette puissance du féminin, et en l’utilisant à bon escient,  l’homme a tout à gagner ; c’est là où, à mon avis, il gardera sa juste place. Les femmes ont une vision des choses plus globale que les hommes. Elles utilisent un oxymore étonnant d’instinct et d’analyse face aux situations. Il leur donnera la possibilité de surpasser les hommes si ces derniers ne comprennent pas assez vite l’intérêt de leur accorder la place qu’elles méritent dans la société. Heureusement, elles gagnent petit à petit du pouvoir dans la société.

Mais, certains hommes n’ont pas encore compris l’intérêt de partager le pouvoir avec les femmes. Beaucoup sont malheureusement dans une logique guerrière, de lutte pour le pouvoir. Les femmes pour la plupart, et cela m’a semblé être le cas de toutes celles que j’ai photographiées, ne sont pas dans cette logique. Je suis persuadé qu’avec plus de pouvoir féminin, il y aurait moins de conflits dans le monde, dans les entreprises, dans les organisations. Ou, en tout cas, ils seraient plus vite résolus.

  • Racontez le parcours du livre, de l’idée à la réalisation. Combien de temps vous a-t-il pris ? Qu’est-ce qui a été le plus difficile ? Le plus facile ? Le plus exaltant ? Le plus décourageant ?

L M : Au-delà de la réalisation des portraits, le plus exaltant c’était de voir le livre se construire petit à petit et de recevoir tant de témoignages d’amitiés. Les problèmes que nous avons rencontrés, nous les avons contournés. Cela a bien entendu généré du stress, mais pas de découragement, compte tenu de notre volonté de sortir ce projet.

S M : C’est un projet qui nous anime depuis deux ans. A l’époque, le fait d’en parler me permettait de le construire peu à peu dans ma tête et de le rendre concret, aussi. Puis, il a bien fallu démarrer. Nous avons donc entamé notre quête, fait le premier portrait, la première interview. Nous nous sommes demandés si nous devions photographier toutes les femmes avec exactement le même cadrage, quelle devait être la longueur idéale du portrait écrit. Au final, nous nous sommes fixés un cadre assez large pour que notre instinct puisse s’y épanouir. Mais le cadre était quand même important pour que le projet soit cohérent.

Nous avons donc décidé de faire des portraits carrés, en noir et blanc, au naturel, de poser deux questions récurrentes comme un fil rouge et puis de faire quelque chose de beau. Le plus difficile pour moi, a été la période de relecture, car elle s’est faite dans le stress. Nous voulions ne pas manquer la date du 8 mars pour la sortie du livre. Les derniers portraits ont eu lieu fin janvier, ensuite derniers écrits, réalisation de la maquette, relecture, et je voyais le temps qui s’égrenait… J’étais tendue vers l’objectif d’y arriver, de toute façon je n’imaginais pas qu’il puisse en être autrement.

Ce qui était difficile aussi, c’était de s’arrêter, de mettre le projet de côté pour “retourner au travail”, sur les projets de nos clients. Hé oui, il ne fallait pas les oublier ! C’était dur pour moi de “planter” la rédaction car il était nécessaire de me replonger à chaque fois dans l’atmosphère de l’interview, dans ce que j’avais ressenti, pour pouvoir retranscrire au mieux tout cela dans le texte. C’est une démarche qui demande du temps et de la disponibilité, je ne pouvais pas me programmer et me dire : « Bon de 9 à 10, je traite mes mails, de 10 à 11, je rédige un portrait, de 11 à 12 » etc.

  • La préface se termine sur l’amour. Est-ce un moteur pour vous deux ?

L M : Complètement. Nous sommes mariés depuis 25 ans et j’ai coutume de dire à Sophie que l’on forme une sacrée équipe. Je considère que la vie à deux, c’est une aventure en équipe, pour construire une famille ou un projet professionnel. Et une équipe ne fonctionne que s’il y a un respect mutuel de chacun de ses membres.

S M : Je rajouterai simplement que c’est un chemin qui se construit ensemble. Les embûches, les obstacles, on ne peut les surmonter que si les deux en ont envie. L’important c’est d’en être toujours convaincus.

  • D’après vous, quel regard différent portent les femmes sur le monde, la société, la famille ?

L M : Elles ont un instinct de survie et de protection plus développé que les hommes.

S M : Tout en étant très combatives, les femmes sont pacifistes. Elles ont le souci de faire avancer les choses, le monde, leur monde, en harmonie. Elles ont certainement un sens plus développé de l’intérêt commun.

  • Et, en matière de business, pensez-vous qu’elles aient une vision, une conception différentes ?

L M : Oui, elles ont une vision plus large, plus globale, avec une forme de sensibilité plus forte que les hommes.

S M : Elles sont davantage dans la coopération et la collaboration. Encore une fois, elles veulent réussir ensemble, elles veulent faire avancer une entreprise, des collaborateurs, en les faisant grandir, en les emmenant avec elles.

  • Sophie, quel regard de femme portez-vous sur les femmes de votre livre ?

S M : Je suis très touchée par toutes ces personnalités, ces expériences ont beaucoup résonné en moi. Elles m’ont fait penser à mes grands-mères, à ma mère, elles m’ont beaucoup fait réfléchir sur la vie en général. Je suis très admirative de leur énergie, de leur volonté d’agir et de leur réussite. Les femmes peuvent réaliser de grandes choses et elles n’en sont pas toujours conscientes ou bien elles pensent qu’elles n’en seront pas capables. Je voudrais que toutes ces femmes soient inspirantes et donnent la force à d’autres d’entreprendre ce qu’elles ont envie de faire.

  • Laurent, photographier une femme, c’est différent de photographier un homme ? Pourquoi certains portraits en studio et d’autres in situ ?

L M : L’approche est sensiblement identique. Le portrait est un jeu de séduction. Il est fortement lié à l’estime de soi. La personne portraiturée joue avec trois images : celle qu’elle cherche à délivrer, celle qu’elle donne réellement et celle que le photographe perçoit ou décide de retranscrire. Partant de ce principe, une femme va jouer sur des codes de séduction différents d’un homme.

La plupart des portraits ont été réalisés en studio, dans un univers neutre. Certains ont été exécutés dans un autre environnement, à partir du moment où celui-ci apportait un plus.

  • Quel écho ont le livre et l’exposition aujourd’hui ? Que pensez-vous de ces réactions ?

S M : C’est un projet qui plaît et nous en sommes heureux. Bien sûr, il fait écho à la problématique de la mise en œuvre de la parité hommes-femmes qui est un sujet de fond actuel. Le livre et l’expo sont toujours accueillis avec intérêt et les femmes du projet en sont de vraies ambassadrices. Elles les relaient avec énergie car elles sont fières d’en faire partie. Elles se les sont appropriés et ça c’est vraiment la plus belle chose qui pouvait arriver.

Pour les retrouver :

La page Facebook du projet  : femmesduportrait sophie et laurent-bdefnord

La page Facebook de Sophie : les femmes sont vraiment belles

Leur site : Sophie et Laurent Mayeux Photographies

 

 

Karine LAFONTAINE

 

crédit patchwork photo : Sabine Lecoeur


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Géocaching une chasse au trésor mondiale participative

www.geocaching.comA l’occasion d’un séjour passé chez des amis dans la région d’Avignon,  j’ai découvert le géocaching. Sans doute savez-vous ce que c’est. Personnellement j’ai découvert un concept ludique participatif. Vous aimez voyager.Vous êtes curieux de votre environnement. Vous recherchez un séjour insolite qui sort des sentiers battus alors vous êtes prêt pour tester le géocaching. Une chasse au trésor d’une ampleur inégalable. Plus de 2 millions de caches par minute  dans le monde depuis plus de 10 ans. C’est plus qu’une chasse au trésor, c’est une communauté de géocacheurs comme aime s’appeler la communauté française qui associe leur passion pour la randonnée.

App geocachingVous choisissez votre destination. Muni d’un Smartphone et d’un GPS , vous repérez l’endroit où devrait se trouver la boite où se cachent des objets laissés par vos prédécesseurs. La boite transportable peut avoir différentes tailles: de la taille d’un doigt à  celle d’une boite de chaussure. Les boîtes sont destinés à rester longtemps dans la nature dans leur cachette.cache box Tel Robinson Crusoé, vous laissez un message au crayon. message geocachingComme si vous lanciez un message laissé dans une bouteille jetée à la mer, vous contribuez à la communauté et l’animez. Certains sont tellement adeptes qu’ils consacrent leur séjour uniquement à cette chasse au trésor. Ils cherchent ces endroits insolites, ils trouvent et laissent à leur tour un objet, leur message.  Et ils partagent leur aventure avec leurs amis, ceux de la communauté sur le blog, forum ou en vidéo. Les géocacheurs se prêtent au jeu et pour beaucoup deviennent mordus. Certaines caches sont de réelles énigmes et peuvent nécessiter plusieurs années pour être trouvées par la communauté.

Cette invitation à la découverte de notre environnement sous un autre regard est moderne. Elle concilie le plaisir du jeu, l’usage des nouvelles technologies et l’attachement à son écosystème. Le géocacheur  quand il accepte d’être membre s’engage à respecter la nature qui environne la cache. Il a le souci de nettoyer le lieu si celui-ci a été pollué. C’est un jeu ludique, communautaire et responsable.

Et c’est une nouvelle forme de business basé sur un jeu participatif. Il remet au goût du jour un jeu traditionnel et connu de tous. En l’amplifiant par l’usage des nouvelles technologies, Géocaching crée un nouveau modèle économique … pour créer une cache, n’oubliez pas d’acheter votre kit de jeu et votre gps sur le site geocaching.com.

Geocaching est un autre exemple de ces nouvelles formes de business qui reposent sur de  nouveaux usages (numériques) et de nouveaux comportements (communautaire).

Merci à Britt et Gilbert et vos amis géocacheurs pour cette découverte.

Caroline VALENT

 


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Humaneo, ou comment rassembler les talents dans un écosystème qui développe l’entreprise ?

Nouveau siege du groupe Ad_o a Ronchin _ _7_J’ai rencontré Laurent Vergult lors de la préparation de la 1ère Journée BEEZ&CO en 2012, son projet Humanéo étant réellement porteur des valeurs qui soutenaient le thème de cette 1ère journée : la Force de la relation, génératrice de valeurs pour l’entreprise.

Les deux heures passées en compagnie de Laurent, au sein du alors tout nouveau siège social d’Adeo, avaient été une réelle découverte : d’un projet fort, certes, mais aussi d’un homme dont l’humilité et la passion l’incarnent réellement.

Laurent nous avait fait le plaisir d’être l’un des témoins du débat Histoires d’Entreprises de cette 1ère Journée.
C’est donc tout naturellement que nous sommes restés en contact et que je prends toujours autant de plaisir à tenir Laurent informé de l’évolution du projet BEEZ & CO.
Je suis donc retournée le voir tout récemment et voici la retranscription de nos échanges.

Bonjour Laurent,

En quelques mots, peux-tu nous décrire l’histoire et la mission du projet Humaneo ?

Humaneo est né par la volonté de 3 collaborateurs désirant faire bouger leur entreprise suite à un voyage d’ouverture à San Francisco dont le sujet était « l’Homme au cœur de l’entreprise ». Humaneo est avant tout un état d’esprit et une communauté ouverte à tous. La  « mission » d’Humaneo est d’accompagner les collaborateurs ayant une idée si celle-ci apporte une plus-value à l’entreprise (quelle qu’elle soit). Humaneo s’appuie sur 4 piliers : le Bien-être, l’entreprise 2.0, l’attractivité et l’innovation.

Peux-tu nous donner quelques exemples de belles réalisations Humaneo ?

logo green kidsHumaneo a donné naissance à une cinquantaine d’actions portées par des collaborateurs. Le point commun entre toutes ces actions est la dimension humaine car derrière chaque action, il y a des rencontres, des échanges, des potentiels voire des talents méconnus de l’entreprise. Parmi ces réalisations, nous avons lancé des actions n’apportant pas de bénéfices financiers mais qui permettent de faire vivre les valeurs de l’entreprise ou de mieux comprendre son fonctionnement.

cafe-inJe pense notamment au « Café’in »  qui permet à 8 collaborateurs de prendre un petit déjeuner  durant 3h30 avec le PDG. Leur participation se fait par cooptation via les 8 participants précédents. A ce jour il y a eu 45 Café’in et le format a été repris à l’international par les DG locaux.

logo_bdc3Nous avons également développé une action que nous avons appelé « Les Bricos du Cœur ». Elle se traduit par des dons fait à des associations/fondations ainsi que des chantiers durant lesquels nous améliorons l’espace de travail des bénévoles de ces associations. Il y a également des idées liées au métier (que je ne peux dévoiler) dont une qui est devenue enjeu stratégique au niveau de Leroy Merlin France.

Selon toi, quels sont les facteurs clefs de succès d’Humaneo ?

Il y en a beaucoup mais je citerai :

-  Un soutien sans faille de nos dirigeants dans notre démarche
-  Une transparence totale sur tout ce que l’on fait et notre fonctionnement
-  Une confiance, une autonomie et une liberté données aux collaborateurs
-  L’absence de Hiérarchie au sein de la communauté
- L’interdiction de mots comme R.O.I, Réunions, Cahier des charges, demande d’engagement de dépense, Livre blanc
- Les valeurs de l’Entreprise omniprésentes dans tout ce que l’on fait
- Des règles basiques : «C’est celui qui dit qui fait…mais avec l’aide de la communauté », « des circuits courts sans faire de court-circuit », « Chacun peut participer au développement d’une idée », « Chacun fait ce qu’il veut dans le développement d’une idée » .

Qu’est-ce qu’apporte Humaneo à l’entreprise ? Et qu’est-ce que l’entreprise apporte à Humaneo ?

Je pense qu’Humaneo apporte :
- une autre manière de travailler (plus agile et avec une volonté de recherche d’efficacité à moindre coût)
- une vision décalée sur certains sujets
- des pépites au niveau des idées mais surtout au niveau des collaborateurs. Car ces collaborateurs qui participent aiment leur entreprise et veulent participer beaucoup plus à son développement que de par leur mission. Ce sont des collaborateurs sur qui l’entreprise peut compter.
- une image positive à l’extérieur par répercussion de ce que nous mettons en place.
L’entreprise apporte son soutien et sa confiance ce qui est énorme et différenciant par rapport aux autres entreprises.

L’an dernier, tu es intervenu lors de la Première Journée BEEZ&CO sur le thème de la Force de la relation, et Humaneo était au cœur de ce thème. Par rapport au thème de cette année autour de l’E-CO-système,  peux-tu nous dire si, selon toi, Humaneo fonctionne en éco-système ?

En regardant le diagramme de BEEZ&CO sur l’ E-CO-système, je trouve qu’Humaneo fonctionne totalement en E-CO-système puisque tout est fait en collaboration à travers notre communauté. Dans toutes nos actions, nous retrouvons les valeurs de l’’entreprise tout en travaillant différemment et c’est ce qui a construit notre identité. Plusieurs de nos actions peuvent être classées dans la catégorie « Web 2.0 » (même si nous, nous parlons d’Entreprise 2.0). Le seul point que je ne retrouve pas dans Humaneo concerne le Business Model car nous n’en avons pas réellement.

Qu’est ce que cet écosystème apporte à Humaneo ?

Cet écosystème nous permet d’avoir de plus en plus de membres dans notre communauté grâce à notre identité et par répercussion, des nouvelles idées et des nouvelles compétences.

Humaneo nourrit-il l’écosystème Adeo ?

Humaneo n’est pas encore présent partout dans l’entreprise mais là où Humaneo s’est développé, je dirais qu’Humaneo participe au maintien des valeurs de l’entreprise à travers son état d’esprit et ses actions. Humaneo permet aussi de prouver qu’il est possible de faire des choses sans forcément beaucoup de moyens et chacun peut, s’il le souhaite, devenir un véritable acteur dans le développement de son entreprise malgré la taille de celle-ci.
Des managers  s’inspirent également de son fonctionnement pour animer/manager leurs équipes ou pour travailler autrement.

Une dernière question : qu’est-ce qu’évoque pour toi « Le business sous un autre regard » ?

Le business sous un autre regard m’évoque une ouverture totale en termes de participants et d’état d’esprit. Chacun devra pouvoir participer de manière collaborative sur les sujets qui les intéressent (et qu’ils ont envie de faire bouger). Et les collaborateurs en charge de « territoires » devront ouvrir leurs frontières. Si l’entreprise arrive à ces deux objectifs, elle gagnera sur tous les fronts (turnover, efficacité, productivité, baisse des risques, etc.).

Penses-tu qu’il soit nécessaire de regarder le business  autrement dans le contexte économique actuel ?

Ce n’est pas nécessaire mais obligatoire de voir le business autrement car le contexte économique actuel a généré une autre manière de consommer qui restera, même si le contexte actuel évolue positivement. Une société qui ne prendrait pas ce virage risquerait très fortement de disparaître.

Laurent, merci beaucoup de ta participation à la Globosphère BEEZ&CO.

Suite à nos échanges avec Laurent, BEEZ&CO sera présent au campus Leroy Merlin le 12 juin prochain au cours de tables « inspirantes », pour transmettre l’état d’esprit de BEEZ&CO. Merci à la Direction des Ressources Humaines de Leroy Merlin pour la confiance accordée à BEEZ&CO.

Aurélie IZAMBERT-DUQUENNOY


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L’E-CO-SYSTEME créateur de valeurs pour nos organisations ?… Le 2 juillet

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Un pari fou… 

En juin 2012, nous avions fait le pari -un peu fou-  de vous proposer La Journée BEEZ&CO-1ère édition : 6 conférences sur le thème de « La force de la relation génératrice de valeurs dans l’entreprise« .

Vos réactions, suite à l’événement, nous ont encouragées à poursuivre ce que nous avions initié. Depuis, la communauté ne cesse de grandir. Notre cercle de réflexionLa Quadrature du Cercles’est réuni pendant 10 mois pour pousser la réflexion de ce qu’est « Le Business sous un autre regard » et plus particulièrement pour construire une démarche de controverse sur le thème 2013 : l’écosystème. Notre blog, La Globosphère atteint les 300 articles et augmente son nombre de lecteurs de jour en jour.  

C’est parti… 

Le 2 juillet prochain nous vous donnons à nouveau rendez-vous pour La Journée BEEZ&CO-2ème édition, afin de regarder ensemble le business autrement.

Les invitations sont lancées. Dans 7 semaines nous vivrons à nouveau un moment privilégié, nous partagerons nos expériences et croiserons nos regards pour faire évoluer nos organisations. Nous vous attendons nombreux et de tous horizons économiques, intellectuels, universitaires, institutionnels, entrepreneuriaux.

Parce que rien ne sera jamais plus pareil. Parce que vous  êtes plus en plus nombreux à vouloir accélérer ou vivre le changement. Parce que vous êtes convaincus que la création de valeurs par nos organisations peuvent être de différentes formes. Alors réservez dès maintenant votre place en cliquant ICI !

L’équipe BEEZ&CO

NB: Si vous souhaitez nous contacter pour nous communiquer vos coordonnées afin d’être informés par email, écrivez-nous sur contact@beezandco.com :) 

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Pour en savoir plus et s’inscrire 

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Vous pouvez dés maintenant réserver votre place en cliquant ICI !

La définition BEEZ&CO du Décideur : de l’indépendant au grand dirigeant de groupe international, un décideur est un homme/une femme, concerné par les prises de décision et impliqué dans la création de valeurs de notre pays, de notre monde.


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Quand la femme entreprend

A l’occasion de la semaine de l’entrepreneuriat au féminin du 13 au 18 mai en France, j’avais envie de faire réagir 11 femmes sur cette expérience qu’elles vivent au quotidien. Elles sont de profils différents, indépendantes, chefs d’entreprises ou au stade de la création. Ce sont leurs regards sur l’entrepreneuriat qui m’intéressent, leurs convictions et la manière dont elles traduisent leurs valeurs dans l’exercice de leur métier de dirigeante. Leurs témoignages sur la Globosphère est une illustration concrète sous leur angle de vision de ce qu’est « Le Business sous un autre regard », celui d’une femme accomplie dans ses différentes missions. Cette semaine nous démarrons avec Valérie et Zehira .

valerie blanchot courtoisJe vous laisse découvrir l’interview de Valérie Blanchot Courtois, polytechnicienne, docteur en sciences, basée à Nice.

Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? et l’entreprise que tu diriges ?… Si j’essaye de résumer mon parcours professionnel en une phrase, je dirais que j’ai développé en 26 ans une expertise pointue en management de l’innovation responsable, que ce soit dans un contexte de laboratoire de recherche, de grand groupe, de PME et de start-up, dans l’enseignement supérieur via mon implication dans SKEMA Business School, et dans le milieu associatif. Mon parcours se décompose en 3 grandes périodes, qui se chevauchent les unes les autres :

  • Une douzaine d’années dans la R&D et le management de la R&D ;
  • Une quinzaine d’années dans le management ;
  • Une dizaine d’années dans l’entrepreneuriat au sens large, y compris dans le milieu associatif.

J’ai fondé en 2004 Human Ventures, cabinet de conseil en management de l’innovation responsable. Human Ventures est une société de conseil et de formation dont la mission est d’aider les dirigeants d’entreprise à créer de la valeur économique, humaine et environnementale en libérant l’énergie de leurs collaborateurs.
Je fais du conseil stratégique auprès de dirigeants de business units de grands groupes, de PME, de patrons de start-up que j’aide à (re)penser leur stratégie et à identifier des relais de croissance, et à les mettre en œuvre. Je m’appuie sur un réseau d’une dizaine de consultants seniors dans des domaines connexes au mien.

Pourquoi choisir d’être entrepreneure? Est–ce différent d’être entrepreneure vis à vis de son entourage ou vis à vis de la société ?… Le choix de l’entrepreneuriat m’est apparu comme une évidence à un moment de mon parcours professionnel. Une fenêtre d’opportunité s’est ouverte, j’ai regardé à l’extérieur via cette fenêtre, j’y ai vu un soleil masqué par une brume matinale ; j’ai à peine réfléchi et je me suis envolée … J’y suis toujours presque 10 ans plus tard. Choisir l’entrepreneuriat, c’est reconnaître que l’on a des convictions, une certaine vision du monde tel que l’on aimerait qu’il soit et une envie de tenter d’apporter sa contribution à ce monde en changement par son énergie, ses compétences, sa capacité à convaincre, à transformer l’essai dans la durée. Etre entrepreneure, c’est s’assumer et assumer sa différence. C’est accepter de ne pas être dans une case. C’est se construire, se déconstruire et se reconstruire au quotidien. C’est douter pour mieux créer. C’est donner inlassablement son énergie au service des autres, de ses clients,  et de ses parties prenantes.

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ?                              « Le but, c’est le chemin » (Goethe). L’essentiel est d’avoir des convictions, de les mettre en œuvre au quotidien et de s’y tenir. Il faut voir loin, et avancer pas à pas malgré les embûches et les difficultés. Apprendre de ses échecs et toujours rebondir. La clé de la réussite de l’entrepreneuriat, c’est sans doute d’y croire suffisamment pour avancer sans relâche mais avec suffisamment de recul pour éviter de s’enliser et préserver à chaque étape son énergie vitale. Sans énergie, il n’y a pas d’entrepreneur, ni d’entrepreneure.

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? As- tu le sentiment de réussir à les respecter au quotidien? … Le respect, de soi, des autres, du monde, comme principe fondamental. L’humilité. Le droit à l’erreur, comme source d’enrichissement. Le doute, comme force vitale. L’ouverture. Le droit de tenter de transformer des rêves en réalité. La liberté de penser et d’agir.

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … L’entrepreneuriat est essentiel à la vitalité de l’économie d’aujourd’hui et au renouveau de l’économie de demain. Or, il n’est pas assez valorisé en France. On entend encore trop « il ou elle a entrepris faute de mieux ! ». On manque crucialement de ‘role models’ en France permettant de personnaliser l’entrepreneuriat dans ses multiples facettes, et tout particulièrement de ‘role models’ féminins. Quand arriverons-nous à valoriser l’échec comme source d’apprentissage plutôt que d’ostraciser ceux qui en sont à l’origine ? La clé est dans l’éducation ; nous avons tous un rôle clé à jouer, en tant que parent, enseignant, professionnel pour accompagner la jeune génération dans la voie de la création et de l’entrepreneuriat.

Quelles recommandations souhaites-tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ? … Avant tout écouter votre ‘petite voix intérieure’ et ne pas hésiter à vous lancer quand vous sentez que le moment est venu. Avant cela, se préparer en développant votre réseau relationnel et en le cultivant. Toujours partir d’un besoin non satisfait pour lequel vous pensez pouvoir apporter une solution. Ne pas partir seul. Bien choisir ses associés car s’associer en affaires, c’est se marier professionnellement parlant. Voir grand et voir loin. Ne jamais se décourager et se faire aider par ses pairs.

Merci Valérie pour ce partage d’expérience et de sagesse.

Zehira Telion

Voici le témoignage de Zehira Telion, diplômée d’école de commerce, jeune chef d’entreprise, basée dans la région de Valenciennes.

Pour commencer, quel est ton parcours professionnel en quelques mots ? et l’entreprise que tu diriges ?     Issue de la grande distribution puis des services aux particuliers et aux entreprises, j’ai toujours créé ou participé à la création de nouveaux postes, de nouvelles Business Units. Fille d’entrepreneur, expatriée pendant 5 ans pour créer un centre de relation client outsourceur, j’ai eu envie de CREER à nouveau pour moi, pour les clients que j’ai choisis, en mettant à disposition les savoir-faire construits pendant 15 ans dans les domaines des RH , de l’organisation et de la qualité. Ainsi, j’accompagne aujourd’hui des entreprises, dont je partage les valeurs, dans leurs problématiques de développement de compétences et organisationnel : Recrutement, Evaluation de Compétences, Formation et Définition et Mise en œuvre de leur stratégie RH, Organisationnelle et Qualité.

Pourquoi choisir d’être entrepreneure? … Pour créer de la valeur ajoutée ! Partager des savoirs, savoir-faire ! Etre libre de choisir des projets qui ont du sens au regard de mes valeurs, des valeurs des entreprises clientes.

Est–ce différent d’être entrepreneure vis à vis de son entourage ou vis à vis de la société ? … Vis-à-vis de son entourage : l’entourage qui a vécu l’aventure de l’entrepreneuriat donne le sentiment d’avoir ainsi rejoint un « groupe à part », qui a vécu une ou plusieurs expérience(s) unique(s) en leur genre. Cet entourage se montre d’un coup très apporteur de conseils, de soutien, de provocations constructives pour contribuer à faire avancer le projet. L’entourage qui ne connaît pas cette expérience, ni directement ni par le biais d’un proche, semble plein de préjugés et d’incompréhension. Les échanges autour de la vie professionnelle sont devenus moins nombreux, moins riches. Des clichés demeurent sur le chef d’entreprise « vénal »…, et d’autres sur le fait qu’une femme chef d’entreprise c’est d’abord une femme…et l’entreprise ne semble devoir être qu’un « jouet »…C’est d’ailleurs chez les autres femmes que cette perception est la plus vive…

Pour toi, quelles sont les clés de réussite de l’entrepreneuriat ? … La CONGRUENCE du projet d’entreprise et de son projet de vie : valeurs, équilibre familial : première clé pour être un chef d’entreprise épanoui, heureux, prêt à affronter les bourrasques. Pour réussir son projet ensuite : pertinence du Business Plan en amont, puis pilotage rigoureux de sa trésorerie à court, moyen et long terme. Point essentiel : se faire aider, accompagner pour préserver sa prise de recul, sa créativité. Un facteur clé pour moi : considérer le marché et les concurrents comme favorables et jouer la complémentarité tout autant que  la différenciation : mes concurrents sont avant tout des partenaires, voire des clients !

Quelles sont les valeurs que tu défends en tant que chef d’entreprise ? … Etre Soi-même ! Etre enthousiaste et loyale : c’est dans la difficulté que l’on apprend le plus, c’est dans la différence que l’on construit la tolérance !

 As-tu le sentiment de réussir à les respecter  au quotidien? … Sans problème…mais cela a un prix. Il y a des prospects avec lesquels je choisis de ne pas travailler ou de limiter le travail …c’est ma première liberté de chef d’entreprise. Je pense que c’est le fait même de faire vivre ces valeurs qui me permet de fidéliser 100% de mes clients ! Ils savent que je les ai choisis, qu’ils peuvent compter sur moi pour aller au bout de leurs problématiques, même s’ils sont « coincés » sur le plan budgétaire : nous construisons les solutions ensemble.

Quel regard portes-tu sur l’entrepreneuriat en France ? … Des idées, des concepts, nous en avons. Des structures d’aide à la création aussi…certaines plus efficaces que d’autres selon le contexte de la création, le profil de l’entrepreneur. Comme pour une prestation de service quelconque, il faut prendre le temps de définir son besoin et de sélectionner ensuite la bonne structure. Par contre, que de freins au niveau des banques pour les femmes notamment…: pas besoin de financer un BFR, notamment s’il est lié à la rémunération de la dirigeante : son conjoint fera « bouillir la marmite » !! Autre point sur le financement des entreprises, la mise en place de la BPI gèle aujourd’hui tous les dispositifs publics ou parapublics de contre-garanties, comment permettre dans ces conditions de poursuivre le développement de l’entrepreunariat ?

Bref, si des structures d’aide existent, le nerf de la guerre que constitue le financement des entreprises me semble encore extrêmement complexe à gérer et donc peu favorable au développement d’une vraie culture entrepreneuriale en France. La volonté politique est-elle là véritablement ?

La France me semble être un terrain peu propice à l’entrepreneuriat dans sa culture même. L’aventure est souvent vue comme trop risquée, trop lourde en investissement temps….Un conseil de lecture : « Capitalisme et Protestantisme » de Max Weber.. : permettra de mesurer toute la différence culturelle entre les USA et la France sur le sujet!

L’entrepreneuriat au féminin, un petit constat : les femmes ont également du mal à se mobiliser pour construire leur réseau et perdent ainsi en visibilité sur le marché. Elles perdent aussi, je pense, en échanges qui leur permettraient de donner d’autres dimensions à leurs entreprises.

Quelles recommandations souhaites-tu partager avec quelqu’un qui veut franchir le pas ?

  1. Définir son projet de vie puis son projet d’entreprise
  2. Se faire accompagner
  3. OSER !

 Zehira, merci pour cette sincérité et ce partage de convictions.

A la lecture de ces deux interviews, vous aurez noté que Valérie et Zehira sont des femmes engagées et qui assument leurs propos avec le souci de transmettre des valeurs de vie et de partager leurs opinions. Merci à vous deux, j’ai pris beaucoup de plaisir à vous lire.

Caroline VALENT


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